Paiement des aides à la télétransmission (2)

Nous pouvons consulter les paiements des aides à la télétransmission 2014 en allant sur ameli.fr,  espace pro, vos codes puis il faut cliquer sur « relevés mensuels de paiement », prendre la ligne « février 2015 » et cliquez sur CSV pour télécharger le fichier excel.

Une fois le fichier excel ouvert, il faut aller chercher vers la fin du mois et vous trouverez « autres paiements » ou figurent le paiement des aides à la télétransmission pour le 27/02/2015 et quelques autres émoluments de ce style.

Vous pouvez faire un « copier-coller » de ces quelques lignes et les fournir à votre expert-comptable en lui expliquant que ces paiements d’aides à la télétransmission sont « noyés » dans la masse des paiements organismes CPAM sur la banque.

P.L

L’honoraire, un mois après: L’heure des comptes (article du Quotidien du Pharmacien)

Un mois après la mise en place des honoraires, la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) dresse un premier bilan de la nouvelle rémunération. Conclusions du syndicat, les gains sont au rendez-vous et il est vital de poursuivre la réforme. De leurs côtés, l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) et l’Union nationale des pharmacies de France (UNPF) restent persuadées que l’honoraire à la boîte n’est pas adapté.

Pour la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), c’est clair, la réforme est positive. Les chiffres le prouvent, affirme le syndicat : « Dès le départ, la nouvelle rémunération est meilleure que l’ancienne marge de plus de 50 millions d’euros par an. » En pratique, à l’aide de son panel Pharmastat, la FSPF a épluché les résultats du mois de janvier des 14 000 pharmacies adhérentes. Elle a ensuite comparé la rémunération obtenue, avec ou sans réforme. Résultat : sur ce premier mois, une pharmacie moyenne gagne 22 300 euros, contre 22 105 euros si la nouvelle rémunération n’avait pas été appliquée. Une différence de près de 200 euros en faveur des titulaires. « Sans réforme, le pharmacien d’officine aurait perdu 1,5 % de sa rémunération », conclut la FSPF, pour qui « cette première étude confirme tout l’intérêt du nouveau dispositif pour sécuriser le réseau officinal dans un contexte de baisse du chiffre ».

« La réforme est positive et la preuve commence à se faire par les chiffres », se félicite son président, Philippe Gaertner. Pour lui, ces premiers résultats confortent donc l’option du nouveau mode de rémunération choisi par son syndicat, même s’il aurait préféré un honoraire à l’acte. Mais avec ce dernier « on aurait crée un système avec au départ des gagnants et des perdants, contrairement à l’honoraire à la boîte », souligne le vice-président de la FSPF, Philippe Besset.

Compensation nécessaire.

Toutefois, la nouvelle rémunération ne permet pas de compenser entièrement les baisses de prix drastiques prévues par la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2015 et qui n’avaient pas été envisagées lors des négociations de 2013 avec l’assurance-maladie. Les règles du jeu ont changé en cours de route. À l’époque, les prévisions d’économies sur le médicament pour cette année visaient les 170 millions d’euros. Or on sera bien au-delà. Quant à l’évolution de la marge, elle devait être de -1,6 % par rapport à 2014. Mais selon les estimations de la FSPF, elle aura reculé plutôt de 3 % à la fin de l’année. Le compte n’y est pas et le syndicat mise sur la première réunion de l’observatoire sur la rémunération du 31 mars pour discuter d’éventuelles corrections à apporter. Mais attention, « si on revenait en arrière, le réseau rendrait plus de 4,5 millions d’euros de marge sur un mois », prévient Philippe Gaertner.

La Fédération regrette que la rémunération mixte n’ait été mise en place que le 1er janvier dernier. « Nous avons perdu un an », déplore Philippe Besset, pour qui l’assurance-maladie possède une grande responsabilité dans le report des négociations. Autre regret du vice-président de la FSPF : l’instauration en deux temps de l’honoraire à la boîte, d’abord 0,82 euro, puis 1,02 euro en 2016. « Les deux étapes étaient la condition posée par l’USPO** pour signer le point d’étape avec l’assurance-maladie, explique-t-il. Ce que nous avons accepté, mais cette organisation a retiré sa signature par la suite. » Résultat, « nous avons perdu 40 millions d’euros à cause de la première étape à 0,82 euro, ce qui pèse à présent sur les trésoreries », souligne Philippe Besset.

Demande de renégociations.

L’USPO n’arrive pas aux mêmes conclusions. Et pour son président, Gilles Bonnefond, la deuxième étape doit, au contraire, être annulée. Car « entre 1,81 euro et 10 euros le gain de marge en 2015 est provisoire, argumente le président de l’USPO. En 2016, tous ces médicaments verront leur marge baisser de 8 centimes ; au-delà de 10 euros, la baisse de marge sera de 8 centimes supplémentaires ». En fait, explique-t-il dans une vidéo diffusée sur le site Internet du syndicat , on concentre l’augmentation de la marge sur des médicaments peu chers, comme le paracétamol et l’homéopathie. « Et contrairement à ce qui est affirmé, la réforme ne protège pas des baisses de prix », affirme Gilles Bonnefond, qui déplore que l’honoraire ne soit pas lié à un acte mais à une marchandise. Il souhaite également que les honoraires soient intégrés dans l’arrêté de marge, et donc inclus dans le prix public, afin qu’il n’y ait plus de contestations sur leur paiement, notamment en cas de vente hors ordonnance. Enfin, il juge indispensable de signer un contrat avec l’État pour trois ans, qui définirait la marge de la pharmacie sur cette période. « Il faut revoir très vite ce système sans perdre du temps en bilans intermédiaires pour qu’une rémunération soit introduite progressivement à l’acte de dispensation, insiste le président de l’USPO. Plus de 6 000 pharmaciens ont déjà écrit au directeur de la CNAM pour demander l’ouverture des négociations sur la rémunération et un développement des nouvelles missions du pharmacien pour qu’il joue véritablement son rôle de professionnel de santé dans un parcours de soins des patients coordonné. »

Des honoraires à l’ordonnance.

L’Union nationale des pharmacies de France (UNPF) défend elle aussi un honoraire à l’ordonnance déconnecté des volumes. Pour l’organisation présidée par Jean-Luc Fournival, le principe de rémunération à l’honoraire actuel, « ne permet pas au pharmacien de conserver une rémunération stable en cas de baisses de prix ». L’UNPF a aussi fait marcher la calculette et estime que la nouvelle rémunération rapportera en moyenne 2 400 euros de plus par an et par pharmacie. Mais pour le syndicat, les gains seront emportés par les réductions tarifaires sur les médicaments. « Les seules baisses de prix enregistrées entre décembre et janvier ont déjà impacté de 1 300 euros par officine les marges, et la nouvelle marge n’atténue que de 10 % l’impact de ces baisses de prix », fait remarquer Martin Muller, chargé de l’économie à l’UNPF. Pire, si le paracétamol venait à voir la taille de son conditionnement augmentée, « on perdrait tout », craint-il. Comme l’USPO, le syndicat plaide en faveur d’une réouverture des négociations avec l’assurance-maladie. Il propose, à la place de l’honoraire à la boîte, un honoraire à l’ordonnance, mais aussi un honoraire de « responsabilité » pour les médicaments innovants et un autre pour la préparation des doses à administrer (PDA).

De son côté, la FSPF n’entend pas remettre en cause la réforme engagée. « Compte tenu de la situation économique observée sur l’année 2014 et de la fragilisation croissante des entreprises qui en résulte, une seule solution existe, assure le syndicat. Il est urgent et vital pour le réseau officinal de poursuivre l’instauration d’honoraires conventionnels et d’une rémunération mixte de la dispensation. Tout retour en arrière ou report de la modification d’ores et déjà prévue au 1er janvier 2016 ne ferait que pénaliser davantage les officinaux. »

*Comité économique des produits de santé.**Union des syndicats de pharmaciens d’officine.
CHRISTOPHE MICAS

Source : Le Quotidien du Pharmacien n°3162

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Editorial du Pharmacien de France: « Tromperies en série »

Vous connaissez certainement l’expression : la fin justifie les moyens.

La fin? La mise à bas des honoraires pharmaceutiques, en place depuis le 1er janvier dernier, après des années de négociation sur le fil du rasoir avec l’État et l’Assurance maladie.

Les moyens ? Des slogans accrocheurs, des pétitions ou des calculs griffonnés sur un coin de table pour tenter de prouver la nocivité d’une réforme en réalité essentielle à la survie du réseau officinal tel que nous le connaissons.

Je vous le dis en cinq mots : ne vous laissez pas berner.

On peut tout faire dire aux chiffres, surtout en manipulant des cas particuliers au profit d’intérêts particuliers. Cela ne vous aura pas échappé : les élections professionnelles pour les Unions régionales des professionnels de santé (URPS) se rapprochent à grands pas…

En réalité, les honoraires pharmaceutiques sont tout autre chose que la caricature qui peut en être faite. Sans notre volonté réformatrice, la pharmacie aurait été entraînée malgré elle dans le débat sur les professions réglementées. Et Michel-Édouard Leclerc fêterait aujourd’hui certainement la sortie de l’automédication du monopole officinal.

Par ailleurs, les honoraires ce sont aussi, dès l’année prochaine, 120 millions d’euros de rémunération en plus pour le réseau officinal. Alors pourquoi s’acharner à faire croire que nous aurions signé un texte qui aurait engendré un manque à gagner ?

Le syndicalisme n’est pas une forme de masochisme ; ce que nous avons signé seuls avec l’Assurance maladie et l’État est donc intégralement à porter au crédit de la profession, à court terme mais aussi à long terme. Si les honoraires sont une garantie supplémentaire d’enrayer la spirale déflationniste du prix des médicaments, ils sont aussi une porte ouverte vers l’avenir.

La vérité doit être dite : en reconnaissant à la fois symboliquement et officiellement notre apport dans l’analyse des ordonnances, ils posent les bases de nos travaux pour les dix années à venir.

Car ce sont bien les ordonnances qui devront, à terme, devenir le socle de notre rémunération au travers d’honoraires basés sur la complexité de la délivrance et non plus seulement indexés sur le nombre de boîtes vendues.

Notre proposition est connue : que le montant de ces honoraires à l’ordonnance intègre tout ou partie de la rémunération émanant des génériques, une manne que l’officine doit absolument sauvegarder pour tenir le choc de la crise des comptes sociaux qui dure maintenant depuis des années et promet de durer encore.

La pharmacie aura alors achevé sa mutation, malgré tout, malgré les partisans de l’immobilisme et les opposants de circonstance.

Philippe GAERTNER

Président de la Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France (FSPF)

Editorial paru dans le Pharmacien de France du mois de mars 2015

Information du consommateur sur le prix des médicaments dans les officines de pharmacie

Pris pour l’application de l’article L. 113-3 du Code de la consommation, un arrêté, publié au Journal officiel du 4 février 2015, prévoit les modalités d’information sur les prix spécifiques au secteur des médicaments (arrêté du 28 novembre 2014, relatif à l’information du consommateur sur le prix des médicaments dans les officines de pharmacie).

Une information Lexbase.

 

Arrêté du 28 novembre 2014, relatif à l’information du consommateur sur le prix des médicaments dans les officines de pharmacie

 NDLR: Il va sans dire que cette disposition réglementaire est scandaleuse pour des raisons pratiques. P.L

Attention: Baisse effective du prix du paracétamol samedi 21 févier 2015.

Les 50 jours après l‘avis du CEPS  du 2 janvier 2015 concernant la baisse pour les paracétamol devraient se terminer demain ou après-demain sauf erreur de ma part.

Vérifiez vos fichiers et pensez à changer vos affichages si les boites de médicaments sont visibles du public.

Exemple: Dafalgan® 1g/8 ou Doliprane® 1g/8 passent de 1.19 + 0.82€ ( 2.01)   à 1.12 + 0.82€ (1.94€).

P.L

 

 

 

 

P.L

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