LA CONTRACEPTION ET LA RÉDUCTION DES RISQUES SEXUELS AU COMPTOIR LE 22 OCTOBRE 2018
CFA de la Pharmacie Marseille- Alpes – Provence
SERVICE FORMATION CONTINU
Stéphanie COMBE
LA LETTRE DES PHARMACIENS DU 13
Un service gratuit du syndicat général des pharmaciens des Bouches du Rhône
CFA de la Pharmacie Marseille- Alpes – Provence
Voici ce qu’il faut retenir de la réunion technique du 9 octobre entre la CNAM et les représentants de la profession.
La CNAM a identifié les 30 motifs de rejets les plus fréquents, y figurent les rejets de la part complémentaire des bénéficiaires de la CMU ou de l’ACS (tiers payant coordonné), avant tout liés à une incompatibilité entre les données de la carte Vitale et la base de l’assurance maladie.
Jusqu’à présent, le pharmacien devait s’adresser à la caisse pour obtenir le règlement de la part complémentaire.
A compter du 31 octobre, en raison de nouvelles consignes données aux CPAM, cette opération sera transparente pour le pharmacien : une alerte interne à la caisse sera émise et le pharmacien sera réglé sans risque de rejet.
Cette mesure demandée régulièrement par la FSPF permettra enfin de respecter la garantie de paiement prévue dans la convention nationale pharmaceutique depuis 2012. Aucun droit nouveau donc, contrairement à ce qui a pu être lu dans la presse, mais ENFIN le respect, en pratique, des engagements conventionnels de l’assurance maladie !
La FSPF a enfin obtenu que la CNAM réalise une évaluation des seuils déclenchant des rejets « pour quantités aberrantes » dans le but de supprimer les incohérences avec votre pratique professionnelle quotidienne.
Le déploiement du dossier médical partagé (DMP) est sur les rails, avec un nombre croissant de pharmacies nouvellement équipées d’une solution logicielle DMP-compatible.
Début novembre, une campagne de communication nationale sera lancée par la CNAM incitant les patients et les professionnels de santé à créer des DMP.
Nous vous rappelons que la grille d’habilitation du DMP ( cnamts_matrice-habilitations-dmp_v2.0.0 ) permet aux pharmaciens d’accéder à toutes les données du DMP. Encore un peu de patience ! Les fonctionnalités de consultation et d’alimentation des DMP ne sont pas encore disponibles. Seule la création des DMP est possible à ce jour.
A l’occasion de cette réunion, la FSPF a alerté l’assurance maladie sur l’augmentation des tarifs des abonnements de logiciels proposés aux pharmaciens qui souhaitent s’équiper en vue de créer des DMP.
Et votre rémunération ? 1 € par ouverture de DMP sous forme de ROSP.
Comme pour la ROSP concernant la mise à jour des cartes Vitale, cette rémunération est le fruit d’une négociation avec l’assurance maladie. Elle a vocation à être versée aux pharmaciens et non aux éditeurs de logiciels !
Le versement de certaines ROSP qui interviendra en mars 2019 au titre de l’année 2018, est soumis à la production de justificatifs :
Pour connaître la nature des pièces justificatives conditionnant le versement de ces ROSP, cliquez sur le lien: pharmaciens_rosp
BONNE NOUVELLE ! Ces pièces ne seront exigées qu’une seule fois par l’assurance maladie, sauf en cas d’évolution de la situation du pharmacien.
Elle entrera en service à compter de janvier 2019 et permettra aux pharmaciens :
Si ce service présente un intérêt certain, la FSPF a rappelé à l’assurance maladie qu’il serait inacceptable de subir une nouvelle interruption de service de la plateforme de saisie des entretiens, comme ce fut le cas en début d’année.
Tous les 3 ans, nous renouvelons par moitié (ou plus quelquefois) notre conseil d’administration.
Suite à l’appel de candidature, de nouveaux pharmaciens ont le courage de se présenter et il s’ajoutent à ceux qui ont été cooptés en cours de mandat suite à des départs mais aussi il y a aussi les sortants qui se représentent.
Le pourcentage de votants est important pour notre représentativité mais il montre aussi à tous les administrateurs bénévoles du syndicat que vous n’êtes pas indifférents à notre action.
Voici la liste et la profession de foi des candidats:
Lisez la car vous recevrez prochainement le matériel de vote.
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La progression du chiffre d’affaires sur le 1er semestre 2018 est liée uniquement à la commercialisation de nouvelles spécialités ayant un prix fabricant hors taxes (PFHT) très élevé. Avec une progression de 1,7 % sur les 12 derniers mois, le chiffre d’affaires industriel connait sa plus forte évolution depuis 2009. Pour les seules nouvelles spécialités dont le PFHT est supérieur à 1 515 €, les ventes sur le premier semestre ont atteint plus de 261 millions d’euros de chiffre d’affaires TTC, alors que dans le même temps, le chiffre d’affaires officinal n’a progressé que de 107 millions d’euros.
L’explosion des ventes de ses produits chers peu rémunérateurs masque donc l’ampleur de la perte de chiffre d’affaires du réseau. De plus, ces médicaments très spécifiques ne sont pas dispensés par toutes les officines. Seule une pharmacie sur deux en profite (55,40 %), ce qui lui permet de limiter sa perte de rémunération. Toutes les autres ne bénéficient pas d’une telle opportunité. Si la FSPF se réjouit de la commercialisation de ces nouveaux médicaments, leur impact sur le chiffre d’affaires et la marge ne doit pas masquer les problèmes économiques du réseau.
En effet, la rémunération de la dispensation est en baisse par rapport à celle du premier semestre 2017. Cette perte atteint désormais 12,4 millions d’euros sur l’ensemble des spécialités remboursables prescrites et non prescrites, et près de 17 millions d’euros sur les spécialités portées au remboursement. Sur le champ du porté au remboursement, l’investissement annoncé par l’assurance maladie de 70 millions d’euros en année pleine, soit 35 millions d’euros pour le premier semestre 2018, se transforme à fin juin en une perte de 17 millions d’euros, soit un manque à gagner de plus de 52 millions d’euros. Ce chiffre est hélas en phase avec les prévisions de la FSPF qui estimait à environ 100 millions d’euros le manque à gagner pour le réseau en 2018.
Confraternellement,
Philippe GAERTNER
Président FSPF