L’apprentissage: un contrat gagnant-gagnant.

AUJOURD’HUI

UN INTERLOCUTEUR PRIVILÉGIÉ : LE CFA QUI VISE LE CONTRAT D’APPRENTISSAGE

LE CONTRAT EST ENVOYÉ À L’OPCO EP

L’ASP verse à l’employeur en avance de la rémunération l’aide tous les mois

LES SALAIRES:

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LES AIDES MENSUELLES :

1ière année : 343.75 € par mois versé par ASP  ( maximum)

2ième année :166.66 € par mois versé par ASP  ( maximum)

Formation continue des salariés : Thèmes et barèmes de prise en charge par l’OPCO-EP 2020

Les règles de prises en charge 2020 de l’OPCO-EP (ex-ACTALIANS / OPCA-PL) des formations suivies par les salariés des pharmacies d’officine ont été modifiées.

 S’agissant des formations réalisées dans le cadre du plan de développement des compétences de l’entreprise (ex-plan de formation), outre les thèmes de formation éligibles à financement, l’OPCO-EP précise que :

  • les actions de formations doivent avoir une durée strictement supérieure à 4 heures pour pouvoir être prises en charge ;
  • les frais d’inscription ne sont pas pris en charge ;
  • toute modalité pédagogique de formation est éligible à financement (présentiel, formation à distance, mixte…) ;
  • les formations se déroulant sur site ou en soirée (après 19 h) ne sont pas prises en charge. 

Les pharmaciens titulaires doivent systématiquement s’assurer auprès de l’OPCO-EP de l’acceptation de leur demande de prise en charge avant l’envoi du salarié en formation. A défaut, l’employeur peut s’exposer à un refus de prise en charge. A cet effet, il convient de constituer un dossier de prise en charge sur le portail en ligne de l’OPCO-EP accessible à l’adresse suivante : https://espaceweb.opcoep.fr/

Résultats économiques 2019 : de plus en plus de pharmacies laissées-pour-compte !

Triste record, 235 officines ont tiré le rideau en 2019. Fermetures sèches, fusions ou regroupements ; c’est à chaque fois la contrainte économique qui est la principale raison, et à chaque fois, une partie du réseau de proximité qui disparait.

Trois ans après l’élection présidentielle, l’ensemble des ressources de l’officine suivies dans le cadre conventionnel est à la baisse par rapport à 2016, année de référence inscrite dans l’avenant n° 11. Ne parlons même pas de l’augmentation des charges…

La situation va encore s’aggraver en 2020 avec la quasi-suppression de l’honoraire complexe (HC) et la fin de la ROSP RPPS qui vont se traduire par la perte de près de 70 millions d’euros supplémentaires pour le réseau. Dans le même temps, la ROSP générique pour 2019 (qui sera versée en avril 2020) va être amputée de 50 millions d’euros, tandis que les autres ROSP (DMP, entretiens pharmaceutiques et bilans de médication) n’ont pas le rendement attendu.

Quant à la hausse de la rémunération réglementée enregistrée en 2019, elle est essentiellement liée à trois facteurs qui n’ont rien à voir avec la mise en œuvre de l’avenant n° 11 :

  • Le premier est l’augmentation très importante de la part des produits chers (ayant un PFHT supérieur à 1 500 euros) dans les médicaments remboursés. A eux seuls, ceux-ci apportent en effet 19,5 millions d’euros de marge supplémentaire.
  • Le second est la surperformance des honoraires de dispensation liés à l’âge (HDA), en raison du vieillissement de la population. Leur montant représente 6,7 millions d’euros.
  • Le troisième est l’extension, à la demande de la FSPF, de la liste des spécialités ouvrant droit à l’honoraire pour la dispensation des médicaments dits « spécifiques » (HDE). Cette demande de mise à jour, partiellement acceptée par la CNAM, a généré un gain supplémentaire de 70 millions d’euros par rapport au prévisionnel de l’avenant n° 11.

Au total, ces trois facteurs ont donc apporté près de 100 millions d’euros au réseau, soit 4 600 euros par officine. Sans eux, la rémunération réglementée n’aurait augmenté que de 22 millions d’euros, soit environ 1 000 euros par officine pour l’année 2019.

Pour autant, l’enveloppe économique définie par les signataires des avenants n° 11 et n° 19 est insuffisante pour compenser les vagues successives de baisses de prix des médicaments. Cela confirme la raison pour laquelle la FSPF a refusé de signer l’avenant n° 11 et s’oppose à l’avenant n° 19.

Il est désespérant de constater que le modèle économique n’est pas au rendez-vous pour permettre aux officines qui le souhaitent de participer aux missions métier.

La volonté de la profession de s’engager dans les missions de santé publique est réelle, mais l’avenant n°11 est insuffisant, l’avenant n° 19 est nuisible, et de plus en plus de pharmacies sont laissées-pour-compte !

Confraternellement,

Philippe BESSET

Président de la FSPF

Accompagnement des patients sous anticancéreux oraux : point sur les négociations en cours

Le 23 janvier, s’est tenue une nouvelle réunion de négociation concernant l’accompagnement des patients sous anticancéreux oraux entre les syndicats représentatifs des pharmaciens d’officine et l’Assurance maladie. 

Le déroulé des entretiens est désormais fixé :

  • En année 1 :  un entretien initial, un entretien sur la thématique « vie quotidienne » et un entretien sur la thématique « observance ».
  • En année 2 : un entretien sur la thématique « vie quotidienne » et un entretien sur la thématique « observance ». 

A ce jour, la rémunération n’est pas encore fixée, les propositions de la CNAM ayant été jugées insuffisantes par les représentants de la profession. 

Ce futur avenant « accompagnement des patients sous anticancéreux oraux » est aussi l’occasion d’harmoniser l’ensemble des modes de rémunération des entretiens pharmaceutiques. La FSPF avait, à de multiples reprises, plaidé pour la sortie de ces accompagnements pharmaceutiques du dispositif ROSP, en faveur d’un paiement à l’acte. C’est désormais chose faite. A compter du printemps 2020, le paiement des entretiens (AVK, AOD, bilans de médication et chimiothérapie orale) s’effectuera à l’acte.  

La FSPF se félicite de faire, une nouvelle fois, évoluer le métier de pharmacien d’officine pour une prise en charge efficiente des pathologies chroniques.

Valérie de Lécluse (Présidente du syndicat général des pharmaciens des Bouches du Rhône) et Philippe Besset (Président de la Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France)

Réforme du RSI : nouveaux interlocuteurs à partir de 2020

Initiée en 2018, l’intégration du régime de sécurité sociale des indépendants (ex-RSI) au régime général de sécurité sociale est effective depuis le 1er janvier 2020. 

Les pharmaciens titulaires installés avant le 1er janvier 2019 seront rattachés progressivement au régime général entre le 20 janvier et le 17 février 2020. Une fois rattachés, les pharmaciens titulaires devront s’adresser à la CPAM (ou CGSS en outre-mer) pour le versement des prestations santé (maladie, maternité, paternité, adoption). Les cotisations doivent toujours être versées à l’URSSAF.

Chaque pharmacien titulaire sera informé, par courrier ou par courriel, de sa CPAM de rattachement et de ses coordonnées. Le rattachement sera effectif uniquement à compter de la réception du courrier d’information : dans l’attente de ce courrier, vous devez continuer à vous adresser à votre interlocuteur habituel (ex-RSI). 

Ce transfert est automatique, vous n’avez aucune démarche à effectuer. Les droits et prestations demeurent inchangés. 

Précisons que la CAVP reste compétente, tant en matière de versement des prestations que de recouvrement des cotisations, pour ce qui concerne la retraite de base (sur délégation de la CNAVPL), la retraite complémentaire, le décès et l’invalidité. Pour un panorama des prestations de protection sociale servies aux pharmaciens titulaires (hors retraite), consultez la circulaire FSPF 2017-61 téléchargeable ici.

Valérie DE LECLUSE, Présidente du Syndicat général des pharmaciens
des Bouches-du-Rhône

Philippe BESSET, Président de la FSPF

Les Pharmaciens du Sud

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