Catégorie : Economie
La valse des prix pour le 2 janvier 2014.
Pour tenir compte de l’arrivée d’honoraires à la boîte dans la rémunération des pharmaciens à partir du 1er janvier (avenant n°5 à la convention pharmaceutique), le Journal officiel a publié deux avis abaissant à compter du 2 janvier les prix de 330 présentations de médicaments. Ces baisses ne s’appliquent pas sur les prix fabricants hors taxes (PFHT). Les nouveaux prix tiennent compte de la marge applicable au 1er janvier.
1er janvier 2015: Quelques vérifications à faire.
Le 01 janvier 2015 notre rémunération évolue avec la mise en place de nouveaux honoraires de dispensation et une évolution de la marge dégressive lissée, ce qui signifie que le prix de vente des médicaments, concernés par ces évolutions, va être modifié.
C’est au travers de votre mise à jour produits que les nouveaux prix de vente seront reportés dans votre LGPI, à partir des mises à jour effectuées par le CEPS (Comité économique des produits de santé).
source Pharmagest
Question/réponse
Bonjour,
Nous arrivons vers la période où tout le monde est en vacances, et le premier janvier nous devons appliquer une nouvelle tarification.
Je n’ai aucune information de quiconque concernant la procédure à suivre.
Avez-vous prévu une réunion d’information, ce qui serait la moindre des choses, où au minimum un document explicatif ?
Bien à vous,
J-L P
Bonjour,
Normalement, tout est dans les mains des SSII et votre logiciel expert devrait être opérationnel au 1er janvier 2015.
On peut s’attendre à des « bugs » informatiques car c’est un gros changement (honoraire fixe).
Le prix d’achat des médicaments remboursables ne change pas.
Votre attention devra se porter sur les paramètres de votre ordinateur mais votre SSII devrait vous indiquer la marche à suivre : cela a été fait pour la société Pharmagest et Alliadis est en train de le faire.
je comprends votre anxiété d’autant plus que nous ne maitrisons plus grand chose au niveau des prix du remboursable (mise à jour des prix par le fichier du CEPS).
Si j’ai un conseil à vous donner, c’est de vérifier des prix d’achat et prix public avec la facture de vos fournisseurs y compris celles des répartiteurs pendant quelque temps.
Le seul point ou il faut être vigilant est que l’honoraire de 0,82€ TTC soit bien intégré dans le prix des médicaments remboursables.
Si d’autres questions vous viennent à l’esprit, n’hésitez pas.
bien cordialement
Pharmacies Lafayette: grand parc d’attraction et/ou miroir aux alouettes?
Paris, le lundi 15 décembre 2014. Selon leurs déclarations au journal la Dépêche, Hervé Jouves, président de Lafayette Conseil, et Pascal Fontaine, directeur commercial, se félicitent des résultats de leur société. Le réseau Lafayette regroupe deux pôles – pharmacie d’un côté, optique de l’autre – autour d’un concept commun de prix bas.
Parti d’une pharmacie toulousaine en 1995 pour arriver en région parisienne en 2014 , le réseau séduit régulièrement des pharmaciens et compte aujourd’hui 63 pharmacies à l’enseigne, la dernière s’étant ouverte à Sarlat-a-Canéda. Le réseau ambitionne d’atteindre 150 pharmacies et 100 magasins d’optique d’ici à 2017.
Les dirigeants annoncent près de 300 millions d’euros de chiffre d’affaires (CA) en 2013, cinq millions d’euros de CA moyen par officine et plus de 40 000 passages en caisses chaque jour sur l’ensemble du réseau pour plus de 11 millions de clients par an. En revendiquant autant de clients qu’Euro-Disney (14,2 millions de visites en 2014 ), Messieurs Jouves et Fontaine exagèrent un peu sans qu’il soit certain que la comparaison soit judicieuse pour qui se targue « de santé pour tous »… Mais les chiffres impressionnent quand il s’agit de la parapharmacie toulousaine ouverte en 2001, transférée en 2012 dans des locaux de 1000 m², qui verrait passer 4 000 clients par jour venus acheter parmi les 21 000 références répertoriées.
Le concept qui mise sur le low-cost et la simplicité fonctionne au moins dans un premier temps. Les pharmacies qui s’y rallient voient leur CA se multiplier rapidement. Un CA qui se compose pour 60 à 80 % de médication officinale et de parapharmacie. Mais c’est aussi un modèle économique fragile et critiquable car la rentabilité s’effondre une fois passée la phase de croissance, rattrapée par l’augmentation des charges. Les marges seraient réduites de l’ordre de 10 points par rapport à la moyenne des pharmacies. Une évolution à suivre car ces pharmacies se revendraient mal, valorisées autour de 15 % du CA.
source JIM.fr
