Diffusion des protocoles sanitaires actualisés pour les entreprises et les commerces

Le protocole national pour assurer la santé et la sécurité des salariés en entreprise face à l’épidémie de covid-19, ainsi que le protocole sanitaire renforcé pour les commerces qu’il vient compléter, ont été actualisés. Vous en trouverez, ci-joint, les nouvelles versions.

Parmi les mesures de prévention mentionnées dans le protocole applicable aux entreprises, citons notamment :

  • les mesures d’hygiène et de distanciation physique et de port du masque ;
  • l’aération des locaux : le protocole souligne l’importance d’aérer les locaux par une ventilation naturelle ou mécanique (si possible en permanence et au minimum 5 minutes toutes les heures) et invite les entreprises à privilégier une ventilation de la pièce par deux points distincts (porte et fenêtre par exemple) ;
  • les tests de dépistage : les employeurs ont la possibilité de proposer aux salariés volontaires (= pas d’obligation) des tests rapides de dépistage ou des autotests. Les tests ainsi réalisés sont intégralement financés par l’employeur ;
  • la vaccination des salariés : l’employeur doit informer ses salariés qu’ils ont la possibilité, sur la base du volontariat, de se faire vacciner par les services de santé au travail. Comme pour tout examen médical organisé dans le cadre de la surveillance médicale des salariés, la vaccination des salariés par le service de santé au travail s’effectue sur le temps de travail, avec maintien de la rémunération. Précisons que les salariés qui se font vacciner en dehors du cadre de la médecine du travail (médecine de ville, centres de vaccination…) doivent, si cette vaccination s’effectue pendant les heures de travail, solliciter une autorisation d’absence de leur employeur qui, sauf prise d’heures de récupération, de congés payés…n’est pas rémunérée ;
  • la prise en charge des salariés symptomatiques : les salariés symptomatiques sans signes de gravité doivent être invités à regagner leur domicile et à consulter leur médecin traitant ou bien à se déclarer sur le site https://declare.ameli.fr/ afin de bénéficier d’un arrêt « symptôme covid » le temps de se faire tester. Pour mémoire, les arrêts « symptômes covid », sont indemnisés par la sécurité sociale et les régimes de prévoyance de la Pharmacie d’officine (cf. notre circulaire n° 2021-10 du 20 janvier 2021).

Parmi les mesures de prévention mentionnées dans le protocole applicable aux commerces, dont relèvent également les officines de pharmacie, citons notamment :

  • l’information des patients, par affichage situé à l’entrée de l’officine, sur les consignes sanitaires (gel hydroalcoolique, port du masque, distanciation physique…), les conditions d’accès (capacité maximale d’accueil visible depuis l’extérieur de l’officine, sens de circulation…) ainsi que les horaires d’ouverture et de fermeture… ;
  • la jauge d’accueil des patients : jusqu’à présent fixée à 8 mètres carrés par patient, cette jauge sera abaissée à 4 mètres carrés par patient à compter du 9 juin, puis sera totalement supprimée à compter du 30 juin (sauf nouvelle modification du protocole d’ici-là).

Précisons que ce protocole applicable aux commerces contient de nombreux conseils pour mettre en œuvre concrètement ces différentes mesures.

Nous vous invitons à prendre connaissance de ces deux protocoles pour vous mettre à jour de vos nouvelles obligations.

Livraison de vaccins Moderna

Un retard inacceptable

Nous venons d’apprendre qu’à la suite d’une panne de véhicule, 73 agences de la répartition situées dans le sud de la France ne pourront être livrées en doses de vaccins Moderna ce vendredi 28 mai (soit près de 150 000 doses)

Les vaccins devraient être livrés dans les agences de répartition lundi après-midi. Les livraisons en officine pourront, au mieux, être réalisées mardi 1er juin après-midi.

Les conséquences de ce retard pour les officines et les cabinets médicaux de ville sont désastreuses. Les pharmaciens et les médecins sont en effet contraints d’annuler tous les rendez-vous pris auprès de leurs patients, sans visibilité pour en fixer de nouveaux.

En raison des incertitudes de livraison, nous invitons les pharmaciens à attendre de recevoir les vaccins avant de reprendre les rendez-vous.

Cette situation, qui désorganise grandement la campagne de vaccination contre la Covid-19, devient ingérable pour les professionnels de santé de ville, déjà confrontés à des modalités de commande complexes.

Les pouvoirs publics doivent absolument trouver des solutions pour nous garantir les délais de livraison des doses de vaccins. Sans cela, l’atteinte de l’immunité collective nécessaire au retour à une vie normale risque encore d’être repoussée.

Confraternellement,

Philippe BESSET

Président de la FSPF

Rappel: Prégabaline (Lyrica®) : modification des règles de prescription et de délivrance

En raison de l’augmentation du risque de mésusage, à compter du 24 mai prochain, les médicaments à base de prégabaline, quels que soient leur dosage et leur forme pharmaceutique, seront soumis au régime des médicaments partiellement assimilés à la réglementation des stupéfiants (article R. 5132-5 du code de la santé publique).

A ce titre, leur prescription :

  • devra être réalisée sur une ordonnance sécurisée ;
  • sera limitée à 6 mois de traitement. La délivrance de ces produits ne pourra donc être renouvelée que 5 fois, sur mention du prescripteur. La poursuite du traitement nécessitera une nouvelle prescription.

Les autres obligations spécifiques relatives aux médicaments stupéfiants, comme par exemple la délivrance fractionnée, ne s’appliquent pas aux médicaments à base de prégabaline.

A noter : l’assurance maladie nous a confirmé que les ordonnances rédigées avant le 24 mai 2021 pourront être exécutées pendant toute la durée de validité initiale, soit un an au maximum. Seules les prescriptions établies à partir du 24 mai devront impérativement être rédigées sur ordonnance sécurisée, et seront limitées à six mois de traitement maximum.

Pour en savoir plus, consultez notre circulaire n° 2021-15 du 9 mars 2021 (accès réservé aux adhérents). 

Vente en ligne de médicaments : fin de l’interdiction du référencement payant

Le 17 mars 2021, le Conseil d’Etat (CE) a jugé illégale l’interdiction faite aux officines situées en France de recourir au référencement payant pour leurs sites de vente en ligne de médicaments. Cette mesure n’étant pas applicable aux officines installées dans d’autres Etats membres de l’Union européenne, le CE a en effet considéré qu’elle portait une atteinte injustifiée au principe d’égalité entre les officines.

Assouplir la publicité sur la mise à disposition des médicaments au motif que nos voisins européens sont soumis à des règles moins strictes va entraîner un nivellement par le bas de la réglementation française. Avec le risque de faire tomber, par effet de domino, l’ensemble du régime actuel d’encadrement de la publicité en faveur des pharmacies d’officine, qu’il s’agisse de vente en ligne ou non.

Or, les médicaments ne sont pas des marchandises comme les autres. Cette décision du Conseil d’Etat conduit indiscutablement à banaliser les médicaments, voire à favoriser une consommation inappropriée contraire à leur bon usage.

Encourager le développement de la « vente à distance » va à contre-courant de l’évolution du métier de pharmacien recherchée par les pouvoirs publics comme par la profession elle-même qui, jour après jour, démontre toute son importance pour lutter contre la pandémie actuelle.

La décision du CE est par conséquent profondément regrettable pour la FSPF qui souhaite le maintien d’un encadrement strict de la publicité en faveur de la vente de médicaments sur Internet, dans l’intérêt des patients.

En application de la décision du CE, le ministère de la Santé n’a eu d’autre choix que de publier l’arrêté du 14 mai 2021 qui abroge la disposition de l’arrêté du 28 novembre 2016 interdisant les comparateurs de prix et le référencement payant.

Les officines sont désormais autorisées à recourir au référencement payant pour leurs sites de vente en ligne de médicaments.

Le ministère de la Santé rappelle toutefois que l’absence d’identification claire du référencement prioritaire constitue une pratique commerciale déloyale et trompeuse, conformément aux articles L. 121-1 et L. 121-2 du code de la consommation. Les pharmaciens qui ont un site de vente de médicaments en ligne doivent donc veiller à indiquer clairement aux consommateurs que leur site fait, le cas échéant, l’objet d’un référencement payant.

Confraternellement,

Philippe BESSET

Président de la FSPF

AVENANT 19 : régularisation du manque à gagner en cours

En 2019, la FSPF a engagé une procédure devant le Conseil d’Etat pour contester l’avenant n°19 à la convention nationale pharmaceutique qui a imposé aux pharmaciens une baisse de l’honoraire pour ordonnance complexe dès le 1er janvier 2020, alors même que l’avenant n’avait été publié au Journal officiel que le 4 février 2020. 

Le Conseil d’Etat avait donné raison à la FSPF, obligeant la CNAM à verser à chaque officine la différence de 0,71 euro par HC facturé entre le 1er janvier et le 4 février 2020 inclus (en savoir plus ICI).

C’est désormais chose faite ! La CNAM procède actuellement à la régularisation de ce manque à gagner (code acte CTR) qui représente un montant de 5,7 millions d’euros pour le réseau, soit 265 € en moyenne par officine.

Ce paiement est une victoire pour la FSPF qui continuera à se battre pour faire respecter le droit des confrères.

Confraternellement,

Philippe BESSET

Président de la FSPF

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