1 sur 23 [DGS-URGENT] 2018-INF-05 Rappel de certaines spécialités à base de valsartan et de valsartan/hydrochlorothiazide : information des professionnels de santé

En raison d’un défaut qualité affectant certaines spécialités à base de valsartan et de valsartan/hydrochlorothiazide, les laboratoires, en accord avec l’ANSM, ont procédé le 6 juillet 2018 au rappel des lots des spécialités potentiellement impactées au niveau des pharmacies de ville, des grossistes-répartiteurs et des pharmacies hospitalières.

Vous pouvez consulter le point d’information de l’ANSM et la liste des spécialités impactées par le défaut de qualité sur : http://ansm.sante.fr/S-informer/Actualite/Rappel-de-certains-medicaments-a-base-de-valsartan-Point-d-information

Il n’existe pas de risque aigu lié à ce défaut qualité pour les patients. En revanche, le risque d’arrêt brutal d’un tel traitement est réel (poussées hypertensives, décompensations cardiaques, accidents neurologiques).

Les spécialités contenant du valsartan et du valsartan/hydrochlorothiazide non concernées par ce rappel, ainsi que les autres médicaments de la même classe thérapeutique (autres sartans) restent disponibles sur le marché. Cependant, afin notamment d’éviter des tensions d’approvisionnement pour les spécialités qui restent disponibles, il est demandé :

Aux médecins :

– De ne pas initier de nouveaux traitements à base de valsartan afin de préserver les stocks des autres spécialités exemptes de ce défaut ;

– Pour les patients déjà traités par valsartan :

o leur rappeler qu’ils ne doivent en aucun cas arrêter d’eux-mêmes leur traitement si leur médicament est concerné par ce défaut ;

o les informer de l’absence de risque aigu ;

o les rassurer sur le fait que le pharmacien ne délivrera plus les spécialités concernées et les remplacera par une autre spécialité non concernée par ce rappel.

Aux pharmaciens :

– De rappeler aux patients qu’ils ne doivent en aucun cas arrêter d’eux-mêmes leur traitement si leur médicament est concerné, le produit ne présentant aucun risque immédiat.

– D’adresser à leur médecin les patients qui souhaiteraient changer leur traitement pour envisager avec eux les solutions ;

– D’expliquer aux patients qu’il n’y a pas de nécessité de rapporter les boites des spécialités impactées, le produit ne présentant aucun risque immédiat ;

En cas d’urgence et dans l’intérêt des patients, le pharmacien peut délivrer une autre spécialité que celle prescrite après en avoir informé le prescripteur.

La Cnam prendra en compte cette situation exceptionnelle, notamment du point de vue des conditions de prise en charge des médicaments (quantité délivrée et conditionnement le plus économique) et des engagements conventionnels (tiers payant contre génériques), en l’absence d’offre générique suffisante. Des instructions seront adressées au réseau des caisses qui communiqueront auprès des pharmaciens de leur circonscription.

Rémunération de l’officine Le réseau subit une nouvelle perte de 11 millions d’euros en mai.

Les chiffres portant sur le suivi de la rémunération du mois de mai 2018 ont été récemment publiés par IQVIA.

Le réseau officinal enregistre une nouvelle perte de rémunération, entre mai 2017 et mai 2018, de près de 11 millions d’euros, confirmant ainsi la tendance qui se manifeste depuis le début de l’année 2018, malgré un chiffre d’affaires quasi stable.

L’impact cumulé des baisses de prix entrées en vigueur depuis janvier 2018 et l’investissement insuffisant de la part de l’Assurance maladie dans le cadre de l’avenant n° 11 conduit à un manque à gagner pour le réseau de 42,8 millions d’euros sur les 5 premiers mois. Pour rappel, la FSPF avait refusé de signer cet avenant conventionnel, estimant que les dispositions généreraient un manque à gagner d’environ 100 millions d’euros pour le réseau sur l’ensemble de l’année.

C’est l’ensemble de la réforme prévue par l’avenant n° 11 qui est fondamentalement remis en cause. Sur les 5 premiers mois de 2018, tous les indicateurs sur lesquels reposeront les évolutions du mode de rémunération sont en baisse par rapport à 2017 :

  • diminution du nombre total d’ordonnances de 3,14 %, alors que ce volume doit servir d’assiette pour un nouvel honoraire ;
  • diminution du nombre d’ordonnance de plus de 5 lignes de 2,77 % , alors que le montant de l’honoraire HC doit être revalorisé ;
  • baisse du nombre d’unités de 1,69 % et déremboursement de certaines spécialités inscrites sur la liste des médicaments spécifiques retenus pour la facturation du nouvel honoraire relatif aux dispensations particulières (médicaments contre la maladie d’Alzheimer).

Au final, les hypothèses utilisées par l’Assurance maladie au moment des négociations conventionnelles, pour réaliser ses prévisions, ne correspondent déjà plus à la réalité observée.

La FSPF demande une réouverture des négociations avec l’Etat dans les plus brefs délais, afin de tenir compte de l’évolution de la situation.

Cordialement,

Philippe GAERTNER

Président de la FSPF 

Précarité des soins: PFIDASS, la Plate-Forme d’Intervention Départementale pour l’Accès aux Soins et à la Santé se généralise sur tout le département

Après une expérimentation sur le 3ème arrondissement de Marseille en 2016 et une généralisation sur toute la ville en 2017, la PFIDASS se déploie au niveau départemental.

33% des assurés sociaux seraient en situation de renoncement aux soins dans le département. C’est le constat que fait l’ODENORE (Observatoire des non recours aux droits et services). Ce diagnostic laisse à penser que près de 265.000 bénéficiaires de l’Assurance maladie des Bouches-du-Rhône renoncent à un ou plusieurs soins. Pour cela, elle a créé un dispositif basé sur 3 axes majeurs :

  • La détection des personnes en renoncement
  • Leur accompagnement socio-sanitaire
  • Leur accompagnement financier

…et ce, pour leur permettre d’accéder à leurs soins initialement renoncés, mais aussi, les autonomiser dans leur parcours sanitaire.

Pour que ce dispositif réussisse à atteindre son objectif, il est indispensable que le plus grand nombre d’acteurs internes et externes s’agrègent à ce projet.

Les professionnels de santé sont donc concernés par la détection du renoncement aux soins.

Depuis, le 1er avril 2018, la PFIDASS s’est déployée sur tout le département des Bouches-du-Rhône. Aujourd’hui, tout praticien peut questionner son patient et détecter chez lui un renoncement aux soins quel qu’en soit le motif (reste à charge élevé, absence de complémentaire santé, droits de base au régime générale non mis à jour…). Après avoir recueilli le consentement du patient, il suffit de compléter la fiche de signalement que vous pouvez télécharger à l’adresse suivante :  http://cpcam13.fr/Pdf/PFIDASS%20D%C3%A9pliant%20PS.pdf et la renvoyer à la PFIDASS par mail, par courrier ou par téléphone.

Quelles sont les informations à recueillir ?

  • Le numéro d’immatriculation de l’assuré(e)
  • Le nom et le prénom du bénéficiaire des soins
  • Le numéro de téléphone du patient
  • Les actes auxquels le patient est en passe de renoncer
  • Le motif du renoncement aux soins

Une fois les informations réceptionnées, le Service Précarité de la CPCAM des Bouches-du-Rhône, en charge de la PFIDASS, prendra directement contact avec le patient détecté afin de mettre en place un accompagnement jusqu’à la réalisation des soins (ouverture de droits, étude de devis médicaux, aide au choix d’une complémentaire santé, orientation vers le professionnel de santé le plus adapté …..).

A ce jour, c’est plus de 2 340 dossiers qui ont été remontés à la PFIDASS et plus de  1 300 dossiers qui ont été clôturés avec un accompagnement réussi.

Les coordonnées de la PFIDASS :

Email : 944.pfidass.13.cpam-marseille@assurance-maladie.fr

Téléphone : 0 811 910 009 (Service 0,06€/min + prix appel)

Adresse : PFIDASS CPAM 13, 13421 Marseille cedex 20

IMPORTANT: RESOGARDES

Chère consoeur, cher confrère,

Pour répondre au mieux à notre mission de permanence des soins et communiquer au grand public une information complète et de qualité, nous avons fait évoluer le site de Résogardes (Loggapharm) pour y intégrer :
 la gestion des horaires d’ouverture habituels de votre officine
 la possibilité d’y renseigner des plages d’ouverture ou de fermeture exceptionnelles (congés…)
Nous vous invitons à vous connecter, dès à présent, sur le site www.resogardes.com pour mettre à jour les horaires de votre pharmacie ; horaires que l’équipe Résogardes a renseignés par défaut à partir des heures de garde de votre secteur.

 

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 Lettre ouverte au Premier ministre

Pharmacie d’officine : le décret « conseils et prestations » doit répondre aux nouveaux besoins des patients et des territoires 

Le décret permettant aux pharmacies d’officine de proposer des « conseils et prestations destinés à favoriser l’amélioration ou le maintien de l’état de santé des personnes » doit être moderne, ambitieux et non un texte a minima.

Dans sa décision rendue en décembre 2017, le Conseil d’État a été clair : les conseils et prestations pourront être proposés en dehors du cadre conventionnel. 

En phase avec la politique gouvernementale actuelle, ce décret permettrait à la profession de répondre aux attentes des patients, dans un contexte de vieillissement de la population, d’accroissement des pathologies chroniques, de renforcement de l’ambulatoire et de développement des outils numériques de santé.

La profession est prête pour répondre à ces défis de transformation du système de santé et à apporter sa contribution à la nouvelle organisation des territoires.

Accompagnement des patients pour leur maintien à domicile, lutte contre la perte d’autonomie, dispensation à domicile, préparation des doses à administrer, adaptation du domicile, renforcement des politiques de prévention et de dépistage, déploiement de la télémédecine, évaluation en vie réelle des produits de santé… Autant de conseils et prestations que la pharmacie d’officine doit être en mesure de proposer rapidement aux patients. Rien ne doit manquer ! 

Il serait incompréhensible, après dix ans d’attente, que ce décret ne soit pas adapté à l’évolution du système de santé.

L’ensemble de la profession appelle le Gouvernement à faire confiance à la pharmacie d’officine et à son professionnalisme. 

L’évolution de notre profession s’inscrit dans la préparation de la stratégie de transformation du système de santé. Maintenir la solidarité et l’accès aux médicaments pour tous, sans avance de frais, en toute sécurité sur l’ensemble des territoires sont des attentes fortes de la population. 

Cela n’est possible qu’en s’appuyant sur des valeurs fondamentales qui organisent notre profession : assurer le bon usage du médicament, qu’il soit avec ou sans prescription, en pharmacie d’officine, assurer la présence pharmaceutique sur l’ensemble du territoire et assurer l’indépendance de la profession face aux groupes financiers. 


Téléchargez le courrier:

2018.07.03-lettre_ouverte_1er_ministrevfinale

Les Pharmaciens du Sud

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