Editorial de Philippe LANCE

Philippe Lance, Vice-Président du Syndicat Général des Pharmaciens des Bouches du Rhône

Notre Syndicat Général des Pharmaciens des Bouches du Rhône met en place un mouvement de protestation et déjà, les commentaires de nos adhérents et non-adhérents fusent. Beaucoup d’entre eux disent: ENFIN! mais un certain nombre sont plus critiques.

Nous avons prévu des actions crescendo mais certains commencent à dire que ce n’est pas assez et d’autres que c’est trop.

Pour conserver nos adhérents (et en espérant en gagner aussi), je vais éviter de dire ce que je pense des commentaires de mes confrères.

Par contre, je vais vous expliquer comment je fonctionne. Délégué de classe au lycée, d’étudiants à la Fac, syndiqué dès ma 1ère année d’installation en 1979, élu au syndicat en 1981 (à l’époque, nous avions une revue mensuelle départementale sur papier glacé à laquelle je participais activement), j’ai toujours milité pour la profession. Souvent en désaccord avec les présidents successifs de notre syndicat, j’ai toujours suivi aveuglément les mots d’ordre syndicaux dès qu’ils concernaient la défense de nos intérêts.

Si le mouvement de protestation n’est pas suivi, si les pharmaciens du 13 ne sont pas solidaires des actions que nous allons menées jusqu’au vote du LFSS 2014 (loi de Financement de la Sécurité Sociale) alors vous laisserez croire aux bénévoles syndicaux (elles et eux aussi pharmaciens installés) que rien n’est possible, rien ne peut se faire sans le soutien des confrères.

Je suis le premier à trouver des défauts aux premières mesures que nous prenons mais elles ont été votées en conseil d’administration et je les appliquerai aveuglément comme je l’ai fait depuis 34 ans. Les responsables syndicaux vous demandent simplement d’en faire autant.

P.L

Dernière minute: La délégation régionale de l »UNPF (représenté par notre confrère Pierre RICHAUD) s’associe avec nous pour cette action.

Assez!!!

 

Cette image vous avertira sur les actions à mener.

Chères Consœurs, Chers Confrères,

Le Syndicat Général des Pharmaciens des Bouches-du-Rhône dit : ASSEZ !!!

ASSEZ !!! De participer au développement des génériques pour une prime minable aux prix de discussions sans fin au comptoir.

ASSEZ !!! De payer du matériel informatique pour respecter le cahier des charges de la CNAM.

ASSEZ !!! D’attendre des mois l’avenant sur les AVK promis en début d’année.

ASSEZ !!! De ne pas être écouté et de toujours penser que nous sommes des nantis.

ASSEZ !!! De supporter les attaques de la grande distribution qui ne parle que de prix et jamais de service rendu.

ASSEZ !!! De menacer notre profession pour de fausses raisons économiques sans tenir compte des conseils gratuits que nous et nos équipes prodiguons à longueur d’année.

ASSEZ !!! De supporter les « conseils » d’énarques pantouflards, conseils basés sur la seule perspective du coût sans reconnaissance de notre travail et celui de nos collaborateurs.

La Profession a demandé des actions. Lors de notre CA du 15 juillet nous avons décidé à l’unanimité :

  1. Arrêt du développement de SCOR Mail (qui permettrait à la CPAM de gagner beaucoup de temps) RESTEZ en SCANORDO,
  2. Arrêt de la substitution des 3 dernières molécules sorties Rabeprazole,  Montelukast et Tramadol-Paracetamol.
  3. Arrêt de l’organisation des gardes de 8h à 20h (par sécurité pour les pharmaciens nous continuerons à organiser les gardes de nuit durant le mois d’août)

Ces mesures prennent effet le 5 aout !

Et nous comptons sur votre implication, pour que vous et vos équipes les soutiennent.

Un point sera fait début septembre pour durcir le mouvement si rien ne se passe à Paris.

Nous  étions 23500 pharmacies il y peu de temps, nous sommes aujourd’hui 22600 et vous faites peut-être partis des 10 000 officines dont le compte bancaire est dans le rouge. Le PLFSS 2014 doit s’écrire fin septembre 2013 et il prévoit encore des baisses de prix des médicaments sans compensation pour nos marges. Plusieurs départements commencent des actions ciblées vers les Pouvoirs Publics, montrons notre ras-le-bol en suivant massivement ce mouvement en août.  Le conseil d’administration du SGP13

P.S : Courrier envoyé à tous les pharmaciens du département syndiqués et non syndiqués

Dernière minute: La délégation régionale de l »UNPF (représenté par notre confrère Pierre RICHAUD) s’associe avec nous pour cette action.

Remboursement des substituts nicotiniques.

L’Assurance Maladie rembourse les traitements par substituts nicotiniques (patch, gomme, pastille, inhalateur…) à hauteur de 50 € par année civile et par bénéficiaire.

Pour les femmes enceintes, ce montant est porté à 150 €.La prescription peut émaner d’un médecin ou d’une sage-femme.

Pas de délégation de paiement: le patient paye puis se fait rembourser.
Pour être remboursés par l’Assurance Maladie, ces substituts nicotiniques doivent :
– figurer sur la liste des substituts nicotiniques remboursables.
– être prescrits sur une ordonnance ne comportant que les substituts nicotiniques.

RAPPEL: Exonération de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur la rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP)

A la suite de nombreuses questions d’adhérents sur le régime de TVA applicable à la rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP) versée dans le cadre de la dispensation de spécialités génériques, nous tenons à vous indiquer que ce montant est exonéré de TVA. Cette exonération est motivée par le fait que la rémunération sur objectifs de santé publique n’est la contrepartie d’aucune vente ou prestation de services. 

Cette solution a été confirmée dans un courrier de la Direction de la législation fiscale du ministère de l’Economie et des Finances à la CNAMTS, courrier que la CNAMTS nous a communiqué. 

Pour mémoire, la même analyse avait prévalu en 2006 lors de la mise en place de la rémunération conventionnelle de l’astreinte pharmaceutique, les honoraires de garde et d’urgence étant pour leur part, soumis à TVA.

L’information sur les prix

 Les prix sont librement déterminés par les professionnels.

L’information sur le prix d’un produit ou d’un service est donc primordiale pour le consommateur qui doit pouvoir choisir en toute connaissance de cause et faire jouer la concurrence. 

L’Autorité de la Concurrence remet en cause notre monopole et le manque d’information des prix dans les petites officines fait parti des arguments!!! 

L’information sur les prix est obligatoire

Depuis le 1er janvier 1987, tous les prix sont libres, à quelques exceptions près, lorsque la concurrence est inexistante ou insuffisante : certains transports publics, taxis, tarifs réglementés du gaz et de l’électricité, cas particulier des livres…

Le principe : les prix des produits ou services disponibles à la vente doivent être visibles et lisibles, exprimés en euros et toutes taxes comprises. Le consommateur doit être en mesure de connaître le prix qu’il aura à payer sans être obligé de le demander.

Il est interdit de lier la vente d’un produit soit à l’achat simultané d’autres produits, soit à l’achat d’une quantité imposée. Il existe cependant une tolérance pour certains produits : les yaourts par exemple… mais pas les médicaments, compléments alimentaires ou parapharmacie!

 

source DGCCRF

P.L

Les Pharmaciens du Sud

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