Pharmaciens dans la Marine militaire en France:

Déjà en 1535 des apothicaires ont pris part à des expéditions en outremer, au Canada par exemple. Plus tard, au 17e Siècle, la présence de pharmaciens à bord de navires de la Marine fut une procédure standard. En 1631 la fonction d’ »apothycaire de l’Amiral destiné à servir auprès dudit seigneur et Grand Maître de la navigation » est mentionnée. 
Un détail original : le salaire des pharmaciens navigants variait avec le nombre de canons à bord du bâtiment sur lequel ils servaient.

Les pharmaciens de la Marine étaient complètement soumis aux médecins à cette époque. Mais à partir de 1766 jusqu’à la Révolution, leur importance n’a cessé de croître proportionnellement avec le nombre des multiples découvertes de substances tropicales et médicinales exotiques. En 1793 le premier Inspecteur Pharmaceutique de la Marine a été nommé. Et depuis 1798, la Marine également adoptait la dénomination plus scientifique de “pharmacien”.

Un uniforme vert particulier a été désigné, en opposition aux uniformes noirs des médecins et rouges des chirurgiens. Les pharmaciens les plus importants ont obtenu un grand pouvoir dans le « Conseil de Salubrité » et le « Conseil de Santé ». Finalement, en 1910, le Premier Pharmacien-Chimiste Général de la Marine a été nommé en même temps qu’un Général du Corps des Pharmaciens Coloniaux.

Spécialement durant le 19e siècle, les tâches classiques des pharmaciens, servant à la Marine ou aux colonies, étaient très vastes et nombreuses, et ont compris :

  • Tout ce qui était scientifique, l’étude de la faune et flore, de la météorologie et de la climatologie.
  • Le combat contre la fraude.
  • Analyses de minéraux, de substances agricoles et industrielles (y compris des fertilisants, des échantillons de terre et de mines), la bromatologie et la toxicologie.
  • Le contrôle de la qualité de l’eau et des denrées alimentaires.
  • Le contrôle de l’hygiène en général (extermination de vecteurs, la désinfection et la stérilisation).
  • L’étude des micro-organismes provoquant des maladies.

La conséquence de cette abondance de tâches et de devoirs explique le nombre élevé de pharmaciens-chimistes qui accompagnaient les campagnes coloniales.

Le Corps des pharmaciens militaires de la Marine est fier quand il parcourt la liste des noms réputés. Nous énumérons quelques-uns d’entre eux :
Hébert: autour de 1600 le premier colon français au Canada, d’où la présence de sa statue à Québec. 
Cadet de Vaux: bromatologie et fondateur de la première école française de boulangerie (!)
Baron Parmentier: créateur de la chimie alimentaire– il a promu la pomme de terre comme un aliment hebdomadaire, ce qui s’est montré très important dans les périodes de famine dues aux récoltes de blés perdues. 
Caventouisolé la quinine et la strychnine 
Liotard est devenu gouverneur dans bien des colonies français et finalement de toute l’Afrique Occidentale Française au début du 19e siècle.

Maintenant, depuis 1968, la France a un Service de Santé unifié.

source: Fédération Internationale de Pharmacie (FIP) Section de Pharmacie Militaire et d’Urgence (MEPS) CONGRES DE SYDNEY 2003 Pharmacien Colonel R. VAN DAMME  L’histoire de la pharmacie militaire – un aperçu.

 

ZAVA®: des confrères nous interrogent.

Des confrères nous interrogent sur le remboursement possible par les organismes sociaux dans le cadre de prescriptions de médicaments effectuées par les médecins en ligne de Zava®.

Les prescriptions établies par les médecins du site en ligne Zava® sont valables mais ne peuvent pas être proposées au remboursement par les organismes payeurs.

En conséquence, il est possible d’établir une facture classique mais ne pas utiliser la feuilles Cerfa 315g et ne pas faire de tiers-payant.

https://www.marianne.net/societe/acheter-un-medicament-avec-ordonnance-en-ligne-fiable-des-sites-l-etranger-surfent-phenomene


NDLR: le site Zava® est britannique et la légalité de ses prescriptions en ligne pourrait être remise en cause lors de la sortie effective des Anglais de l’Europe communautaire.

La FSPF interpelle le Gouvernement sur le PLFSS

A l’occasion de la commission des comptes de la sécurité sociale, la FSPF a interpellé, mardi dernier, Agnès BUZYN, ministre des Solidarités et de la Santé et Gérald DARMANIN, ministre de l’Action et des Comptes publics dans le cadre de la présentation du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 (PLFSS), dans les termes suivants :

« Les pharmaciens d’officine se sont engagés résolument dans une mutation métier pour affirmer leur rôle dans la communauté des soignants.

A ce titre, nous nous retrouvons pleinement dans les orientations stratégiques de transformation du système de santé.

Trois axes forts pour notre profession sont, pour nous, trois défis que nous entendons relever :

  • la mise en place de la vaccination en pharmacie en coordination avec le médecin traitant ;
  • la création des CPTS à l’initiative des professionnels libéraux ;
  • le déploiement des systèmes d’information modernes. Après avoir développé le tiers payant, les pharmaciens d’officine se sont engagés à déployer en 2019 le DMP, et avec nos confrères médecins, expérimenter la e-prescription.

La FSPF alerte, toutefois, le Gouvernement sur la politique des médicaments :

  • en signalant tout d’abord à la commission que les 700 millions d’euros de consommation de médicaments supplémentaires qui seront dispensés en officine en 2018 (liés en grande partie au traitement contre l’hépatite C) sont achetés et délivrés à prix coûtant pour la tranche de prix supérieurs à 1 500 €. Certaines officines ne peuvent les acheter et un travail devra être conduit sur ce point car les patients doivent pouvoir bénéficier d’une égalité d’accès à ces médicaments sur le territoire;
  • en soulignant que les pharmaciens redoutent les réactions des patients et des médecins face à la nouvelle mesure du PLFSS d’incitation à l’acceptation du générique, ainsi que les effets économiques de cette mesure liés au risque d’alignement du prix des princeps sur celui du générique ;
  • en insistant sur le fait que cet énième plan de baisses de prix des médicaments va faire encore disparaître des officines de proximité et provoquer immanquablement des ruptures d’approvisionnement et des tensions dans la chaîne du médicament.

La limite est atteinte et nous allons malheureusement le constater en 2019. La FSPF ne saurait cautionner ce plan médicament. »

L’Etat doit ouvrir rapidement une discussion sur les médicaments chers qui font artificiellement grimper le chiffre d’affaires de l’officine, et par conséquent le besoin éventuel en pharmaciens adjoints supplémentaires, sans contrepartie de marge qui permettrait d’en assumer le coût.

 

Cordialement,

Philippe GAERTNER

Président de la FSPF 

LPPR Modifications tarifaires des locations de lits médicaux (publié le 12 mars 2017)

       

Les tarifs et prix limite de vente au public (PLV) des locations hebdomadaires de lits médicaux subiront deux modifications. La première entrera en application le 1er avril 2017, la seconde le 1er octobre 2018. 

La Fédération n’a pas signé de convention avec le CEPS, souhaitant montrer son opposition à cette mesure de baisse des tarifs.

Confraternellement, 

Philippe GAERTNER

Président

__________________________________________

Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France

13, rue Ballu 75009 Paris

Tél. 01 44 53 19 25 – Fax 01 44 53 21 75 – www.fspf.fr


 

LA CIRCULAIRE:

circ 2017-29-modification_tarifs_LITS_MEDICAUX

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