La Société Française de Pharmacie Clinique organise son congrès 2020 à Marseille Parc Chanot du dimanche 26 au mercredi 29 Janvier 2020 avec une première journée (le dimanche 26 janvier) consacrée exclusivement à l’officine.
Le thème du congrès est :
PAS DE FRONTIERE POUR LA PHARMACIE CLINIQUE
Un signal fort pour
la coopération entre pharmaciens officinaux et hospitaliers.
Ce sera l’occasion de
Prendre connaissance
des pratiques de pharmacie clinique en Suisse
Rencontrer et se
former avec nos collègues hospitaliers pour construire des
coopérations pour les prises en charges patients
Ville/Hôpital/Ville sur des priorités de santé publique :
oncologie, gériatrie, cardiologie…
COMMUNIQUÉ DE PRESSE USPO (en italiques) décortiqué par Philippe Lance ou comment la CNAM va supprimer une grande partie des honoraires HDE de la profession par un coup de baguette magique avec l’accord du président USPO:
Juillet 2019 : le Gouvernement envisage, en raison de la surperformance du nouveau mode de rémunération, une baisse de marge de 150 millions d’euros dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS). Les résultats de l’avenant n°11, signé par l’USPO, sont supérieurs aux prévisions ; cette situation inédite est confirmée par l’Assurance maladie et par les deux syndicats.
27 août : convoqués séparément par le Directeur général de la CNAM, les deux syndicats prennent position.
L’USPO refuse toute décision arbitraire relative à une diminution de la marge, toute baisse sur les nouveaux honoraires en valeur ou la modification de leur périmètre.
La FSPF indique qu’elle n’est pas solidaire de l’avenant n°11 et qu’elle laisse les signataires de l’avenant n°11 se débrouiller.
28 août : l’USPO, reçue au ministère, obtient l’ouverture de nouvelles négociations conventionnelles et suspend ainsi la décision de la modification de l’arrêté de marge, dont les conséquences auraient été brutales pour l’économie de l’officine.
Gilles Bonnefond (USPO) n’a pas obtenu de négocier mais a subi le diktat de Nicolas Revel.Sauf que refuser de négocier aurait permis de laisser la CNAM et Nicolas REVEL isolés, de rompre le dialogue (à moindre frais pour une fois). Le dialogue avec la CNAM finit toujours au désavantage économique de notre profession et une rupture aurait (peut-être) permis un rapprochement politique des deux syndicats nationaux.
14 novembre : ouverture des négociations. L’USPO veut renforcer et valoriser le rôle du pharmacien dans le bon usage des médicaments et dans le suivi des patients chroniques et âgés pour conforter ce que nous avons initié dans l’avenant n°11.
Et voila comment on fait avaler des couleuvres aux confrères en imposant la récupération d’une grosse partie de nos honoraires HDE, d’augmenter la perte économique par rapport à l’année de référence 2016 et de transformer nos honoraires HDE en travail supplémentaire insuffisamment rémunéré.
L’USPO souhaite un dialogue constructif permettant une signature des deux syndicats.
La phrase hypocrite qui donne l’impression d’une volonté de consensus et de rassemblement.
Nous devons absolument éviter la solution couperet de l’arrêté de marge qui ferait perdre toute la profession de façon irréversible.
Les mots « absolument », « éviter », « couperet », « perdre » et « irréversibles » nous donnent une ton conçu pour annihiler tout esprit de contestation.
La convention pharmaceutique et son avenant n°11 devaient apporter une réponse à ces baisses de prix en transformant la rémunération du pharmacien. Mais ce que l’Etat donne d’une main, environ 300 millions d’euros sur trois ans, il le reprend de l’autre : sur la même période, les mesures tarifaires ont réduit la rémunération règlementée de 500 millions d’euros. Le solde est donc largement négatif pour l’économie de l’officine, la rémunération totale du réseau étant amputée de 200 millions d’euros. Les craintes qui ont poussé la FSPF à ne pas signer cet avenant n°11 se sont donc avérées fondées.
La mise en pratique des nouvelles missions ne peut intervenir qu’après des investissements préalables, indispensables pour de nombreuses officines. En outre, le temps officinal étant précieux, se pose également la question des ressources humaines. De nombreux pharmaciens auront besoin des services d’un adjoint pour maintenir leur activité traditionnelle de dispensation tout en répondant aux nouvelles demandes des patients.
Philippe LANCE – Membre honoraire du Syndicat FSPF 13 _____NDLR: Cette interprétation n’engage que moi en tant qu’éditorialiste.
L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a isolé cinq associations médicamenteuses contre-indiquées couramment prescrites au sein d’une même ordonnance et exposant les patients à des risques iatrogéniques parmi les plus graves en médecine générale. Elles peuvent représenter un problème de santé publique majeur alors même qu’il existe d’autres options thérapeutiques à leur prescription.
Ces associations contre indiquées sont les suivantes :
COLCHICINE + MACROLIDES ou PRISTINAMYCINE
ANTIVITAMINES K + MICONAZOLE (toutes formes)
AZATHIOPRINE + ALLOPURINOL ou FEBUXOSTAT
METHOTREXATE + ASPIRINE DOSES ANTI-INFLAMMATOIRES
DOMPERIDONE + TORSADOGENES (amiodarone, sotalol, cyamémazine et hydroxyzine).
Voici les taux de substitution des départements du Sud.
NDLR: Cette information est donnée dans un simple objectif de curiosité professionnel et d’information. Ces chiffres n’engagent en rien notre efficacité. Les plus « foireux » sont le 05 et le 13. L' »élève modèle » est le 06. 🙂
L’exercice coordonné des professionnels de santé
est au centre de la réorganisation de l’offre de soins ambulatoire.
A ce titre, la
réorganisation territoriale de l’offre de soins est une des réponses aux enjeux
mobilisés par la stratégie de transformation du système de santé pour :
renforcer la prévention,
l’efficience et la qualité de la prise en charge des patients ;
améliorer l’articulation
entre les établissements de santé et l’ambulatoire pour assurer la continuité
des parcours des patients ;
conforter l’offre de soins
de premier recours ;
améliorer les conditions
d’exercice des professionnels de santé.
C’est une des réponses aux
enjeux du système de santé français qui doit pouvoir permettre de :
s’adapter à la transition
épidémiologique (développement des maladies chroniques et vieillissement de la
population) ;
réussir le virage
ambulatoire ;
promouvoir l’égal accès à
la santé ;
retrouver du temps médical.
Dans ce cadre, l’exercice
coordonné et le travail en équipe des professionnels de santé sont au cœur du
plan « Ma Santé 2022 » qui prévoit :
d’amener les professionnels vers une
organisation plus collective en libérant davantage de temps pour la prévention
et les soins ;
de favoriser les formes d’exercice
coordonné pour améliorer la pertinence des parcours de soins pour la population
d’un territoire ;
de faciliter l’accès aux soins en
dégageant du temps médical par la mise en place de différentes mesures dont le
recours à des assistants médicaux dans les cabinets.
En pratique, la démarche pour
l’égal accès aux soins vise à ce que chaque territoire dispose d’un projet de
santé qui propose des solutions aux
problématiques identifiées par les patients, mais aussi par les élus et les
professionnels de santé. Il est construit et mis en œuvre avec les Agences Régionales
de Santé (ARS) et leurs partenaires institutionnels régionaux.
Aujourd’hui, les modes d’exercice coordonné sont les
suivants :
Les CDS (Centres de Santé)
Les MSP : (Maisons de Santé Pluriprofessionnelles)
Les ESP : (Equipes de Soins Primaires)
Les CPTS : (Communautés Professionnelles Territoriales de Santé)
En cohérence avec ces orientations, l’Accord Cadre
Inter-Professionnel (ACIP), signé le 10 octobre 2018 par l’UNPS et l’UNCAM et
contresigné par l’ensemble des professions membres de l’UNPS (publié au journal
officiel le 7 avril 2019), rappelle l’existence de différents niveaux de
coordination, complémentaires les uns des autres, et permettant l’existence de
différentes formes d’organisations coordonnées susceptibles de proposer une
prise en charge adaptée aux besoins des patients.
Un niveau de coordination organisé à l’échelle d’une
patientèle où une organisation pluri
professionnelle apporte une réponse coordonnée de proximité aux besoins de
prise en charge des patients. Il correspond à la coordination organisée par
exemple au niveau des maisons de santé pluri-professionnelles (MSP), des
centres de santé (CDS), des équipes de soins primaires (ESP)
Un niveau de coordination à l’échelle d’un territoire où les professionnels de santé s’organisent pour apporter une réponse collective aux besoins de santé dans une approche populationnelle. Ce niveau de coordination correspond aux missions confiées aux communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) dont l’accord conventionnel interprofessionnel (ACI) pour favoriser leur déploiement sur le territoire, a été signé le 20 juin 2019 et paru au Journal Officiel du 26 août 2019.