Coronavirus: Encadrement du prix des gels hydroalcooliques

Les prix des gels hydroalcooliques sont désormais encadrés. Les prix limites de vente, applicables immédiatement et jusqu’au 31 mai 2020, sont les suivants :

  • Flacon de 50 ml ou moins : 40 € TTC par litre, soit par exemple un prix unitaire par flacon de 50 ml de 2 euros TTC maximum.
  • Flacon de plus de 50 ml, jusqu’à 100 ml inclus : 30 € TTC par litre, soit par exemple un prix unitaire par flacon de 100 ml de 3 euros TTC maximum.
  • Flacon de plus de 100 ml, jusqu’à 300 ml inclus : 16,70 € TTC par litre, soit par exemple un prix unitaire par flacon de 300 ml de 5 euros TTC maximum.
  • Flacon de plus de 300 ml : 15 € TTC par litre, soit par exemple un prix unitaire par flacon d’un litre de 15 euros TTC maximum.

Après négociation avec Bercy, la FSPF a obtenu qu’un prix de cession soit fixé pour ces produits destinés à la revente. Les prix de cession en gros hors taxe décidés par le ministère de l’Economie sont les suivants :

  • Flacon de 50 ml ou moins : 30 € HT par litre.
  • Flacon de plus de 50 ml, jusqu’à 100 ml inclus : 20 € HT par litre.
  • Flacon de plus de 100 ml, jusqu’à 300 ml inclus : 10 € HT par litre.
  • Flacon de plus de 300 ml : 8 € HT par litre.

La marge qui en résulte pour les petits conditionnements est inférieure à la demande de la FSPF ; il s’agit toutefois de prix maximum négociables.

 En pratique :

  • Pour les commandes en cours : ces prix de cession s’appliquent aux commandes passées mais pas encore honorées. Le fabricant ou le grossiste répartiteur est donc tenu, sous réserve des dispositions contractuelles, de vous proposer une facture tenant compte de ces tarifs.
  • Pour les produits en stock : les flacons achetés à un prix excédant le plafond fixé par les autorités doivent être vendus aux prix mentionnés ci-dessus. Nous vous recommandons de réaliser un état des lieux de vos stocks. La FSPF sera attentive à l’indemnisation des ventes à perte que l’encadrement des prix pourrait entraîner.

Enfin, le ministère de la Santé nous a confirmé la modification à venir de la règlementation afin de permettre la réalisation de solutions hydroalcooliques à l’officine. Nous vous informerons dès qu’elle sera effective. A suivre…

Pour plus d’informations, consultez le décret en cliquant ici.

Confraternellement,

Philippe BESSET

Président de la FSPF

Médicaments sur Internet – La profession unie a gagné !

La mobilisation de l’ensemble de la profession a porté ses fruits. Le Sénat a adopté ce jour un amendement au projet de loi d’accélération et de simplification de l’action publique (ASAP) annulant les mesures d’assouplissement des règles encadrant la vente de médicaments sur Internet. 

La création de plateformes de vente en ligne, l’ouverture de locaux déportés et les modifications des modalités de calcul du seuil de l’adjoint qui supprimeraient du chiffre d’affaires certaines catégories de produits ont été abandonnées. 

Pour la FSPF, le retrait de ces mesures est une bonne nouvelle : celles-ci représentaient trois lignes rouges à ne pas franchir. Elle estime que le dispositif proposé apporte les garanties nécessaires à la réalisation d’une activité de commerce électronique respectueuse des principes de dispensation des médicaments, tout en protégeant les officines de proximité. Les pharmacies sauront, comme toujours, s’adapter aux innovations et se servir du numérique pour se rapprocher encore de leurs patients. 

Les dispositions sur le nombre minimal de pharmaciens adjoints dans une officine sont réécrites pour que ce nombre repose sur l’activité globale de l’officine et non uniquement sur le chiffre d’affaires réalisé sur certaines catégories de produits. Les conditions d’appréciation de cette activité globale seront définies dans un décret en Conseil d’Etat. 

La FSPF se félicite d’avoir été entendue par le Gouvernement et les élus auprès desquels elle s’était largement mobilisée ces dernières semaines. Lors d’une réunion avec le cabinet du ministre de la Santé, à l’occasion de l’audition par la commission spéciale du Sénat, mais aussi devant l’Association des Maires de France, la FSPF avait rappelé la nécessité de rétablir la confiance avec le réseau officinal à l’heure où les pharmaciens sont de nouveau en première ligne pour faire face à la crise sanitaire actuelle.

Confraternellement, 

Philippe BESSET

Président de la FSPF

Coronavirus Réquisition des masques en stock

Un décret publié hier au Journal Officiel et applicable immédiatement met en place la réquisition par l’Etat de l’ensemble des masques jusqu’au 31 mai 2020, qu’ils soient chirurgicaux ou de type FFP2, détenus notamment par les pharmacies d’officine.

Depuis hier, vous n’êtes donc plus autorisés à vendre des masques, même s’il s’agit de votre propre stock. Les fabricants de masques étant également concernés par cette réquisition, les commandes que vous auriez pu passer ne pourront être honorées.

Pour votre complète information, le non-respect d’une mesure de réquisition est puni de 6 mois d’emprisonnement et de 10 000 euros d’amende.

Nous ne manquerons pas de vous informer des modalités de la réquisition dès qu’elles seront connues.

Par ailleurs, des arnaques nous ont été signalées par l’Ordre des pharmaciens. Une société aurait ainsi usurpé le nom d’un fabricant de masques et adressé des bons de commande aux pharmaciens. Or, en raison de la réquisition par l’Etat, aucune entreprise n’est autorisée à commercialiser des masques. Nous vous invitons donc à la plus grande vigilance face à ces propositions frauduleuses.

Enfin, un décret encadrant les prix de vente des gels hydroalcooliques a été annoncé par le ministère de l’Economie. Nous vous informerons des prix limites de vente prévus par ce décret dès sa publication, qui devrait intervenir d’ici la fin de la semaine.

Quelques conseils:

  • Garder des masques pour votre exercice officinal et celui de votre équipe en raison de l’augmentation des passages en pharmacie et du stade 3 possible mais aussi de la durée et l’importance possible de la crise.
  • Prévoir une possible organisation ou une augmentation des livraisons à domicile des traitements aux personnes si stade 3.
  • Vu la faible dotation de masques, vu la difficulté d’approvisionnement de masques, pensez à contingenter la dispensation en déconditionnant les boites si vous avez beaucoup de médecins à proximité de votre officine.
  • Ne pas donner la « réserve d’Etat » à des médecins retraités! Les médecins retraités doivent acheter des masques venant du circuit commercial classique. (des pharmaciens ont vu arriver des médecins retraités qui se servent de leur carte professionnelle pour avoir des masques pour les petits-enfants!!!).

Pas de panique mais:

Ce qu’on entend quelquefois: l’épidémie de Covid-19 serait incomparablement moins grave que celle de grippe saisonnière et ne mériterait par conséquent ni un tel traitement médiatique ni de pareilles mesures restrictives.

Le cap des 3000 victimes du coronavirus SARS-CoV-2 a été dépassé le 2 mars. Chaque année, le virus de l’influenza responsable de la grippe tue de 290 000 à 650 000 personnes, d’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

En fait, l’épidémie de Covid-19 est incommensurablement plus grave que celle de grippe saisonnière.

Le taux de mortalité a été actualisé à 3,4% par l’OMS pour le COVID-19 contre 0,1% pour la grippe, soit un écart d’un facteur 30.

Le 0,1% de la grippe renvoie à un «excès de mortalité» constaté en comparant les statistiques d’un mois avec grippe versus un mois sans. Ce chiffre englobe les décès directs et indirects liés à la maladie.

Si l’on s’en tient uniquement aux décès cliniquement établis, comme c’est le cas dans les statistiques actuellement transmises pour le Covid-19, la mortalité directe de la grippe est inférieure à 0,01%. (3,4% pour COVID-19)

Soit un facteur 300 d’écart, qui, compte tenu de la propagation internationale du virus, justifie de prendre des mesures.

source Institut de santé globale de l’Université de Genève

NDLR: Nous n’avons pas trouvé de statistiques pour les patients placés en réanimation mais c’est au moins 5% des positifs au COVID-19. Tout le questionnement reste sur la diffusion à venir du COVID-19. Espérons que COVID-19 n’ait pas les caractéristiques de diffusion de la grippe.

Les Pharmaciens du 13

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