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Le CEIP-Addictovigilance PACA Corse / Service de Pharmacologie clinique et pharmacovigilance communique:
La prégabaline (Lyrica®) est commercialisée depuis 2006 dans le traitement des douleurs neuropathiques périphériques et centrales, dans l’épilepsie partielle (en association) et dans le traitement du trouble anxieux généralisé. Elle se présente sous la forme de gélules de différents dosages jusqu’à 300 mg. La posologie varie de 150 à 600 mg/jour.
La prégabaline est un analogue du GABA sans action directe sur le récepteur gabaergique, ayant une structure proche de la gabapentine. Il a été mis en évidence une action au niveau des canaux calciques engendrant une diminution de la libération du glutamate. Bien que le mécanisme d’action semble plus complexe et n’est pas encore totalement élucidé à ce jour, la prise de prégabaline pourrait présenter un effet indirect sur la dopamine et activer le circuit de la récompense1. Une méta-analyse des données issues des essais cliniques de la prégabaline plaçait l’euphorie comme deuxième effet clinique le plus rapporté.
Le 1er cas Français d’abus de prégabaline a été investigué au centre d’addictovigilance PACA-Corse en 2011. Depuis 2014, les travaux du réseau Français d’Addictovigilance, soulignent une augmentation de l’utilisation de prégabaline dans les populations à risque (sujets sous médicaments de substitution ou présentant des antécédents d’abus), avec une évolution vers un mésusage (obtention illégale, augmentation des doses, recherche d’effets euphorisant, recherche de toute puissance)3. A l’échelle Européenne, plusieurs études et signaux ont mis en évidence le potentiel d’abus/dépendance de la prégabaline notamment dans des population à risque (recherche de potentialisation de la méthadone chez des patients traités, polyconsommateurs4,5,6).
Plus récemment, une augmentation du nombre d’ordonnances falsifiées, de nomadisme médical et/ou pharmaceutique, et de demande de patients auprès des médecins pour obtenir du Lyrica® nous a alerté dans la région et à l’échelon national.
Soyons vigilants!
En raison :
-de l’augmentation de la consommation de prégabaline en France,
-de son potentiel d’abus et des effets euphorisants mis en évidence dès les essais cliniques et confirmés depuis, -des risques potentiels lors de son usage à doses supra thérapeutiques,
il est important d’être vigilant quand à sa prescription et au suivi de patients présentant des antécédent d’abus de substances psychoactives y compris l’alcool, les signes de mésusage, d’abus ou de dépendance, tels que le développement d’une tolérance, l’augmentation des doses et un comportement de recherche du médicaments doivent être surveillés.
N’hésitez pas à contacter le Centre d’Addictovigilance PACA Corse pour toute question concernant les substances psychoactives ou pour toute déclaration de cas d’abus ou de pharmacodépendance. CEIP-Addictovigilance PACA Corse / Service de Pharmacologie clinique et pharmacovigilance
Mail : addictovigilance@ap-hm.fr Tel : 04.91.38.42.37
NDLR: Dans le détournement d’usage, c’est le dosage à 300mg qui est le plus demandé. C’est une molécule très prisée en Algérie et qui fait l’objet de clips vidéo musicaux auprès de la jeunesse algérienne.
P.L
Interview de Philippe GAERTNER, Président de la FSPF, par la revue médicale informatique JIM.
Confirmation audioprothèses DE17L non remboursables
Madame, Monsieur, cher partenaire,
Depuis 2010, l’équipe Sonalto travaille activement et sérieusement pour vous proposer une mission pleine d’opportunités : une gamme d’assistants d’écoute préréglés d’une puissance maximale de 20dB accessibles en pharmacies et délivrés sur les précieux conseils du Pharmacien.
Dernièrement, vous avez pu être sollicités par différents acteurs pour référencer l’aide auditive « DE17L » présentée comme étant remboursée par l’Assurance Maladie. Nous avons sollicité la CNAMTS (Caisse Nationale de l’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés) afin d’obtenir un avis formel concernant l’existence ou non d’un remboursement pour ce produit.
Le Dr Michèle SURROCA, Responsable du département des Produits de santé de la CNAMTS, nous a répondu en indiquant que le produit « DE17L » est « actuellement exclu de toute prise en charge par l’Assurance obligatoire ».
Vous trouverez ci-après son courriel daté du 12 avril 2018 en ce sens :
« De : SURROCA MICHELE
Envoyé : jeudi 12 avril 2018 14:54
À : SONALTO
Objet : RE: Confirmation audioprothèses DE17L non remboursables
Bonjour Madame,
Nous faisons suite à la réception du courriel que vous nous avez adressé en date du 30 mars 2018 et qui nous interroge sur notre position relative à la prise en charge du dispositif médical « DE17L ».
La prise en charge des audioprothèses prévue dans la nomenclature LPP comprend le tarif du dispositif et de la prestation associée réalisée (« l’adaptation ou l’application prothétique, la délivrance et le contrôle immédiat de l’appareillage ») par les audioprothésistes. De plus, la délivrance d’audioprothèses relève du monopole des audioprothésistes (article L.4361-1 t suivants du CSP).
En conséquence, le dispositif médical « DE17L » en distribution libre et ne nécessitant pas de prestation est actuellement exclu de toute prise en charge par l’Assurance obligatoire.
En espérant que ces éléments répondent à votre attente, je vous prie d’agréer, Madame, l’assurance de ma considération distinguée.
Dr Michèle Surroca
Responsable du département des Produits de santé »
Enfin, nous nous permettons de vous rappeler que la mise sur le marché en pharmacie d’appareils correcteur de surdité de 35dB n’est pas autorisée par la loi puisque seuls sont autorisés « les assistants d’écoute préréglés d’une puissance maximale de 20 décibels, à l’exception des dispositifs médicaux implantables » conformément au 5° de l’arrêté du 13 août 2014 fixant la liste des marchandises dont les pharmaciens peuvent faire le commerce dans leur officine.
Nous souhaitons que ces informations répondent à vos interrogations et vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, cher partenaire, l’expression de nos salutations les plus distinguées.
Cordialement,
Sonalto
03.80.447.447
La précédente convention a permis une progression de la rémunération…
Dans le cadre de l’observatoire du suivi de la rémunération du réseau officinal, la CNAM a présenté la semaine dernière un point de situation sur les évolutions de la rémunération jusqu’à fin 2017.
Le montant total de cette rémunération est de 6 504 millions d’euros en 2017 contre 6 375 millions d’euros en 2011 (année précédant la signature conventionnelle).
Les résultats présentés par l’Assurance maladie confirment donc l’évolution positive de la rémunération tout au long de la précédente convention, contrairement à ce qui a pu être régulièrement affirmé.
| TOTAL rémunération
(millions d’euros) |
|
| 2011 | 6 375 |
| 2012
2016 |
6 467
6 673 |
| 2017 | 6 504 |
Source Observatoire de la rémunération CNAM-Syndicats de pharmaciens – avril 2018
La FSPF regrette cependant que l’avenant n° 11 signé en juillet dernier n’ait pu empêcher une perte de 170 millions d’euros en 2017 alors que la précédente convention (signée en avril 2012) avait permis d’apporter plus de 90 millions d’euros l’année même de sa signature.
… le 1er trimestre 2018 s’accompagne d’une érosion de la marge
Les chiffres du 1er trimestre 2018 confirment l’insuffisance de l’avenant n°11.
Il manque sur ce trimestre 27,6 millions par rapport aux promesses des signataires, malgré une stabilité du chiffre d’affaires liée à la croissance des ventes de médicaments chers.
| Janvier 2018 | Février 2018 | Mars 2018 | Cumul 2018 | |
| Apport promis par l’avenant n° 11 | + 6 millions € | +6 millions € | +6 millions € | +18 millions € |
| Réel | – 11 millions € | +2,4 millions € | -1 millions € | -9,6 millions € |
| Il manque | 17 millions € | 3,6 millions € | 7 millions € | 27,6 millions € |
Compte tenu de ces résultats, la FSPF alerte les signataires de l’avenant n° 11 sur le probable déclenchement de la clause de sauvegarde (perte de plus de 1 % par rapport à l’année 2016 soit 6 673 – 1 % = 6 606 millions d’euros) dès la fin de l’année 2018 et ce, malgré l’apport des 70 millions d’euros de cet avenant pour 2018.
Or, les signataires ont prévu que cette clause de sauvegarde ne pourrait être appliquée qu’à compter de 2021…
L’ouverture d’une négociation est essentielle pour le réseau officinal.
Cordialement,
Philippe GAERTNER
Président de la FSPF
NDLR: Dans son dernier point Info, l’USPO cherche à cacher la réalité des chiffres car il ne tient pas compte de tous les paramètres financiers et surtout ceux qui n’augmentent plus mais qui baissent comme les remises génériques et les ROSP’s. On pourrait appeler cela de l' »enfumage ». Dans le 1er avenant financier, les pertes de marge étaient compensées par l’augmentation du répertoire génériques malgré les baisses des ventes et des prix. Avec l’avenant signé par Gilles Bonnefond, la croissance « génériques » est terminée et les paramètres économiques n’ont pas pris suffisamment en compte ces éléments (baisse des prix et remises génériques en berne) pour les années à venir. C’est pour cela qu’il dit de travailler plus (BPM, entretiens, …) pour maintenir nos revenus.
Mais LA question à poser pour l’avenant signé par l’USPO est la même que lors du 1er avenant signé par la FPF: Devait on reporter et lutter ensemble ou il était indispensable de signer pour arriver au plus vite à une rémunération fixe?
Ce qui est certain, c’est que, le jour ou les deux syndicats nationaux signent ENSEMBLE un nouvel avenant économique, ce ne sera pas parce qu’ils se sont réconciliés mais parce que les paramètres économiques proposés par la CNAM plaisent vraiment aux deux syndicats……… On peut rêver.
Philippe LANCE en duplex de Marseille
