DGS-Urgent n°2021-103 : OUVERTURE DU PORTAIL POUR LA COMMANDE DE VACCINS LES 4 ET 5 OCTOBRE

Mesdames, Messieurs,

Nous vous prions de bien vouloir trouver ci-dessous des précisions sur les modalités de la prochaine session de commandes en flacons de vaccins Moderna et Pfizer-BioNTech les 4 et 5 octobre prochains.

Ce document s’articule en cinq parties :

I)             DEPLAFONNEMENT DES COMMANDES DE VACCINS LES 4 ET 5 OCTOBRE

II)            MODALITES D’OUVERTURE DU PORTAIL DE COMMANDE LES 4 ET 5 OCTOBRE

III)           PRECISIONS SUR LES COMMANDES ANTERIEURES

IV)          POINT D’ATTENTION SUR LA PEREMPTION DES DOSES DE VACCIN

V)           ALLONGEMENT DE LA DUREE DE CONSERVATION DU VACCIN JANSSEN

I.             DEPLAFONNEMENT DES COMMANDES DE VACCINS LES 4 ET 5 OCTOBRE

Afin de poursuivre les campagnes de primo-vaccination et de rappels dans les meilleures conditions, et compte tenu du stock de vaccins suffisant, la commande de vaccins Moderna et Pfizer-BioNTech sera déplafonnée les 4 et 5 octobre pour l’ensemble des effecteurs habilités à passer commande.

Les 4 et 5 octobre, les pharmaciens, médecins, IDE, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et LBM seront autorisés à commander autant de flacons de vaccins Moderna et Pfizer qu’ils l’estiment nécessaire, en responsabilité et en veillant bien à ne pas constituer de stocks non utilisés.

Les 4 et 5 octobre, les EHPAD, USLD et résidences autonomies seront autorisés à commander, dans le cadre de leur campagne de rappels, autant de flacons de vaccins Pfizer-BioNTech qu’ils le souhaiteront, dans la limite du nombre de leurs résidents et en veillant à ne pas constituer de stocks non utilisés.

Nous vous invitons à commander le nombre nécessaire de flacons et à les injecter rapidement, afin d’éviter au maximum de constituer un stock inutilisé.

II.            MODALITES D’OUVERTURE DU PORTAIL DE COMMANDES LES 4 ET 5 OCTOBRE

Le portail de télé-déclaration sera ouvert du lundi 4 octobre à 8h au mardi 5 octobre à 23h pour la commande en vaccins Moderna et Pfizer-BioNTech des pharmaciens, médecins, IDE, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et laboratoires de biologie médicale (LBM).

Les médecins, les sages-femmes et les chirurgiens-dentistes peuvent commander des flacons via leur officine de rattachement, comme précisé par le DGS-Urgent N°2021_19. Les infirmiers et les LBM sont invités à se rapprocher de l’officine de leur choix, afin qu’elle commande pour eux.

Dates de livraison en officine : l’ensemble des flacons de vaccin Pfizer-BioNTech et Moderna commandés la semaine du 4 octobre arriveront dans les officines entre le vendredi 15 et le mardi 19 octobre. Les rendez-vous de vaccination peuvent être positionnés à partir du lendemain de la date prévisionnelle de livraison.

III.          PRECISIONS SUR LES COMMANDES ANTERIEURES

Les flacons de vaccins Pfizer et Moderna commandés les 27 et 28 septembre seront livrés en totalité en officine entre le vendredi 8 et le mardi 12 octobre.

Confirmation de livraison : un mail de confirmation de la commande précisant la date et les volumes de livraison de vaccin Moderna et Pfizer-BioNTech sera envoyé le vendredi 1er octobre aux officines (volumes commandés par l’officine pour elle-même et pour les effecteurs pour lesquels elle a commandé), aux médecins, chirurgiens-dentistes et sages-femmes (volumes qui leur sont destinés).

IV.          POINT D’ATTENTION SUR LA PEREMPTION DES DOSES DE VACCIN

Les vaccins Pfizer-BioNTech livrés en pharmacie se conservent moins d’un mois à 2-8°C. Nous vous invitons à la plus grande vigilance sur les dates de péremption des flacons qui vous sont livrés, car ces dernières peuvent être très courtes, parfois de l’ordre de deux semaines. Nous vous conseillons donc d’en commander le nombre nécessaire et de les injecter rapidement, afin d’éviter de constituer un stock inutilisé.

Quel que soit le vaccin, nous vous recommandons de bien consulter les étiquettes de péremption accompagnant le flacon avant toute injection.

Si un flacon de vaccin (Pfizer-BioNTech ou Moderna) n’a pas été récupéré après un délai d’une semaine, l’officine peut le proposer à d’autres professionnels de santé en respectant scrupuleusement toutes les modalités de conservation et de transport de ce vaccin, ou l’utiliser pour ses propres rendez-vous de vaccination. Les pharmaciens concernés sont invités à contacter les professionnels ou établissements de santé concernés avant de redistribuer les doses qui leur étaient initialement attribuées.

Nous vous rappelons que les flacons périmés doivent être évacués suivant la filière d’élimination CYCLAMED, quel que soit le vaccin. Vous trouverez les modalités du circuit d’élimination des déchets issus de la vaccination covid-19 en ville dans l’annexe 1 du DGS-Urgent n°2021_98.

V.           ALLONGEMENT DE LA DUREE DE CONSERVATION DU VACCIN JANSSEN

Nous vous informons que la variation déposée par le laboratoire Johnson & Johnson à l’EMA a été acceptée. Une fois retirés du congélateur, les flacons de vaccins Janssen se conservent à 4,5 mois au réfrigérateur (entre 2°C et 8°C) et à l’abri de la lumière, sans dépasser la date de péremption imprimée (EXP).

Le flacon ouvert peut être conservé entre 2°C et 8°C pendant un maximum de 6 heures, ou rester à température ambiante (maximum 25°C) jusqu’à trois heures après l’ouverture. Le vaccin peut être transporté entre 2°C et 8°C tant que les conditions de conservation appropriées (température, durée) sont appliquées.

Au-delà de ces durées, la conservation en cours d’utilisation relève de la responsabilité de l’utilisateur.

***

En cas de question sur la distribution des vaccins aux professionnels de santé en ville, les pharmaciens peuvent contacter le service client via le formulaire « Contacter le support » du portail de télé-déclaration : des conseillers pourront répondre à leurs questions et les renseigner sur les livraisons prévues pour leur officine (dates et volumes exacts de livraison).

Vous trouverez le présent message sur le site du ministère 

Bernard CELLI                                     Maurice-Pierre PLANEL

Responsable de la Task Force Vaccination   Directeur général adjoint de la Santé


Marseille : la justice ouvre une enquête sur des barnums suspects qui proposent des tests antigéniques

Au journal de 20H00 de FR2 du 29/09/2021, reportage à Marseille sur les barnums dédiés aux TAGs et sur l’enquête judiciaire en cours sur les abus.

Présence remarquée du Président du CROP SUD PACA qui enfonce le clou, pardon, l’écouvillon.

Certains confrères vont mal dormir dans les semaines qui arrivent.

Le syndicat défendra ses adhérents dans la mesure ou il n’y a pas infraction manifeste au Code de la Santé Publique, ni au Code de la Sécurité Sociale.

P.L

Un reportage TV du 20h00 de FR2 sur les pratiques lucratives de certains confrères

DGS-Urgent n°2021_102: Inspections-contrôles des barnums de dépistage et des centres de vaccination COVID-19

Mesdames, Messieurs,

La stratégie nationale de lutte contre le virus SARS-CoV-2 repose notamment sur :

  • Des opérations de mobilisation majeure de la vaccination mises en place depuis plusieurs mois ;
  • Le dispositif « TESTER-ALERTER-PROTEGER » qui permet à chaque Français qui le nécessite d’accéder à une solution de test.

Ainsi, conformément au MINSANTE N°2021-100 relatif au « Maillage territorial des stands de tests de dépistage dans le cadre des lieux et évènements soumis au passe sanitaire pour répondre à l’afflux de patients durant la période estivale », le cadre réglementaire (articles 28 et 29 de l’arrêté du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire) a été précisé.

Néanmoins, depuis la mise en place du passe sanitaire, de nombreuses anomalies et fraudes ont été constatées par les professionnels de santé, les usagers ou les ARS aussi bien pour les « barnums » de dépistage du COVID19 (par tests antigéniques ou par autotests sous supervision) que les centres de vaccination COVID19. Afin de garantir une sécurisation de ces structures COVID19, des inspections-contrôles seront menées par les Agences régionales de santé (ARS) dans l’objectif de repérer les barnums ou centres présentant des non-conformités par rapport aux conditions de réalisation de ces opérations, voire des infractions notables.

Les inspections porteront notamment sur les items suivants :

  • Pour les barnums de dépistage du COVID19 (tests antigéniques ou autotests supervisés) :

– La déclaration préalable au représentant de l’Etat indiquant le lieu exact du dépistage et identifiant le professionnel de santé responsable d’ensemble de l’opération ;
– La supervision par un professionnel de santé installé à proximité, présent sur site et habilité à entrer les données issues des tests dans SI-DEP ;
– La conformité des tests utilisés notamment leur inscription sur le site du MSS « www.covid-19.sante.gouv.fr« et les modalités de leur stockage et utilisation;
– Les modalités d’intégration des résultats dans SI-DEP (carte CPS ou E-CPS) ;
– L’habilitation du personnel préleveur ou la formation des personnes qui supervisent l’autotest, etc.

  • Pour les centres de vaccination COVID19 :

– L’autorisation préfectorale du centre ;

– La présence dans le centre de vaccination d’un médecin ou la mise en place d’une astreinte d’un médecin ;

– La coordination par prescripteur avec un médecin d’astreinte pour les équipes mobiles ;

– La conformité et la complétude du questionnaire de santé ;

– L’organisation du centre de vaccination ;

– Les modalités de recours à SI VACCIN COVID, notamment via des e-CPS des professionnels de santé présents sur site ;

– L’habilitation du personnel intervenant dans le centre et leur statut vaccinal ;

– L’utilisation conforme et non rémunérée des TROD sérologiques, etc.

Suites à ces inspections-contrôles et en cas de non-conformités graves ou majeures constatées, des suites pénales, disciplinaires ou administratives pourraient être initiées, en complément d’une information pour action des caisses de l’Assurance Maladie.

Nous vous remercions grandement pour votre engagement.

  Bernard CELLI                                            Jérôme SALOMON

Responsable de la Task Force Vaccination            Directeur général de la santé


Les messages « dgs-urgent » sont émis depuis une boîte à lettres DGS-URGENT@diffusion.dgs-urgent.sante.gouv.fr ou dgs-urgent@dgs.mssante.fr​.
Pour vérifier qu’ils ont bien été émis par une personne autorisée du ministère de la santé, consultez la liste des messages disponible sur le site Internet du ministère.

Source : DGS / Mission de l’information et de la communication / Sous-direction Veille et sécurité sanitaire (VSS)

Covid-19 : Quel est le seuil d’anticorps protecteur contre une infection ? Par Vanessa Pageot

Le laboratoire de virologie du CHU de Toulouse vient de publier une étude sur les taux d’anticorps qui permettent de protéger contre une contamination après avoir infecté, vacciné ou les deux. Est-on mieux protégé contre le coronavirus quand on a été déjà contaminé ou est-ce le vaccin le plus efficace  ?

Les anticorps de près de 9 000 salariés passés à la loupe

Le laboratoire de virologie du CHU de Toulouse a examiné à la loupe les taux d’anticorps de 8.758 de ses salariés. Le but : déterminer quels taux d’anticorps étaient les plus protecteurs. «Nous avons deux cohortes, celles des personnes infectées et vaccinées, et celle des personnes vaccinées sans infection préalable», indique Chloé Dimeglio, bio statisticienne, dans les colonnes du Journal of infection.  

3 niveaux d’anticorps

La bio statisticienne a établi les niveaux d’anticorps dans le sang qui permettent de protéger contre la Covid-19. «Ceux qui ont un titre d’anticorps totaux en deçà de 141 ont un taux de protection de 12,4 %. Pour ceux qui avaient un titre d’anticorps au-dessus de 1.700, il n’y avait eu aucune infection ou réinfection. Entre les deux, le taux de protection avoisine les 90 % de protection, ce qui veut dire qu’ils sont protégés à 90 % d’une infection et a fortiori d’une forme grave», détaille la chercheuse.

Les infectés non vaccinés très peu protégés

Parmi les salariés infectés par la Covid-19 mais non vaccinés, 79,3 % se retrouvaient trois mois après leur infection avec des titres d’anticorps totaux inférieur à 141. Ils étaient très vulnérables face au virus.

Les salariés vaccinés protégés à 90 %

Un mois après leur deuxième dose, les salariés vaccinés présentait un titre d’anticorps supérieur au seuil de 141. «Il y en a seulement quelques-uns au-dessus de 1.700 mais l’écrasante majorité se situe dans la catégorie intermédiaire », précise Chloé Dimeglio. Ils étaient donc protégés contre une nouvelle infection à hauteur de 90 % .

Infectés et vaccinés : une super immunité

Selon l’étude toulousaine, la très grande majorité des personnes infectées puis vaccinées présentait un titre d’anticorps supérieur au seuil des 1.700. Un résultat acquis un mois après leur première injection. Certains des salariés atteignaient même le chiffre de 147.000, une super-immunité.

Source: Journal of infection  



“L’ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit.

Aristote

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