Contrôles CPAM 13 sur la substitution.

De nombreux contrôles et rejets CPAM viennent de reprendre sur les pharmacies qui ont un taux autour de 75%.

Si les contrôles peuvent s’avérer quelquefois légitimes, les rejets sont totalement illégitimes. En effet, tous les confrères du département ont bien compris l’intérêt économique de la substitution pour le budget de la Sécurité Sociale et pour nos marges de fonctionnement.

Nous avons rappelé à plusieurs reprises à la Direction de la CPAM13 combien les rejets sont inutiles et improductifs entraînant une perte de temps (et donc d’argent) considérable dans nos équipes et celles de la CPAM.

Le Directeur, M. Bertucelli, ainsi que de nombreux autres directeurs de caisse, sont tellement obnubilés par « leur » taux de substitution départemental qu’il en remettent une couche dans la coercition alors que cela ne sert à rien!!!

Dans les Alpes Maritimes, certains confrères ont des rejets alors qu’il atteignent des taux de 86% de substitution!!!

La pression est inadmissible et nous allons le rappeler à la CPAM13.

Toutefois nous vous rappelons que le Diamicron® 60mg est substituable par un générique: le Glicazide 60mg Biogaran enfin disponible chez nos répartiteurs. idem pour la Cartrex® 100mg substituable par l’Acéclofénac 100mg EG aussi disponible.

Nous vous conseillons aussi de bien éplucher le répertoire des génériques 2014 que vous pouvez retrouver sur le site ameli.fr afin de ne pas rater une opportunité de gagner un peu plus d’argent en augmentant votre substitution.

La FSPF va demander à ce que le PLFSS 2015 ne soit pas trop pénalisant pour la profession et une des mesures demandées sera d’augmenter la ROSP sur la substitution ce qui devrait nous inciter à substituer « à fond » si les prescripteurs ne mentionnent pas la formule magique d’une manière exagérée.

P.L

Masques de protection

Les équipements de protection individuels pour se protéger d’un malade suspecté porteur du virus Ebola ne sont par fournis ni financés par les autorités. Pour l’instant le dispositif d’approvisionnement supporté financièrement par l’Etat concerne que les 9 établissements de santé de référence désignés pour prendre en charge les malades ainsi que les équipes de Samu.

 

source ARS PACA

 

PROFESSIONS REGLEMENTEES La FSPF se félicite d’un retour à la raison mais maintient sa vigilance.

 

Cher Président, chers confrères,

Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, a présenté, hier, en Conseil des ministres puis à l’occasion d’une conférence de presse, les grands axes du futur projet de loi pour l’activité qui contiendra notamment des dispositions sur les professions réglementées (discours ci-joint[1], à partir de la page 13 pour les professions de santé). 

On ne peut que se féliciter que les mesures relatives au réseau officinal soient désormais programmées dans la future loi de Santé et qu’aucune remise en question des principes fondamentaux d’organisation de la Pharmacie d’officine n’ait été annoncée. 

Le ministre de l’Economie a fait état de mesures de simplification des conditions d’installation des officines (transferts et regroupements), d’ouverture du capital des officines entre professionnels et d’optimisation de l’organisation du commerce de médicaments sur internet. Les déclarations faites sont conformes aux échanges intervenus au sein du groupe de travail constitué entre les représentants de la profession et les équipes des ministères de la Santé et de l’Economie. 

Nous serons attentifs au détail des dispositions législatives qui régiront les transferts et regroupements d’officine ainsi qu’à celles qui devraient accorder la possibilité pour les membres de la profession, pharmaciens adjoints notamment, de cumuler qualité de titulaire et contrat de travail au sein des officines. 

Enfin, le commerce électronique des médicaments par internet est aujourd’hui une pratique licite qui doit pouvoir être accessible à tous les pharmaciens d’officine qui souhaitent s’y investir. C’est pourquoi nous soutiendrons les dispositions qui permettront à chaque officine d’offrir à sa patientèle un prolongement sur internet de son activité professionnelle. 

Les annonces ministérielles constituent une étape : la plus grande vigilance reste de mise jusqu’à la fin du processus législatif. Lors du congrès national des pharmaciens qui s’ouvrira samedi, nous reviendrons sur les déclarations de Monsieur MACRON et déciderons de la suite à leur donner. 

Croyez, Cher Président, en l’assurance de mes sentiments confraternels les meilleurs.

 

Philippe GAERTNER

Président

Merci!

Cette journée de fermeture et de rassemblement fut une réussite à Marseille et dans tout l’Hexagone.
Le 30 septembre fut un peu la journée des professions libérales mais surtout celle de la Pharmacie et de toutes celles et ceux, pharmaciens, préparateurs, étudiants et patients qui ont participé à ces actions.

Je tiens aussi à remercier tout particulièrement Madame le Doyen Françoise DIGNAT-GEORGE qui a permis de libérer nos futurs confrères de leurs obligations intellectuelles, Mme Fabienne BOUVIER, Directrice du CFA de la Pharmacie et M. Alain ELKAIM, Président de l’Organisme Gestionnaire ASFOSS PACA qui ont aussi chamboulé le programme des cours de nos apprentis en pharmacie.

Évidemment, mes remerciements vont aussi à tout ceux qui se sont démenés pour mettre en place cette extraordinaire mobilisation de la Pharmacie, à commencer par notre bouillant Président du CROP, Stéphane PICHON, infatigable défenseur de notre métier, tout le bureau syndical ainsi que les 32 membres de notre Conseil d ‘Administration avec une mention spéciale pour la gente féminine impliquée et courageuse et si la Femme est l’avenir de l’Homme, elle est certainement l ‘avenir de la Pharmacie.

Je remercie aussi les répartiteurs qui n’étaient pas à court de fluorescéine dans leurs stocks, qui nous ont soutenu et dont certains étaient présents auprès de leurs clients lors de la manif.

J’ai pu voir des responsables de l’OCP Répartition, la CERP, Phoenix Pharma et certainement les autres aussi mais je ne les connais pas personnellement.

Je tiens aussi à remercier les confrères de l’ARS PACA qui ont su comprendre nos problèmes sans perdre de vue leurs obligations professionnelles et nous aider à conserver la continuité des soins malgré les soucis d’urgence et de pagaille inhérents aux multiples actions de protestation qui ont surgi un peu partout et souvent individuellement.

Je n’oublie pas la personne qui s est retrouve avec un surcroît de travail impressionnant et qui a su garder le sourire, notre secrétaire, Sophie PIN.
Enfin, toujours dans le chapitre des remerciements, je ne peux pas citer et remercier toutes celles et ceux que j’ai eu l’occasion de rencontrer ce 30 septembre pluvieux et qui se sont intensément investis dans ces actions mais ils ne sont pas oubliés.

A Toulon comme à Marseille, et dans toutes les villes de France, moyennes et grandes cités de province, ce fut de joyeuses et innocentes manifestations .
Pour la cité phocéenne, la dominante fut le vert fluo des bassins de la Préfecture et des alentours.

Les slogans menés de voix de maître par nos potards furent quelquefois grivois (j’adore) mais plein de l’insouciance mais aussi de la volonté qui sied à une jeunesse intelligente et responsable.

Angers, Lille, Montpellier malgré les forts orages, toute la province française s est animée. Paris évidemment s est aussi distingué et nous pouvons remercier la « filiale excitée » de la FSPF, mapharmacienefermerapas, pour son organisation particulièrement efficace.

Ce succès énorme puisque le taux de fermeture national dépasse les 85% avec notre département qui a été le département français le plus assidu dans la journée morte (source CNOP via les activations de DP) avec 97% de fermeture ( chiffre redressé des réquisitions)!!!

Lors de l’entrevue avec le sous-directeur de cabinet qui s est déroulé en présence de Stéphane PICHON, deux représentants de l’ARS dont notre confrère Joël BRANDT et avant le reste des autres professions libérales réglementées reçues ensemble après notre réunion particulière, nous avons pu, Stephane et moi, exposer tous les éléments et preuves irréfutables qui démontraient que la Pharmacie Française était indispensable et bien plus compétente que dans le reste de l’Europe.
Cette entrevue fut assez longue et j’ai transmis un petit dossier synthétique ajouté de la bibliographie sortie ces dernières années et surtout ces derniers mois.
Je suis confiant pour l avenir du monopole, du numerus clausus d installation et du capital détenu par un professionnel pharmacien mais beaucoup moins sur l’économie de l’officine dans les prochains mois en raison du PLFSS 2015.

Une seule fausse note, la Drôme avait reçu le mot d ordre de ne fermer qu’une demi journée et sans manifestation, d ‘autant plus regrettable que le Président syndical de ce département est Gilles BONNEFOND. A oublier.

Le combat pour notre profession va continuer certainement sous des formes différentes et nous vous tiendrons informés dans les jours qui viennent.

Pourcentage de fermetures en France

 

 

Encore merci à tous

Philippe LANCE

Président

 

 

 

ASSISTANTS D’ECOUTE

 

ASSISTANTS D’ECOUTE 

Dès lors qu’ils sont d’une puissance maximale de vingt décibels et qu’ils relèvent de la catégorie des dispositifs médicaux, ils sont commercialisables en officine de pharmacie.

______

 

Un arrêté du 13 août 2014[1] inscrit les assistants d’écoute préréglés d’une puissance maximale de 20 décibels sur la liste des marchandises dont les pharmaciens peuvent faire le commerce dans leur officine[2]. 

L’article 1er de l’arrêté du 15 février 2002 précise que les pharmaciens ne peuvent conseiller, dispenser et vendre dans leur officine que les produits, articles, objets et appareils correspondant à leur champ d’activité professionnel, notamment les dispositifs médicaux à usage individuel, à l’exception des dispositifs médicaux implantables. 

Ainsi, les assistants d’écoute préréglés d’une puissance maximale de vingt décibels relèvent de la catégorie des dispositifs médicaux à usage individuel[3], dès lors qu’ils en remplissent les conditions, à savoir : 

–        répondre à une finalité médicale revendiquée par leur fabricant ;

–        être revêtus du marquage CE, obtenu après avoir satisfait aux conditions d’évaluation de conformité aux exigences essentielles décrites dans les directives européennes applicables. 

Néanmoins, si aucune finalité médicale n’est revendiquée par le fabricant du produit, l’appareil concerné n’est alors qu’un amplificateur de sons. Le statut de dispositif médical ne lui étant pas reconnu, sa vente en officine n’est pas autorisée, dans la mesure où ce produit ne relève d’aucune catégorie de la liste fixée par l’arrêté du 15 février 2002. 
L’ANSM, régulièrement interrogée sur le statut des assistants d’écoute ou des assistants auditifs pré-réglés, a rappelé, dans un point d’information, que les termes tels que « assistant d’écoute, assistant auditif, prothèse auditive externe » ne peuvent néanmoins décrire à eux seuls la destination et le statut règlementaire d’un produit, d’où la confusion, parfois même entretenue par certains fabricants. 
En effet, seules les indications et les allégations portées par le produit peuvent permettre de différencier un amplificateur de son d’un appareil destiné aux malentendants, à la correction ou la compensation d’une déficience auditive. 
L’ANSM précise en outre que « tout autre matériel [qu’un matériel ayant la certification CE] ne revendiquant pas de finalité médicale ne relève pas des dispositifs médicaux. Aucune ambigüité sur la notice d’utilisation ou les matériels promotionnels ne doit alors laisser penser que cet appareil est destiné à des personnes souffrant d’une déficience auditive, aussi légère soit-elle. » 
Enfin, les assistants d’écoute n’étant pas des audioprothèses, leur vente en officine ne nécessite pas l’emploi d’un audioprothésiste[4]. Cependant, au-delà de vingt décibels, ces produits ne peuvent être vendus en officine, même si l’officine emploie un audioprothésiste. 

 

 

Depuis le 23 août 2014, les assistants d’écoute préréglés d’une puissance maximale de vingt décibels répondant à la définition de dispositif médical

peuvent être vendus en officine.

 

Au-delà de vingt décibels, les assistants d’écoute ne peuvent être vendus en officine.

 

En revanche, si le produit est un simple amplificateur de sons et ne répond pas à la définition du dispositif médical, sa vente en officine est interdite.

 



[1] Arrêté publié au Journal Officiel du 22 août 2014, annexé à la présente circulaire.

[2] Liste fixée par l’arrêté du 15 février 2002 (arrêté modifié à plusieurs reprises) dont vous trouverez, ci-joint, une version consolidée.

[3] Définis par les articles L. 5211-1 et R. 5211-1 du code de la santé publique.

[4] Diplôme prévu aux articles L. 4361-1 et L. 4361-2 du code de la santé publique.

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