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Catégorie : Documentation
Élections aux Unions régionales des professionnels de santé (URPS) 2021 : les électeurs peuvent voter à compter du 31 mars à midi.
| Les élections aux URPS franchissent une nouvelle étape importante avec le scrutin qui va s’ouvrir le 31 mars prochain à midi. Le vote sera ouvert jusqu’au 7 avril 2021 midi pour permettre aux professionnels de santé libéraux médecins (collège des médecins généralistes et collège des médecins spécialistes), chirurgiens-dentistes, pharmaciens, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes et orthophonistes, d’élire par voie électronique leurs représentants au sein des URPS. Dès le 31 mars 2021 à midi, chaque électeur a la possibilité de voter, en se rendant sur le site de vote à l’adresse suivante : https://elections-urps.sante.gouv.fr ou en utilisant le QR code ci-dessous : |
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| En cas de difficulté rencontrée par l’électeur sur le site de vote au cours du processus, celui-ci pourra contacter le service d’assistance téléphonique au 09 69 37 01 00 entre 8h00 et 21h00 du mercredi 31 mars au mardi 6 avril 2021, et entre 8h00 et 12h00 le mercredi 7 avril 2021 (heure de Paris). |
Rappel:
Covid-19 : la HAS recommande d’utiliser le vaccin d’AstraZeneca chez les 55 ans et plus
19 mars 2021
Le vaccin AstraZeneca a été progressivement déployé en France depuis le début du mois de février, dans l’ensemble de la population éligible à la vaccination contre la Covid-19. Récemment, le dispositif de pharmacovigilance a remonté des cas d’événements thromboemboliques et hémorragiques graves et rares et l’utilisation de ce vaccin a été provisoirement suspendue en France dans l’attente d’une décision du CHMP de l’EMA rendu le 19 mars.
A la lumière de ces données, la HAS recommande que la vaccination avec le vaccin AstraZeneca reprenne sans délai. Toutefois l’EMA a identifié un possible surrisque de cas de coagulation intravasculaire disséminée (CIVD) et de thrombose veineuse cérébrale (TVC) chez les personnes de moins de 55 ans. Compte tenu du déroulement de la campagne vaccinale, qui va concerner au cours des deux prochains mois prioritairement les populations âgées, et de l’existence d’alternatives pour les plus jeunes, la HAS recommande à ce stade de n’utiliser le vaccin AstraZeneca que pour les personnes âgées de 55 ans et plus. Cet avis sera revu prochainement en collaboration étroite avec l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), en fonction des données de pharmacovigilance à venir, avec davantage de recul sur le vaccin AstraZeneca, en particulier chez les personnes de moins de 55 ans. D’ici là, la HAS recommande d’utiliser les vaccins à ARNm chez les personnes éligibles à la vaccination âgées de moins de 55 ans.
L’avis de la Haute Autorité de santé est le suivant :
La survenue de cas d’évènements graves thromboemboliques et hémorragiques chez des personnes vaccinées par le vaccin AstraZeneca a conduit, successivement depuis le 11 mars, plusieurs pays (Danemark, Norvège, Islande, Pays-Bas, Allemagne, Italie, Espagne, Portugal et France) à suspendre l’utilisation de ce vaccin dans l’attente de l’avis du comité d’évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (PRAC) de l’Agence européenne du médicament rendu le 18 mars 2021, suivi par l’avis du Comité des médicaments à usage humain (CHMP) attendu le 19 mars 2021.
L’objectif du présent avis de la HAS est de préciser, au vu de ces données nouvelles et à la suite de l’évaluation du PRAC, la place du vaccin AstraZeneca dans la stratégie vaccinale contre la Covid-19.
Signal de cas de coagulation intravasculaire disséminée (CIVD) et de thrombophlébite cérébrale en Europe
Suite aux signalements enregistrés par le système de pharmacovigilance, le Pharmacovigilance Risk Assessment Committee (PRAC) de l’Agence européenne du médicament (EMA) s’est penché en urgence sur différents types de risque de complication thrombotique (phlébites, embolies pulmonaires…) d’une part et d’autre part des cas de coagulations intravasculaires disséminées et des thrombophlébites cérébrales, chez des personnes ayant reçu le vaccin AstraZeneca.
Dans son avis du 18 mars 2021, après avoir examiné les données disponibles, le PRAC confirme qu’il n’y a pas d’augmentation du risque global d’évènements thromboemboliques chez les personnes vaccinées par le vaccin AstraZeneca et que les avantages de ce vaccin dans la lutte contre la Covid-19 continuent de l’emporter sur le risque d’effets indésirables. Le PRAC estime que le nombre global d’événements thromboemboliques rapportés après la vaccination est inférieur à celui attendu dans la population générale.
Toutefois, le PRAC estime que la possibilité d’un lien entre le vaccin, et des cas de coagulation intravasculaire disséminée (CIVD) et de thrombose veineuse cérébrale (TVC) ne peut pas être écarté à ce jour. A la date du 16 mars 2021, 18 cas de TVC et 7 cas de CIVD ont été signalés à l’EMA par les États membres et le Royaume-Uni sur environ 20 millions de personnes vaccinées par le vaccin AstraZeneca. Ces 25 événements ont entraîné le décès dans 9 cas. La quasi-totalité de ces cas sont survenus chez des personnes de moins de 55 ans dont une majorité de femmes. En France, au 16 mars 2021, un cas de CIVD (femme de 26 ans) et deux cas de TVC sans thrombopénies associées (homme de 51 ans et femme de 24 ans) ont été signalés pour 1,4 millions doses du vaccin AstraZeneca administrées. Au Royaume-Uni, au 18 mars 2021, sur plus de 11 millions de personnes vaccinées par le vaccin AstraZeneca, en majorité les personnes âgées de plus de 65 ans, 5 cas de TVC ont été signalés.
En prenant comme référence l’incidence observée de ces évènements avant la pandémie de Covid-19 chez les personnes de moins de 50 ans, le PRAC a estimé que l’on aurait pu s’attendre en moyenne, au 16 mars 2021, à moins d’un cas de CIVD et à 1,35 cas de TVC dans la population vaccinée alors que respectivement 5 et 12 cas ont été signalés dans cette tranche d’âge. Ceci correspond à un risque 5 fois plus élevé pour la CIVD et 8 fois plus pour la thrombophlébite cérébrale. Le PRAC précise qu’un tel déséquilibre n’a pas été observé dans la population plus âgée vaccinée par AstraZeneca (toujours versus la population du même âge avant COVID).
Du fait de leur rareté, ces évènements indésirables n’avaient pas été identifiées durant les essais cliniques. Des informations sur ces possibles évènements indésirables seront ajoutées au résumé des caractéristiques du produit (RCP).
Le PRAC confirme également que les évènements survenus ne sont pas liés à des lots spécifiques de vaccin ni à des sites de fabrication particuliers.
Le PRAC a également mis en place une surveillance renforcée des cas de CIVD et de TVC, et des études complémentaires sont en cours pour fournir davantage de données.
Recommandations de la HAS
Au vu des données transmises par l’EMA, la HAS estime que la vaccination avec le vaccin AstraZeneca peut reprendre sans délai. L’EMA a toutefois identifié un possible surrisque de TVC/CIVD chez les personnes de moins de 55 ans. Compte tenu du déroulement de la campagne vaccinale, qui va concerner au cours des deux prochains mois les populations âgées et de l’existence d’alternatives pour les plus jeunes, la HAS recommande à ce stade de n’utiliser le vaccin AstraZeneca que pour les personnes âgées de 55 ans et plus, qui constituent la très grande majorité des personnes prioritaires actuelles. Dans l’attente de données complémentaires la HAS recommande donc d’utiliser les vaccins à ARNm chez les personnes éligibles à la vaccination âgées de moins de 55 ans.
La HAS rappelle que les données d’efficacité en vie réelle du vaccin AstraZeneca observées dans une cohorte de grande taille montrent une prévention des hospitalisations liées à la Covid-19 de 94% (intervalle de confiance [73-99]), entre 28 et 34 jours après la première dose ; ce vaccin ayant été administré essentiellement chez les plus de 65 ans.
Concernant les personnes de moins de 55 ans ayant déjà reçu une première dose du vaccin AstraZeneca, la HAS se positionnera très prochainement sur les modalités d’administration de la seconde dose. La HAS rappelle qu’un intervalle de 12 semaines est à respecter entre les deux doses. En effet, les données d’efficacité et d’immunogénicité disponibles montrent un impact positif de l’allongement de la durée entre les deux doses et la persistance jusqu’à 12 semaines de la protection conférée par la première dose.
Cet avis sera revu prochainement, en collaboration étroite avec l’ANSM, en fonction des données de pharmacovigilance à venir, avec davantage de recul sur le vaccin AstraZeneca, en particulier chez les personnes de moins de 55 ans.
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Pharmacie en montagne : réactivation du téléservice d’indemnisation en cas de baisse d’activité
La fermeture des remontées mécaniques dans les stations de ski a entraîné une baisse de fréquentation touristique. En conséquence, l’activité des professionnels de santé installés dans les zones de montagne a connu une diminution importante.
Le gouvernement a décidé de réactiver le dispositif exceptionnel d’accompagnement économique. Il s’adresse à tous les professionnels de santé libéraux installés dans les zones de montagne confrontés à cette situation pour la période du 1er décembre 2020 au 30 avril 2021. Ce dispositif garantit à chaque professionnel de santé la capacité à faire face à ses charges fixes professionnelles, pour faciliter la reprise de son activité.
Comment bénéficier de l’indemnisation ?
Depuis le 22 mars 2021, les professionnels de santé libéraux concernés par une baisse d’activité pourront, s’ils le souhaitent, faire une demande d’indemnisation en se connectant à amelipro pour bénéficier d’avances mensuelles au titre des mois de décembre, janvier et février.
Une nouvelle demande peut être formulée à la fin de chaque mois pendant la durée de la crise, et au plus tard avant la fin du mois de juillet 2021. Aucune demande ne sera prise en compte après cette date.
Sur amelipro, le pharmacien peut utiliser le téléservice pour :
- effectuer une simulation du montant théorique de l’aide qu’il peut obtenir ;
- demander une avance sur la base de cette estimation, avance qui peut atteindre jusqu’à 80 % du montant de l’aide ;
- retrouver les modalités de calcul de cette aide.
Le calcul de l’aide est basé sur :
- le taux de charge fixe standardisé par pharmacie ;
- des informations individuelles à renseigner dans le téléservice :
- le montant du chiffre d’affaires réalisé en 2019 (sur les produits de santé, les médicaments et dispositifs médicaux, présentés au remboursement en tiers payant, les recettes liées à la vente de ces produits et les honoraires liés à leur dispensation (boîte ou ordonnance)) ;
- le montant du chiffre d’affaires mensuel réalisé sur la période du 1er décembre 2020 au 30 avril 2021 ;
- les autres revenus (chômage partiel, indemnités journalières, fonds de solidarité) que le professionnel de santé a perçus ou qu’il va percevoir en plus de ses honoraires sur la période du 1er décembre 2020 au 30 avril 2021.
Une première avance sous un délai d’environ 15 jours
Cette aide ne pourra être calculée précisément qu’à partir du moment où toutes les données seront stabilisées et connues de l’Assurance Maladie, d’ici à la fin de l’année 2021.
Néanmoins, le téléservice permet de solliciter dès maintenant des avances mensuelles sur le montant de l’aide économique, avance qui sera versée sous un délai de 15 jours environ.
Les professionnels de santé peuvent choisir le montant d’avance qu’ils souhaitent solliciter en fonction de leurs besoins financiers et de l’estimation faite via ce téléservice à partir des données renseignées. Cette avance s’élève au maximum à 80 % du montant de l’indemnisation calculée par le simulateur.
Ces avances seront déduites du montant de l’indemnisation qui sera calculé en fin d’année. Une récupération pourra intervenir si les montants perçus à ce titre s’avéraient supérieurs à l’indemnisation totale finale calculée par l’Assurance Maladie.
Vaccination en pharmacie d’officine : patients éligibles, rémunérations, téléservice Vaccin Covid
Les pharmaciens formés à la vaccination peuvent désormais vacciner en pharmacie d’officine.
Pour la vaccination dans les départements et régions d’outre-mer (Drom), les pharmaciens sont invités de vérifier auprès de l’agence régionale de santé (ARS) si d’éventuelles règles de vaccination particulières s’appliquent (vaccins, population cible).
La rémunération et la facturation
La rémunération à l’acte de l’injection comprend :
- la délivrance de la dose ;
- le questionnaire du patient pour vérifier son éligibilité à la vaccination ;
- l’injection du vaccin.
La rémunération est fixée à 7,90 euros (8,20 euros dans les Drom) et s’effectue via la facturation à l’Assurance Maladie d’un code prestation « INJ » avec une prise en charge à 100 %.
Pour la facturation, le pharmacien doit :
- renseigner le NIR du patient ;
- se renseigner en tant que prescripteur.
Si le patient ne dispose pas de NIR (non connus des bases de l’Assurance Maladie), il convient d’enregistrer le NIR fictif 1 55 55 55 CCC 023. La date de naissance à indiquer est celle du bénéficiaire de la vaccination.
La traçabilité de la vaccination via Vaccin Covid
Cet acte d’injection doit impérativement faire l’objet d’une traçabilité via le téléservice Vaccin Covid. Son remplissage est obligatoire pour permettre le bon déroulement et le suivi de la campagne de vaccination.
La saisie des informations relatives à l’injection dans Vaccin Covid fait l’objet d’une rémunération à hauteur de 5,40 euros par injection. Cette rémunération est versée mensuellement.
Après chaque étape de la vaccination, le pharmacien imprime et remet à la personne qu’il a vaccinée la synthèse des informations relatives au vaccin administré issue de Vaccin Covid.
source ameli.fr du 22/03/2021
