IMPORTANT: L’affaire Levothyrox®

La déclaration de la ministre de la santé du 26 septembre dernier, selon laquelle les médecins et pharmaciens « n’ont probablement pas suffisamment écouté le désarroi des malades » est intolérable. Adepte de la surprise, la ministre annonçait, il y a deux semaines, le retour à l’ancienne formule, qu’elle reconnaît pourtant comme étant instable, sans information préalable des professionnels de santé. Elle place aujourd’hui le pharmacien d’officine en première ligne face au désarroi grandissant des patients et, plus généralement, se défausse sur les professionnels de santé de la gestion de cette crise. Elle laisse les pharmaciens en grande difficulté notamment en raison de l’arrivée de l’EUTHYROX® en stock restreint, pour une durée très limitée. Le pharmacien devra pourtant et comme toujours s’en arranger au comptoir. 

Le lendemain, 27 septembre 2017, l’ANSM annonçait, par voie de communiqué de presse et avant toute information à l’ensemble des professionnels de santé, la mise à disposition de nouveaux médicaments en pharmacie à base de lévothyroxine, actuellement commercialisés en Europe. 

Compte-tenu de la gravité de la situation et de son incidence pour les pharmaciens d’officine, la présente circulaire vous est directement adressée.

Vous y trouverez les éléments actuellement portés à notre connaissance sur les alternatives thérapeutiques au Levothyrox®.

Confraternellement,

Philippe GAERTNER

Président

__________________________________________

Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France

13, rue Ballu 75009 Paris

Tél. 01 44 53 19 25 – Fax 01 44 53 21 75 – www.fspf.fr


CIRCULAIRE FSPF

Le 26 septembre dernier, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) a réuni les représentants des professionnels de santé (médecins et pharmaciens), afin de les informer sur les décisions prises à la suite des difficultés liées au changement de formule du Levothyrox® et de mettre en place une stratégie commune d’information et de communication, notamment auprès des professionnels de santé.

Le lendemain, 27 septembre 2017, l’ANSM a annoncé, par voie de communiqué de presse et avant toute information à l’ensemble des professionnels de santé, la mise à disposition de nouveaux médicaments en pharmacie à base de lévothyroxine, actuellement commercialisés en Europe.

L’ANSM explique que dès la mi-octobre, les professionnels de santé et les patients disposeront de quatre médicaments[1] :

  • Levothyrox® comprimé (nouvelle formule) ;
  • L-Thyroxine Serb® solution buvable en gouttes ;
  • L-Thyroxin Henning® comprimé ;
  • et, temporairement, Euthyrox® comprimé (médicament équivalent à l’ancienne formule de Levothyrox).

Elle a par ailleurs précisé, à l’occasion de la réunion du 26 septembre dernier, que des documents complémentaires, destinés notamment aux professionnels de santé, seraient prochainement diffusés, après consultation des représentants des professionnels de santé.

Dans cette attente, nous vous invitons à prendre connaissance des éléments ci-après :

  1. la grande majorité des patients traités par Levothyrox® nouvelle formule ne présente pas d’effets indésirables ou des effets indésirables transitoires. Ainsi, les patients qui ne rencontrent pas de problème avec la nouvelle formule du Levothyrox®, ou qui sont stabilisés avec celle-ci, ne doivent pas changer de traitement. Le Levothyrox® nouvelle formule est donc le traitement à privilégier. 
  1. en cas d’effets secondaires :
  • si l’équilibre thyroïdien du patient est atteint ou en voie de stabilisation, le traitement ne doit pas être modifié.
  • si le prescripteur considère qu’il convient de changer de traitement, trois options sont proposées : 
  • L-Thyroxin Henning® comprimé sécable  du laboratoire Sanofi : ce princeps, commercialisé en Allemagne, sera disponible en pharmacie dès la mi-octobre en boîtes de 100 comprimés importées d’Allemagne. Les notices traduites en français seront remises aux patients par les pharmaciens. Par la suite, une demande d’autorisation de mise sur le marché du laboratoire permettra une commercialisation durable ; l’ANSM a indiqué aux représentants des professionnels de santé qu’il s’agissait d’une solution pérenne ;

 

  • L-Thyroxine Serb®, solution buvable en gouttes, du laboratoire Serb : sa production est limitée et son utilisation doit être réservée prioritairement aux enfants de moins de 8 ans, aux personnes qui présentent des troubles de la déglutition et aux patients ayant déjà eu une prescription de cette spécialité avant le 31 août 2017 ;

 

  • Euthyrox® comprimé sécable du laboratoire Merck, équivalent du Levothyrox ancienne formule : cette spécialité sera temporairement disponible dès le 2 octobre à hauteur de 90 000 traitements[2] en boîtes de 100 comprimés. Il s’agit d’une solution temporaire et de dernier recours, en nombre limité, pour les patients qui rencontrent des effets indésirables intolérables et durables avec les autres spécialités. Il ne pourra être délivré que sur présentation d’une prescription explicite, c’est-à-dire mentionnant la spécialité Euthyrox®, postérieure au 29 septembre 2017. 

Le médicament sera également accompagné d’une notice traduite en français remise par le pharmacien. Nous vous invitons à faire preuve de la plus grande vigilance sur le respect de ces conditions.

Dans tous les cas :

·         les patients ne doivent jamais arrêter ou modifier leur traitement sans avis médical ;

·         la substitution est impossible ;

·         si un patient se présente à l’officine en se plaignant d’effets secondaires, il est indispensable de l’inviter à consulter son médecin.

Pour aller plus loin :

[1] Pour accéder à la liste les médicaments à base de lévothyroxine disponibles actuellement et à partir d’octobre 2017 et connaître les excipients qu’ils contiennent : http://ansm.sante.fr/S-informer/Presse-Communiques-Points-presse/Les-patients-disposeront-de-nouveaux-medicaments-a-base-de-levothyroxine-en-pharmacie-a-partir-d-octobre-2017-Communique.

[2] Soit environ 200 000 unités de conditionnement.

Plaintes téléphoniques

Nous avons reçu des plaintes téléphoniques sur deux problèmes.

  1. Une pharmacie sur Gardanne qui n’est pas de garde ouvrirait le dimanche matin. C’est illégalUn pharmacien qui ouvre son officine pendant un service de garde ou d’urgence, alors qu’il n’est pas lui-même de service, doit la tenir ouverte durant tout le service considéré. (Extrait de l’article L5125-22 du Code de la Santé Publique) 
  2. Quatre pharmacies sur Arles n’ont pas affiché les gardes ou le numéro 3237 sur leurs vitrines durant le week end dernier. C’est illégal et porte préjudice à la Santé Publique et à l’image de notre profession.

Le pharmacien d’officine porte à la connaissance du public soit les noms et adresses de ses proches confrères en mesure de procurer aux malades les médicaments et secours dont ils pourraient avoir besoin, soit ceux des autorités publiques habilitées à communiquer ces renseignements. (extrait de l’article R4235-49 du CSP)

Nous vous rappelons que, si le système de garde se fait sans filtrage par le commissariat de police, il est préférable d’afficher la pharmacie de garde sur votre vitrine, et, au pire, afficher le 3237.

NDLR: nos newsletters sont aussi lues par notre Président du Conseil de l’Ordre Régional (M.Stéphane Pichon) et par le responsable des officines à l’ARS PACA (M.Laurent Peillard).

Les plaintes téléphoniques sont prises en compte par votre syndicat UNIQUEMENT si elles sont jointes à une plainte écrite (email ou courrier)

P.L

 

 

 

Pétition FSPF pour le soutien à des confrères attaqués au Pénal:

Il y a une sorte d’acharnement sur les pharmaciens de la part des services vétérinaires. C’est aussi une guerre économique!

Le CNOP (CONSEIL NATIONAL DE L ORDRE PHARMACIENS) s’est porté partie civile contre des pharmaciens poursuivis au pénal au TC de Clermont-Ferrand par les services vétérinaires pour délivrance d’ordonnances de complaisance.

Comme par hasard, deux de ses pharmaciens ont des responsabilités syndicales au syndicat de la pharmacie vétérinaire, un est FSPF et l’autre USPO.

Dans notre département aussi, il y a un acharnement contre des confrères qui avaient subi la pression d’éleveurs.

La FSPF a mis en place une pétition que nous vous demandons de remplir et de renvoyer par fax à la FSPF.

La FSPF et notre syndicat du 13 (affilié FSPF) demandent à ce que le CNOP retire son action civile.

Dans le même temps, la FSPF souhaiterait ouvrir un Grenelle de la pharmacie vétérinaire.

En effet, il est plus simple de délivrer une contraception à une femme qu’à un animal de compagnie!

P.L


Des pharmaciens d’officine sont actuellement mis en cause devant le Tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand pour de prétendus manquements à la réglementation relative à la délivrance de médicaments vétérinaires, une audience se tenant les 14 et 15 septembre prochain.

Alors même que les chambres de discipline de l’ordre national des pharmaciens n’ont infligé, à ce jour, aucune sanction à l’encontre des prévenus et que le Conseil national de l’ordre des pharmaciens (CNOP) a reconnu, dans un récent courrier de sa présidente, que les dispositions régissant la délivrance, par les pharmaciens, de médicaments vétérinaires posaient des difficultés d’application, le CNOP s’est délibérément constitué partie civile dans cette affaire.

Par excès de zèle, l’institution ordinale condamne, à terme, toute possibilité de délivrance des médicaments vétérinaires par les pharmaciens d’officine. Ne nous faisons pas d’illusions : au-delà de cette affaire, c’est le devenir de la pharmacie vétérinaire qui est en jeu !

Si, comme la FSPF, vous considérez que la pharmacie vétérinaire mérite d’être défendue, demandez :

  • au CNOP qu’il se désiste de son action civile devant le Tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand ;
  • aux ministres de la santé et de l’agriculture qu’ils ouvrent un Grenelle de la pharmacie vétérinaire afin de repositionner le pharmacien d’officine dans la dispensation des médicaments vétérinaires.

Pour ceux d’entre vous qui n’auraient pas reçu la pétition (téléchargeable ici) , vous pouvez nous l’adresser par fax au 01 44 53 21 75 ou par mail à fspf@fspf.fr.

 

Confraternellement,

Philippe GAERTNER

Président de la FSPF

Les contrôles de la DGCCRF continuent, s’amplifient et font l’objet de P.V.

ATTENTION Message d’une consoeur:

Bonjour, 

Notre chère contrôleuse est rentrée de vacances pour nous faire un coucou 

Elle se balade dans le 8ème arrdt.

A vos affiches réglementaires et affichage des HD sur le verso de vos ordos !! sans parler de vos bornes de prix à jour ! 

Bon courage je pense que nous on va se prendre une amende … 

 

Les agents de la DGCCRF contrôlent:

  • Le catalogue ou la borne de prix.
  • La cohérence entre prix produits affichés ou dans le logiciel expert et la borne
  • Contrôle du matériel médical avec étiquetage, y compris dans la réserve (même si c’est une cave)
  •  Contrôle de l’étiquetage apparent (parapharmacie sur les rayons)
  • les affichages obligatoires à la vue du public (de préférence près de la caisse).
  • Nouveau: VERIFICATION DE L’IMPRESSION DU TICKET VITAL SUR LA PRESCRIPTION avec présence des honoraires de dispensation.

Quelques liens utiles:

Les affichages obligatoires à la vue du public:

Affichage des prix: Produits non exposés à la vue du public.

INFORMATION DES CONSOMMATEURS Prix des médicaments et des dispositifs médicaux (complément MAJ 02.2019)

Les Pharmaciens du 13

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