Nous demandons de pouvoir fournir des masques à usage non sanitaire à la population

Au vu des dernières déclarations du Ministère des Solidarités et de la Santé et de la recommandation de l’Académie nationale de médecine concernant le port de masques alternatifs par la population, l’officine doit pouvoir répondre dès maintenant à cet enjeu de santé publique. L’Ordre national des pharmaciens, la Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France (FSPF) et l’Union de syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) souhaitent ainsi que les pouvoirs publics prennent les mesures nécessaires pour permettre aux pharmaciens de distribuer cette catégorie de masques.


Face à la forte demande en masques de la population, des initiatives industrielles ont permis la fabrication de prototypes de masques en tissus, testés par la Délégation Générale de l’Armement. Ces masques non sanitaires à visée collective, spécialement développés dans le cadre de l’épidémie actuelle, offrent, en complément des gestes barrière, une protection adaptée, en dehors du domaine médical.

A ce jour, les officines peuvent détenir et vendre des équipements de protection individuelle respiratoire (EPI). Si les masques alternatifs venaient à être inclus dans cette catégorie, les pharmaciens pourraient les commercialiser au public. Si tel n’était pas le cas, les représentants de la profession demandent une évolution de la liste des marchandises pouvant être commercialisées en officine.
Ainsi, les pharmaciens pourraient répondre aux attentes de la population en fournissant des masques répondant aux normes de qualité en vigueur et en les conseillant sur le niveau de protection apporté par chaque type de masques, dans le respect des recommandations sanitaires.

 » L’officine doit pouvoir répondre aux attentes légitimes des patients qui ne peuvent bénéficier des masques médicaux pour l’instant « , insistent Philippe Besset, Président de la FSPF et Gilles Bonnefond Président de l’USPO. Ils précisent :  » Les syndicats sont favorables, comme cela a été fait pour le prix des gels hydro-alcooliques, à un encadrement des prix publics et des prix de cession pour chaque catégorie de masques. « 

 » La bonne utilisation de ces masques alternatifs doit être accompagnée d’une information adaptée de la part du pharmacien sur le niveau de protection au moment de la délivrance. Ces masques accessibles en officine doivent répondre à des normes de fabrication et d’efficacité, garantissant un niveau de protection adapté.”, précisent Pierre Béguerie, président du Conseil central de la section A de l’Ordre national des pharmaciens représentant les pharmaciens titulaires d’officine, et Jérôme Parésys-Barbier, président du Conseil central de la section D, représentant les pharmaciens adjoints d’officine et autres exercices.

“Cette possibilité permettrait de s’adapter à l’évolution de la position du gouvernement de la fin de semaine dernière, dans un objectif de santé publique.”, ajoute Carine Wolf-Thal, présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens.

Face à cette éventuelle nouvelle offre, les représentants de la profession tiennent à rappeler que la doctrine concernant la distribution des masques de protection de type FFP2 et chirurgicaux à destination des professionnels de santé reste inchangée.

source FSPF

Nouvelles dispositions[DGS-URGENT] 2020-INF-20 DELIVRANCE DES MASQUES FFP2 ET CHIRURGICAUX AUX PROFESSIONNELS

Message

Une livraison en masques de protection (chirurgicaux et FFP2) a été effectuée la semaine dernière (semaine 14) auprès des officines via les grossistes-répartiteurs (message DGS-Urgent n°2020-INF-18 en date du vendredi 27 mars 2020).

Un nouvel envoi de masques chirurgicaux aux officines a été opéré via les grossistes répartiteurs pour une livraison au cours de cette semaine (semaine 15) et correspond à la dotation hebdomadaire prévue pour les professionnels de ville. Au vu des disponibilités en masques FFP2, cet envoi comprend exclusivement des masques chirurgicaux. Des masques FFP2 seront à nouveau délivrés dès la semaine suivante.

Ce message vise à vous informer du cadre de délivrance aux professionnels fixé par la cellule nationale de crise. Sur l’ensemble du territoire national, les masques nouvellement livrés en semaine 15 doivent être distribués selon les modalités suivantes :

– Médecins (généralistes et autres spécialités), biologistes médicaux et infirmiers : 18 masques par semaine et par professionnel ;

– Pharmaciens : 18 masques chirurgicaux par semaine et par professionnel ;

– Sages-femmes : 6 masques chirurgicaux par semaine et par sage-femme ;

– Masseurs-kinésithérapeutes : 6 masques par semaine et par professionnel pour la réalisation des actes prioritaires et non reportables ;

– Salariés de l’aide à domicile employés directement par des particuliers pour des actes essentiels de la vie : 3 masques par semaine par employeur et 9 masques par semaine par employeur bénéficiaire de la PCH. Le professionnel devra présenter l’attestation transmise par l’ACOSS/CESU indiquant le nombre de masques qui lui est attribué, complétée (noms de l’employés et de l’employeurs) et signée par ses soins, avec sa carte d’identité.

– Accueillants familiaux : 3 masques par semaine et par accueillant, sur présentation de l’attestation de l’ACOSS/CESU et de sa carte d’identité.

Il est précisé que l’ordre dans lequel apparaissent les professionnels dans la liste ci-dessus ne constitue pas un ordre de priorité.

Cette dotation du stock Etat n’a vocation qu’à une délivrance aux professionnels mentionnés ci-dessus et non à honorer des prescriptions médicales.

Enfin, cette livraison ne concerne pas :

– Les chirurgiens-dentistes pour lesquels une organisation spécifique est mise en place, en lien avec l’Ordre National des Chirurgiens-Dentistes, pour délivrer les masques pour ces professionnels et leur permettre d’assurer les soins urgents ;

– Les services d’aide et de soins à domicile (à l’exception des salariés de l’aide à domicile employés directement par des particuliers qui relèvent d’une délivrance en officine dans les conditions mentionnées supra) et les prestataires de services et distributeur de matériels qui sont désormais approvisionnés par un autre circuit.

Pr. Jérôme Salomon

Directeur Général de la Santé

Modalités exceptionnelles de renouvellement de la Complémentaire santé solidaire et de l’ACS

Dans le cadre de la crise sanitaire que nous traversons en ce moment, des modalités spécifiques concernant le renouvellement de vos droits à la Complémentaire santé solidaire (ex-CMU-C) et à l’ACS ainsi que pour l’AME ont été mises en place.

Pour les droits de Complémentaire santé solidaire (sans ou avec participation financière) :
Si votre droit arrive à échéance entre le 12 mars et le 31 juillet 2020, vous bénéficiez d’une prolongation automatique de trois mois à compter de la fin de votre droit.

Vous n’avez aucune démarche particulière à réaliser, vous devrez simplement mettre votre carte Vitale à mettre à jour.

Pour les contrats ACS :
Si votre contrat ACS était en cours au 12 mars 2020 et qu’il expire avant le 31 juillet 2020, votre contrat est prorogé jusqu’au 31 juillet 2020, au même tarif.

Vous pouvez vous opposer à cette prorogation en contactant votre organisme complémentaire.

Pour l’AME :
Si vous bénéficiez de l’AME et que celle-ci arrive à expiration entre le 12 mars et le 31 juillet 2020, vous bénéficiez d’une prolongation de trois mois à compter de la date de fin de votre AME.

A titre dérogatoire, jusqu’au 31 juillet 2020, les premières demandes d’AME peuvent être déposées ailleurs que dans un organisme d’assurance maladie : auprès d’un établissement de santé dans lequel le demandeur est pris en charge, d’un centre communal ou intercommunal d’action sociale du lieu de résidence de l’intéressé, des services sanitaires et sociaux du département de résidence ou des associations ou organismes à but non lucratif agréés à cet effet par décision du représentant de l’Etat dans le département.

Rappel sur la distribution des masques

Sur l’ensemble du territoire national, les masques nouvellement livrés doivent être distribués selon les modalités suivantes : 
– Médecins, biologistes médicaux et IDE : 18 masques par semaine et par professionnel (dont 6 masques FFP2 maximum par semaine dans le strict respect des indications et selon les disponibilités) ; 
Pharmaciens : 18 masques chirurgicaux par semaine et par professionnel
– Sages-femmes : 6 masques chirurgicaux par semaine et par sage-femme ; 
– Masseurs-kinésithérapeutes : 6 masques par semaine et par professionnel (dont 2 masques aux normes FFP2 maximum par semaine dans le strict respect des indications et selon les disponibilités) pour la réalisation des actes prioritaires et non reportables. 
Il est précisé que l’ordre dans lequel apparaissent les professionnels dans la liste ci-dessus ne constitue pas un ordre de priorité. 
Enfin, cette livraison ne concerne pas : 
– Les chirurgiens-dentistes pour lesquels une organisation spécifique est mise en place, en lien avec l’Ordre National des Chirurgiens-Dentistes, pour délivrer les masques pour ces professionnels et leur permettre d’assurer les soins urgents ; 
– Les services d’aide et de soins à domicile et les prestataires de services et distributeur de matériels qui sont désormais approvisionnés par un autre circuit. 

Source : Direction générale de la Santé
14, avenue Duquesne
75007 PARIS
Mars 2020

RAPPEL: Les masques FFP2 sont strictement réservés aux professionnels de santé en contact étroit avec les patients COVID+ (Médecins, biologistes, IDE, Kinés). Certains médecins se sont plaints auprès de leur Ordre que les pharmaciens portant des FFP2 leur refusent des FFP2 alors que notre profession n’a pas de quota les concernant sur ce type de masque.

LES MASQUES RESTENT RÉSERVÉS AUX PROFESSIONNELS DE SANTÉ

Chère Consœur, Cher Confrère, 

Depuis ce matin, vous entendez partout qu’il serait désormais possible de délivrer aux patients des masques de protection sur prescription médicale. 

Or ce 4 avril à 14h00, aucun texte juridique allant dans ce sens n’a été publiéaucune instruction ne nous a été communiquée par les autorités sanitaires. 

Une fois de plus, nous allons être mis en porte-à-faux vis-à-vis des patients. Une fois de plus, cette situation va engendrer incompréhension et colère dans la population.

Nous demandons au ministère de la Santé d’éclaircir la situation au plus vite.

Confraternellement, 

Philippe BESSET

Président de la FSPF

Les Pharmaciens du Sud

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