Editorial de Philippe LANCE: Nos syndicats nationaux, force de propositions?

Philippe Lance, Président.

Si vous suivez un petit peu l’actualité de notre pays, vous avez très bien compris que la France va encore plus mal depuis le « passage de témoin » de Chirac à Sarkozy, le relais suivant entre Sarkozy et Hollande était pire et celui de Hollande à « Jupiter » Macron est catastrophique.  Les 8 milliards cachés de déficit des finances publiques, le « cadeau conventionnel » fait aux médecins de ville sur le budget sociale pouvaient laisser présager que la partie économique de notre convention allait être impossible à négocier.

La profession demande très peu mais, téléguidée par Bercy, la CNAM ne veut pas donner grand chose alors que se profile le LFSS 2018.

Nicolas REVEL, directeur de l’UNCAM et de la CNAM-TS, n’est qu’un pantin dont les fils aboutissent dans les doigts de Bruno LE MAIRE et des hauts fonctionnaires qui le guident.

L’équation est simple: Sur ordre du Ministère de l’Economie, la CNAM-TS n’a que très peu de budget à nous consacrer et, pourtant, notre profession a besoin d’argent pour conserver nos 123.000 emplois de proximité (source DADS 2008), faire face aux investissements indispensables et nous rémunérer pour les heures passées au service de la population. Les recettes de la CNAM proviennent essentiellement des entreprises françaises et un peu des travailleurs.

La Pharmacie a un besoin crucial d’une revalorisation après dix années d’effritement économique. Il est temps de proposer autre chose et d’admettre que la France ne doit pas rester dans cette hypocrisie d’une couverture médicale exemplaire alors qu’elle n’est exemplaire que par le creusement des déficits et que le pays n’a pas les moyens de la financer.

L’effet structure des dépenses médicales (vieillissement de la population, nouveaux médicaments plus coûteux) devrait nous profiter un peu et c’est le contraire qui se produit!!!

La seule solution pour sortir de ce marasme pharmaceutique serait de mettre en place les honoraires dont la plus grande partie serait pris en charge par la Sécurité Sociale mais dont une partie moins importante serait à la charge des assurés sociaux afin que la rémunération de nos entreprises soit déconnectée du déficit abyssal et éternel de la « Sécu » française. Cela permettrait de soulager le déficit de la CNAM et, sachant que les organismes complémentaires prennent souvent en charge le médicament non remboursable avec un forfait annuel et quelquefois meme les « objets connectés de santé » ou que ces organismes remboursent certains soins à 300% du tarif de la sécurité sociale, rien n’empêche de penser que ces dépenses accessoires ne seraient pas réorientées vers « notre » honoraire.

Cet honoraire sans pris en charge pourrait être consacré à la prévention, à des conseils d’hygiène systématiques lors des délivrances. Pour la facilitation de cet acte non remboursé, il suffirait de mettre en place une procédure simplifiée facile à exécuter sur nos logiciels métier.

Je ne parle pas de prospective mais d’urgence. Nos représentants nationaux deviendraient force de propositions. Il reste à convaincre nos instances professionnelles nationales (CNOP, FSPF et USPO) et cela est peut être la partie la plus difficile.

Philippe LANCE

Président

Convention Nationale Pharmaceutique Pour la FSPF, impossible en l’état !

Philippe Gaertner, Président de la FSPF

En décembre dernier, la FSPF a mis sur la table les revendications qu’elle souhaitait porter au cours des négociations conventionnelles avec l’Assurance maladie. Elle a rappelé, à de nombreuses reprises, la nécessité d’un investissement fort de l’Assurance maladie, et à travers elle, de l’Etat, dans la pharmacie d’officine. Après des années de détérioration économique, cet investissement est vital pour l’entreprise officinale et ses 120 000 salariés, pour faire face à la progression constante des charges, notamment celles de personnel. Il est le préalable indispensable à la poursuite du développement de la qualité de l’acte pharmaceutique.

En dépit de 10 séances de négociations et de multiples réunions techniques, les conditions économiques ne sont toujours pas réunies pour faire de cet accord une réussite.

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Spécialités remboursables – Déremboursement et arrêt de commercialisation

Les médicaments antihypertenseurs contenant de l’aliskiren, RASILEZ® et RASILEZ HCT®, ne seront plus remboursables aux assurés sociaux à compter du 7 octobre prochain. Compte tenu de cette décision des pouvoirs publics, les laboratoires commercialisant ce produit ont décidé d’arrêter sa commercialisation.

En cas de radiations, aucune période de compensation n’est prévue. De plus, compte tenu de la décision des laboratoires Novartis et du laboratoire Noden d’arrêter la commercialisation des spécialités RASILEZ® et RASILEZ HCT®, nous vous conseillons d’avertir vos patients traités par ces spécialités de consulter leur médecin afin d’envisager un changement de traitement.

 

CAARUD: Détention et délivrance de médicaments

 

Les personnes intervenant dans les CAARUD sont désormais habilitées à délivrer, sous certaines conditions, deux types de médicaments correspondant strictement à leurs missions de réduction des risques et des dommages pour les usagers de drogue : l’eau pour préparations injectables et les médicaments à base de naloxone indiqués dans le traitement d’urgence des surdosages aux opioïdes. Cette délivrance en dehors du circuit officinal se justifie par l’urgence des situations sanitaires auxquelles ces centres peuvent être confrontés.

Dans ce cadre, les CAARUD peuvent signer des conventions relatives à l’approvisionnement de ces médicaments avec les pharmaciens d’officine. En l’absence de convention type établie par les autorités compétentes, nous conseillons à chaque pharmacien d’officine signataire d’une telle convention de convenir, avec le CAARUD, d’une rémunération en contrepartie des services rendus et préalablement définis.

 

Les Pharmaciens du 13

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