La lutte contre le fraude dans les CPAM: La mise en place de nouveaux outils dans les caisses primaires

La lutte contre la fraude est devenue une priorité nationale, et donc concerne la Sécurité Sociale (le décret n° 2006-1296 du 23 octobre 2006 a créé un Comité national de lutte contre la fraude en matière de protection sociale). C’est aussi une priorité pour la branche assurance maladie, inscrite dans la COG pour 2006-2009 (article 1-6).

Cela s’est traduit par la mise en place d’outils : une commission des pénalités a ainsi été créée en 2004.

Par ailleurs, le gouvernement a voulu rendre le traitement de la fraude plus facile et rapide, notamment pour les fraudes d’un montant faible. Le décret 2009-982 du 20 août 2009 constitue un décret d’application des annonces du PLFSS.

Il donne des pouvoirs de sanction très importants au directeur de la CPAM : il peut infliger directement des sanctions financières, par exemple en cas d’usage de faux documents ou de fausses déclarations, que ce soit à l’égard de bénéficiaires, de professionnels de santé, d’employeurs, ou d’établissements bénéficiant des apports financiers des caisses (par exemple un établissement de santé ou un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). De telles sanctions relevaient auparavant de la justice pénale.

Le décret permet aussi à une caisse de mener une procédure au nom de plusieurs caisses alors que des délégations au cas par cas s’imposaient auparavant : une convention-type (fournie par l’UNCAM) lie alors les caisses. Cette convention doit être approuvée par le conseil de la CPAM. Dans ce cas, c’est la commission des pénalités de la caisse mandatée qui émet un avis sur la sanction.

Le décret prévoit des montants maximums pour les pénalités financières infligées.

Le problème de la fraude se pose de manière renouvelée

L’informatisation (Sésam-Vitale) a entraîné la disparition du contrôle humain par les agents qui saisissaient les informations papier auparavant. Ce contrôle informel a priori des incohérences a disparu : le contrôle actuel doit donc se faire a posteriori.

La lutte contre la fraude ne s’est pas forcément traduite par la mise en place d’un service spécifique au sein des CPAM mais elle a fait l’objet d’une mobilisation et, souvent, de l’embauche d’un personnel spécialisé sur cette question.

Surtout, cet objectif a obligé les CPAM à nouer des relations avec d’autres organismes afin de recouper les informations  : CAF, URSSAF, police, préfecture, parquet…sont souvent devenus des partenaires naturels.

Par ailleurs, toujours dans cet objectif de lutte contre la fraude, l’exploitation des systèmes informatiques est devenue plus sophistiquée : à travers des processus de « data mining« , les services repèrent les cas les plus fréquents de fraude afin d’identifier des situations donnant lieu à des présomptions de fraude et donc à un contrôle plus systématique.

Data mining:  Le Datamining (littéralement « forage de données ») a pour but de mettre en évidence des corrélations éventuelles dans un volume important de données afin de dégager des tendances.


La Commission des Pénalités:

La loi du 13 août 2004, intégrée à l’article L162-1-14 du Code de la Sécurité sociale, a donné au directeur d’une CPAM la possibilité de prononcer une pénalité financière à l’encontre d’un assuré, d’un employeur, d’un professionnel de santé ou d’un établissement de santé, s’il a occasionné un des manquements rentrant dans une liste fixée par décret.

Le directeur ne peut prononcer cette sanction qu’après avoir recueilli l’avis de la commission des pénalités installée au sein de sa caisse.

Notre syndicat y siégera le 20 janvier 2015. Le compte rendu des auditions, débats et votes de cette commission sont interdits par la réglementation.

Cet avis porte sur

  • la matérialité des faits reprochés,

  • leur gravité,

  • la responsabilité de la personne

  • et surtout sur la pénalité elle-même

En effet, la commission doit faire une proposition sur le montant souhaitable de la pénalité. L’ensemble de la procédure de pénalité est explicité dans la partie réglementaire du code de la Sécurité sociale.

Cette procédure des « pénalités » est innovante car elle attribue une sorte de « pouvoir de police », très nouveau au sein de la Sécurité sociale, au directeur de la caisse. Celui-ci n’est pas juridiquement «tenu » par l’avis de la commission des pénalités mais généralement, il le suit.

La décision du directeur de la CPAM est susceptible de recours en particulier devant le tribunal administratif ou bien dans certains cas (refus de CMU-C…) devant la commission départementale d’aide sociale.

Composition de la commission

Selon l’article R 147-3 du Code de la sécurité sociale, la commission des pénalités est composée :

– de 5 membres issus du conseil de la CPAM désignés pour la période de mandat du conseil

– de 5 membres représentant la catégorie (professionnels de santé, fournisseurs ou prestataires de services, les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, établissements de santé) d’usagers à l’encontre desquels une pénalité est envisagée. Ces membres sont désignés par les organisations représentatives

Le président de la commission est élu par ses membres.

La mise sous accord préalable

La principale sanction prévue par le Code de la Sécurité sociale contre le non-respect est la mise sous accord préalable d’un professionnel de santé.

Il s’agit alors d’imposer un avis du service du contrôle médical de la CPAM préalablement au remboursement d’actes, produits ou prestations précisés dans la loi, des frais de transport ou le versement des indemnités journalières.

Cette mise sous accord préalable doit suivre le respect d’une procédure et en particulier doit être précédée d’un avis de la commission des pénalités (sauf dans le cas où il s’agit d’une fraude avérée) et de l’audition du professionnel de santé concerné. Elle ne peut pas excéder une durée de six mois et ne se voit pas imposée en cas d’une urgence attestée par le médecin prescripteur.

13 – Délais de paiement CPAM des BDR.

Votre syndicat intervient régulièrement depuis 1 mois pour résoudre tous les problèmes engendrés par les contrôles sur les génériques décidés par la direction de la CPAM13 : génériques manquants ou inexistants ou supprimés.
Ces contrôles ne doivent pas ou peu induire de rallongement de délai de paiement. Or depuis mi novembre , nous constatons des irrégularités sur ces délais  qui semblent s’étaler de 4 à 10 jours.
La CPAM peut mettre en contrôle toutes les pharmacies de son département mais ne peut déroger à ses obligations conventionnelles de délai de paiement . 
En conséquence , j’ai besoin de preuves  de ces allongements de délais ( car ce n’est pas le cas de tout le monde).
Si c’est votre cas , allez sur AMELI mon compte et recherche de règlement , prenez les dates de règlements sécu du 15-11-2015 à aujourd’hui et pour chaque date relevez un numéro de facture pour noter la date de télétransmission . Envoyez au syndicat par fax ou mail le relevé Ameli avec les 2 dates .
Merci de vos retours rapides car je suis à Valmante mardi et mercredi .
Valérie de Lécluse

Controles « génératio »

Le Syndicat Général des Bouches du Rhône est en première ligne pour vous aider lors des contrôles sur le TPCG.

Le syndicat signale les ruptures de stock à al CPAM des Bouches du Rhône mais aussi toute incohérence sur les génériques  ce qui évite à chacun de devoir amener la preuve du grossiste que les produits sont manquants.

Les rejets peuvent être alors traités plus rapidement. Ceci est dû à un travail de longue haleine de votre syndicat qui a permis de faciliter nos échanges avec la Caisse.

Nous invitons tous les confrères qui ne l’ont pas encore fait à nous rejoindre pour pouvoir être aidé efficacement.

Controles CPAM « génératio »

generiques inefComme nous vous l’annoncions depuis 1 mois, les controles génériques ont commencé selon la méthode légale : pas de TP pour un princeps sans la mention NON SUBSTITUABLE manuscrite.
Votre syndicat, toujours vigilant et à votre écoute, a anticipé la discussion avec la CPAM 13 pour leur signaler toutes incohérence ou rupture de stock.
C’est ce que je viens de faire pour LORMETAZEPAM 2mg et 1mg Actavis qui est quasi en rupture de stock.

La direction de la CPAM vient de me confirmer que ces 2 molécules vont être sorties des contrôles à partir de demain , donc vous pourrez retraiter vos dossiers rejetés dans 2 jours.
Cette réaction de la part de la CPAM13 est largement facilitée par le fait que vous nous soutenez largement.

Elle ne pourra continuer que si vous votez nombreux et massivement pour notre liste FSPF aux URPS-PACA car le résultat de ce vote donnera le nombre de pharmaciens de notre syndicat qui siégera aux diverses commissions locales.

Pour toute représentativité, on est écouté que si on a la majorité…….

Valérie Ollier de Lécluse 

ATTENTION! LES CONTROLES « GENERATIO* COMMENCENT (CPAM13)

Les CPAMS départementales sont à la recherche d’un taux de substitution supérieur à 85% pour la fin d’année.

Jusqu’à fin décembre , la CPAM 13 a commencé les contrôles sur la délivrance des génériques ainsi que sur la mention NS sur toutes les pharmacies en dessous de 85%.

Nous sommes nombreux à être concerné (dont moi). Vous avez du commencé à recevoir des rejets pour motif  » NON APPLICATION TIERS PAYANT GENERIQUES.

La règle : toper le Non Substituable LEGAL ( les abus de topage sont aussi contrôlés), faites régler le princeps.

Mais aussi ET SURTOUT, signalez nous les abus , les ruptures de livraison…..
Bon courage à tous.
Valérie de Lécluse

N.B: Information aux prescripteurs –  Mention légale du non-substituable  « Pour des raisons tenant au patient, vous pouvez dans certains cas porter la mention « non substituable », de manière manuscrite et écrite en toutes lettres, sans abréviation, avant la dénomination de chaque spécialité concernée (art. L.5125-23 du code de la santé publique). L’abréviation « NS » n’est donc pas suffisante. »  source AMELI pour prescripteurs.

Les Pharmaciens du 13

GRATUIT
VOIR