DGS-Urgent n°2021-77 : Modalités de mise en oeuvre du dépistage pré-vaccinal par tests de détection des anticorps sériques dirigés contre le SARS-CoV2 dans le cadre du schéma vaccinal monodose

Mesdames, Messieurs,

Nous vous prions de bien vouloir trouver ci-dessous des précisions sur les modalités de mise en œuvre du dépistage pré vaccinal par tests de détection des anticorps sériques dirigés contre le SARS-CoV2 dans le cadre du schéma vaccinal complet qui comportera une seule dose en ville.

La course contre la montre engagée entre le variant dit « delta » – dont la transmissibilité accrue entraine une augmentation du taux d’incidence sur le tout le territoire – et la nécessité d’une montée en charge rapide de la campagne vaccinale suite à l’extension des modalités d’application du passe sanitaire depuis le 21 juillet, conduisent à une nouvelle phase de mobilisation générale autour de la vaccination.

Si celle-ci est accessible à l’ensemble des personnes âgées de plus de 12 ans depuis le 15 juin, conformément aux annonces du président de la République, un second objectif a récemment été émis, visant à améliorer l’allocation des doses de vaccins en ciblant les publics éligibles à un schéma uni-dose en cas d’infection antérieure. Dans son avis en date du 26 juillet 2021 qui complète l’avis du 17 juin 2021, la HAS estime que dès lors qu’il ne s’agit pas d’une obligation et que la démarche vaccinale ne s’en voit pas ralentie, il est possible de réaliser une première injection de vaccin de façon concomitante au prélèvement pour la sérologie pré-vaccinale chez les personnes immunocompétentes sans antécédent connu d’infection au SARS-CoV2, notamment chez les personnes les plus susceptibles de faire une forme asymptomatique de la maladie. Si cette sérologie s’avère positive, une seule injection est suffisante pour les personnes immunocompétentes.

Le déploiement de TROD sérologiques depuis le 15 juin dans l’ensemble des centres de vaccination, est ouvert aux 12-55 ans immunocompétents, à l’exception de ceux qui disposent d’une preuve d’infection passée à la COVID-19 (résultat de test PCR, antigénique [1] ou sérologique datant de plus de deux mois) et également aux usagers plus âgés, à leur demande et selon l’appréciation d’un professionnel de santé responsable de la vaccination. Il est particulièrement important de réaliser ce test chez les jeunes, les plus exposés au virus et les plus propices à faire des formes asymptomatiques.

L’extension de ce dispositif aux acteurs de la vaccination de ville, orientera au total près de 6,8M de personnes précédemment contaminées, mais non diagnostiquées, dans un schéma vaccinal complet monodose. En outre, ce dispositif lève un des freins identifiés à la prise de rendez-vous à la vaccination, permet d’éviter des effets indésirables liés à une forte réactogénicité de la deuxième dose dans le cadre d’un antécédent d’infection et raccourcit le schéma vaccinal de certaines personnes, primordial pour accompagner la forte demande générale sur la période estivale.

1.    Cahier des charges

Conformément à l’avis de la HAS en date du 26 juillet 2021, les TROD sérologiques utilisés dans le cadre de cette stratégie pré-vaccinale devront respecter un cahier des charges précis, en complément des performances de sensibilité et de spécificité, prenant en compte les éléments suivants :

Détection des anticorps sériques anti-SARS-CoV-2 : recherche d’IgG ou d’Ig totales

Utilisant comme cible virale de détection :

  • soit la protéine virale S (ou ses composantes)
  • soit les protéines virales S et N (détection combinée).

La liste des TROD autorisés ainsi que les cibles détectées est disponible sur le site du ministère des Solidarités et de la Santé au lien suivant : https://covid-19.sante.gouv.fr/tests

2.    Effecteurs de la vaccination de ville concernés par la mise en œuvre des TROD sérologiques en schéma pré-vaccinal

Dans le cadre de la stratégie d’examen sérologique en schéma pré-vaccinal, l’ensemble des effecteurs de la vaccination en ville tels que définis dans le décret n° 2021-575 du 11 mai 2021, prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, doit être en capacité de réaliser des TROD.

L’arrêté du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire, définissant les différents effecteurs de TROD sérologiques a donc été modifié en conséquence afin de couvrir l’ensemble des effecteurs de la vaccination de ville et de permettre la réalisation d’un TROD sérologique en amont de la réalisation d’un schéma vaccinal en une ou deux doses.

3.    Schémas d’approvisionnement des TROD sérologiques pour les effecteurs de la ville

Les TROD sérologiques sont délivrés gratuitement par les pharmacies d’officine aux médecins libéraux, sages-femmes libérales, infirmiers diplômés d’Etat libéraux, biologistes médicaux, sur présentation d’un justificatif de la qualité du professionnel.

4.    Remboursement du TROD sérologique pré-vaccinal

La réalisation des TROD sérologiques, respectant le cahier des charges défini ci-dessus et s’inscrivant dans une démarche pré-vaccinale sera prise en charge par l’Assurance maladie.

5.    Validation du schéma vaccinal complet dans SI-VAC

En cas de résultat positif au TROD sérologique, le schéma vaccinal du patient sera considéré complet à l’issue de la première injection. L’effecteur devra donc renseigner le schéma vaccinal complet sur SI-VAC.

En cas de présentation d’une preuve de contamination antérieure à la première injection, après que cette dernière a été réalisée, tout professionnel de santé de ville dépositaire d’une carte e-CPS est habilité à valider un schéma vaccinal complet.

Vous retrouverez le présent message sur le site du ministère

Nous vous remercions pour votre engagement.

Bernard CELLI                                  Pr. Jérôme SALOMON  

Responsable de la Task Force Vaccination      Directeur général de la santé

RAPPEL de l’ARS PACA – [COVID-19] DGS-Urgent n°2021-76 : Approvisionnement du marché national en tests antigéniques et autotests

Bonjour,

Nous vous prions de bien vouloir trouver ci-joint le DGS-Urgent n°2021-76 relatif à l’approvisionnement du marché national en tests antigéniques et autotests. Ce dernier (voir ci-dessous) est accompagné des listes en date du 04 août 2021, des TAG autorisés sur le territoire national, la liste des autotests autorisés sur le territoire national, ainsi que la liste des TAG autorisés sur le territoire national et figurant sur la liste Européenne permettant d’obtenir un passe sanitaire « Union Européenne » (voyage dans l’UE).

Nous vous prions de bien vouloir assurer la rediffusion de ce message à vos adhérents.

Merci par avance.

Cordialement.

Laurent Peillard 
| Responsable du Département pharmacie et biologie               
Pharmacien inspecteur de santé publique
Direction de l’organisation des soins
Tel. direct : 04.13.55.80.82
Mobile : 07.60.95.63.05

l ARS Paca, une agence, une région,
pour une meilleure santé

www.paca.ars.sante.fr


DGS-Urgent n°2021_75 : Investigation des échecs vaccinaux contre la COVID-19 – Rappel de la procédure en lien avec l’évolution de la circulation du variant Delta sur le territoire national

Mesdames, Messieurs,

Pour répondre à la progression du variant Delta sur le territoire national et dans la continuité des travaux d’évaluation de l’efficacité de la vaccination dans la lutte contre la Covid-19, il est important de maintenir un suivi des échecs vaccinaux ainsi que des regroupements d’échecs vaccinaux et notamment ceux identifiés chez des personnes chez qui est suspectée la présence du variant Delta. Ce message DGS-Urgent vise à cet effet le rappel des procédures de signalements.

Pour rappel :

Un échec de vaccination contre la Covid-19 est défini comme une infection symptomatique au SARS-CoV-2 confirmée biologiquement par amplification moléculaire (RT-PCR ou RT-LAMP) ou par test antigénique survenant au moins :

  • 14 jours suivant l’injection de la deuxième dose des vaccins ARNm Moderna ou Comirnaty (ou après une dose pour les personnes immunocompétentes ayant reçu une seule dose vaccinale en raison d’un antécédent d’infection au SARS-CoV-2, symptomatique ou non, prouvée biologiquement) ;

OU

  • 21 jours suivant l’injection de la deuxième dose du vaccin Vaxzevria (AstraZeneca) (ou après une dose pour les personnes immunocompétentes ayant reçu une seule dose vaccinale en raison d’un antécédent d’infection au SARS-CoV-2 symptomatique ou non, prouvée biologiquement) ou de la dose unique du vaccin de Janssen.

OU

  • Pour le cas particulier des patients ayant un schéma hétérologue, 14 jours suivant l’injection de la dose de rappel effectuée avec un vaccin ARNm (Moderna ou Comirnaty) chez un patient ayant bénéficié d’une première dose vaccinale par Vaxzevria.

NB : Les délais considérés pour les schémas et échecs vaccinaux détaillés ci-dessus peuvent différer des délais considérés pour le « Pass Sanitaire » permettant d’attester d’un schéma vaccinal complet, en raison d’objectifs différents.

Les cas d’échecs vaccinaux dits « graves » sont les échecs vaccinaux ayant entrainé une mise en jeu du pronostic vital ou ayant conduit au décès, ainsi que les hospitalisations qui ne sont pas dues à la surveillance en lien avec des comorbidités sans signes d’aggravation de la maladie.

Ces cas sont à signaler par le professionnel prenant en charge le cas aux CRPV pour enregistrement dans la base nationale de pharmacovigilance (BNPV). Le signalement se fait par le portail de signalement : https://signalement.social-sante.gouv.fr. Il est par ailleurs important de détecter systématiquement par criblage une potentielle mutation d’intérêt, et de s’assurer du séquençage des prélèvements pour ces situations, quels que soient les résultats de criblages initiaux. En effet, les échecs vaccinaux, au même titre que d’autres situations cliniques particulières, en particulier les suspicions de réinfection et les échecs de traitement par anticorps monoclonaux, relèvent de la stratégie nationale de surveillance génomique du SARS-CoV-2. Dans ce cadre, les prélèvements et métadonnées associées doivent être adressés au CNR Virus des infections respiratoires ou à un laboratoire du réseau ANRS-MIE car ils nécessitent une expertise multidisciplinaire virologique et clinique et présentent un enjeu important en termes de santé publique.

Un regroupement (ou cluster) de cas d’échecs vaccinaux correspond à la survenue d’au moins 3 cas d’échecs vaccinaux répondant strictement à la définition ci-dessus au sein d’un même lieu ou d’une même unité de vie durant un même épisode de circulation virale. Il doit faire l’objet d’une investigation renforcée en lien avec l’ARS et les acteurs de la pharmacovigilance.

Nous vous remercions par avance pour votre attention et votre engagement.

Bernard CELLI                                       Pr. Jérôme SALOMON

 Responsable de la Task Force Vaccination            Directeur général de la santé

DGS-Urgent n°2021_73: Vaccination des femmes enceintes au 1er trimestre, ARNm après une première dose AstraZenca, Infection juste après vaccination

Mesdames, Messieurs,

Le présent DGS Urgent concerne :

I.              La possibilité de vacciner les femmes enceintes dès le premier trimestre de grossesse

II.            La vaccination par un vaccin à ARNm après une première dose réalisée avec le vaccin AstraZeneca

III.           La conduite à tenir chez les personnes ayant contracté une infection par la Covid-19 après avoir reçu une première injection de vaccin contre la Covid-19

***

I.             Vaccination des femmes enceintes dès le premier trimestre de grossesse

Il est possible de vacciner les femmes enceintes dès le premier trimestre de grossesse.

Cette précision fait suite à l’avis du COSV du 21 juillet 2021 et à l’avis de l’ANSM du 22 juillet 2021, qui soulignent qu’il n’y a pas de contre-indication à vacciner les femmes enceintes au cours du premier trimestre de la grossesse. Toutefois, la vaccination ne peut être requise dans le cas de l’obligation faite aux professionnelles avant le début du deuxième trimestre.

Il est recommandé d’utiliser les vaccins à ARN messager pour la vaccination des femmes enceintes.

II.            Vaccination par un vaccin à ARNm après une première dose réalisée avec le vaccin AstraZeneca

Dans le contexte actuel de la diffusion rapide du variant delta, la HAS a considéré, dans un avis publié le 9 juillet, que les vaccins à ARN messager permettent de lutter plus efficacement contre la transmission du virus.

Les personnes devant bénéficier d’un schéma de vaccination à deux doses et ayant déjà reçu une première injection d’AstraZeneca devront recevoir une deuxième dose avec un vaccin à ARNm, à partir de 4 semaines après cette première injection.

III.          Personnes ayant contracté une infection par la Covid-19 après une première injection de vaccin contre la Covid-19

Dans le cas d’une infection à la Covid-19 survenant moins de 15 jours après la première dose de vaccin, les personnes infectées doivent recevoir la seconde dose dans un délai de 2 à 6 mois après l’infection, et non dans les délais habituels.

En cas d’infection survenant plus de 15 jours après une première dose de vaccin, le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale (COSV) considère dans son avis du 18 juin que l’infection représente une stimulation équivalente à l’injection d’une seconde dose de vaccin. Une seconde injection n’est donc pas nécessaire, et le schéma vaccinal est considéré complet.

La preuve de l’infection doit ensuite être recueillie et validée par un professionnel de santé pour valider ce schéma vaccinal monodose ; le cycle vaccinal du patient peut alors être clôturé dans Vaccin Covid.

Les preuves d’infection nécessaires dans cette situation sont les suivantes :

–       Test PCR positif de plus de 15 jours après la première injection ;

–       Test sérologique anti-N positif de plus de 15 jours après la première injection.

Les personnes immunodéprimées ou très fragiles[1] doivent toujours recevoir au moins deux doses car elles sont particulièrement à risque de formes graves de la Covid-19.

Nous vous remercions pour votre engagement.

                Bernard CELLI                                         Maurice-Pierre PLANEL

Responsable de la Task Force Vaccination   Directeur général Adjoint de la santé

Covid-19 : les préparateurs en pharmacie autorisés à vacciner et nouvelles modalités liées à la livraison des vaccins

L’arrêté du 27 juillet 2021, modifiant l’arrêté du 1er juin 2021, prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire, autorise les préparateurs en pharmacie à vacciner à l’officine sous la supervision d’un pharmacien et permet l’octroi d’une indemnité aux grossistes-répartiteurs pour la livraison de vaccins aux pharmacies d’officines.

Pour faire face à la montée en puissance de la vaccination qui nécessite l’adaptation de certaines modalités d’administration ou d’injection des vaccins contre la Covid-19, de nouvelles catégories de professionnels sont autorisées à vacciner, dont les préparateurs en pharmacie d’officine, à condition qu’ils aient suivi une formation spécifique, dispensée et attestée par un professionnel de santé formé à l’administration des vaccins.

Les préparateurs en pharmacie peuvent vacciner dans les pharmacies où ils exercent, sous la supervision d’un pharmacien formé à l’administration des vaccins, toute personne, à l’exception des personnes ayant des antécédents de réaction anaphylactique à un des composants de ces vaccins ou ayant présenté une réaction anaphylactique lors de la première injection..

Les Pharmaciens du 13

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