Contrôles de l’Etat sur la qualité des masques vendus en cours dans le 13

Pour info, contrôle de la répression des fraudes :
Vérification de la norme européenne sur les masques chirurgicaux.
Vérification des certificats DGA et de la norme AFNOR sur les masques tissus.

Depuis vendredi 15 mai 2020, ils ont pour ordre de visiter tous les centres commerciaux, toutes les pharmacies et les bureaux de tabac.

Source confrère de la région d’Aubagne.

Lettre ouverte d’une Pharmacienne face à la crise sanitaire

 Au début de cette histoire nous avons compté, compté, compté des masques tels des shadocks…et fait des tas, des petits tas et encore des petits tas… Nous les avons distribués scrupuleusement aux soignants en respectant les consignes même si certaines étaient abjectes (oubli des préparateurs en Pharmacie). C’était plutôt bien cette première période….un objectif collectif, une cohésion renforcée entre professionnels de la santé. Nous nous sommes sentis « utiles », valorisés.

Bref une mission de service public – Absolument normal –Rien à redire !

Mais en même temps, nous avons diffusé un message à notre patientèle…devenu « un message d’état » Ce message : « Les masques sont pour les professionnels, vous n’en avez pas besoin », nous l’avons martelé et martelé par respect de l’autorité, par ignorance des choses tout simplement. Puis la gêne s’est installée, ce discours nous avons eu bien du mal à le relayer, droit dans les yeux de nos patients les plus fragiles. Et enfin, la honte s’est installée…

Malgré les communications rassurantes, bienveillantes de Mr Pichon (président Ordre phcien Paca) ou de Mme Ferren (FSPF Vaucluse), c’est bizarre mais cela ne passe pas. Pourquoi nous a-t-on fait faire cela ? Alors oui je souhaite qu’on demande des comptes mais pour autant je n’ai fait qu’un bond en lisant les dernières informations professionnelles : « Indemnisation pour la distribution des masques issus du stock État ». Alors OUI il va falloir mettre en place un système de prestation compensatoire, face à l’ampleur des bénéficiaires de cette distribution d’état.

Mais on parle de la suite de la crise. Oui nous avons besoin de nos instances professionnelles pour nous faciliter la tâche et nous accompagner (un Gomask pour tous les professionnels et des consignes claires pour la facturation de la distribution aux soignants) Il ne faudrait pas oublier que notre métier est de s’occuper de notre patientèle, de gérer notre entreprise et notre équipe et pas seulement une distribution chronophage de masques… Mais NON à l’aumône (sur le plan moral) qui nous est versée pour la période écoulée.

Qu’est-ce que cela implique ? Notre acceptation ? Notre soumission ? Quid de nos valeurs morales, éthiques bafouées ? Ferons-nous l’économie de demander de « vrais » comptes aux pouvoirs publics ? Fermons-nous la porte à tout débat futur de retour d’expérience ?

A mes yeux nous allons nous fourvoyer en acceptant la rémunération de trop. Nous avons été au cœur même de ce scandale d’état. Nous devons être respectés et reconnus pour notre investissement dans cette crise ou celles à venir….

Dr Llacer Eléonore

Pharmacienne à Saint Didier (84)

Diffusion de la fiche « travail en pharmacie » et du plan de déconfinement du ministère du Travail

Le ministère du Travail a publié, le 3 mai, le protocole national de déconfinement pour aider et accompagner les entreprises, quelles que soient leur taille, leur activité et leur situation géographique, à reprendre leur activité tout en assurant la protection de la santé de leurs salariés grâce à des règles universelles.

Ce protocole, dont vous trouverez, ci-joint, copie, précise la doctrine générale de protection collective que les employeurs du secteur privé doivent mettre en place.

En complément de ce protocole, le ministère du Travail, dans le cadre d’un groupe de travail piloté par l’INTEFP (Institut National du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle), a rédigé des fiches conseils, secteur d’activité par secteur d’activité, pour aider les salariés et les employeurs dans la mise en œuvre des mesures de protection contre le COVID-19 sur les lieux de travail et assurer la continuité de l’activité économique.

Ces fiches sont destinées aussi bien à l’employeur, qui est responsable de la santé et de la sécurité de ses collaborateurs, qu’à ses salariés, pour se protéger des risques de contamination au COVID-19.

Vous trouverez, ci-joint, la fiche conseil « travail en pharmacie » éditée par le ministère du Travail.

Bien qu’ayant été consultés en amont de la publication de cette fiche, par l’intermédiaire de l’UNAPL, nous regrettons que nos observations n’aient pas été prises en compte, la fiche publiée par le ministère du Travail comportant un certain nombre de recommandations dont la mise en œuvre s’avère difficile voire impossible en pratique dans la majorité des officines.

Malgré tout, ces recommandations doivent être autant que possible respectées, afin d’éviter qu’un patient ou un salarié ne puisse s’appuyer sur leur non-respect pour engager la responsabilité du pharmacien titulaire.

Dernière minute :

Un décret[1] publié le 12 mai au Journal Officiel précise que les établissements recevant du public, dont les pharmacies d’officine, doivent mettre en œuvre les mesures de nature à ralentir la propagation du covid-19 (gestes barrières, distanciation sociale d’au moins un mètre entre deux personnes…).

A cet effet, ce décret autorise les pharmaciens titulaires à limiter le nombre de patients présents simultanément dans l’officine et à en subordonner l’accès au port d’un masque de protection (chirurgical ou grand public) conforme à la réglementation. Précisons qu’il s’agit d’une possibilité et non d’une obligation.

Compte tenu de la nature particulière de l’activité officinale et des obligations déontologiques auxquelles les pharmaciens d’officine sont soumis, nous conseillons vivement aux adhérents qui souhaiteraient imposer le port du masque dans leur officine de fournir gratuitement un masque aux patients qui se présenteraient à l’officine sans cet équipement.


[1] Décret n° 2020-548 du 11 mai 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire (Journal Officiel du 12 mai 2020).

Déconfinement : stratégie d’identification, de test et d’isolement

Mesdames, Messieurs

La période du déconfinement appelle la mobilisation de tous pour lutter contre l’épidémie.

La stratégie est d’identifier, de tester puis d’isoler les personnes testées positives au SARS-CoV-2 afin de casser le plus rapidement possible les chaines de transmission.

Les médecins sont en première ligne pour identifier les malades, même ceux ayant une forme paucisymptomatique, prescrire les tests virologiques et débuter l’enquête épidémiologique pour tracer les contacts à risque en lien avec l’Assurance Maladie.

La liste de tous les laboratoires et lieux de dépistage est disponible par géolocalisation sur https://sante.fr/

Il est primordial que tous les professionnels de santé puissent partager ces enjeux avec leurs patients qui sont des acteurs essentiels de leur santé et de la réussite de cette nouvelle étape.

En parallèle, les conseils de précaution que vous donnez à vos patients les plus à risque de complications graves et à leur entourage pour éviter les contaminations sont essentiels pour les accompagner et les protéger.

Vous trouverez sur le site https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/coronavirus/professionnels-de-sante/ la fiche à remettre aux patients que vous allez tester.

Vous trouverez également une fiche destinée aux personnes contacts et une fiche destinée à vos patients habituels et à risque pour leur expliquer comment limiter la transmission du virus en adoptant la bonne conduite à tenir.

Vous trouverez également sur le site ameli : https://www.ameli.fr/medecin/actualites/les-medecins-au-coeur-du-circuit-de-contact-tracing-des-patients-covid-19 une fiche récapitulant la doctrine et les consignes pour la mise en place du Contact tracing lors de vos consultations ainsi que les fiches patients : https://www.ameli.fr/sites/default/files/Documents/684625/document/fiches_patients_-_sante_publique_france.zip

Pour informer vos patients, vous trouverez ci-dessous :

• La fiche : Quelles conduites adopter pour limiter la transmission du virus

https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/fiche_grand_public.pdf

• La fiche : Quelles conduites adopter et quel sera mon parcours dès que j’ai les signes du COVID-19.

https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/fiche_test_positif.pdf

• La fiche : Quelles conduites adopter et quel sera mon parcours si j’ai été en contact avec un cas COVID-19

https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/affiche_gestes_barriere.pdf

• L’infographie simplifiée sur le parcours : j’ai des symptômes du COVID-19.

https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/a4-covid19-symptomes.pdf

• L’infographie simplifiée si : mon test COVID-19 est positif

https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/a4-covid19-test_positif.pdf

• L’infographie simplifiée si : je suis une personne contact d’un cas COVID-19

https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/a4-covid19-personne_contact.pdf

Pour vos locaux et salles d’attente, vous trouverez ci-dessous :

• L’affiche : Comment bien porter un masque

https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/affiche_masque_mode_d_emploi.pdf

• L’affiche : Comment vous protéger et protéger votre entourage

https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/gestes_barrieres_premiere_etape_falc.pdf

• L’affiche : Quels sont les gestes « barrière » et comment les pratiquer

https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/affiche_gestes_barriere.pdf

Inscrivez-vous à la lettre d’information
Les messages « dgs-urgent » sont émis depuis une boîte à lettres ‘DGS-URGENT@dgs-urgent.sante.gouv.fr‘.
Pour vérifier qu’ils ont bien été émis par une personne autorisée du ministère de la santé, consultez la liste des messages, disponible sur le site Internet du ministère.
Pour y accéder, https://dgs-urgent.sante.gouv.fr/

Source : DGS / Mission de l’information et de la communication / Sous-direction Veille et sécrutité sanitaire (VSS)

LOI DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 Renforcement du plan d’urgence économique et des mesures de soutien aux entreprises

La loi n° 2020-473 du 25 avril 2020 de finances rectificative pour 2020[1] a été publiée le 26 avril au Journal officiel. Faisant suite à la première loi de finances rectificative du 23 mars 2020 et à la série d’ordonnances issues de la loi d’urgence pour faire face à l’épidémie de covid-19[2], elle précise et renforce plusieurs dispositifs de soutien aux entreprises et à l’activité économique dans le contexte de crise sanitaire.

I – Mesures fiscales concernant l’entreprise officine

  • Neutralité fiscale des aides versées par le fonds de solidarité (art. 1)

Les aides versées par le fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences de l’épidémie de covid-19 sont exonérées d’impôt sur les sociétés, d’impôt sur le revenu et de toutes les contributions et cotisations sociales d’origine légale ou conventionnelle.

Cette neutralité fiscale n’est pas, en l’état actuel des dispositions de la loi de finances rectificative, applicable aux aides versées aux professionnels de santé en application de l’ordonnance n° 2020-505 du 2 mai 2020. La FSPF a donc saisi le ministère de l’économie et des finances pour obtenir, lors d’une prochaine loi de finances rectificative, la neutralité fiscale de ces aides sur le même modèle.

  • Neutralité fiscale des abandons de loyers consentis aux entreprises (art. 3)

Les entreprises qui bénéficient d’un abandon de loyer de la part de leur bailleur n’auront pas à justifier d’un intérêt à ce titre. Les abandons de loyers ne constitueront donc pas des revenus imposables et seront fiscalement neutres. Pour rappel, un tel abandon de loyer peut être accordé par tout bailleur, mais seules les entreprises éligibles au fonds de solidarité peuvent bénéficier des protections offertes dans le contexte de la crise sanitaire en cas de retard ou de défaut de paiement des loyers (absence de pénalités financières, d’intérêts ou d’activation de clauses de garanties[3]).

  • Relèvement du plafond de défiscalisation des heures supplémentaires et complémentaires (art. 4)

Les rémunérations versées en contrepartie des heures supplémentaires et complémentaires réalisées entre le 16 mars 2020 et le dernier jour de l’état d’urgence sanitaire sont exonérées d’impôt sur le revenu dans une limite annuelle de 7 500 €. Cette limite reste fixée à 5 000 € pour les heures supplémentaires et complémentaires réalisées hors de la période d’état d’urgence sanitaire.

  • Abaissement du taux de TVA applicable à plusieurs produits vendus en officines (art. 5 et 6)

Le taux de TVA applicable, d’une part, aux masques et tenues de protection (art. 5) à compter du 1er mars 2020, et, d’autre part, aux produits destinés à l’hygiène corporelle (art. 6), incluant les gels et solutions hydroalcooliques, à compter du 24 mars 2020, adaptés à la lutte contre l’épidémie est abaissé à 5,5 % jusqu’au 1er janvier 2022.

La liste et les caractéristiques techniques de ces produits assujettis à un taux de TVA réduit ont été fixées par un arrêté publié au Journal officiel du 8 mai 2020. Une information spécifique vous sera adressée prochainement.  

II – Précision du dispositif d’activité partielle (art. 20)

De nouveaux critères d’éligibilité au dispositif de chômage partiel sont définis, afin d’inclure des salariés absents devant jusqu’alors être placés en arrêt de travail[4]. Ces nouveaux critères sont applicables depuis ce 1er mai 2020 quelle que soit la date de début de l’arrêt de travail[5].

Pourront ainsi bénéficier du chômage partiel les salariés particulièrement vulnérables, les salariés partageant le même domicile qu’une personne particulièrement vulnérable et les salariés parents d’un enfant de moins de seize ans ou d’une personne en situation de handicap faisant l’objet d’une mesure d’isolement ou de maintien à domicile.

Les modalités d’application ont été précisées par voie règlementaire[6].

Des informations spécifiques quant aux textes d’application de ces dispositions ne manqueront pas de vous être communiquées en tant que de besoin.

Confraternellement,

Philippe BESSET

Président


[1] Loi n° 2020-473 du 25 avril 2020 de finances rectificative pour 2020

[2] Cf. notre circulaire n° 2020-30

[3] Article 4 de l’ordonnance n° 2020-316 du 25 mars 2020

[4] Cf. nos circulaires n° 2020-31 et 2020-35 relatives au dispositif de chômage partiel

[5] Cf. notre circulaire n° 2020-41

[6] Décrets n° 2020-520 et n° 2020-521 du 5 mai 2020

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