LUTTE CONTRE LA FALSIFICATION DE MEDICAMENTS ET VENTE DE MEDICAMENTS PAR INTERNET

L’ordonnance transposant la directive européenne a fait l’objet d’une publication

au Journal Officiel de ce jour

Cette ordonnance vise à renforcer la lutte contre les médicaments falsifiés et la prévention de leur introduction dans la chaîne légale d’approvisionnement en médicaments. Par ailleurs, elle crée l’activité de courtage de médicaments et encadre celle de fabrication, d’importation ou de distribution de matières premières à usage pharmaceutique sanctionnées pénalement, ainsi que l’encadrement du commerce électronique de médicaments.

La directive précitée prévoit, toutefois, que, dans un but de sécurisation de cette activité dans les Etats membres, un logo commun doit figurer sur chaque site créé. Aussi, et dans un but d’harmonisation du fonctionnement de ce logo, la Commission européenne doit-elle, par acte d’exécution, adopter :

–         les exigences techniques, électroniques et cryptographiques permettant la vérification de l’authenticité du logo commun ; –         et le design dudit logo.

En l’absence de la publication de ces différents actes, il paraît difficile et risqué de mettre en œuvre toute activité de commerce électronique de médicaments.

L’ordonnance du 19 décembre 2012 doit, de plus, faire l’objet d’un décret d’application ainsi que d’un arrêté de bonnes pratiques auxquels le pharmacien devra se conformer, textes qui n’ont pas davantage été publiés.

A cet égard, précisons qu’une concertation sera menée avec les professionnels concernés afin d’élaborer ces bonnes pratiques dès le mois de janvier 2013.

Dans ces conditions, la réalisation de l’activité de vente de médicaments par internet, dont l’encadrement est à l’heure actuelle incomplet, ne semble pas pouvoir être mise en œuvre en toute sécurité et en toute confidentialité. Nous ne manquerons pas de vous tenir informé des suites de ce dossier.

source FSPF


Publication imminente des textes autorisant le commerce électronique de médicaments

COMMUNIQUE DE PRESSE FSPF

Paris, le 20 décembre 2012 

Publication imminente des textes autorisant le commerce électronique de médicaments : la FSPF en appelle à une intervention de la ministre de la Santé au niveau européen. 

La Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France (FSPF), premier syndicat représentatif de la profession, prend acte de la présentation, en conseil des ministres, d’un projet d’ordonnance relative au renforcement de la sécurité de la chaîne d’approvisionnement des médicaments, à l’encadrement de la vente de médicaments sur internet et à la lutte contre la falsification de médicaments, par la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol TOURAINE. Dans le cadre de la transposition d’une directive européenne du 8 juin 2011, les Pouvoirs publics ont donc opté pour l’encadrement du commerce électronique de médicaments non soumis à prescription obligatoire. Celui-ci sera limité aux seuls médicaments de médication officinale, c’est-à-dire aux médicaments en accès direct dans les officines de pharmacie.

La FSPF déplore cette transposition réalisée dans la précipitation et tient à renouveler avec force son opposition, pour des motifs de santé publique, à la vente par correspondance de médicaments, qu’ils soient ou non de médication officinale.

Elle reste convaincue que :

–      le commerce électronique de médicaments est incompatible avec le face-à-face avec le patient, meilleur moyen d’assurer le dialogue nécessaire à son accompagnement et d’éviter tout phénomène de surconsommation ;

–      la sécurisation de la dispensation des médicaments via le Dossier Pharmaceutique et, demain, le Dossier Médical Personnel, est impossible sur internet ;

–      la vente par correspondance au profit de quelques officines comporte le risque de mettre en difficulté des pharmacies de proximité, avec un risque d’apparition de déserts pharmaceutiques et une remise en cause de la disponibilité de l’ensemble des médicaments, particulièrement en zone rurale ;

–      la volonté de limitation des contrefaçons par un encadrement de la vente à distance est illusoire, le moyen le plus sûr d’éviter l’entrée de médicaments falsifiés en France étant de ne jamais faire l’acquisition de médicaments sur internet.

 

La FSPF réitère sa demande adressée à la ministre de la Santé de défendre auprès des instances européennes la possibilité pour les Etats membres d’interdire, dans un souci de santé publique, toute vente de médicaments par correspondance, quel que soit leur statut, et de plaider, à cette fin, pour une modification de la directive européenne du 8 juin 2011. C’est au niveau des Etats membres que se situe le niveau d’intervention le plus pertinent, la protection de la santé publique justifiant, en l’espèce, de restrictions aux principes des traités européens, notamment de la libre circulation des marchandises.

Stanislas Limousin (1831-1887)

Stanislas Limousin

Interne des hôpitaux de Paris, il fut affecté à Pitié Salpetrière en 1856.

Pharmacien d’officine place de la Trinité à Paris, il imagina une méthode pratique de préparation de l’oxygène et les appareils nécessaires à l’oxygénothérapie.

Il améliora les modes de préparation de certaines formes médicamenteuses et des ampoules de solutés injectables. Pionnier de l’oxygénothérapie, il mit au point un système portable de production d’oxygène, permettant les traitements par inhalation à domicile. Il fut l’un des premiers à signaler l’emploi des drogues nouvellement importées d’Amérique, à proposer la coloration par la fuschine des sels toxiques.

La découverte qui fit la célébrité de Limousin fut celle des cachets médicamenteux. Auparavant l’administration des poudres médicamenteuses se faisait en disposant le médicament au centre d’une feuille de pain azyme humecté dont ont rabattait les bords de façon à former un petit sac que l’on avalait avec un peu d’eau.

Les inconvénients de ce mode d’administration étaient grands, éparpillement du médicament et fixation de parcelles de poudre sur les parois de la gorge.

Limousin eut l’idée de d’enfermer les poudres dans des feuilles de pain azyme concaves soudées circulairement de façon à former une capsule aplatie. Il modifia plusieurs fois son appareil à cacheter, pour aboutir à l’appareil « cacheteur Limousin », ancêtre de tous les appareils à cachets.

source CNOP

Bernard Courtois (1777-1838) : L’iode

Bernard Courtois Pharmacien (1777-1838)

Né à Dijon, il fut d’abord stagiaire dans une pharmacie d’Auxerre, où il reçut une solide formation, puis il vint à Paris, et entra comme préparateur de Fourcroy à l’école polytechnique.

Appelé aux armées en 1799, il exerça dans les hôpitaux militaires. Le hasard, « qui ne favorise que les esprits éclairés » selon Pasteur, le favorisa deux fois par deux découvertes importantes. La première fut celle des alcaloïdes de l’opium, qu’il isola en 1811 avec la collaboration de Seguin.

La deuxième fut celle de l’iode. En chauffant par hasard des « soudes de varech » avec de l’acide sulfurique, Courtois remarqua qu’il se dégageait des vapeurs de couleur violette qui en refroidissant déposaient des lames brillantes et métalliques : il y attacha peu d’importance.

Renouvelant l’expérience deux ans plus tard, il en signala le fait à Gay-Lussac, grand maître de la chimie française, qui en comprit l’importance et fit faire par Courtois une communication à l’Institut de France afin de ne pas laisser échapper cette découverte. Ce produit occupe une place prépondérante en thérapeutique et dans l’industrie.

source CNOP

Editorial de Philippe GAERTNER, Président de la FSPF.

cliquez sur l’image ci-dessous pour agrandir (si ça ne marche pas, allez sur la page du site:  https://pharmaciens13.info/2012/12/editorial-de-philippe-gaertner-president-de-la-fspf/

Notre Président National parle d' »un grand bond » en avant, espérons de tout coeur que ce ne soit pas la citation générique de Mao. Le bond de Mao a fait 40 millions de morts, pourvu que le notre n’en face pas 23500.

Les autres syndicats (USPO et UNPF) ont d’autres projets mais ne peuvent pas se baser sur les chiffres les plus fiables (Pharmastat®) auxquels ils n’ont pas accès!!! Donc leurs  propositions sont aussi tentantes que démagogiques à moins de vouloir déclencher le clash sans savoir ou cela nous mènera .

Si votre syndicat départemental ne réagit pas (pour l’instant), c’est tout simplement parce que nous savons que le prix du médicament de ville a tendance à continuer à baisser et qu’il faut stabiliser les marges des pharmaciens par un honoraire. Ce fameux honoraire que notre profession a toujours refusé , à juste titre , par le passé quand le médicament avait un prix stable ou en augmentation et que les dépenses de médicaments progressaient allègrement et permettaient ainsi de maintenir ou d’augmenter nos marges de fonctionnement, y compris pour les pharmacies qui perdaient de la clientèle!

Ce temps est bien terminé et il faut envisager la mise en place de ces fameux honoraires. Nous pouvons aussi  nous inquiéter sur les génériques et les gains que nous en tirons. En effet, le fameux rapport de l’IGAS  sur les génériques est sorti en octobre 2012 et n’est toujours pas rendu publique alors que Marisol Touraine l’a eu sur son bureau depuis plus d’un mois. Pourquoi le retient elle?

Serait ce parce qu’il est trop sensible en raison des avantages commerciaux donnés à notre profession? D’après moi,  certainement car, une fois rendue publique, ce rapport fera certainement l’objet d’une médiatisation exceptionnelle tant les génériques sont un sujet sensible pour les Français. Finalement, pour cette fin d’année,  les motifs de satisfaction sont encore faibles si ce n’est deux points positifs pour la rentabilité de nos officines:

– Le TPCG enfin appliqué (un peu trop quelquefois)  qui a crée une richesse compensant en partie les pertes liées à la baisse de consommation médicale et à la baisse du prix des médicaments

– La scannérisation (pour ceux qui la pratiquent) qui a diminué les heures passées à l’administratif. le bilan reste mauvais, avouons le franchement, même si comparer aux pharmaciens des pays limitrophes, nous restons mieux lotis.

Le combat syndical continue et bonne lecture.

Bonne fin d’année à tous

Philippe LANCE

Les Pharmaciens du Sud

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