Message urgent DGS

Le 20 aout 2014, le Centre national de référence des arboviroses a confirmé l’existence d’un cas autochtone de dengue dans le Var. Le patient est guéri et en bonne santé. Les premières investigations épidémiologiques suggèrent qu’il s’agit d’un cas unique et isolé géographiquement.

Cependant, afin de prévenir toute dissémination du virus, et conformément au plan national anti-dissémination de la dengue et du chikungunya, les mesures de surveillance épidémiologique et entomologique sont renforcées. En particulier, des actions de démoustication sont en cours autour de la zone de résidence de la personne contaminée.

Le risque de développement d’une d’épidémie est considéré comme faible mais ne peut être exclu, en raison de l’implantation importante du moustique Aedes albopictus (moustique tigre) dans plusieurs départements de France métropolitaine.

Vous pourriez être amenés à voir en consultation des personnes présentant des symptômes évocateurs de la dengue, maladie à déclaration obligatoire.

Dans les départements où le moustique vecteur est présent, un dispositif spécifique de signalement des cas suspects et de confirmation biologique existe. Une fiche d’information sur le diagnostic, le signalement, le traitement et les mesures de prévention est disponible à votre intention :

http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Prevention_chik_et_dengue_professionnels_de_sante_2014-2.pdf

Informations complémentaires sur : http://www.sante.gouv.fr/la-dengue-information-et-prevention.html ethttp://www.invs.sante.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Maladies-a-transmission-vectorielle/Dengue/Dispositifs-de-surveillance-et-partenaires

Expérimentation de délivrance à l’unité de médicaments antibiotiques à usage humain

Nous avons reçu une demande de l’ARS PACA pour l’expérimentation de la délivrance à l’unité des antibiotiques à usage humain.

Nous vous demandons de ne pas participer à l’expérimentation de délivrance à l’unité des antibiotiques à usage humain.

Notre syndicat considère que cette expérimentation est mal venue dans le contexte de « pharmabashing » actuel.

Notre syndicat n’est pas opposé à une expérimentation mais le moment est à l’action syndicale. Le Gouvernement Hollande stigmatise les professions réglementées et les médias parlent essentiellement de la notre car, comme l’a très bien dit Roland CAYROL dans « C dans l’air », tous les Français sont rentrés dans une pharmacie  et montrer une croix de pharmacie ou l’intérieur d’une officine est plus parlant que de montrer un greffier de tribunal de commerce.

Notre réponse:

 

à l’attention de M. Joël BRANDT
 
Responsable de la Mission qualité et sécurité des actes pharmaceutiques et biologiques
ARS PACA

Cher confrère,

L’expérimentation de la délivrance à l’unité des médicaments antibiotiques à usage humain a toujours été accueillie favorablement par notre Conseil d’Administration du Syndicat Général des Pharmaciens des Bouches du Rhône à la différence d’autres syndicats de pharmaciens d’officine.

Tout ce qui peut améliorer la santé de nos concitoyens, diminuer les dépenses sociales inutiles et qui participe à la préservation de la nature sont des actes qui trouveront toujours l’assentiment des pharmaciens d’officine et de leurs collaborateurs.

Mais vous comprendrez fort bien que, face à l’actualité, face à la détestable attitude du Ministre de l’Economie, du Redressement Productif et du Numérique due à la fuite orchestrée d’un rapport de l’Inspection Générale des Finances particulièrement mal rédigé et obsolète (données datant de 2010) que nous avons réussi à nous procurer, les pharmaciens ne comprendraient pas que nous acceptions de démarrer l’expérimentation dans cette ambiance électrique.

Nous vous demandons de surseoir momentanément à cette expérimentation qui arrive à une très mauvaise période pour notre profession qui va devoir se mobiliser fortement à la rentrée et nous allons demander à tous nos confrères du département des Bouches du Rhône tentés par l’expérimentation de s’abstenir momentanément à se porter volontaire.

Je profite de ce  courrier pour essayer d’obtenir une précision importante: est ce que les personnes de l’INSERM ont établi le protocole d’expérimentation avec la participation de confrères exerçant en officine ayant une expérience suffisamment longue et actuelle du métier?


Bien cordialement


Philippe LANCE

​ Président​
​Syndicat Général des Pharmaciens des Bouches du Rhône

 

Taux de substitution et autres paramètres.

Suite à de nombreuses interrogations de confrères, il faut bien comprendre qu’il y a 2 indicateurs différents pour la substitution et pour la ROSP (Rémunération sur Objectif de Santé Publique).
*** Il y a le Taux Indicatif de Substitution (le fameux 85% à atteindre pour fin 2014): il ne sert que d’indicateur pour le taux national, par département et par pharmacie. C’est celui qui est médiatisé dans les journaux.
Pour les officinaux, il sert de base pour savoir si la substitution se fait correctement et peut être à l’origine des contrôles « Génératio » (au dessous de 75%) et, extrêmement rarement, un possible déconventionnement (inf. à 60%) s’il est démontré que la pharmacie ne substitue pas et ne fait pas payer le patient avec feuille papier en cas de refus de substitution.
Ce n’est pas un taux économique et ce taux prend tout en compte y compris les molécules comme la buprénorphine ou lévothyroxine et quelques autres repris plus bas dans l’article!!!
Ce taux indicatif de substitution ne participe pas au calcul de la ROSP.
*** Il y a l’avenant générique avec une liste de médicaments et le reste du répertoire qui permet le calcul de la ROSP et qui ne prend pas en compte le Lévothyrox, Subutex, Cellcept et toute la classe des antiépileptiques. Cet avenant est consultable  sur notre site internet.    
Il reste le problème majeur  du « Non Substituable ».
Lors du RV de fin juillet avec la direction de la CPAM 13, j’ai fortement insisté sur le fait que, si les taux de substitution baissent, c’est essentiellement lié à l’augmentation de la mention du prescripteur qui permet au patient d’obtenir le Tiers-Payant en refusant les génériques.
Afin d’éviter de vous retrouver avec le risque de contrôle « génératio », nous vous engageons vivement à toper les mentions NS si votre logiciel vous le permet. ATTENTION: Il faut aussi considérer que le topage permettra à la CPAM 13 de faire des ciblages plus faciles sur les patients et prescripteurs trop laxistes.
Philippe LANCE

Affiches A4 à exposer au Public.

Nous vous remercions d’afficher bien à la vue des patients cette affiche A4 que vous pouvez imprimer sur votre imprimante de bureau.

Il est utile de sensibiliser la population et de bien montrer que la Pharmacie est un synonyme de sécurité et confiance.

L’affiche est ICI  ou bien cliquez sur l’image (à partir de notre site).

 

Une deuxième affiche plus explicative que vous pouvez accoler près de la première (cliquez sur l’image pour agrandir puis imprimer):

 

 

 

 

Ne sacrifions pas les services de santé libéraux de proximité !

2011 : Arnaud Montebourg écrit dans son essai Votez pour la démondialisation. « L’erreur fatale, c’est qu’à la place des Etats souverains, on a installé des entreprises capables d’être plus fortes qu’eux, de les faire chanter, et d’obtenir ce qu’elles veulent pour elles-mêmes et ceux qui les possèdent, au détriment des peuples ».

2014 : Vendredi 25 juillet, le Ministre de l’économie et du redressement productif, Arnaud Montebourg me fait l’honneur de me recevoir. A ma grande stupéfaction, au lieu de me parler modernité, économies, santé publique et intérêt national, il m’explique que la pharmacie d’officine est trop veille et malade pour avoir un avenir. Qu’elle est incontestablement enfermée dans un modèle capitalistique du siècle passé, avec ses entreprises personnelles, au capital fermé et étroit avec une prééminence de l’autofinancement.

Ses trois solutions ? Il se fait l’avocat des mastodontes de la grande distribution et des géants de l’investissement international : mettre un pharmacien dans la grande distribution, ouvrir le capital des officines à ces acteurs et aux fonds internationaux afin qu’ils créent des chaînes de pharmacies enfin, ouvrir les plateformes de commerce électronique de vente de médicaments à ces mêmes géants.

Que de changements en 3 ans…

Le ministre ne s’apprête rien moins qu’à livrer l’exercice libéral de proximité des pharmacies d’officine, qui s’est doté des outils les plus modernes pour répondre aux besoins de la population, à quelques acteurs.

Les cinq ou six géants de la maxi distribution et les fonds d’investissement ont une loi : celle du marché. Une finalité: le profit. Une stratégie: vendre toujours plus.

Proche de la population, la pharmacie d’officine est au coeur de l’humain. C’est un irremplaçable lieu de rencontre avec tous les milieux sociaux, tous les âges, toutes les cultures, toutes les fragilités humaines, heureuses ou pathologiques, de la mère avec son nouveau-né au malade chronique du diabète ou du sida. Il suffit de passer la porte des pharmacies à leur croix verte si reconnaissable, pour que les pharmaciens et leurs collaborateurs assurent écoute, accueil, et réponse aux urgences des accidents de la vie.

Ce réseau, tissé et modernisé au fil des ans, apprécié par la population française(>>>)fait partie du maillage de santé des Français, celui des médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, infirmiers, et autres professionnels de santé proches les uns des autres, proches des patients qui sont leurs voisins.

Qui est dupe ? Qui pourrait croire que des chaînes pharmaceutiques s’intéresseraient aux lieux les moins rentables ? Qui pourrait faire pleinement confiance à un pharmacien d’officine placé en situation de ne pouvoir s’opposer aux priorités capitalistiques dont la logique exclusive est de donner un retour sur investissement ?

Transformer ces intentions en décisions serait stupéfiant de naïveté et d’irresponsabilité. Ce serait l’erreur fatale dénoncée en 2011.

La Cour de Justice de l’Union Européenne, elle, a tranché en soulignant que les pharmaciens se trouvaient associés « à une politique générale de santé publique, largement incompatible avec une logique purement commerciale, propre aux sociétés de capitaux, directement orientée vers la rentabilité et le profit. Le caractère spécifique de la mission confiée au pharmacien impose donc de reconnaître et de garantir au professionnel l’indépendance nécessaire à la nature de sa fonction » (CJUE, 19 mai 2009, Apothekerkammer des Saarlandes aff. C-171/07,conclusions point 52).

Persévérer dans ce sens, ce serait aussi aller à l’encontre du Ministre des affaires sociales et de la santé, Madame Marisol Touraine, qui engage des réformes courageuses et énergiques pour mettre en oeuvre modernité et économies dans le respect prioritaire des consommateurs, qui sont aussi des patients et des citoyens. Pour les pharmaciens d’officine, concilier sécurité du patient et accès au progrès thérapeutique, sont des objectifs concrets. Entrés à pieds joints dans le 21ème siècle, ils sont inscrits dans une dynamique d’efficience en faveur de la santé publique. Se moderniser et s’adapter toujours mieux ? C’est ce que j’ai dit très clairement à Monsieur Montebourg. L’Ordre que je préside est le premier à le dire et surtout à le faire.

Les pharmaciens ont seulement besoin d’une vision d’avenir qui ne se trompe pas de priorité. Madame la Ministre de la Santé exprime sans relâche sa volonté de diminuer la consommation de médicaments et de veiller à leur bon usage. En concertation avec elle depuis des mois, et avec tout leur savoir-faire, les pharmaciens s’engagent activement à ses côtés sur ces objectifs.

Monsieur Montebourg disait en 2011 (www.atlantico.fr Montebourg : Démondialisation, demandez le mode d’emploi ! 5 avril 2011): « Il est urgent de mettre de la politique dans l’économie, avant que celle-ci n’achève de nous dissoudre ou de nous détruire comme un peuple ayant choisi de vivre selon ses lois propres et non selon celles imposées par d’autres. » On ne saurait mieux dire en effet.

Dans le combat pour les réformes et les économies, les pharmaciens sont vos alliés, acteurs indéfectibles de santé publique et acteurs d’économies de santé (génériques, dossier pharmaceutique, tiers payant…) au service des pouvoirs publics et du public.

Isabelle ADENOT, Président du Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens

 

Les Pharmaciens du Sud

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