Compléments alimentaires à base de Garcinia cambogia : l’alerte de l’Anses

Bien qu’interdite dans les médicaments, la plante Garcinia cambogia Desr. continue d’être utilisée dans des compléments alimentaires destinés à la perte de poids. Leur consommation est à l’origine d’effets indésirables sévères, en particulier des hépatites aiguës, y compris chez des personnes n’ayant aucun antécédent médical. L’analyse globale de ces signaux conduit l’Anses à formuler une alerte pour déconseiller fortement la consommation de compléments alimentaires contenant cette plante.

L’analyse des nombreux cas d’effets sévères signalés dans le monde confirme l’alerte

À la suite d’un cas d’hépatite fulminante mortelle et de plusieurs autres cas d’effets sévères signalés à son dispositif de nutrivigilance, l’Anses a engagé une expertise pour dresser l’état des lieux des effets indésirables provoqués par la consommation de compléments alimentaires à base de Garcinia cambogia Desr.

L’Agence a mené une analyse globale des cas identifiés par différents systèmes de vigilance français, européens et nord-américains, complétée par une revue de la littérature. Elle a ainsi recensé des cas d’atteintes hépatiques, psychiatriques, digestives (pancréatites), cardiaques et musculaires (rhabdomyolyses). Dans le seul dispositif de nutrivigilance français, 38 signalements d’effets indésirables ont été déclarés entre 2009 et mars 2024. L’Agence a identifié également plusieurs interactions médicamenteuses de nature à entraîner une augmentation des effets indésirables ou une perte d’efficacité des médicaments.

Ces effets peuvent se manifester chez des personnes ayant des antécédents de troubles psychiatriques, de pancréatite ou d’hépatite, ou atteintes de certaines maladies cardiométaboliques comme le diabète, l’obésité, l’hypertension, ainsi que chez des personnes traitées par des médicaments connus pour affecter la fonction hépatique, par des traitements antirétroviraux ou par des traitements antidépresseurs. Néanmoins, des effets sévères ont également été signalés chez des consommateurs sans aucun antécédent médical. Les résultats de cette analyse constituent donc une alerte de l’Anses. Elle déconseille la consommation de produits à base de Garcinia cambogia Desr. à l’ensemble de la population.

Tous les compléments alimentaires contenant Garcinia cambogia Desr. sont destinés à la perte de poids. À ce propos, l’Anses rappelle que la perte de poids sans indication médicale comporte des risques, surtout quand la personne adopte des pratiques alimentaires déséquilibrées et peu diversifiées. Toute démarche d’amaigrissement nécessite l’accompagnement d’un professionnel de santé.

Des allégations de santé non évaluées et un usage interdit comme médicament

Dans son expertise, l’Anses a également identifié que, depuis 2012, la prescription et la délivrance de médicaments ou de préparations médicinales à base de Garcinia cambogia Desr. sont interdites en France. Ces préparations n’ont pas prouvé leur efficacité et peuvent exposer le patient à des risques pour sa santé.

Pour les compléments alimentaires, en revanche, l’utilisation de Garcinia cambogia Desr. n’est pas interdite. Des demandes d’évaluation des allégations de santé ont été soumises auprès de l’Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa). Ces allégations concernent le contrôle du poids, la réduction du stockage des graisses et de la sensation de faim, le contrôle de la glycémie et du taux de cholestérol. Le règlement en vigueur (n°1924/2006 du 20 décembre 2006) ne s’oppose pas à l’utilisation de ces allégations, en attente d’évaluation. L’Anses souligne que ce statut transitoire est de nature à induire en erreur le consommateur, qui peut penser que l’allégation a été évaluée.

Une évaluation des risques européenne susceptible d’aller plus loin

Les propriétés amaigrissantes de la plante sont attribuées à une forme de l’acide hydroxycitrique (AHC) présente dans le fruit de la plante Garcinia cambogia DesrL’Efsa mène actuellement une évaluation des risques associés à l’ingestion d’acide hydroxycitrique (AHC). Cette évaluation pourrait conduire à restreindre voire interdire cette substance et les préparations de plantes en contenant dont Garcinia cambogia Desr.

Au-delà du cas spécifique de Garcinia cambogia Desr., l’Anses souligne la nécessité d’une harmonisation européenne des listes de plantes, parties de plantes, usages et doses autorisés dans les compléments alimentaires, ainsi que des restrictions et avertissements encadrant leur utilisation.

Source : actualité Anses du 05/03/2025

Source: Ordre des Pharmaciens

Abrogation de certaines mesures relatif aux mesures d’organisation et de fonctionnement du système de santé maintenues en matière de lutte contre la covid-19

Dépistage et vaccination

  • La prise en charge des tests antigéniques et PCR (laboratoires de biologie médicale et officines) sans ordonnance est supprimée ainsi que la remise gratuite de tests (tests rapides d’orientation diagnostique, autotests) à certains professionnels
  • L’autorisation des prélèvements « hors les murs » pour la réalisation des tests (barnums des officines, prélèvements destinés aux tests PCR effectués au domicile du patient…) est abrogée
  • Pour les pharmaciens d’officine, la formation aux prélèvements pour les tests ne peut plus être dispensée par un autre professionnel déjà formé
  • Les étudiants ayant validé leur première année d’étude et préparateurs en pharmacie ne sont plus autorisés à réaliser les prélèvements des tests covid sous la supervision d’un pharmacien
  • La dispensation d’un autotest covid-19 ne s’accompagne plus de la remise d’un document spécifique et la vente en ligne pour les officines d’autotests n’est plus interdite
  • Les rémunérations spécifiques liées au dépistage de la covid-19 et à la vaccination sont supprimées
  • La fin des outils SIDEP et SI-VAC, non fonctionnels depuis l’été 2024, est actée par les textes
  • Les pharmaciens d’officine ne contrôlent plus les certificats de vaccination édités à l’étranger

Autres mesures de prévention et dispensation

  • Le port du masque sanitaire ne pourra plus être exigé par le directeur d’un établissement de santé, établissements de santé des armées et services et établissements médico-sociaux y compris dans les officines et les laboratoires de biologie médicale
  • La dispensation de Paxlovid® n’est plus conditionnée à un résultat de test positif (fin de l’ordonnance conditionnelle)
  • La délivrance exceptionnelle des spécialités pharmaceutiques nécessaires à l’interruption volontaire de grossesse par voie médicamenteuse, effectuée jusqu’à la 7e semaine de grossesse et/ou dans le cadre d’une téléconsultation, est abrogée. Cette disposition est entrée dans le cadre du droit commun par décret. Le pharmacien n’a plus à préciser la mention « délivrance exceptionnelle » sur l’ordonnance.

Oxygène médical

  • Pour les pharmaciens BPDO (Bonnes pratiques de dispensation à domicile de l’oxygène à usage médical), l’autorisation de remplacement des concentrateurs d’oxygène est supprimée
  • Les oxymètres de pouls ne sont plus pris en charge par l’Assurance Maladie

source Ordre des Pharmaciens

Un arrêté du 13 février 2025 abroge certains articles de celui du 1er juin 2021 relatif aux mesures d’organisation et de fonctionnement du système de santé maintenues en matière de lutte contre la covid-19.

Chers consœurs , chers confrères,

Le gouvernement a donc décidé de mettre fin au remboursement des tests anti géniques (TAG prescrits ou non ) et par la même occasion de ne plus accorder le droit à nos collaborateurs préparateurs de les faire.

C’est un signe de non reconnaissance des actions de dépistages d’orientation et de diagnostic qu’ont effectué nos équipes pendant la crise.

 Depuis la crise sanitaire, les officines ont largement participé à la maîtrise des contaminations par le covid-19: la rapidité et la simplicité des tests antigéniques ont été plébiscitées par les Français et ont participé à positionner les pharmacies comme le lieu privilégié de la prévention.

Bien sur, nous allons continuer à les faire sans remboursement de la part des organismes sociaux car cela répond à une réelle demande de nos patients. 

Nous allons continuer à montrer que notre expertise, le temps passé à les réaliser et l’investissement valent bien les 16,50 euros qu’on nous a royalement accordé

Sachez que votre syndicat FSPF s’est lancé dans la bataille pour obtenir le remboursement des TAG mais aussi grippe et VRS, ainsi que le droit pour les préparateurs diplômés et formés de les réaliser.

Bien confraternellement,

Valérie Ollier

Présidente du Syndicat Général des Pharmaciens des Bouches du Rhône 

Violence et insécurité dans nos officines: Nous dirons STOP le 12 mars 2025

Les professionnels de la santé ont le droit de bénéficier de conditions de travail dans un environnement sûr, sans risque de violence physique ou psychologique, et avec des risques psychosociaux (RPS) faibles ou nuls.

Pour cela, le 12 mars est la journée européenne contre la violence faite aux professionnels de santé.

Avec d’autres professionnels de santé, nous demandons des sanctions plus fermes au moyen d’un projet de loi. Les pharmaciens sont très exposés et nombre d’entre vous ont déjà eu des problèmes.

Nous vous proposons une affiche à télécharger et à imprimer et à exposer au public.

NDLR: Notre syndicat départemental s’associe à la communication du nouveau « collectif du 12 mars » mobilisé contre les violences, qui représente des professionnels de santé dans leur diversité – médecins, pharmaciens, kinés, infirmiers – prioritairement en ville mais aussi à l’hôpital.

Amelipro communique: Mise à jour des prises en charge liées au COVID

A compter du 1er mars 2025, certaines mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire sont abrogées, suite à la publication au Journal Officiel de la République française du 22 février 2025 (texte n°5), de l’Arrêté du 13 février 2025 portant abrogation de diverses mesures de gestion de la crise sanitaire, et notamment la prise en charge par l’assurance maladie des tests antigéniques et des prélèvements associés.

  • Les rémunérations de la participation à la réalisation des tests de dépistage Covid, la rémunération des pharmaciens pour la supervision des autotests Covid et pour la délivrance de test antigéniques et autotests ;
  • La rémunération des vacations des professionnels de santé exerçant en centre de vaccination ;
  • La délivrance gratuite des tests rapides d’orientation diagnostique par les pharmacies aux médecins libéraux et aux professionnels de santé et rémunération du pharmacien ;
  • Les conditions particulières de dispensation Paxlovid (ordonnance de dispensation conditionnelle) ;
  • La distribution gratuite des masques aux bénéficiaires de la C2S et AME ;
  • Les mesures visant à assurer la continuité des soins des patients nécessitant une oxygénothérapie à court terme et les modalités dérogatoires de mise à disposition des oxymètres de pouls ;

A la publication de ce projet d’arrêté demeureront en vigueur :

  • La délivrance des masques chirurgicaux en pharmacie sur présentation de justificatifs (test positifs, prescription médicale, attestations URSSAF…) ; 
  • La délivrance des masques FFP2 en pharmacie aux personnes immunodéprimés et personnes à risque de forme grave sur présentation d’une prescription médicale ; 
  • Pour la campagne de vaccination contre la covid-19, l’approvisionnement en vaccins provenant du stock Etat et distribués par l’Agence nationale de santé publique et autorise les professionnels de santé pouvant les prescrire et les administrer ;
  • La rémunération dont bénéficient les pharmaciens qui approvisionnent en vaccins contre la covid-19 les établissements et groupements dont leur officine est référente et qui ne disposent pas de pharmacie à usage intérieur ou qui ne sont pas rattachés à un établissement de santé ;
  • La rémunération des pharmaciens qui assurent la délivrance de vaccins contre la covid-19 ainsi que des matériels d’injection aux professionnels de santé libéraux et des centres de santé habilités à facturer un acte d’injection du vaccin contre la covid-19.

La prise en charge des soins en lien avec le virus de la COVID 19 est dorénavant celle de droit commun.

S’agissant de la rémunération de l’acte d’injection d’un vaccin Covid, au 1er mars 2025 :

  • Le tarif applicable pour la rémunération de l’ensemble des injections de vaccins Covid sera celui s’appliquant à l’ensemble des vaccinations annuelles recommandées, à savoir 7,50 euros TTC; 
  • L’acte d’injection sera désormais remboursé à 70% par l’AMO ;
  • Attention, à compter du 1er mars 2025 et de façon temporaire jusqu’au 31 mars 2025 le code prestation VGP doit être utilisé pour éviter tout rejet lié au délai de reparamétrage du code prestation INJ ; 
  • A compter du 1er avril 2025, le code INJ devra de nouveau être utilisé
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