NS CIF : conduite à tenir

Comme vous le savez, , le prescripteur ne peut désormais exclure la substitution générique que dans les trois cas ci-après : 

Prescription de médicaments à marge thérapeutique étroite (MTE) ;

Prescription chez l’enfant de moins de six ans (EFG)

Prescription pour un patient présentant une contre-indication formelle et démontrée à un excipient à effet notoire (CIF), lorsque le médicament de référence ne comporte pas cet excipient

Vous êtes nombreux à nous interroger sur les modalités d’application de ce troisième cas. En effet, le texte n’impose pas au prescripteur de préciser à quel excipent le patient est allergique. Le prescripteur a la responsabilité de s’assurer de la présence dans les génériques, de l’excipient à effet notoire auquel le patient est allergique et qu’il convient dès lors de délivrer le princeps. Certaines listes de groupes de génériques auxquels ce motif de non-substitution peut s’appliquer circulent.

Il convient d’être particulièrement vigilant sur l’utilisation de ces listes qui ne sont pas officielles et qui sont susceptibles de comporter des oublis ou des erreurs.

En cas de doute sur le caractère justifié de la mention NS-CIF, nous vous recommandons :de délivrer le princeps ;d’accorder le tiers-payant.La solution proposée est une solution de sécurité pour le patient. En effet, le pharmacien ne connaissant pas l’excipient auquel est allergique le patient ne peut, en aucun cas, prendre de risque en délivrant un générique susceptible de comporter cet excipient.La FSPF saisit dès à présent le ministère de la santé afin que le prescripteur soit dans l’obligation de mentionner sur l’ordonnance l’excipient à effet notoire auquel le patient est allergique.

Valérie de Lécluse, Présidente FSPF13 – Brigitte Ferren, Présidente FSPF84 – Philippe Besset Président FSPF

Information sur la procédure de vaccination

Lors d’un acte vaccinal par un pharmacien adjoint, le port de gants est obligatoire.

Des contrôles ont eu lieu pendant la période vaccinale 2019/2020.

Pour le titulaire, ce n’est pas obligatoire mais vivement conseillé.

P.L

Conseils sur le port des gants

BUT

  • Protéger le patient lors de soins aseptiques
  • Protéger le soignant des risques infectieux par contact avec les liquides biologiques et/ou de risques de blessures

LESQUELS CHOISIR ?

Quelques impératifs à retrouver pour ces gants

  • Etanchéité bactériologique et virale
  • Sensibilité tactile
  • Résistance à certains produits chimiques (cytotoxiques) et solvants
  • Conformité aux normes EN 455-1 et 2, 3
  • Informations claires sur l’emballage
  • Hypoallergéniques
  • Marquage CE obligatoire
  • Label NF MEDICAL : garant de qualité, bien que facultatif
  • Normes AQL en % = excellent si chiffre bas
  • Gants non poudrés

Les matériaux

  • Latex
  • Stretch/Vinyle/Nitrile
  • Vinyle

Leur choix dépend du type de soin, et de la durée de celui-ci.

Les premiers sont plus confortables, les seconds moins élastiques. Leur usage est différent : le latex pour un soin de précision, le vinyle pour des soins plus courants, ils laissent davantage passer les liquides et les micro-organismes.

En changer régulièrement : souillure, déchirure, il faut en changer toutes les 20 à 45 mn, à cause de la porosité.

ATTENTION : 1 GANT = 1 SOIN = 1 PATIENT.

source URPS Infirmières PACA

[DGS-URGENT] 2020-INF-01 Cas groupés d’infections à nouveau coronavirus (2019-nCoV) en Chine

Le 31/12/2019, des cas groupés de pneumopathies ont été déclarés à Wuhan en Chine chez des personnes ayant fréquenté le marché de fruits de mer de la ville. Le 07/01/2020, la découverte d’un nouveau coronavirus (2019-nCoV, différent des virus SARS-CoV et MERS-CoV) en lien avec ces cas a été annoncée par les autorités sanitaires chinoises et l’OMS. Au 13/01, 41 cas confirmés à 2019-nCoV ont été rapportés à Wuhan, dont 7 dans un état grave et 1 décès (chez un patient présentant des comorbidités sévères). Tous les cas ont été hospitalisés et placés en isolement. A ce jour, aucune contamination interhumaine ou nosocomiale n’a été décrite, mais des investigations sont en cours à ce sujet. Le réservoir de ce virus n’est pas encore identifié.

Dans ce contexte, tout professionnel de santé prenant en charge un patient suspect d’infection par le 2019-nCoV (présentant des signes cliniques d’infection respiratoire et ayant séjourné dans la ville de Wuhan dans les 14 jours précédant le début des signes cliniques – cf. Définition de cas – Santé publique France, disponible sur https://www.santepubliquefrance.fr/content/download/221802/2468631) doit prendre contact avec le Samu-Centre 15 pour analyse et mise en place des premières mesures de prise en charge. Il conviendra de ne pas l’orienter d’emblée vers les structures d’accueil des urgences afin d’éviter le contact avec d’autres patients.

De façon générale, il est rappelé que la prise en charge d’un patient présentant des signes respiratoires infectieux doit s’accompagner de la mise en place de protection chez le patient (masque chirurgical) et le professionnel de santé (masque, lunettes et hygiène des mains).

Les Pharmaciens du 13

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