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LA LETTRE DES PHARMACIENS DU 13
Un service gratuit du syndicat général des pharmaciens des Bouches du Rhône
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00:00 – Introduction
00:37 – Sommaire
01:04 – Breaking news : les annonces du premier ministre au sujet des déserts médicaux
05:15 – Préparations magistrales et tensions d’approvisionnement
08:52 – Analogues du GLP-1
11:59 – Leclerc et le monopole officinal
14:43 – Les questions des internautes
17:12 – Conclusion
Parce que la prévention est un élément essentiel de la santé des populations et un enjeu majeur de santé publique, le législateur a accordé à certains professionnels de santé la possibilité de proposer aux patients des bilans de prévention pris en charge par l’Assurance maladie, à plusieurs âges clés de leur vie.
Les pharmaciens d’officine font partie des professionnels de santé habilités à s’impliquer dans ce dispositif dénommé « Mon bilan prévention ».
Après avoir fait l’objet d’une expérimentation dans les Hauts-de-France en 2023, « Mon bilan prévention » est généralisé sur l’ensemble du territoire depuis le 1er janvier 2024, avec pour objectif d’aider le patient à identifier les facteurs de risque influençant sa santé.
Grâce à vos conseils, le patient bénéficiera d’un plan personnalisé de prévention (PPP) lui permettant de modifier ses habitudes de vie sur le long terme. Si cela est nécessaire, vous pourrez également lui proposer de réaliser des rappels de vaccination ou l’orienter vers des actions de dépistage de maladies chroniques telles que le diabète, les maladies cardiovasculaires ainsi que certains cancers.
La réalisation des bilans de prévention :
Pour vous aider à vous repérer, vous trouverez, ci-après, une présentation des modalités pratiques de ces entretiens. Elle s’accompagne également d’une fiche pratique synthétisant le dispositif que vous trouverez en pièce jointe.
Qui est concerné par les bilans de prévention ?
Toutes les personnes à des âges clés de la vie, c’est-à-dire entre :
Comment les patients sont-ils sensibilisés à la réalisation de bilans de prévention ?
En pratique, les assurés ciblés recevront de l’Assurance maladie un courriel les invitant à réaliser leur bilan de prévention. Par conséquent, ils pourront se présenter directement en officine. Vous avez également la possibilité de proposer directement à l’officine cet entretien aux personnes concernées.
Quelle est la durée du bilan de prévention ?
Environ 30 minutes.
Dois-je prévoir un espace dédié au sein de mon officine pour réaliser ces bilans ?
Oui, vous devez disposer d’un espace de confidentialité pour réaliser ces bilans.
Comment se déroule le bilan de prévention ?
Avant l’entretien :
Mes outils
Livret de présentation de Mon bilan prévention
Fiche synthèse bilan de prévention
Déroulement de l’entretien :
Etape 1 : repérage des risques individuels et décision partagée des priorités à traiter
La première étape du bilan consiste à échanger avec le patient sur certaines thématiques de prévention prioritaires telles que la vaccination, l’activité physique, la sédentarité, les habitudes alimentaires et les addictions (tabac, alcool…).
Une fiche d’aide au repérage des risques pour chacune des tranches d’âge est disponible. Elle vous permettra de cadrer votre entretien avec le patient et :
Suivant l’âge, le genre, les conditions de vie et de travail de la personne, les questions varient pour comprendre au mieux ses habitudes de vie.
Mes outils
Fiche d’aide au repérage des risques 18 – 25 ans
Fiche d’aide au repérage des risques 45 – 50 ans
Fiche d’aide au repérage des risques 60 – 65 ans
Fiche d’aide au repérage des risques 70 – 75 ans
Auto-questionnaire « Mon bilan prévention » 18 – 25 ans
Auto-questionnaire « Mon bilan prévention » 45 – 50 ans
Auto-questionnaire « Mon bilan prévention » 60 – 65 ans
Auto-questionnaire « Mon bilan prévention » 70 – 75 ans
Etape 2 : traitement du ou des deux sujets priorisés
Une fois que la ou les deux thématiques prioritaires ont été définies avec le patient, la deuxième étape du bilan consiste à lui proposer des solutions et lui prodiguer des conseils lui permettant d’améliorer son état de santé.
Vous devrez adopter une posture bienveillante et partenariale favorisant la confiance pour susciter les modifications de comportements.
Pour ce faire, vous pouvez vous appuyer sur des outils mis à votre disposition pour susciter et renforcer la motivation aux changements d’habitudes.
Mes outils
14 fiches thématiques sur les thèmes à aborder lors du bilan prévention
Etape 3 : rédaction partagée du Plan personnalisé de prévention (PPP)
A l’issue du bilan, vous rédigerez avec le patient son Plan personnalisé de prévention (PPP). Le PPP permet d’orienter le patient vers un parcours adapté (orientation vers d’autres professionnels de santé, ressources en ligne, associations…).
Ainsi, vous devrez y indiquer :
Si la vaccination est un sujet identifié comme prioritaire, il est possible de proposer au patient la réalisation d’une vaccination recommandée.
De même qu’en cas de suspicion de pathologie non suivie ou non connue, le bilan doit s’accompagner d’une orientation vers une consultation médicale afin de permettre l’établissement d’un diagnostic.
⇒ Le PPP se trouve à la fin de chaque fiche d’aide au repérage des risques.
Après l’entretien :
Afin d’assurer un suivi, vous devrez déposer le PPP dans le dossier médical de l’espace santé du patient (DMP), afin qu’il puisse être accessible au médecin traitant de ce dernier.
Si vous le souhaitez et que cela vous semble nécessaire, vous pouvez envoyer le PPP au médecin traitant par messagerie sécurisée (compatible MSSanté).
Quelles sont les modalités de facturation du bilan de prévention à l’Assurance maladie ?
Le bilan de prévention est rémunéré à hauteur de 30 euros en métropole et 31,50 euros dans les départements et régions d’outre-mer (Drom). Il ne pourra être facturé qu’une seule fois par personne et par tranche d’âge avec le code acte « RDP ».
Ce tarif ne peut faire l’objet d’aucun dépassement.
Aucun acte ne pourra être facturé par le pharmacien en sus du bilan prévention, à l’exception des cas suivants :
Le bilan de prévention aux âges clés de la vie sont pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie pour tous les assurés sociaux, sans avance de frais.
Comment signaler sa participation au dispositif « Mon Bilan Prévention » ?
Connectez-vous à l’espace réservé aux professionnels de Santé.fr : https://declarations-pharmacie.ars.sante.fr/, vous munir de votre carte CPS ou e-CPS, cliquez sur le lien en bas à droite sur le portail intitulé « Gérer l’affichage de mon offre Mon bilan prévention sur Santé.fr » la page d’accueil.
Vérifiez les informations renseignées sur votre fiche.
Il est aussi possible de vous rapprocher, le cas échéant, de votre prestataire de prise de rendez-vous en ligne pour lui indiquer que vous souhaitez réaliser des bilans de prévention et bénéficier d’un accompagnement.
Mes outils
Fiche enregistrement des pharmaciens pour leur participation sur Santé.fr (pièce jointe)
P.J. :
– Fiche « Bilan de prévention »
– Fiche « Enregistrement de votre participation sur Santé.fr
Pour aller plus loin :
Mon bilan prévention pour les professionnels de santé (santé gouv)
Mon bilan prévention : foire aux questions (santé gouv)
Le 22 avril 2025, un nouveau coup dur pour les pharmaciens et leurs patients face aux ruptures !
Chères Consœurs, chers Confrères,
Lors d’une récente réunion avec la direction Générale de la Santé, la Direction de la Sécurité Sociale, la CNAM et les syndicats majoritaires, nous avons été informés d’une évolution préoccupante dans l’interprétation des textes réglementaires. Désormais, même en cas de rupture avérée de médicaments, une préparation magistrale ne pourra être prise en charge par l’Assurance Maladie que si une recommandation officielle de ANSM le prévoit explicitement et qu’un tarif est publié par arrêté ministériel. En l’absence de cette recommandation, le coût de la préparation devrait être entièrement assumé par le patient.
Pour rappel, l’article L5121-1 du Code de la santé publique permet la réalisation d’une préparation magistrale lorsqu’aucune spécialité pharmaceutique adaptée ou disponible n’existe. Sa prise en charge repose sur le respect de l’article R163-1 du Code de la sécurité sociale.
L’interprétation actuelle de cette disposition par les autorités pénalise injustement les patients.
Nous considérons cette orientation non recevable, tant sur le plan éthique que juridique. Convaincus que le droit est de notre côté, nous avons demandé une clarification urgente afin de défendre les droits des professionnels de santé et des patients.
Cependant, dans ce contexte d’incertitude et en l’absence d’un cadre réglementaire clair et équitable, nous ne pouvons plus, en conscience, continuer à assumer la responsabilité de telles préparations.
En conséquence, les officines préparatoires sous-traitantes ont décidé, à regret, de suspendre la production des préparations magistrales de sertraline dans l’attente d’avancées concrètes dans les discussions avec les autorités.
Nous vous remercions sincèrement pour votre soutien et votre compréhension
Remarque : en cas d’indus suite à une facturation de sertraline (avec une ordonnance conforme), n’hésitez pas à revenir vers nous afin de vous apporter le soutien juridique nécessaire en collaboration avec le syndicat du SN2P. Nous vous invitons à orienter vos patients vers leur médecin traitant.
La profession nous alerte très fréquemment sur les vols à l’étalage ainsi que sur les agressions dont vous et vos équipes êtes victimes.
Au delà de la journée du 12 mars 2025 sur la sensibilisation aux violences faites aux soignants, votre syndicat a sollicité l’aide et le soutien de Bruno Gilles, conseiller métropolitain délégué aux Groupes de Partenariat Opérationnel (GPO) sur le territoire de Marseille, à la Sécurité.
Il propose de mettre en place une expérimentation dans les 4eme et 5eme arrondissements visant à renforcer les échanges entre les pharmacies victimes de vols ou d’agressions et les forces de l’ordre.
Le but étant bien évidemment d’appliquer ensuite ce protocole au reste de la ville de Marseille.
L’expérimentation repose sur la transmission à un pharmacien « référent sécurité » des numéros de pré-plaintes en ligne ainsi que des images dont vous disposez pour qu’il puisse à son tour alerter son contact privilégié auprès des forces de l’ordre.
Pour cette expérimentation dans les 4ème et 5ème arrondissement, Cynthia Guichard s’est portée volontaire.
Une fois vos pré plaintes effectuées en ligne (éléments indispensables à la mise en place de l’expérimentation) mentionnant bien que vous tenez les images à disposition des forces de l’ordre, vous devez contacter Cynthia Guichard par Whatsapp au 06 10 36 62 32 (ou SMS pour les allergiques à Whatsapp) en lui indiquant les coordonnées de la pharmacie, le numéro de la pré-plainte et idéalement quelques images.
Nous espérons sincèrement que cette expérimentation montrera son efficacité rapidement et qu’elle pourra être déployée sur tout le territoire.