DGS-Urgent n°2022-31 : Evolution de la stratégie de dépistage et d’isolement des cas de Covid-19 et des personnes contacts dans le contexte de la décroissance de la diffusion du variant Omicron

Mesdames, Messieurs,

Le HCSP a rendu le 11 février 2022 un avis relatif à l’évolution de la doctrine de test et d’isolement de cas de Covid-19 et des personnes contacts dans le contexte de la diminution de l’incidence des infections dues au variant Omicron. L’avis précise également les évolutions possibles s’agissant du port du masque.

Les évolutions portent sur la stratégie de dépistage pour les personnes contacts avec un schéma vaccinal complet, pour lesquelles il est proposé de limiter, en phase favorable, le nombre de test à un seul test, à réaliser à J2 de la date d’information/notification du statut de personne contact. Le test peut être un autotest ou un test antigénique ou RT-PCR (s’agissant des enfants de moins de 12 ans, il n’y a plus de distinction pour le test entre les secteurs scolaire/périscolaire et extrascolaire). Il n’y a aucune évolution s’agissant des durées d’isolement des cas et de quarantaine des personnes contacts non vaccinées ou ayant un schéma vaccinal incomplet.

Les conduites à tenir actualisées de la stratégie de dépistage et d’isolement sont résumées dans le tableau ci-après (les évolutions par rapport au DGS-Urgent n°2022-01 apparaissent en jaune). Elles entreront en vigueur le 28 février 2022 date du début de la phase favorable détaillée dans l’avis du HCSP.

S’agissant du port du masque, à partir du 28 février, il ne sera plus obligatoire dans les lieux et pour les activités soumis à la présentation du passe vaccinal. Il restera obligatoire dans les lieux clos et confinés (mal ventilés), pour les activités en intérieur non soumis au passe, ainsi que dans les transports (transports en commun, train et avion dans le cadre des déplacements interrégionaux) et les commerces. Le Préfet ou le responsable du lieu ou de l’événement pourra, si la situation locale le justifie, imposer le port du masque dans les lieux clos et confinés soumis au passe vaccinal.  

Le port du masque reste par ailleurs vivement recommandé pour les personnes à risque de forme grave de Covid et pour les personnes de leur entourage (à domicile, dans les activités de la vie courante, etc.). Le masque doit être porté dans les structures et services de soins et médico-sociaux.

Nous vous remercions pour la prise en compte de ces nouvelles mesures.

Pr. Jérôme SALOMON

Directeur Général de la Santé

* Pour les enfants de moins de 3 ans, se référer au protocole spécifique EAJE.

** En cas d’autotest positif, il convient de confirmer le résultat par un test RT-PCR ou un TAG


Les messages « dgs-urgent » sont émis depuis une boîte à lettres DGS-URGENT@diffusion.dgs-urgent.sante.gouv.fr ou dgs-urgent@dgs.mssante.fr​.
Pour vérifier qu’ils ont bien été émis par une personne autorisée du ministère de la santé, consultez la liste des messages disponible sur le site Internet du ministère.Source : DGS / Mission de l’information et de la communication / Sous-direction Veille et sécurité sanitaire (VSS)

Participation enquête autotest covid en GMS / preuves avant dimanche 27 février 2022⁩

TITRE : INTERDICTION de VENTE AUTOTEST en GMS !!! La GRANDE ENQUETE !!!! 

Chères Consœurs, chers Confrères, 

Comme vous le savez, la vente d’autotests en grandes et moyennes surfaces n’est plus autorisée depuis le 15 février dernier. 

Or vous êtes nombreux à nous faire remonter le non respect de ce retour au monopole pharmaceutique  des supermarchés.

Nous vous sollicitons pour consolider notre enquête, avec comme but de pointer les manquements de la grande distribution en matière de santé et de réglementation !!! 

Nous voulons faire parvenir à la DGCCRF, à l’Ordre des pharmaciens, aux Ministères de la santé et de l’économie, le maximum de données prouvant la vente d’autotest en GMS malgré la fin de leur autorisation.  

Pour ce faire, de façon concrète cette semaine, si le supermarché à proximité de votre officine continue de vendre des autotests, pourriez-vous en acheter un et nous transmettre le ticket de caisse à l’adresse :  » enqueteautotest.fspf@gmail.com « 

Merci d’avance pour votre participation. 

Bien confraternellement, 

Raphael Gigliotti 

Syndicat FSPF06 

Valérie Ollier de Lécluse 

Syndicat FSPF13 

Editorial de Valérie Ollier de Lécluse

Et après la crise COVID  ??


Mes chères consoeurs et mes chers confrères,


Nous venons de vivre 2 années très compliquées de crise sanitaire où nous, pharmaciens, avons montré notre capacité à nous adapter, à tester, à vacciner, à distribuer des masques et des autotests, à prolonger et adapter les traitements de nos patients, à conseiller, à orienter, à rassurer et ceci 24H/24H et 7j/7.  Nous, titulaires d’officine, et nos équipes avons donné de notre temps ( souvent pris sur le temps familial ou du loisir), de l’énergie et tout cela au service de la population qui a conscience que la porte de leur pharmacie est toujours ouverte et l’équipe toujours disponible. Alors oui, notre marge bénéficiaire a été en hausse en 2021 mais nous n’avons pas à en rougir car « tout travail mérite salaire ».  De plus nous avons recruté ( quand c’était possible ), versé des primes, donc augmenté le pouvoir d’achat de nos collaborateurs et notre profession a très bien illustré le « travailler plus pour gagner plus ». 

La crise Covid est derrière nous semble t-il et nous sommes face à un grand défi qui est de signer une nouvelle Convention avec la CNAM pour les 5 années à venir. Cette convention doit donner à l’entreprise officine la faculté de vivre de son coeur de métier et d’effectuer toutes les nouvelles missions qu’on lui propose. La CNAM nous oppose pour ne pas dire nous reproche les 1,6 milliards que l’officine a gagné en 2021. Mais en même temps la CNAM a découvert que nous étions en capacité d’être un acteur incontournable de la médecine de ville avec un maillage territorial indispensable pour la sécurité sanitaire. Dans cette convention, elle nous propose de participer plus largement à la prévention, de vacciner , de tester, d’éduquer ….. Mais nous ne pourrons faire tout cela que si notre coeur de métier garde un équilibre financier à travers les honoraires de dispensation.


Notre syndicat FSPF se bat pour cela.  Il n’est plus temps de savoir à quel prix sera le TAG demain car nous en ferons très peu dans le futur! Il serait absurde de croire que M. Thomas Fatôme, directeur général de la CNAM, appelle M. Philippe Besset, président de la FSPF, pour lui demander l’autorisation de baisser le prix des TAG. M. Fatôme avait bien évidemment déjà pris la décision tout seul. Il est par contre urgent de réévaluer le prix de la vaccination en pharmacie, urgent de compenser la baisse des prix des  médicaments (ce mois ci les statines…) , urgent de compenser la perte de l’homéopathie, urgent de prendre en compte l’inflation (qui semble partie pour un moment), urgent de compenser la perte de la ROSP génériques, urgent de préparer l’arrivée des biosimilaires … Il est urgent pour le deuxième syndicat pharmaceutique de comprendre qu’il est en négociation dans l’intérêt de l’ensemble de la profession et qu’une négociation a des chances d’aboutir quand nos 2 représentations professionnelles nationales sont soudées.

Je n’ose imaginer le sourire de M. Thomas Fatôme à la lecture du tract clivant, calomnieux et démagogique que nous avons tous reçu prétextant que la FSPF avait « accepté » une baisse de prix des TAG !! Un fin négociateur saura tirer parti d’une mésentente flagrante entre les représentations syndicales et croyez moi, le directeur de la CNAM n’est pas à ce poste par hasard! Essayer d’obtenir des adhésions syndicales au risque de faire capoter un front uni est dangereux pour notre corporation.


Chers amis, je n’ai pas l’habitude de m’exprimer dans notre newsletter mais nous vivons un moment très important pour l’avenir de nos entreprises et je me devais de le partager avec vous. Je vous rappelle que la FSPF est une fédération de syndicats départementaux et que les décisions se prennent lors d’assemblées générales des présidents des départements français par un vote démocratique et qu’à ce titre nous avons des réunions régulièrement pour donner les orientations aux négociateurs parisiens. La FSPF ne fait pas la politique d’un seul homme.

L’orientation actuelle est claire :  nous n’accepterons pas une baisse d’honoraire pour les années à venir 

A bientôt.

Dr Valérie Ollier de Lécluse

Présidente du Syndicat Général des Pharmaciens des Bouches du Rhône (affilié FSPF)

DGS-Urgent n°2022-29 : Ouverture du portail pour la commande de vaccins entre les 21 et 22 février 2022

Mesdames, Messieurs,

Nous vous prions de bien vouloir trouver ci-dessous des précisions sur les modalités de la prochaine session de commandes en flacons de vaccins Moderna et Pfizer-BioNTech (forme 12 ans et plus et forme pédiatrique) les 21 et 22 février.

Ce document s’articule en trois parties :

I)             EVOLUTION DE L’OUTIL DE COMMANDE DES VACCINS COVID-19

II)             MODALITES D’OUVERTURE DU PORTAIL ET PRECISIONS SUR LES COMMANDES ANTERIEURES

III)             POINT D’ATTENTION SUR LA CONSERVATION DES DOSES DE VACCIN

I)            EVOLUTION DE L’OUTIL DE COMMANDE DES VACCINS COVID-19

À partir du 7 mars 2022, les officines saisiront leurs commandes de vaccins Covid-19 depuis une nouvelle page opérée par Santé publique France (SpF) pour leurs besoins de vaccination et ceux des effecteurs qui leur sont rattachés. Il s’agit d’une nouvelle interface permettant de passer commande selon les mêmes modalités que celles adoptées actuellement.

Ce changement de page pour la saisie des commandes a deux objectifs principaux :

  • Permettre aux officines d’avoir un meilleur suivi de leurs commandes, notamment une vision de l’historique des commandes par effecteur (ce que ne permet pas le portail actuel) ;
  • Faciliter le traitement des commandes des officines par Santé publique France, en lien avec le suivi et la gestion des stocks d’Etat de produits de santé gérés par l’établissement. Ainsi, d’autres produits de santé du stock d’Etat pourront être intégrés via ce service à l’avenir, selon les besoins, et permettant une gestion logistique de bout en bout par Santé publique France, de la commande jusqu’à la livraison.

Les officines pourront accéder à cette page de commandes depuis le site institutionnel de Santé publique France, à compter du 4 mars, via un lien qui sera communiqué à cette date. A ce stade, aucune action n’est requise de la part des officines.

L’authentification sera faite sur ProSantéConnect pour accéder à la page de commandes (carte CPS et e-CPS). A noter : pour les officines qui utilisaient un mode de connexion alternatif sur le portail de télédéclarations, il est recommandé de privilégier la connexion ProSantéConnect dès à présent sur le portail de télédéclaration afin d’anticiper ce mode d’authentification.

Les professionnels de santé et établissements qui sont rattachés actuellement à chaque officine dans le portail de télédéclaration des pharmacies le seront également dans le nouvel outil.

Pour vous aider à prendre en main la nouvelle interface, de plus amples informations vous seront communiquées dans les prochains DGS Urgent relatifs à l’ouverture du portail de commande. Un service support sera mis à votre disposition pour toute question.

II)            MODALITES D’OUVERTURE DU PORTAIL ET PRECISIONS SUR LES COMMANDES ANTERIEURES

Le portail de télédéclaration des pharmacies sera ouvert du lundi 21 février 8h30 au mardi 22 février à 23h30 selon les modalités présentées ci-dessous, identiques à celles de la semaine dernière :

Les médecins, les sages-femmes et les chirurgiens-dentistes peuvent commander des flacons via leur officine de rattachement, comme précisé par le DGS-Urgent N°2021_19. Les infirmiers, les LBM, les SSU, les SST, les CDS, les MSP, les FAM, les MAS et les PMI sont invités à se rapprocher de l’officine de leur choix, afin qu’elle commande pour eux.

Dates de livraison en officine : l’ensemble des flacons de vaccins Pfizer-BioNTech – forme 12 ans et plus et forme pédiatrique – et les flacons de vaccin Moderna commandés la semaine du 21 février arriveront dans les officines entre le vendredi 4 mars et le mardi 8 mars.

Il est rappelé que :

  • Les rendez-vous de vaccination peuvent être prépositionnés à partir du lendemain de la date prévisionnelle de livraison qui vous est indiquée dans le mail de confirmation de commande. Ce mail est envoyé à toutes les officines qui réceptionnent des vaccins, que ce soit pour leur compte ou celui d’autres professionnels de santé ;
  • Tout professionnel de santé doit prendre en compte le nombre de flacons qui lui ont été confirmés avant d’ouvrir de nouveaux créneaux de vaccination ;
  • Les officines doivent bien confirmer les quantités demandées par les professionnels de santé qui leur sont rattachés avant de passer commande.

Précisions sur les commandes antérieures :

Les flacons de vaccins Pfizer-BioNTech et Moderna commandés les 14 et 15 février seront livrés en officine entre le vendredi 25 février et le mardi 1 mars.

Confirmation de livraison :un mail de confirmation de la commande précisant la date et les volumes de livraison de vaccin Moderna, Pfizer-BioNTech (forme 12 ans et plus) et Pfizer-BioNTech (forme pédiatrique) sera envoyé le vendredi 18 février aux officines (volumes commandés par l’officine pour elle-même et pour les effecteurs pour lesquels elle a commandé), aux médecins, chirurgiens-dentistes et sages-femmes (volumes qui leur sont destinés).

III)            POINT D’ATTENTION SUR LA CONSERVATION DES DOSES DE VACCIN

Quel que soit le vaccin, nous vous recommandons de bien consulter les étiquettes de péremption et les dates limites d’administration sur le flacon avant toute injection.

1.   Rappel des modes de conservation par vaccin

Nous vous rappelons que :

  • Les flacons de vaccin Pfizer-BioNTech forme 12 ans et plus (couvercle violet) livrés en pharmacie se conservent au maximum un mois à 2-8°C à l’abri de la lumière.
  • Les flacons de vaccin Pfizer-BioNTech forme pédiatrique (couvercle orange), à destination des 5‑11 ans se conservent au maximum 10 semaines à 2‑8°C à l’abri de la lumière.
  • Les flacons de vaccin Moderna, se conservent 30 jours maximum à 2‑8°C à l’abri de la lumière.

Nous vous invitons à la plus grande vigilance sur les dates de péremption des flacons qui vous sont livrés, car ces dernières peuvent être très courtes. Nous vous conseillons donc d’en commander le nombre nécessaire et de les injecter rapidement, afin d’éviter de constituer un stock inutilisé.

2.   Utilisation des flacons non récupérés

Si un flacon de vaccin (Pfizer-BioNTech ou Moderna) n’a pas été récupéré après un délai d’une semaine, l’officine peut le proposer à d’autres professionnels de santé, en respectant scrupuleusement toutes les modalités de conservation et de transport de ce vaccin, mailto:qualite_covid19@santepubliquefrance.fr ou l’utiliser pour ses propres rendez-vous de vaccination. Pour le Pfizer-BioNTech sous sa forme pédiatrique, le flacon peut être récupéré selon les mêmes conditions qu’évoqué précédemment mais seulement par des médecins, des services de protection maternelle et infantile, des pharmaciens, des infirmiers et des sages-femmes. Les pharmaciens concernés sont invités à contacter les professionnels ou établissements de santé concernés avant de redistribuer les doses qui leur étaient initialement attribuées.

Nous vous rappelons que les flacons périmés doivent être évacués suivant la filière d’élimination CYCLAMED, quel que soit le vaccin. Vous trouverez les modalités du circuit d’élimination des déchets issus de la vaccination covid-19 en ville dans l’annexe 1 du DGS-Urgent n°2021_98. Un certificat de destruction indiquant les numéros de lots et les quantités détruites doit être transmis à qualite_covid19@santepubliquefrance.fr

***

En cas de question sur la distribution des vaccins aux professionnels de santé en ville, les pharmaciens peuvent contacter le service client via le formulaire « Contacter le support » du portail de télédéclaration des pharmacies : des conseillers pourront répondre à leurs questions et les renseigner sur les livraisons prévues pour leur officine (dates et volumes exacts de livraison).

Merci à toutes et à tous pour votre engagement dans la campagne de vaccination.

Bernard CELLI                                              Pr. Jérôme SALOMON

Responsable de la Task Force Vaccination         Directeur général de la Santé


Les messages « dgs-urgent » sont émis depuis une boîte à lettres DGS-URGENT@diffusion.dgs-urgent.sante.gouv.fr ou dgs-urgent@dgs.mssante.fr​.
Pour vérifier qu’ils ont bien été émis par une personne autorisée du ministère de la santé, consultez la liste des messages disponible sur le site Internet du ministère.

Source : DGS / Mission de l’information et de la communication / Sous-direction Veille et sécurité sanitaire (VSS)

L’ARS PACA communique – Vaccination chez la femme enceinte

Mesdames et messieurs,

Veuillez trouver ci-joint une information sur la vaccination des femmes enceintes.

Le COSV a rendu le 2 février 2022 un nouvel avis sur la vaccination des femmes enceintes. Cet avis met l’accent sur l’importance de la vaccination de ces patientes particulièrement à risque face au virus de la Covid19, notamment dans le contexte actuel de forte circulation virale.

L’importance de la vaccination chez les femmes enceintes a déjà été soulignée à plusieurs reprises par le COSV : dans son avis du 6 avril 2021 relatif à l’élargissement des priorités d’accès à la vaccination anti-covid-19, dans son avis du 21 juillet 2021 relatif à la vaccination des femmes enceintes dès le 1er trimestre de grossesse, ainsi que dans sa note du 30 septembre 2021 mise à jour le 26 novembre 2021 relative au rappel des femmes enceintes. Le nouvel avis du COSV a le mérite d’être étayé par des données probantes issues de publications scientifiques ou du suivi opéré en France et dans les pays étrangers.

Les dernières études menées en vie réelle dans plusieurs pays (Ecosse, USA, France) sont en effet informatives et soulignent toutes un taux de couverture vaccinal des femmes enceintes largement inférieur à celui de la population générale.

Un sondage réalisé entre le 18 février et le 5 avril 2021 dans 7 départements d’obstétrique français sur les femmes enceintes avant leur visite prénatale tente d’expliquer ces chiffres et d’identifier les freins à la vaccination. Parmi les femmes ayant indiqué qu’elles ne se feraient pas vacciner (près de 70% des femmes interrogées), la raison principale invoquée était la peur des effets secondaires du vaccin sur le fœtus, subjectivement supérieure à la peur des effets secondaires d’une infection à la Covid19.

Or, si les femmes enceintes ne sont pas plus susceptibles de contracter une infection SARS-CoV-2 que les femmes non-enceintes en âge de reproduction, elles sont plus à risque, ainsi que les nouveau-nés, de contracter une forme sévère de la maladie que la vaccination permet de prévenir. Les femmes enceintes ayant contracté la Covid19 ont un risque de 0,2% de mortalité contre 0,005% pour les femmes enceintes non infectées. Les risques d’accouchement par césarienne ou prématuré, de mort fœtale in utero ou de complications post-partum sont également plus élevés.

En effet, les chiffres de Santé Publique France sur la surveillance des nouveau-nés montrent une augmentation du nombre de nouveau-nés en service de soins critiques dans un contexte d’infection au SARS-CoV-2 (115 enfants de moins de 1 mois hospitalisés en soins critiques sur les mois de décembre et janvier, dont plus de la moitié des mères ne sont pas vaccinées et plus de 95% ont été diagnostiquées positives pour le SARS-CoV-2 pendant la grossesse ou le péri-partum).

Une étude récente sur la perception de la vaccination chez 1416 professionnels de santé travaillant en maternité de soins de maternité français (sages-femmes, médecins généralistes et gynécologues-obstétriciens) met en lumière une autre complexité : la réticence des professionnels.

S’ils sont très majoritairement favorables à la vaccination sur le principe et pour eux-mêmes, ils expriment cependant une certaine réserve en ce qui concerne la vaccination de leurs patientes : respectivement, seulement 37,5%, 50,7% et 58,8% d’entre eux recommanderaient la vaccination à une patiente enceinte.

Ces conclusions montrent l’importance de notre remobilisation auprès de ces patientes, et la nécessité de les informer à chaque étape de leur suivi de grossesse pour les convaincre de la sécurité de la vaccination.

Les obstétriciens-gynécologues, les sages-femmes, les médecins traitants, tous les professionnels des suivis de la grossesse peuvent renforcer les actions pédagogiques de prévention de la femme enceinte et de son entourage vis-à-vis de l’infection par le SARS-CoV-2 par l’information et les recommandations de vaccination. Toutes les études confirment que la vaccination des femmes enceintes est sûre et efficace.

Nous comptons sur votre investissement pour protéger ces patientes et leurs enfants à naître.

Cordialement.

Stéphanie BASSO | Pharmacien inspecteur de santé publique

Adjointe du département Pharmacie et Biologie

Direction de l’organisation des soins
Tel. direct : 04.13.55.80.68

Tel. Portable : 06.98.98.81.92

Bureau 229

Les Pharmaciens du Sud

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