Arnaques en tout genre: défibrillateurs aussi?

Les pharmaciens sont constamment la cible d’arnaques et de nombreuses victimes nous ont contacté.

Ces arnaques ont lieu dans des secteurs assez divers et peuvent être importantes:  photocopieurs (arnaque la plus coûteuse), défibrillateurs cardiaques jamais révisés, croix lumineuses, groupements d’achats qui ne sont que des coquilles presque vides, annuaires que personne ne lit, faux organismes officiels ou jouant sur la confusion, internet, téléphonie (se font passer pour de grands opérateurs), etc.

Nous vous rappelons d’être extrêmement prudents et de travailler avec des sociétés connues et qui ont pignon sur rue depuis longtemps (et encore c’est à vérifier).

Actuellement, des représentants d’une société toute nouvellement crée (mi- 2013) passent ou téléphonent dans les officines  en présentant des défibrillateurs avec un financement type leasing et en signalant que vous êtes peut être éligible à leur programme de subvention. Certaines de ces personnes soulèvent des points qui incitent à acheter leur matériel: obligation actuelle ou à venir, mensualités faibles. Nous incitons nos adhérents à ne pas donner suite car, en général, nous payons 3 fois le prix, quelquefois plus!

Il n’y a aucune législation qui nous impose de posséder un défibrillateur.

Nous vous rappelons qu’un défibrillateur demande un entretien qui a un coût non négligeable comme vous pouvez le lire sur cette information gouvernementale:

 

La mise en place d’un défibrillateur doit être accompagnée d’une maintenance appropriée. Celle-ci est prévue par le Code de la santé publique, les défibrillateurs étant des dispositifs médicaux. S’ajoute à cette réglementation celle issue du Code du travail lorsque les appareils sont installés en milieu professionnel.

Le code de la santé publique dispose à son article R5212-25 que « l’exploitant veille à la mise en œuvre de la maintenance et des contrôles de qualité prévus pour les dispositifs médicaux qu’il exploite. La maintenance est réalisée soit par le fabricant ou sous sa responsabilité, soit par un fournisseur de tierce maintenance, soit par l’exploitant lui-même ». L’article R5212-28 du même code précise les dispositions à respecter, portant en particulier sur : 
- l’établissement d’un inventaire des appareils, 
- la définition d’une organisation de la maintenance, 
- le recueil des informations permettant d’apprécier la pertinence des modalités de cette maintenance et de son exécution, 
- la tenue d’un registre pour assurer la traçabilité des opérations, 
- l’accès aux appareils et informations par les personnes chargées de leur maintenance et contrôle.Le code du travail prévoit quant à lui une obligation générale pesant sur l’employeur d’organiser la prévention des risques et les moyens de secours dans son entreprise. Il précise à son article R4224-17 que « les installations et dispositifs techniques et de sécurité des lieux de travail sont entretenus et vérifiés suivant une périodicité appropriée. Toute défectuosité susceptible d’affecter la santé et la sécurité des travailleurs est éliminée le plus rapidement possible. La périodicité des contrôles et les interventions sont consignées dans un dossier ».

Comme on le voit, si la réglementation pose les grands principes organisationnels, elle laisse l’employeur déterminer la périodicité et la nature de l’entretien et des vérifications. Pour cela, on devra en particulier s’appuyer sur le résultat de l’évaluation des risques de l’entreprise et sur les préconisations du fabricant contenues dans la notice de l’appareil. Par exemple, il semble intuitif qu’un appareil soumis à des vibrations dans un véhicule devra être vérifié plus souvent que celui abrité dans un boîtier placé dans un bureau. De même, un contrôle annuel peut s’avérer très largement insuffisant si l’appareil est soumis à des fortes températures ou à un accès libre.

Compte tenu de la spécificité de ces appareils et de certaines incompatibilités entre les marques, il est préférable (mais pas obligatoire) d’en confier l’entretien à l’installateur. Celui-ci propose d’ailleurs en général un contrat d’entretien à ses clients lors de la vente ou de la location de l’appareil ; il faudra alors s’assurer que la nature des opérations qu’il envisage et leur périodicité correspondent bien aux nécessités d’exploitation et aux spécificités de l’entreprise.

La maintenance des défibrillateurs automatiques externes trouve sa justification principale dans le vieillissement de deux composants essentiels de l’appareil : 
- Les défibrillateurs sont dotés d’une ou plusieurs sources électriques pour délivrer l’énergie nécessaire au choc et alimenter un dispositif d’auto-test. Ces piles et/ou batteries doivent être changées périodiquement. Leur durée de vie est variable de un à cinq ans selon leur type, les fabricants et les conditions d’utilisation. 
- Avec le temps, le gel de contact qui recouvre les électrodes pour assurer leur conductivité électrique se dessèche (selon les modèles et l’exposition entre 2 et 7 ans), rendant l’ensemble inopérant.

Il est également à noter que les défibrillateurs effectuent automatiquement un test périodique automatique dont les résultats sont stockés sur une mémoire de l’appareil, il est donc nécessaire que l’opération de maintenance permette de relever ces paramètres. Certains modèles transmettent d’ailleurs ces données à un centre de gestion à distance par téléphonie mobile ou Ethernet, ce qui constitue une bonne solution pour prévenir des pannes évolutives, surtout si l’entreprise dans laquelle est installé l’appareil n’a pas suffisamment structuré l’organisation de sa maintenance.

source:  Cellule pluridisciplinaire de santé au travail de la DIRECCTE du Languedoc Roussillon – (Septembre 2011 – 4ème mise à jour)

Un bon  site d’information:  http://www.cardiochoc.com/conseils.html

 

 

 

 

Une idée de prix: http://www.cardiosecours.fr/home/29-defibrillateur-philips-heartstart-hs1-avec-sacoche-livre-avec-kit-d-intervention-et-kit-signaletique-.html

P.L

Réforme retraite des pharmaciens: la CAVP explique.

RÉUNION D’INFORMATION CAVP EN PACA

jeudi 18 décembre à 20h30, à Marseille.


Réunion animée par Bernard LAGNEAU, Président de la CAVP et Administrateur titulaire de la région Bourgogne,
aux côtés de Thierry DESRUELLES et de Laurent PATRITI, Administrateurs titulaires de la région Provence-Alpes-
Côte d’Azur.
Faculté de pharmacie (Université de la Méditerranée Aix Marseille II)
27, boulevard Jean Moulin – 13005 Marseille

Pour participer à l’une de ces réunions, nous vous remercions de vous inscrire impérativement en adressant un courriel à :
service.communication@cavp.fr ou un fax au : 01 42 66 25 50, précisant vos nom, prénom, numéro de dossier CAVP,
ainsi que la date et le lieu de la réunion retenue.

L’inventeur de la photographie aérienne: Julius Neubronner (1852-1932), un pharmacien teuton sans drone et sans GPS.

 

Le père de Julius, Wilhelm Neubronner, avait utilisé les pigeons pour une livraison rapide des ordonnances mais avait cessé la pratique après quelques années lorsque les villages voisins eurent obtenu leurs propres pharmacies. La famille Neubronner ont des pharmaciens de père en fils et la famille possédait la pharmacie de Kronberg depuis 1808.

Julius_Neubronner_with_pigeon_and_camera_1914En 1886, Julius Neubronner (1852-1932) a repris la pharmacie à Kronberg im Taunus de son père. En 1887, il acheta un bâtiment historique important connu sous le nom Streitkirche (‘église des différends »). Le bâtiment avait été construit pour devenir une église catholique dans la ville protestante de Kronberg, mais jamais inauguré, il avait été l’objet d’un conflit villageois. Après les agencements nécessaires (le bâtiment avait déjà été utilisé comme une auberge), la famille et la pharmacie se déplacèrent dans le bâtiment en 1891.

Vers 1903, Julius Neubronner, pharmacien à Kronberg (près de Francfort sur le Main) avait encore l’habitude de recevoir des ordonnances du sanatorium de Falkenstein par pigeon voyageur, et il délivrait les médications urgentes jusqu’à 75 g par la même méthode.

Lorsqu’un jour l’un de ses « aigles à poison » (comme les pigeons étaient dénommés par les employés du sanatorium) se perdit dans le brouillard et n’arriva que quatre semaines plus tard avec son chargement, Julius eut l’idée, faute de GPS et de satellites NAVSTAR, de pourvoir ses pigeons de caméras automatiques pour tracer leurs trajets.

Cette idée le mena à fusionner ses deux passions – la colombophilie et la photographie – pour créer une nouvelle approche photographique.

Julius Neubronner se mit au développement d’une caméra légère et minuscule qui pouvait se fixer à la poitrine d’un pigeon par le moyen d’un harnais et d’une cuirasse d’aluminium. Il devait exercer les pigeons minutieusement pour les habituer à cette charge.

PigeoncamerasPour prendre une photographie aérienne, Julius Neubronner déplaçait un pigeon à un endroit éloigné d’une centaine de kilomètres au plus de son colombier. L’oiseau, équipé d’un appareil photo, est libéré, sachant qu’il serait déchargé une fois de retour, ce qui l’amenait à prendre la route la plus directe. L’oiseau chargé volait à une altitude de 50 à 100 mètres. Un mécanisme pneumatique contrôlait le retardement du déclencheur avant la prise de la photographie.

En 1908, Julius Neubronner brevetait son invention qui lui apporta une notoriété internationale après l’avoir présenté au public à des expositions internationales à Dresde, Francfort et Paris en 1909-1911. Les spectateurs à Dresde pouvaient assister à l’arrivée des pigeons voyageurs avec la caméra équipée, et les photos ont été immédiatement développées et transformées en cartes postales qui pourraient être achetés. Au « Paris Spectacles aériens », il reçut deux médailles d’or, pour la méthode et pour la photographie.  L’invention a été essayé pour la surveillance aérienne militaire de la Première Guerre mondiale mais sans résultats suffisamment probants pour des raisons que les colombophiles connaissent bien : le pigeon se perd si on déplace le colombier militaire ce qui arrive souvent sur les zones de combat.

Entre 1903 et 1920, toujours par passion, Neubronner enregistra un certain nombre de films amateurs qui ont été restaurés par le Deutsches Filmmuseum entre 1994 et 1996 et plus tard publié sur YouTube (le film sur youtube).

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Le processus lourd de collage de photographies de verre pour lanterne magique a inspiré ce passionné de photographies et de films amateurs et il se mit à inventer une forme de ruban de papier adhésif, qu’il a fait breveter.

Pour la production et la commercialisation de ce papier adhésif, il a fondé la Fabrik für Trockenklebematerial en 1905. Sous le nom Neubronner GmbH & Co. KG, cette entreprise allemande existe toujours et compte environ 80 employés.

Julius Neubronner, un pharmacien passionné qui finit par trouver sa voie et, pour terminer, un détail savoureux: la pharmacie resta dans la lignée Neubronner jusqu’en 1995.

 

Philippe LANCE

sources: wikipedia.de, ville de Kronberg, youtube, Neubronner GmBH & co…

NDLR: Si vous avez un peu de temps, n’hésitez pas à cliquer sur les liens hypertexte pour des photos et plein de surprises.

Honoraires de garde et TVA (Rappel).

Attention, vérifiez les taux de TVA que vous proposent vos ordinateurs (et vos SSII) sur l’honoraire de garde. Il doit être à 2.1% et non à 19.6% sinon vous perdez 17.5% du montant de l’honoraire de garde.

Explication juridique:

Venant rémunérer l’accomplissement d’une prestation de services, les honoraires pour service de garde et d’urgence sont assujettis à la T.V.A., ce que rappelle l’article 5 de l’arrêté du 6 décembre 1968 fixant le T.P.N. Ils sont soumis au taux de T.V.A. applicable aux médicaments qui donnent lieu à cette prestation de services. S’agissant de médicaments prescrits et délivrés en urgence, il s’agit généralement de médicaments remboursables soumis à la T.V.A. au taux de 2,10 %. Aux termes de l’article 5 précité, les honoraires et indemnités fixés par le T.P.N. incluent la T.V.A. dans leur montant.

S’agissant de l’indemnité forfaitaire d’astreinte, le ministère de la Santé nous a indiqué, confirmant en cela notre analyse, que le ministère de l’économie, des finances et de l’industrie considère que « cette somme forfaitaire ne constitue pas la contrepartie d’une prestation de services rendue à l’assurance maladie et qu’elle n’est pas directement liée au prix de vente des médicaments délivrés lors des permanences » et « confirme donc que cette somme forfaitaire ne sera pas soumise à la T.V.A. ».

 source FSPF

Fonction « Recherche »: n’hésitez pas à l’utiliser.

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Vous pouvez faire des recherches en allant sur la colonne de droite de notre site ( https://pharmaciens13.info/  ) ou se situe la fenêtre de recherche, il suffit de taper le bon mot-clé (exemple: conditionnements, TVA, honoraires, gardes, etc…) et cela permettra de revoir les articles contenant le mot-clé.

 

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