Il est temps de reconnaître le savoir faire ancestral des Pharmaciens: Nous sommes confrontés à des ruptures régulières de spécialités avec peu d’options …

Nous sommes confrontés à des ruptures régulières de spécialités avec peu d’options …

N’oublions pas la définition même de la préparation magistrale: Les préparations sont des médicaments préparés pour les besoins spécifiques d’un ou plusieurs patients.Les préparations magistrales sont réalisées pour un patient déterminé et selon une prescription médicale, en raison de l’absence de spécialité disponible ou adaptée. Elles sont préparées par une pharmacie d’officine ou par une pharmacie à usage intérieur d’un établissement de santé (pharmacie hospitalière…). Art. L.5121-1 CSP.


Un grand nombre d’entre nous possède un préparatoire ou est en contrat de sous traitance avec un confrère spécialisé en préparations magistrales. Alors pour les ruptures régulières de prednisone, prednisolone, paracetamol suppositoires 1g …

Offrez une alternative de qualité à vos patients. Pensez à la préparation magistrale et rappelez à vos prescripteurs que nous pouvons offrir des réponses adaptés, de qualité avec une traçabilité impeccable en un délai extraordinairement court (2 jours ouvrés en général).


La condition sine qua non au maintien du remboursement est l’engagement écrit du médecin « prescription à but thérapeutique en l’absence de spécialités équivalentes disponibles »

Sébastien GALLICE – Vice président du Syndicat Général des Pharmaciens des Bouches du Rhône – Président Société des Officinaux sous Traitant en Préparations magistrales

Dacryosérum®

La spécialité DACRYOSERUM® bientôt déremboursée, ses génériques restent pris en charge

Les deux présentations de la spécialité DACRYOSERUM© ne seront plus remboursées par le régime obligatoire à compter du 27 octobre 2019.

Seule la présentation en boîte de 20 récipients unidoses de 5 ml (code CIP : 3400934732652) dispose de spécialités génériques, qui continuent à être prises en charge par le régime obligatoire à 30 % (TVA à 2,10 %).

Nous vous appelons dès maintenant à la plus grande vigilance concernant les commandes et la gestion de vos stocks, aucun délai d’écoulement n’étant prévu au-delà de cette date..

Non à de nouvelles ponctions sur les officines !

Le conseil d’administration de la FSPF vient de se prononcer contre l’ouverture de négociations visant à rectifier l’avenant n°11 qu’elle avait refusé de signer.

Fin août, l’Assurance maladie nous a informés que le montant total des nouveaux honoraires prévus dans l’avenant n°11 sera dépassé de 150 millions d’euros à la fin de l’année 2020 en raison de la mise à jour de la liste des médicaments dits « spécifiques ».

La liste communiquée aux syndicats par l’Assurance maladie en septembre 2018 laissait apparaître l’absence de près de 1 000 codes CIP (insulines, antibiotiques en voie locale, antiagrégants plaquettaires…). Après intervention de la FSPF, 700 spécialités ont été réintégrées à la liste en décembre dernier, entraînant un gain supplémentaire pour le réseau officinal de 150 millions d’euros selon l’Assurance maladie.

Aujourd’hui, les pouvoirs publics souhaitent prendre des mesures correctives afin de récupérer ce montant excédentaire. Deux options semblent se dessiner : la diminution des montants des honoraires via un avenant conventionnel, ou la modification des paramètres de la marge par arrêté.

La FSPF rejette d’emblée ces deux options, qui sont contraires à l’intérêt de la profession, rappelant que même avec l’apport de ces 150 millions d’euros dans l’économie officinale, le niveau de la rémunération restera très inférieur à celui de 2016, année de référence inscrite dans l’avenant n°11.

Les baisses de prix sur les médicaments se poursuivent. Le déremboursement de l’homéopathie va générer une perte de marge d’environ 120 millions d’euros. La ROSP sera réduite de près de 100 millions d’euros en deux ans à la suite des avenants signés par l’USPO. De plus, le PLFSS pour 2020 s’annonce menaçant.

Dans ce contexte économique difficile, de nombreux confrères ne pourront s’engager dans les nouvelles missions d’urgences, de prévention et de dépistage prévues par la loi de santé.

L’équilibre économique est un tout. Il faut renégocier… mais à la hausse.

Cordialement, 

Philippe BESSET

Président de la FSPF

Les Pharmaciens du Sud

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