Déploiement ADRi

Pour rappel, ADRi est un service intégré au logiciel SESAM-Vitale des professionnels de santé permettant de fiabiliser la récupération des droits des assurés par l’intermédiaire d’un accès direct aux bases de données des organismes d’assurance maladie.

Le logiciel du professionnel de santé peut être paramétré selon deux modes :

  • Le mode ciblé : appel automatique aux bases de données par le logiciel en l’absence de la carte vitale ou lorsque celle-ci n’est plus à jour (c’est-à-dire si la carte Vitale n’a pas été réactualisée depuis plus d’un an) à      l’initiative du professionnel de santé et à tout moment;
  • Le mode systématique : appel automatique aux bases de données par le logiciel pour toute facturation déclenchée avec ou sans carte Vitale à jour ou non. A noter qu’en ce qui concerne l’utilisation d’ADRi en mode systématique, il n’y a plus aucun rejet lié aux droits.

Pour ces deux modes, les droits récupérés sont intégrés automatiquement dans la feuille de soins électronique.

La garantie de paiement s’applique à l’ensemble des professionnels de santé lorsque les FSE « tiers payant » sont constituées en présence de la carte CPS et de la carte Vitale.

Deux modes de constitution des factures doivent être distingués :

  • Constitution de la facture à l’aide de la carte Vitale :

La garantie de paiement s’applique si la FSE est réalisée avec les données de la carte Vitale. Toute modification des données de la carte Vitale lève la garantie de paiement sauf si ces nouvelles données ont été récupérées par l’intermédiaire d’ADRi.

  • Constitution de la facture sans la carte Vitale :

En l’absence de carte Vitale, il n’y a pas de garantie de paiement au sens juridique. Cependant, le service ADRi, en accédant aux bases des régimes d’assurance maladie obligatoire, permet au professionnel de santé d’obtenir une situation de droit à jour de son patient, fiabilisant ainsi la facturation pour qu’il n’y ait pas de rejet lié aux droits du patient.

ROSP: le point

Rémunérations sur Objectifs de Santé Publique (ROSP)

Les différentes Rémunérations sur Objectifs de Santé Publique (ROSP) versées aux pharmacies en 2019 sont relatives aux objectifs suivants :

  • ROSP  Bilan Partagé de Médication (BPM)
  • ROSP AOD
  • ROSP AVK
  • ROSP ASTHME
  • ROSP génériques + Rémunération complémentaire
  • ROSP qualité de service (QS) et qualité de la pratique sur le volet ESP/CPTS (QP/ESP-CPTS)

             + Rémunération complémentaire

La CSS (Complémentaire Santé Solidaire): Pensons à informer l’équipe officinale en lui proposant de lire le dossier de presse à télécharger sur le lien hypertexte à la fin de l’article.

Depuis le 1er novembre 2019, la « Complémentaire Santé Solidaire » remplace le dispositif existant CMU C et ACS.

La Complémentaire Santé Solidaire permet à ses bénéficiaires de ne pas avancer les frais de santé et de bénéficier des tarifs sans dépassement chez les médecins et la plupart des autres professionnels de santé.

  • L’essentiel en 5 points :
  • La Complémentaire Santé Solidaire remplace la CMU-C, qui reste inchangée, et s’étend à d’autres bénéficiaires : ceux aujourd’hui éligibles à l’Aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS).
  • Elle offre une protection renforcée à ses bénéficiaires. Ainsi, les soins pour lesquels le reste à charge pouvait être élevé dans le cadre du dispositif ACS sont désormais pris en charge à 100 % par la Complémentaire Santé Solidaire : soins dentaires, optiques, aides auditives, mais aussi les dispositifs médicaux comme les pansements, les cannes ou les fauteuils roulants.
  • Elle évite l’avance des frais chez le médecin, le dentiste ou encore à l’hôpital. Tous les frais de santé sont pris en charge directement par l’organisme d’assurance maladie obligatoire (Assurance Maladie ou MSA) et la Complémentaire Santé Solidaire.
  • Elle évite les dépassements d’honoraires aux bénéficiaires de la Complémentaire Santé Solidaire quel que soit le secteur d’exercice du professionnel de santé.
  • Elle est sans participation financière pour les foyers dont les revenus les rendent actuellement bénéficiaires de la CMU-C (sous le plafond de 746 euros par mois pour une personne seule) et avec une participation financière d’un coût de moins de 1€ par jour par personne pour les autres foyers concernés (plafond de ressources : 1 007 euros par mois pour une personne seule).


Pour les assurés soumis à participation financière, le montant mensuel de celle-ci est variable en fonction de l’âge :

Age au 1er janvier de l’année d’attribution de la protection complémentaire en matière de santé Montant mensuel de la participation financière
Assuré âgé de 29 ans et moins 8 euros
Assuré âgé de 30 à 49 ans 14 euros
Assuré âgé de 50 à 59 ans 21 euros
Assuré âgé de 60 à 69 ans 25 euros
Assuré âgé de 70 ans et plus 30 euros

Le remboursement des soins

Si les bénéficiaires ont présenté un justificatif de droits à la Complémentaire Santé Solidaire (carte Vitale ou attestation papier), les professionnels de santé doivent pratiquer le tiers payant avec dispense totale d’avance des frais et ne doivent pas pratiquer de dépassements d’honoraires.

Les frais sont pris en charge, d’une part par les organismes d’assurance maladie pour la part obligatoire et d’autre part, par l’organisme gestionnaire choisi par l’assuré.

A noter :

Tous les publics souhaitant s’informer sur la Complémentaire Santé trouveront sur ameli.fr et msa.fr toutes les informations pratiques : à savoir pour les professionnels de santé, un rappel pratique sur la tarification, la facturation et le tiers payant.

Un dossier de presse est joint en annexe au présent ordre du jour.

source ameli.fr

Garanties de prévoyance et de santé Comment bénéficier des améliorations au 1er janvier 2020 ?

A moins de 2 mois de la mise en place des nouvelles garanties concernant les frais de soins de santé, comment y voir clair parmi les nombreuses informations diffusées ? Et en pratique, quelles seront les principales évolutions ?

Une amélioration majeure : l’alignement des garanties « Frais de soins de santé » des salariés non-cadres sur celles des salariés cadres et assimilés souhaité par les partenaires sociaux (4 syndicats de salariés sur 6 au côté de la FSPF).

Quelques exemples d’améliorations (non exhaustif)

Principaux postes d’évolutionsRemboursement totalAmélioration de la prise en charge (%)
20192020
HONORAIRES MEDICAUX
Consultation médecin généraliste – Adhérent OPTAM30 €46,25 €+ 15 %
Consultation médecin spécialiste honoraires libres25,30 €37,03 €+ 48 %
OPTIQUE
Verres complexes118 € / verre130 € / verre+ 10 %
Verres hyper complexes180 € / verre200 € / verre+ 11 %
DENTAIRE (% de la prise en charge sécurité sociale)
Prothèse dentaire remboursée par la sécurité sociale (dent visible) 370 %375 %+ 1,35 %
Traitement orthodontique remboursé par la sécurité sociale300 %326 %+ 8,7 %
Traitement orthodontique non remboursé par la sécurité sociale200 %326 %+ 63 %

Les partenaires sociaux ont fait le choix de privilégier un meilleur taux de remboursement des verres les plus complexes en contrepartie d’une réduction de la prise en charge des montures de lunettes qui passe à 70 €, l’entrée en vigueur du 100 % Santé neutralisant le reste à charge sur les verres simples.

Téléchargez le tableau des garanties et des cotisations ici.

Quid des 9 % d’augmentation pour un salarié non-cadre percevant un salaire mensuel brut de 1300 € ?

Cette augmentation des cotisations (employeurs + salariés) pour les frais de soins de santé s’élève à 1,74 € / mois pour l’employeur et 1,74 € pour le salarié, une légère hausse largement compensée par les améliorations de garanties.

Qui peut bénéficier de ces améliorations ?

Dès le 1er janvier 2020, les pharmacies qui ont retenu l’assureur recommandé par la branche (APGIS) ont la garantie de bénéficier de ces améliorations. Les autres officines, syndiquées ou non, pourront en bénéficier mais à condition que leur assureur les ait bien intégrées dans son offre

A partir de la publication au Journal Officiel de l’arrêté d’extension de l’accord de branche, l’ensemble des officines auront l’obligation d’offrir à leurs salariés le bénéfice des nouvelles garanties et devront donc vérifier que leur assureur est en conformité avec les dispositions de la convention collective. 

Cordialement, 

Philippe BESSET

Président de la FSPF

Le Moniteur des Pharmacies : Réponse et explication de la FSPF sur la polémique créé par Gilles Bonnefond (USPO).

Lors de sa conférence de presse en clôture du congrès national des pharmaciens à Bordeaux (Gironde) ce week-end, Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), a répondu au communiqué de presse de Gilles Bonnefond, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) sur les contrats prévoyance et santé, publié le 16 octobre dernier. Dans ce communiqué, l’USPO attaque en règle le syndicat patronal majoritaire qui a signé un avenant à la convention collective avec pour conséquence d’augmenter les cotisations salariales des non- cadres et patronales.

« Quand l’USPO s’en prend à la FSPF, il s’en prend directement au dialogue conventionnel collectif », réagit, Philippe Besset, choqué par ce communiqué. Il rappelle que le syndicat a toujours été respectueux du dialogue social et que « les accords signés sont doublement
majoritaires au niveau des syndicats d’employeurs et de salariés. »


Les augmentations sont chiffrées. « La hausse du montant de cotisations est d’un euro par mois pour l’employeur et pour le salarié, ouvrant droit à des prestations supplémentaires. » De plus, sur le poste optique pris en exemple par l’USPO, « il vaut mieux rembourser la santé (les verres)
que l’accessoire (les montures), les arbitrages ont été pris afin d’éviter d’avoir des augmentations de cotisations trop élevées dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme du 100 % santé. »
Ce que confirme Cristelle Degrelle, préparatrice et représentante du syndicat CGE-CGC : « Notre syndicat n’aurait jamais signé une hausse de cotisations de 10 %, alors que les salaires des équipes augmentent difficilement de 1 %. »

source François Pouzaud Le Moniteur des Pharmacies du 21/10/2019

NDLR: Est ce que Gilles Bonnefond comprendra que c’est l’heure de s’unir sur le dossier des indus sur médicaments coûteux au lieu de polémiquer sur des sujets qui ne le méritent pas? P.L

Les Pharmaciens du 13

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