LMDE: rattachement au régime général.

logo FSPFL’essentiel : à compter du 1er octobre, l’Assurance maladie prendra en charge la gestion du régime obligatoire de La Mutuelle Des Etudiants (LMDE). Un nouveau numéro d’identification de télétransmission et de nouvelles modalités de contacts ont été mis en place. Les factures mises en attente depuis le 10 septembre dernier seront régularisées dans les prochains jours.

A compter du 1er octobre 2015, la gestion des bénéficiaires de La Mutuelle Des Etudiants (LMDE) pour la part obligatoire sera confiée à l’Assurance maladie. Dès cette date, l’ensemble des flux sera traité via le système d’information de la CNAM-TS.

Cette intégration a été officialisée par la conclusion d’une convention entre la CNAMTS et la mutuelle, ayant pour objectif d’améliorer rapidement et significativement la gestion de la couverture santé de base et le service rendu aux étudiants qui ont connu au cours des dernières années une dégradation préoccupante.

Au terme d’une période de sauvegarde de justice de la LMDE, la décision de basculer la gestion de sa part obligatoire dans le régime général a pour objectif d’améliorer la qualité de son service, avec notamment :

  • des remboursements de soins en moins de 7 jours avec la carte Vitale;

  • des échanges automatisés avec la plupart des organismes complémentaires qui permettent une transmission systématique des décomptes et un paiement plus rapide par la mutuelle ;

  • l’accès au compte ameli (sur internet et sur appli mobile) permettant aux étudiants de consulter leur historique de remboursements et d’effectuer toutes les démarches en ligne ouvertes aux assurés du régime général ;

  • une gestion nationale évitant des démarches supplémentaires lors des mobilités géographiques au cours des études ;

  • la mise en place d’une cellule de conciliation pour le traitement des situations les plus complexes, y compris pour les réclamations antérieures au 1er octobre 2015 ;

  • au terme du parcours étudiant, des modalités de transfert fluides et simplifiées vers le futur régime de base.

Environ 920 000 affiliés au régime obligatoire LMDE seraient ainsi concernés, 315 000 étudiants ayant par ailleurs souscrit une complémentaire auprès de cette mutuelle.

L’Assurance maladie assurera désormais la gestion directe de l’ensemble des activités socles du régime obligatoire, depuis l’ouverture des droits jusqu’aux versements des prestations, en intégrant la gestion des changements de situation, le suivi de la carte Vitale et la relation client.

Un mandat de gestion pour la part obligatoire est ainsi confié au Régime Général au travers de quatre CPAM délégataires : Créteil, Poitiers, Rennes et Lille-Douai et des CGSS de la Guadeloupe et de la Réunion.

L’intégration dans le SI du régime général de la LMDE pour la gestion de la part obligatoire ayant dû s’opérer dans un délai court et dans un contexte technique difficile, la CNAMTS avait annoncé qu’un délai de trois semaines précédent le 1er octobre 2015 (soit à compter du 10 septembre dernier) pour le traitement des factures transmises dans le courant de la période de transition serait nécessaire, période durant laquelle aucune facture ne pouvait être réglée.

La FSPF avait bien entendu fait connaître son mécontentement quant à cette période de non-paiement annoncée, qui ne correspond pas au délai conventionnel de paiement des FSE sécurisées de quatre jours (cf. article 37.17 de la convention nationale pharmaceutique).

En réponse, la CNAMTS s’est voulue rassurante en annonçant que tout serait mis en œuvre pour limiter au maximum le nombre de rejets, les premiers paiements des factures en attente étant ainsi prévus pour le 1er octobre 2015.

Ainsi, et en pratique :

  • l’identification LMDE (au sens régime) est modifiée :

99 – xxx – 0601 devient  01 – 909 – 0000

NB : Il conviendra par ailleurs d’effectuer une mise à jour des cartes Vitale générées et distribuées aux assurés avant le 1er octobre, et procéder à cette vérification dès qu’un bénéficiaire de la LMDE se présentera à votre officine, afin de modifier le code organisme.

En cas de carte Sesam Vitale rendue invalide à la suite d’une mise à jour, vous devrez veillez à télétransmettre en utilisant le nouveau code. Ce flux sera en tout état de cause non sécurisé et son paiement ne sera donc pas garanti (cf. article 38.2 de la convention nationale pharmaceutique), nous vous recommandons alors de ne pas pratiquer d’avance de frais1. En outre, nous vous rappelons qu’aucune convention cadre nationale de délégation de paiement des flux complémentaires n’a été conclue entre la FSPF et la LMDE venant encadrer le tiers-payant RC. Vous ne disposez donc d’aucune garantie de paiement de la part complémentaire adressée à la LMDE.

  • de nouvelles modalités de contacts sont mises en place pour les professionnels de santé qui souhaitent obtenir des informations au titre du régime obligatoire, notamment :

  • par courrier à l’adresse : LMDE Assurance Maladie / 35070 Rennes Cedex 9

  • par téléphone à la PFS : 0811 709 730

  • par Internet via Espace pro : www.ameli.fr

  • par le biais d’un espace dédié LMDE, accessible au lien suivant :

https://praticien.lmde.com/index.php?id=41&xtor=EPR-1078&xts=493395&xtor=EPR-1078&xtdt=24060047

Un courriel a été adressé par la LMDE à l’ensemble des pharmaciens afin de les en informer.

Pour conclure, nous espérons que, ces premières difficultés passées, la prise en charge des étudiants et les échanges entre la mutuelle et le pharmacien d’officine en seront améliorés. En cas de retard de paiement ou de rejet, nous vous invitons à prendre contact avec la plateforme dédiée, joignable au numéro suivant : 0811 709 730. Si les problèmes persistent, nous vous recommandons d’en saisir la CPL, par l’intermédiaire de votre syndicat départemental.

1 Nous vous rappelons cependant que la dispense d’avance de frais est obligatoire, sur présentation de la carte Sesam Vitale à jour ou de l’attestation papier justifiant de l’ouverture des droits de l’assuré, dans les situations suivantes : accidents du travail et maladies professionnelles, CMU-C, AME, ACS et vêtements compressifs pour grands brûlés (inscrits au Titre II chapitre 1 de la LPPR).

DPC en soirée: VALIDATION DPC FACULTE DE PHARMACIE (Pharmaciens titulaires ET adjoints)

faculte pharmacie

Nouveauté dans le DPC: en 2 soirées

Validation DPC 2015

Quels pansements pour quelles plaies ? (Bon Usage des Pansements)

DPC n° 12961500056

Ce programme est organisé :

–          Une partie en e-learning (contenu élaboré par un pharmacien et des médecins de l’AP-HM)

–          2 séances en présentiel, organisées en soirée les 16 et 27 octobre prochains

Les pharmaciens qui s’inscriront au programme pourront apporter des ordonnances qui leur ont posé problème dans leur exercice officinal, afin de les soumettre aux formatrices.

Pour plus d’informations : Quels pansements pour quelles plaies – (Bon Usage des pansements)

Inscription sur https://www.mondpc.fr (DPC n°12961500056)

Contact :    Professeur Pascal RATHELOT – pascal.rathelot@univ-amu.fr
Laboratoire de Chimie Thérapeutique et Minérale
Faculté de Pharmacie – 27 bd Jean Moulin – 13385 Marseille cedex 05
Tél. : 04 91 83 56 14

MGEN bug informatique.

Grace à la vigilance d’un de nos adhérents, je viens d’avoir la MGEN qui confirme un bug informatique national.

Depuis la semaine dernière, les cartes vitales MGEN proposent de changer le contrat RC et de mettre les vignettes bleues à 100%. NE PAS TENIR COMPTE DE CE CONTRAT.  

Continuez à vous servir du contrat RC usuel qui fait régler 5% sur les vignettes bleues et ne validez pas le nouveau contrat sue la carte vitale.
La MGEN va traiter manuellement les dossiers déjà envoyés et est en train de réparer son bug.

Valérie de Lécluse

Lettre ouverte au Président de la République Les pharmacies en danger

 

Philippe Gaertner, Président de la FSPF
Philippe Gaertner, Président de la FSPF

Monsieur le Président de la République,

 

Le 30 septembre 2014, il y a un an, jour pour jour, inquiets pour l’avenir de la santé des patients, les pharmaciens d’officine interpellaient l’opinion publique lors d’une grande manifestation nationale. Les trois principes fondamentaux de leur exercice étaient en effet mis en cause par le projet de loi « pour la

croissance et l’activité » :

  • Sécurité du médicament dispensé exclusivement en officine, garantie pour les patients d’un accompagnement personnalisé et d’une traçabilité fiable ;
  • Egalité d’accès au médicament en tout point du territoire, grâce à un maillage territorial inscrit dans le code de la santé publique ;
  • Indépendance des pharmaciens à l’égard des acteurs financiers, garantie par la propriété des officines détenue par des professionnels titulaires d’un diplôme reconnu par l’Etat.

Des millions de Français, par leur signature, ont apporté leur soutien à cette mobilisation et exprimé leur choix en faveur d’un modèle de dispensation du médicament de proximité. Nous les en remercions.

Sensible aux craintes de nos concitoyens, votre Gouvernement s’est alors engagé en faveur d’une réforme de la Pharmacie d’officine, dans le respect de ses principes fondateurs : modernisation du réseau des officines, ouverture de la profession aux jeunes diplômés, réforme de la rémunération des pharmaciens.

Hélas, un an plus tard, au-delà des ambitions, les moyens ne sont pas au rendez-vous.

C’est toujours le médicament qui, cette année encore, constitue la principale variable d’ajustement des budgets de l’assurance maladie. De plans d’économies en plans d’économies, les moyens sont arrachés à la Pharmacie d’officine.

Les pharmaciens ont toujours fait preuve de leur capacité à se moderniser. Ils ont été les premiers, en ville, à déployer le tiers-payant, et à mettre en oeuvre le dossier pharmaceutique. Ils sauront répondre aux nouvelles opportunités qu’ouvrent la télémédecine et la santé connectée, pour toujours mieux accompagner les

patients et répondre à leurs besoins nouveaux. Encore faut-il leur en donner les moyens.

Par ailleurs, l’absence de coordination des soins de ville et la timidité des réformes des soins de premier recours dans le projet de loi de santé font redouter une disparition des praticiens libéraux des territoires.

Là où les déserts médicaux s’installent, les pharmacies n’arrivent plus à vivre. Le temps presse. Une pharmacie disparaît tous les deux jours, soit une perte de 1000 emplois par an.

Pour remédier à cette situation, Monsieur le Président de la République, nous vous demandons :

  • d’allouer, dans la prochaine loi de financement de la sécurité sociale, les ressources nécessaires au fonctionnement de l’officine française afin qu’elle puisse poursuivre sa démarche de modernisation ;
  • de mettre en oeuvre un plan d’urgence en direction des pharmacies d’officine les plus fragilisées ;
  • de revoir le projet de loi de santé, qui a oublié la Pharmacie, pour que l’exercice des professions de santé libérales redevienne attractif afin d’encourager la vocation de nos jeunes diplômés à réinvestir les territoires.
François Hollande Président de la République Française
François Hollande Président de la République Française

Monsieur le Président de la République, à travers l’avenir des pharmacies de France, c’est l’avenir de la  santé de nos compatriotes qui se joue.

Nous comptons sur vous pour donner un signal fort en direction des pharmacies d’officine.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’assurance de notre haute considération.

 

Philippe GAERTNER

Président de la FSPF

Les Pharmaciens du 13

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