Cancers : dépistage organisé du cancer colorectal (source Vidal)

Cette VIDAL Reco concerne les programmes de dépistages organisés des cancers en vigueur en France. Ces programmes de dépistage doivent être distingués du dépistage individuel qui est initié par un professionnel de santé ou par la personne elle-même.

Dépistage des cancers colorectaux

Critères d’exclusion du dépistage organisé du cancer colorectal

Le dépistage organisé du cancer colorectal (CCR) s’adresse aux femmes et aux hommes, âgés de 50 à 74 ans, à l’exception de celles et ceux nécessitant un suivi particulier en raison :

  • de symptômes justifiant une exploration coloscopique (rectorragies, melaena, troubles du transit ou douleurs abdominales inexpliquées d’apparition récente), ou ayant déjà effectué une coloscopie dans les 5 dernières années ;
  • d’un risque élevé (antécédent personnel ou familial de cancer ou d’adénome colorectaux, antécédent personnel de maladie inflammatoire chronique de l’intestin) ;
  • d’un risque très élevé (formes familiales de CCR, telles que syndrome de cancer colorectal héréditaire sans polypose HNPCC, également appelé syndrome de Lynch, ou polypose adénomateuse familiale PAF).
Déroulement du dépistage organisé du cancer colorectal

Les femmes et les hommes âgés de 50 à 74 ans (sans critère d’exclusion connu de l’assurance maladie) reçoivent de l’assurance maladie une invitation à réaliser un test immunologique (anticorps spécifiques de la partie globine de l’hémoglobine humaine) visant à détecter la présence de sang dans les selles.

Le dépistage organisé du cancer colorectal est effectué tous les 2 ans.

Le rôle du professionnel de santé (médecin ou pharmacien) est central pour le dépistage du CCR : il vérifie les critères d’inclusion/exclusion, remet le kit de test au patient et, dans le cas du médecin, coordonne le suivi des positifs. Le patient a également la possibilité de commander directement son kit sur internet.

Le test rapide et indolore, à faire chez soi, ne nécessite qu’un seul prélèvement de selles.

source Vidal: Cancers : dépistages organisés des cancers (sein, côlon, rectum, col de l’utérus)

VACCINATION ANTIGRIPPALE A L’OFFICINE

Reconduction du dispositif de prévention collective à destination des salariés de la Pharmacie d’officine à hauteur de 21 euros par salarié

Réunis en Commission paritaire permanente de négociation et d’interprétation de la Pharmacie d’officine (CPPNI) le 18 novembre, les partenaires sociaux ont reconduit, pour la campagne de vaccination 2024-2025, le dispositif de prévention collective « vaccination antigrippale » destiné aux salariés de la Pharmacie d’officine et mis en place dans le cadre du fonds HDS (haut degré de solidarité). Le montant de la prise en charge forfaitaire vient par ailleurs d’être porté à 21 euros (contre 18,50 euros les années précédentes).

Rappelons que ce dispositif permet aux employeurs d’assurer la vaccination de leurs équipes et d’obtenir auprès de l’APGIS, au moyen d’une procédure simple, une prise en charge forfaitaire par salarié couvrant le coût du vaccin et l’acte de vaccination. Pour les salariés, ce dispositif leur permet de ne pas avoir à faire d’avance de frais et de ne pas avoir à utiliser leur forfait relatif aux médicaments non remboursés par l’assurance maladie. Ce dispositif de prise en charge est applicable immédiatement.

Vous pouvez consulter la circulaire 2024-35, en cliquant ICI 

Diffusion questionnaire de thèse sur les fraudes sur prescription médicale

Objet : Diffusion questionnaire de thèse

Bonjour,

Dans le cadre de ma thèse, qui évalue l’impact de l’ordonnance numérique sur la prévention des fraudes, je réalise un questionnaire destiné aux pharmacies. Je souhaiterais savoir s’il serait possible de le diffuser par votre intermédiaire.

Merci d’avance.

Vincent Hassanaly

LE QUESTIONNAIRE (cliquez sur le lien hypertexte):

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSccyyV1YtL9Dy3teUkLBK21trZwIqDwWFLYJtgMBnbLX99sVQ/viewform?usp=pp_url

Information de la CPAM 131

Docteur, Chère Consœur, cher Confrère,

Comme vous le savez,le Fentanyl est l’un des antidouleurs de palier III les plus puissants. Il présente des risques d’abus, de dépendance, d’intoxication accidentelle et de détournement à des fins récréatives.

Cette molécule bénéficie donc d’indications AMM* bien précises ; elle est inscrite sur la liste des MARR (mesures additionnelles de réduction du risque) de l’ANSM et est classée comme stupéfiant.

Sa juste prescription représente donc un enjeu de Santé Publique important. Or, près de 70% des délivrances réalisées, sont « hors AMM » favorisant ainsi un mésusage.

Nous vous rappelons que le fentanyl répond aux indications AMM suivantes :

  • Pour les dispositifs transmuqueux : solutions pour pulvérisations nasales et comprimés (buccal, buccogingival et sublingual) : Traitement des accès douloureux paroxystiques (ADP) chez des patients adultes recevant déjà un traitement de fond opioïde ou morphinique pour des douleurs chroniques d’origine cancéreuse.

ADP : exacerbation passagère d’une douleur chronique par ailleurs contrôlée par un traitement de fond opioïde.

Un traitement de fond opioïde correspond à :

au moins 60 mg de morphine par voie orale par jour,

ou au moins 25 microgrammes par heure de fentanyl transdermique,

ou au moins 30 mg d’oxycodone par jour,

ou au moins 8 mg d’hydromorphone par voie orale par jour,

ou une dose équianalgésique d’un autre opioïde pendant une durée d’au moins une semaine.

  • Pour les dispositifs transdermiques :

Chez l’adulte : traitement des douleurs chroniques sévères qui nécessitent une administration continue au long cours d’opioïdes.
Chez l’enfant : traitement au long cours des douleurs chroniques sévères chez les enfants à partir de 2 ans recevant un traitement par opioïdes.

Par ailleurs, son statut de stupéfiant lui confère des conditions strictes de délivrance :

L’Assurance Maladie vous invite à une grande vigilance lors de la délivrance de fentanyl à vos patients et à consulter les sites de l’ANSM et du Ministère de la Santé sur la naloxone (traitement d’urgence des surdosages aux opioïdes).

Nous vous remercions de l’attention que vous porterez à ce message et vous prions de croire, Docteur, Chère Consœur, Cher Confrère, en l’assurance de notre parfaite considération.

Nathalie QUILLON, Médecin Conseil Chef Responsable de l’Échelon Local du Service Médical.

Gérard BERTUCCELLI, Directeur Général de la CPCAM des Bouches-du-Rhône.

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