A compter du 1er mars 2025, certaines mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire sont abrogées, suite à la publication au Journal Officiel de la République française du 22 février 2025 (texte n°5), de l’Arrêté du 13 février 2025 portant abrogation de diverses mesures de gestion de la crise sanitaire, et notamment la prise en charge par l’assurance maladie des tests antigéniques et des prélèvements associés.
Les rémunérations de la participation à la réalisation des tests de dépistage Covid, la rémunération des pharmaciens pour la supervision des autotests Covid et pour la délivrance de test antigéniques et autotests ;
La rémunération des vacations des professionnels de santé exerçant en centre de vaccination ;
La délivrance gratuite des tests rapides d’orientation diagnostique par les pharmacies aux médecins libéraux et aux professionnels de santé et rémunération du pharmacien ;
Les conditions particulières de dispensation Paxlovid (ordonnance de dispensation conditionnelle) ;
La distribution gratuite des masques aux bénéficiaires de la C2S et AME ;
Les mesures visant à assurer la continuité des soins des patients nécessitant une oxygénothérapie à court terme et les modalités dérogatoires de mise à disposition des oxymètres de pouls ;
A la publication de ce projet d’arrêté demeureront en vigueur :
La délivrance des masques chirurgicaux en pharmacie sur présentation de justificatifs (test positifs, prescription médicale, attestations URSSAF…) ;
La délivrance des masques FFP2 en pharmacie aux personnes immunodéprimés et personnes à risque de forme grave sur présentation d’une prescription médicale ;
Pour la campagne de vaccination contre la covid-19, l’approvisionnement en vaccins provenant du stock Etat et distribués par l’Agence nationale de santé publique et autorise les professionnels de santé pouvant les prescrire et les administrer ;
La rémunération dont bénéficient les pharmaciens qui approvisionnent en vaccins contre la covid-19 les établissements et groupements dont leur officine est référente et qui ne disposent pas de pharmacie à usage intérieur ou qui ne sont pas rattachés à un établissement de santé ;
La rémunération des pharmaciens qui assurent la délivrance de vaccins contre la covid-19 ainsi que des matériels d’injection aux professionnels de santé libéraux et des centres de santé habilités à facturer un acte d’injection du vaccin contre la covid-19.
La prise en charge des soins en lien avec le virus de la COVID 19 est dorénavant celle de droit commun.
S’agissant de la rémunération de l’acte d’injection d’un vaccin Covid, au 1er mars 2025 :
Le tarif applicable pour la rémunération de l’ensemble des injections de vaccins Covid sera celui s’appliquant à l’ensemble des vaccinations annuelles recommandées, à savoir 7,50 euros TTC;
L’acte d’injection sera désormais remboursé à 70% par l’AMO ;
Attention, à compter du 1er mars 2025 et de façon temporaire jusqu’au 31 mars 2025 le code prestation VGP doit être utilisé pour éviter tout rejet lié au délai de reparamétrage du code prestation INJ ;
A compter du 1er avril 2025, le code INJ devra de nouveau être utilisé
Publié au Journal officiel du 22 février 2025, un arrêté abroge plusieurs mesures exceptionnelles de gestion de la crise sanitaire liée au Covid-19 prises dans le cadre de l’état d’urgence, à compter du 1er mars 2025.
Les dispositions exceptionnelles concernées par cette abrogation sont les mesures relatives :
à la prise en charge de la réalisation des tests et des prélèvements;
à la délivrance du Paxlovid®;
à la dispensation de spécialités destinées à la réalisation d’une interruption volontaire de grossesse (IVG);
à la prise en charge de la location d’oxymètres de pouls à certains patients;
au contrôle des certificats de vaccination étrangers et à leur conversion en justificatif de statut vaccinal ;
à la réalisation des tests et prélèvements ainsi que des vaccinations en dehors de l’officine.
Par ailleurs, cet arrêté met fin à la rémunération spécifique pour la vaccination contre le covid-19.
Il en résulte qu’à partir du 1er mars 2025 :
les tests antigéniques rapides du covid-19 réalisés en officine ne seront plus remboursés par l’Assurance maladie, y compris en cas de prescription médicale ;
la tarification de la vaccination contre le covid-19 passera à 7,50 euros TTC en métropole et à 7,88 euros dans les départements et régions d’outre-mer (DROM).
Par ailleurs, de façon à vous accompagner dans l’application de ces mesures d’abrogation, nos foires aux questions (FAQ) et les autres tableaux dédiés aux autotests, aux tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) antigéniques et à la vaccination contre le covid-19 feront également l’objet d’une mise à jour. Des informations complémentaires vous seront prochainement communiquées à ce sujet.
La FSPF regrette que ces dispositions soient abrogées sans que les mesures de préventions nécessaires n’aient été transposées dans le droit commun. Au premier rang desquelles le dépistage des pathologies infectieuses hivernales afin de suivre l’épidémiologie, mettre en place la bonne stratégie thérapeutique et expliquer la conduite à tenir aux patients. C’est désormais le combat de la FSPF de convaincre les pouvoirs publics de la nécessité de cette politique de prévention.
Les médicaments opioïdes tels que le tramadol et la codéine nécessitent une attention collective accrue en raison des risques importants de dépendance, d’abus et de surdosage.
Pour rappel, sur décision de l’ANSM, deux nouvelles dispositions entreront en vigueur le 1er mars 2025 : la prescription sur ordonnance sécurisée et la limitation de la durée maximale de prescription des médicaments opioïdes.
A compter du 1er mars 2025, comment dispenser le tramadol et la codéine ?
Seule une ordonnance sécurisée pourra conduire à la dispensation de médicaments opioïdes. Celle-ci peut désormais se présenter soit :
Sous format papier sécurisé classique (papier répondant à la norme de l’Association Française de Normalisation (AFNOR) NF 280)
Sous la forme d’une ordonnance numérique (ordonnance imprimée comprenant un QR code unique).
Vérifiez sur l’ordonnance sécurisée si le dosage, la posologie et la durée du traitement sont inscrits en toutes lettres. Si l’ordonnance sécurisée ne comporte pas les mentions obligatoires, la délivrance ne sera pas possible.
Au-delà de la durée maximale de prescription des médicaments contenant de la codéine (12 semaines), une nouvelle ordonnance sécurisée sera requise pour poursuivre le traitement.
Pour sécuriser la dispensation, vous devrez impérativement utiliser un Logiciel de Gestion à l’Officine (LGO) qui permet de lire le QR code de l’ordonnance numérique.
A noter : Si vous n’êtes pas en mesure de lire le QR code de l’ordonnance numérique, vous devrez orienter le patient vers une pharmacie équipée.
Nous vous remercions de votre engagement à nos côtés dans la sécurisation de l’usage des antalgiques opioïdes et de votre vigilance face aux risques d’abus et de dépendance liés à ces médicaments.
Cordialement, Votre correspondant de l’Assurance Maladie
Nous souhaitons vous alerter sur l’augmentation des cas d’infections invasives à méningocoque (IIM) observée depuis le mois de novembre avec un niveau exceptionnellement élevé pour le mois de janvier 2025. Avec 90 cas survenus en janvier 2025 (données non consolidées), la saison 2024/25 se démarque par des niveaux d’incidence élevés, comparativement aux saisons passées.
En janvier 2025, les IIM du sérogroupe B étaient majoritaires (45% des cas), suivies des sérogroupes W (30%) et Y (25%). Depuis le mois de juillet 2024, 50 décès ont été déclarés soit une létalité de 13,7%. Les souches du sérogroupe W restent à l’origine de formes plus sévères, avec une létalité de 19,8% pour ce début de saison 2024/25.
Plusieurs études ont montré la relation temporelle entre les épidémies de grippe et les IIM, les infections grippales augmentant leur risque de survenue.
Ce DGS-Urgent appelle à votre vigilance sur le risque accru de survenue d’infections invasives à méningocoque dans le contexte épidémiologique actuel, et sur l’importance de la vaccination. Outre la prise en charge des IIM et la prophylaxie autour d’un cas, vous trouverez ci-dessous le rappel des recommandations vaccinales récentes.
1. Rappel des caractéristiques cliniques
Les IIM sont dominées par les méningites et les méningococcémies (bactériémies à méningocoque) aiguës, dont le purpura fulminans. Les signes de méningite bactérienne chez l’enfant et l’adulte associent classiquement un syndrome infectieux et un syndrome méningé (fièvre élevée, céphalées, vomissements, raideur de la nuque, photophobies, troubles de conscience, purpura, convulsions). Des formes cliniques non méningées sont aussi décrites comme les arthrites et les formes abdominales. Le tableau clinique peut être atypique chez le nourrisson et le petit enfant et les signes d’alerte peuvent varier en fonction de l’âge du patient. Toute suspicion clinique d’IIM nécessite une prise en charge médicale urgente avec appel systématique du SAMU-Centre 15. La rapidité de prise en charge est essentielle pour le pronostic.
En cas de suspicion clinique de purpura fulminans, une antibiothérapie appropriée faisant appel à la classe des céphalosporines de 3ème génération injectables (ceftriaxone ou céfotaxime) doit être mise en route en urgence en préhospitalier. Cette antibiothérapie doit s’accompagner d’une prise en charge globale de sepsis grave associant pose de voie d’abord, remplissage vasculaire, surveillance continue des constantes vitales et transfert médicalisé (avec un appel au SAMU centre 15) vers une unité de réanimation.
Tout cas suspect doit faire l’objet d’une confirmation par examen biologique afin d’identifier les méningocoques par culture et/ou PCR. Certains cas peuvent être considérés comme des IIM en l’absence de confirmation biologique lorsqu’ils sont caractérisés par des symptômes cliniques fortement évocateurs d’IIM.
Tout cas doit être notifié sans délai et par téléphone à l’Agence régionale de santé puis une fiche de déclaration obligatoire doit être remplie.
L’envoi au Centre national de référence (CNR) des méningocoques et Haemophilus influenzae de toute souche ou de tout matériel positif pour le méningocoque (échantillon clinique ou extrait d’ADN) est indispensable pour typage complet. Un résultat positif de la PCR ne doit pas dispenser de la mise en culture, qui seule permet d’obtenir la souche bactérienne en vue d’analyses ultérieures par le CNR et l’obtention de l’antibiogramme.
Les mesures de prophylaxie à appliquer autour d’un ou plusieurs cas d’IIM sont présentées en annexe 1.
3. Stratégie de vaccination contre les IIM : les nouvelles recommandations en vigueur depuis le 1er janvier 2025
Face à l’augmentation des cas d’IIM sur le territoire, la stratégie la plus efficace reste la vaccination, telles que le prévoient les nouvelles recommandations du calendrier vaccinal :
Concernant la vaccination contre les sérogroupes A, C, W et Y :
– Chez les nourrissons, la vaccination tétravalente est obligatoire selon un schéma vaccinal à deux doses : une dose à l’âge de 6 mois (Nimenrix®) suivie d’une dose de rappel à l’âge de 12 mois (Nimenrix® ou MenQuadfi®) [1];
– Chez les adolescents, la vaccination est recommandée :
– De 11 à 14 ans selon un schéma une dose quel que soit leur vaccination antérieure (Nimenrix® ou MenQuadfi® ou Menveo®) ;
– De 15 à 24 ans dans le cadre du rattrapage vaccinal avec un schéma une dose (Nimenrix® ou MenQuadfi® ou Menveo®).
Concernant le sérogroupe B :
– La vaccination par le vaccin Bexsero® est obligatoire chez l’ensemble des nourrissons à partir du 1er janvier 2025 selon un schéma à trois doses (M3, M5, M12).
Un rattrapage jusqu’à 24 mois est prévu pour les nourrissons jamais vaccinés ou au statut vaccinal incomplet ou inconnu (cf. annexe 2).
Des recommandations vaccinales particulières viennent compléter l’approche du calendrier vaccinal particulier chez les personnes à risque élevé d’IIM (personnes immunodéprimées et leur entourage familial) ainsi qu’en milieu professionnel et chez les voyageurs[2].
Nous invitons les professionnels de santé à s’assurer de la vaccination de leurs patients conformément à ces recommandations.
La DGS a saisi la Haute autorité de santé pour identifier si la stratégie vaccinale contre les méningocoques notamment les recommandations concernant le rattrapage doit être révisée au regard de la situation épidémique actuelle. Les conclusions de la HAS seront rendues sous un mois.
Le détail des vaccins disponibles (avec les précisions sur le schéma vaccinal, l’interchangeabilité et les associations vaccinales) est disponible dans le calendrier vaccinal sur le site du Ministère chargé de la Santé et un tableau récapitulatif présenté en annexe 3.
Les vaccins sont disponibles en pharmacie et doivent être conservés au réfrigérateur entre + 2°C et + 8°C. Ils ne doivent pas être congelés. La vaccination peut être réalisée en cabinet libéral, en pharmacie, à l’hôpital ou en PMI (pour les enfants jusqu’à 6 ans), ou dans un laboratoire de biologie médicale (cf. tableau 1). Elle peut également être réalisée dans un centre de vaccination public. Dans ce cas, la prescription, la délivrance du vaccin et la vaccination s’effectuent sur place.
Tableau 1 : Compétences vaccinales des professionnels de santé pour la vaccination contre les infections invasives à méningocoques telles que précisées dans le calendrier vaccinal.
*sur prescription de l’acte d’injection par un médecin
L’injection du vaccin est prise en charge par l’Assurance Maladie et les complémentaires santé dans les conditions habituelles. Il n’y a pas d’avance de frais pour la consultation dans les centres de vaccination publics et en services de Protection maternelle et infantile (PMI). Le vaccin est administré par voie intramusculaire uniquement. La vaccination doit être inscrite dans le carnet de santé ou de vaccination, et sur le carnet de vaccination électronique inclus dans l’espace numérique en santé « Mon espace santé ».
Nous vous remercions de la bonne prise en compte de ces informations et de votre mobilisation.
Dr Grégory EMERY
Directeur Général de la Santé
Original signé
[1] Le vaccin Neisvac n’est plus recommandé et est remplacé par l’un des vaccins quadrivalents ACWY utilisables selon l’âge.
[2] En milieu professionnel :
Chez les personnels de laboratoire travaillant sur le méningocoque.
Se rendant dans « la ceinture de la méningite » en Afrique subsaharienne ou dans tout autre zone où sévit une épidémie (en cas de résidence ou de séjour en contact étroit avec la population) :
o Pour les personnes de plus de 6 semaines (vaccins ACWY)
o Pour les nourrissons âgés de 2 à 12 mois en cas d’épidémie (vaccins ACWY)
o Pour les personnes exerçant une activité dans le secteur de la santé ou auprès des réfugiés dans les zones fortement touchées (vaccins ACWY)
o Chez les pèlerins se rendant à La Mecque (Hadj ou Omra) :
La vaccination contre les IIM avec un vaccin méningococcique tétravalent A, C, W, Y, datant de plus de 10 jours et de moins de 3 ans, est obligatoire pour l’obtention des visas pour le pèlerinage en Arabie saoudite ; elle doit être attestée par le certificat international de vaccination, sur lequel sera collée l’étiquette du vaccin indiquant le nom du vaccin et le numéro de lot (cf. Annexe 6 du Règlement sanitaire international).
NDLR: L’injection du vaccin est prise en charge par l’Assurance Maladie et les complémentaires santé dans les conditions habituelles. Il n’y a pas d’avance de frais pour la consultation dans les centres de vaccination publics et en services de Protection maternelle et infantile (PMI). Le vaccin est administré par voie intramusculaire uniquement. La vaccination doit être inscrite dans le carnet de santé ou de vaccination, et sur le carnet de vaccination électronique inclus dans l’espace numérique en santé « Mon espace santé ».