Publication du “Guide pratique de l’activité officinale”

Proposé par la section A de l’Ordre national des pharmaciens, représentant les titulaires d’officines, cet outil pratique permet aux pharmaciens de s’approprier l’encadrement juridique des activités officinales.

Ce guide a pour objectif d’accompagner les pharmaciens d’officine dans la mise en œuvre pratique des principales activités de l’officine en complément de la dispensation courante des médicaments et autres produits autorisés en pharmacie.

Il comporte les missions confiées aux pharmaciens d’officine par l’article L5125-1-1 A du code de la santé publique mais également les dispositions applicables à la télésanté, l’encadrement des activités spécialisées et le rôle environnemental du pharmacien d’officine.

Il s’agit d’un outil pratique permettant d’avoir facilement accès aux règles relatives à ces différentes activités. Il est constitué de fiches thématiques synthétisant l’encadrement juridique de chacune d’elles (ex : locaux, matériel, formation, populations cibles, etc.) mais également d’éléments complémentaires illustrant les principales requêtes dont la section A est destinataire ainsi que des liens utiles de référence.

Il précise par ailleurs, les activités pour lesquelles des mesures dérogatoires au droit commun en matière de lutte contre la Covid-19 sont toujours en vigueur.

Un outil évolutif conçu par et pour les pharmaciens d’officine

Ce guide a été élaboré par un groupe de travail constitué de conseillers ordinaux et de collaborateurs de la section A, au regard des questions fréquemment posées par les pharmaciens titulaires d’officine aux Conseils régionaux et au Conseil central de la section A de l’Ordre des pharmaciens.

Évolutif, il sera périodiquement mis à jour selon les besoins et les évolutions juridiques impactant l’exercice professionnel officinal.

Ce guide est complémentaire des outils mis à disposition sur les sites de la Démarche Qualité à Officine (DQO) et du Cespharm, comportant par ailleurs de nombreux documents permettant aux pharmaciens d’officine de déployer ces missions dans des conditions optimales.

Le bilan de prévention: une chance à saisir pour le patient comme pour le pharmacien.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les maladies chroniques représentent la première cause de mortalité mondiale. En Europe, elles concourent à près de 86 % des décès.

De plus, en 2030, 1 Français sur 3 aura plus de 60 ans et les plus de 65 ans seront plus nombreux que les moins de 15 ans. Cette augmentation de la part des personnes âgées ne sera pas sans conséquences sur les problématiques de santé et sur les occurrences des maladies, notamment des maladies chroniques, et des handicaps. Or une partie importante des maladies chroniques est liée à des facteurs de risque évitables ou modifiables. La prévention est donc essentielle.

Mon bilan prévention a pour ambition de favoriser le repérage de ces facteurs de risque, d’inciter les patients à devenir acteurs de leur santé, en adaptant leur comportement en conséquence.

En tant que professionnel de santé, la relation privilégiée que vous entretenez avec vos patients vous confère un rôle primordial pour les inciter à réaliser leurs bilans de prévention.

Quels professionnels de santé peuvent effectuer les bilans de prévention ?

Les bilans de prévention peuvent être réalisés par différents professionnels de santé effecteurs :

  • les médecins ;
  • les infirmiers ;
  • les pharmaciens ;
  • les sages-femmes.

Pour réaliser ces bilans, les pharmaciens doivent disposer d’un espace de confidentialité. 

Pour faciliter l’appropriation de ce nouveau dispositif, différents outils sont mis à disposition et téléchargeables en bas, dans la section Documents utiles :

  • un livret d’accompagnement précisant les contenus des bilans de prévention, ainsi que des précisions sur les champs thématiques couverts par le bilan ;
  • des fiches thématiques ;
  • des autoquestionnaires par tranche d’âge à destination des patients ;
  • des fiches d’aide au repérage des risques par tranches d’âge et un plan personnalisé de prévention (PPP) à compléter avec la personne lors du bilan de prévention ;
  • le replay du webinaire de présentation du dispositif diffusé le 12 octobre 2023.

Aucune formation complémentaire n’est obligatoire afin de pouvoir réaliser ces bilans en tant qu’effecteur.
Différents modules de formation et de remise à niveau des connaissances dans le domaine de la prévention, des techniques de l’entretien motivationnel et d’interventions brèves sont disponibles en ligne sur la plateforme formation.bilan-prevention.ehesp.fr.

Aucun enregistrement requis pour réaliser des bilans de prévention. Mais le professionnel de santé qui le souhaite peut s’enregistrer via santé.fr :

  • en se connectant avec sa carte CPS ou e-CPS sur le site sante.fr/professionnel/connexion ;
  • puis en choisissant « Bilan prévention » et en renseignant les informations nécessaires.

Il apparaîtra alors dans l’annuaire des professionnels de santé réalisant des bilans de prévention mis en ligne sur le site sante.fr/annuaire-mon-bilan-prevention.

Tous les renseignements sur la mise en place du bilan de prévention dans votre officine en cliquant ici.

Les questionnaires « Bilans de Prévention »

Pour vous aider, n’hésitez pas à télécharger et imprimer les questionnaires pdf « Bilans de prévention »:

« Mon test prévention cancers » : réduire son exposition aux facteurs de risque évitables

L’Institut national du cancer (INCa) diffuse, jusqu’au 15 septembre, une campagne d’information sur la prévention des cancers. Son objectif ? Sensibiliser les Français à l’impact de leurs comportements sur leur santé et leur donner les bons repères. A cette occasion, il propose un nouvel outil ludique et interactif « Mon test prévention cancers » pour aider chacun à identifier les comportements qui l’exposent aux facteurs de risque évitables de cancer et lui donner les moyens d’agir pour les réduire.

Selon le Baromètre cancer 2021, près d’un tiers des Français (28,8 %) pensent que « l’on ne peut rien faire pour éviter un cancer ». Pourtant, chaque année, près de la moitié des nouveaux cas de cancers sont liés à des facteurs de risques évitables : consommation de tabac et d’alcool, alimentation déséquilibrée, sédentarité, exposition aux rayons UV…

Ainsi, sensibiliser la population et l’informer sur ce que chacun peut mettre en place, au quotidien, pour limiter son risque de développer un cancer demeure essentiel.

A cet effet, l’INCa lance une campagne digitale incitant à s’interroger sur ses propres comportements et habitudes de vie et rappelant les bons repères en faveur d’une santé préservée.

Il propose un nouvel outil interactif, « Mon test prévention cancers« , accessible sur le site de l’INCa depuis un PC ou un mobileCet outil propose à chaque internaute de répondre, après quelques points clés de son profil (sexe, âge, taille, poids), aux questions sur son hygiène de vie et ses comportements au quotidien, organisées autour des principaux facteurs de risque évitables de cancer. Le test explore également les antécédents personnels ou familiaux et propose un bilan personnalisé et des propositions d’actions ciblées.

Des outils pour communiquer

Pour vous aider à relayer cette campagne, le Cespharm met à votre disposition :

  • des affiches (accessibles en téléchargement et prochainement disponibles à la commande) et vidéos, visant à faire connaître ce test de prévention ;
  • la brochure « Agir pour sa santé contre les risques de cancer » destinée au public : elle détaille chacun des facteurs de risque évitables de cancers et propose des conseils pratiques pour adopter les gestes de prévention au quotidien.

« Mon test prévention cancers » sera également mis en avant dans la boucle vidéo « La minute santé publique » de septembre-octobre 2024.

Documents associés :

Liens utiles :

Source : actualité Cespharm du 29/08/2024

Thérapeutiques disponibles pour la campagne d’immunisation des nouveau-nés et nourrissons contre les infections à VRS

Par un DGS-Urgent qui complète celui diffusé le 3 juillet 2024, le ministère de la Santé rappelle l’ensemble des thérapeutiques disponibles pour la prochaine campagne de prévention visant à la protection des nourrissons et nouveau-nés contre le virus respiratoire syncytial (VRS). Les doses de nirsevimab (Beyfortus®) sont disponibles depuis cette semaine en officine.

1. Traitements préventifs disponibles : Synagis® et Beyfortus®

a. Palivizumab (Synagis®)

Indication :

Synagis® est un anticorps monoclonal indiqué pour prévenir les formes graves d’infections à VRS chez les prématurés et les nourrissons à haut risque.

Population éligible :

Elle comprend les enfants à risque élevé d’infection à VRS selon les critères suivants :

  • enfants nés à 35 semaines d’âge gestationnel ou moins et de moins de 6 mois au début de l’épidémie saisonnière à VRS ;
  • enfants de moins de 2 ans ayant nécessité un traitement pour dysplasie bronchopulmonaire au cours des 6 derniers mois ;
  • enfants de moins de 2 ans atteints d’une cardiopathie congénitale avec retentissement hémodynamique.

Disponibilité :

Le médicament est disponible dans les établissements de santé publics et privés (inscrit sur la liste des spécialités agréées aux collectivités).

b. Nirsevimab (Beyfortus®)

Indication :

Beyfortus® est un anticorps monoclonal, qui dispose d’une AMM européenne depuis octobre 2022, indiqué dans la prévention des infections des voies respiratoires inférieures causées par le VRS chez tous les nouveau-nés et les nourrissons pendant leur première saison de circulation du VRS.

Population éligible :

Au regard de l’analyse épidémiologique de Santé publique France, la population éligible à une immunisation par le Beyfortus® au cours de la saison 2024-2025 comprend :

  • tous les nourrissons nés à partir du 1er janvier 2024 pour la métropole, la Guyane, la Martinique, Saint Martin et Saint Barthélémy ;
  • à partir du 1er février 2024 pour la Réunion et la Guadeloupe ;
  • et à partir du 15 mars 2024 pour Mayotte.

Disponibilité :

Beyfortus® sera disponible dans les officines en ville à compter de la semaine 35 pour la métropole, la Réunion, la Guadeloupe, la Martinique, Saint Martin et Saint-Barthélemy ; à partir de la semaine 33 pour la Guyane et de la semaine 45 pour Mayotte. Il fera l’objet d’une distribution par les grossistes-répartiteurs via le circuit classique du médicament et sa prise en charge s’effectuera dans les conditions de droit commun prévues par arrêté publié au Journal Officiel le 30 avril dernier.

Une immunisation par le médicament Beyfortus® pourra également être proposée à tous les nouveau-nés dans les établissements de santé à partir du 15 septembre 2024.

2. Un nouveau vaccin disponible : Abrysvo®

Indication :

Abrysvo® est un vaccin qui a obtenu une AMM européenne en août 2023 dans l’indication de la protection passive contre la maladie des voies respiratoires inférieures causée par le VRS chez les nourrissons de la naissance jusqu’à l’âge de 6 mois à la suite de l’immunisation active de la mère pendant la grossesse.

Population éligible :

La population cible du vaccin Abrysvo® correspond à l’ensemble des femmes enceintes éligibles à la vaccination et d’âge gestationnel compris entre 32 et 36 semaines d’aménorrhées entre le mois de septembre et de janvier (Recommandations HAS du 6 juin 2024).

Disponibilité :

Abrysvo® bénéficie d’une inscription au remboursement sur la liste des spécialités agréées aux collectivités (arrêté du 13 août 2024) et sur la liste ville (arrêté du 13 août 2024) depuis le 15 août 2024. Il sera disponible dans les établissements de santé publics et privés, ainsi que dans les officines en ville courant septembre.

source: ordre.pharmaciens.fr

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