Un entretien de plus dans notre besace: l’entretien opioïdes

L’entretien « opioïdes » est proposé au premier renouvellement d’une prescription, c’est-à-dire à la seconde délivrance qui doit intervenir au cours de 12 mois suivant la première délivrance.

Les antalgiques opioïdes sont consommés par environ 12 millions de Français chaque année. Bien que l’exposition à cette classe de médicaments soit relativement stable depuis plus de dix ans, l’évolution des hospitalisations pour intoxication aux antalgiques opioïdes et celle des décès est significativement en hausse en France. 

La dépendance aux opioïdes est un problème de santé publique majeur. 

Les traitements antalgiques opioïdes au long cours aboutissent fréquemment à une dépendance physique. Ils entraînent un risque de symptômes de sevrage en cas d’arrêt brutal ou trop rapide des prises. 

L’avenant 1 à la convention nationale des pharmaciens signée le 10 juin 2024 permet la réalisation et la valorisation d’entretiens dédiés au suivi des patients sous traitement opioïdes de palier II. 

L’objectif de cet entretien consiste à lutter contre la dépendance aux opioïdes en accompagnant les patients dans la prise de leur traitement.

Tout savoir sur l’entretien opioïdes:

Consulter PHARMAPRAT

LA FICHE ASSURANCE MALADIE:

Communiqué de Presse FSPF13 et USPO 13 : Les pharmaciens des Bouches-du-Rhône demandent le maintien des dispositifs Covid et leur extension à la gestion de la grippe

En tant que représentants des pharmaciens des Bouches-du-Rhône, nous
réagissons au projet d’arrêté ministériel modifiant les mesures d’organisation et de fonctionnement du système de santé, notamment celles relatives à la lutte contre la Covid-19. Ce texte prévoit l’abrogation de plusieurs articles essentiels, nous alertons sur les risques d’une désorganisation en cas de réapparition du virus. Nous appelons également à l’application immédiate de ces dispositifs à la grippe, dont l’impact sur les hôpitaux est aujourd’hui critique.


Covid-19 : maintenir les articles pour prévenir une nouvelle crise.

La Covid-19 demeure une menace active, avec un risque élevé de réapparition dans un futur proche. Supprimer les articles qui encadrent le dépistage, la prise en charge et l’isolement des cas affaiblirait notre capacité de réponse collective.

Nous demandons :

  1. Le maintien des articles relatifs à la lutte contre la Covid-19 dans l’arrêté du 1er juin 2021, pour garantir une réponse rapide et coordonnée en cas de résurgence.
  2. L’extension des mesures à la grippe et au virus respiratoire syncytial (“VRS” responsable de la bronchiolite du nourrisson) : tester, tracer, isoler

Cette décision d’abrogation intervient en pleine épidémie de grippe et de bronchiolite, alors que les hôpitaux sont saturés et que les cabinets médicaux peinent à absorber la demande de soins.

Nous appelons les pouvoirs publics à ne pas priver la population d’un accès au diagnostic simple et efficace.

  • Tester : Rembourser intégralement les tests antigéniques de grippe et de VRS disponibles en officine, pour permettre un diagnostic rapide et accessible à tous.
  • Tracer : Mettre en place un suivi épidémiologique des cas afin de limiter les contaminations au sein des foyers, des entreprises et des collectivités.
  • Isoler : Encourager les personnes contaminées à s’isoler pour freiner la
    propagation.
  • Prendre en charge financièrement les masques pour les patients et leur entourage, un outil indispensable pour limiter les risques de transmission.

Ce dépistage en officine est aussi une opportunité de sensibiliser les patients à l’importance de la vaccination, des gestes barrières et des pratiques préventives.
De plus pour contenir efficacement l’épidémie de grippe et limiter sa propagation, nous demandons la délivrance de l’antiviral Oseltamivir (Tamiflu®) par un protocole validé afin de traiter rapidement les patients atteint et réduire la durée et la gravité des symptômes.

Madame la Ministre Catherine Vautrin et Monsieur le Ministre Yannick NEUDER, souhaitent prioriser la prévention. Nous leurs demandons instamment de passer des annonces médiatiques à des actes concrets face à l’urgence sanitaire.


Contacts presse :

  • Valérie OLLIER : valerie.ollier@orange.fr – portable : 06.09.06.70.23
  • Laurine LECAILLET : laurinelecaillet@gmail.com – portable : 06.30.57.26.03
  • Patrick RAIMOND : uspo13@orange.fr – portable : 06.32.63.68.98

Un message du Président du CROP à transmettre aux équipes officinales

Docteurs, chères consoeurs, chers confrères,

Je souhaite par la présente vous rappeler les règles de dispensation lors de la présentation de prescriptions de certaines spécialités unidoses pour nébulisation. 

En effet, certains médecins prescrivent ces médicaments et les patients se présentent ensuite à l’officine munis de cette prescription pour en obtenir la délivrance. 

Or, selon les textes réglementaires, la prescription au patient est réservée aux pédiatres et aux pneumologues. Ces médicaments peuvent certes être administrés par tout médecin intervenant en situation d’urgence ou dans le cadre d’une structure d’assistance médicale mobile ou de rapatriement sanitaire mais, dans ce cas, l’ordonnance doit porter la mention « usage professionnel ». 

J’ai conscience que refuser à juste titre la délivrance peut vous amener à devoir faire face à l’incompréhension voire au ressentiment des patients et que cette réglementation peut entraîner des difficultés, notamment en cette période hivernale.

Mais vous ne pouvez délivrer au patient ces traitements sur une ordonnance établie par un médecin non autorisé sans prendre le risque d’un contrôle ultérieur de l’ARS et de la CPAM.

Je vous rappelle que la CPAM peut engager une procédure de récupération d’indus. L’action en recouvrement de l’indu se prescrit par trois ans à compter de la date du paiement de la somme indue par la CPAM concernée.

Je tenais à nouveau à vous alerter sur cette réglementation, surtout en cette période hivernale propice à ce type de prescription. 

Bien confraternellement,

Dr Stéphane PICHON

Président du CROP Paca-Corse
Vice-Président du CCA
Le Grand Prado – 

20 Allées Turcat Méry – 13008 MARSEILLE

Tel : 04 96 10 13 60 – Fax : 04 96 10 13 61 – Courriel : crop-paca-corse@ordre.pharmacien.fr

Prenez soin de votre bien-être. De vous, tout simplement.

Votre bien-être est notre affaire ! Entre confrères.

ADOP s’adresse à tous les pharmaciens qui connaissent des difficultés dans leur vie professionnelle et personnelle. Notre approche s’appuie sur une équipe d’accompagnateurs et d’experts pluridisciplinaires.

+33 (0) 800 736 959

ADOP, c’est ici

Calypso : le nouvel outil de déclaration des dispensations d’antimicrobiens

Dans le cadre de la lutte contre la résistance aux antimicrobiens et afin de contrôler les volumes de prescription et de délivrance des médicaments antimicrobiens, l’Union européenne a instauré un dispositif de collecte de données relatives à l’utilisation de ces médicaments dans ses pays membres.

Afin de répondre aux exigences de la réglementation européenne ainsi qu’aux dispositions de l’article L. 5141-14-1 du code de la santé publique, la plateforme Calypso a été mise en place pour centraliser la remontée de ces données.

En conséquence, vous êtes tenu de déclarer, via l’application Calypso, toutes les dispensations de médicaments comportant une ou plusieurs substances antimicrobiennes destinés à un usage vétérinaire, en vue de leur transmission à l’Agence européenne du médicament (EMA).

Pour vous permettre de répondre à vos obligations, vous trouverez ci-après des précisions relatives aux modalités de déclaration des antimicrobiens via l’outil Calypso.

  • Qu’est que Calypso ?

Calypso est une application en ligne développée par le Conseil national de l’Ordre des vétérinaires (CNOV) et ses partenaires. Initialement développé pour l’usage des vétérinaires, cet outil comporte désormais un module de saisie manuelle spécifiquement dédié aux pharmaciens d’officine afin qu’ils puissent satisfaire à leur obligation de déclaration des dispensations de médicaments contenant des substances antimicrobiennes.

  • Quels sont les obligations du pharmacien d’officine ?

Les pharmaciens d’officine appelés à dispenser des médicaments (à usage vétérinaire ou humain) comportant une ou plusieurs substances antimicrobiennes, prescrits par un vétérinaire à un animal, sont tenus de le déclarer informatiquement au moins une fois par mois via l’outil Calypso.

  • Quels médicaments sont concernés par la procédure de déclaration ?

Sont concernés tous les antimicrobiens (à usage vétérinaire ou humain) prescrits par un vétérinaire à un animal c’est-à-dire les antibiotiques, les antiviraux, les antifongiques et les antiprotozoaires.

Il est à noter que la liste des antimicrobiens concernés par cette obligation est fournie et mise à jour quotidiennement, dans l’outil Calypso, par l’ANMV (Association Nationale du Médicament Vétérinaire) pour les médicaments vétérinaires et par l’ANSM pour les médicaments à usage humains.

En cas de doute concernant la nécessité de déclarer une dispensation, il convient de consulter la liste des médicaments disponible sur Calypso.

Les médicaments commandés pour un « usage professionnel » par les vétérinaires ne doivent pas être déclarés.

  • Comment se connecter à Calypso ?

Il suffit de suivre les étapes suivantes :

  1. Connectez-vous à Calypso.
  2. Pour vous identifier, cliquez sur le bouton d’identification « Pro Santé Connect » et connectez-vous à l’aide de votre carte CPS ou e-CPS.
  3. Procédez à la déclaration des médicaments en renseignant les informations relatives au prescripteur, les informations relatives à l’ordonnance des médicaments. Enfin, identifiez les antimicrobiens prescrits et concernés par votre déclaration.

Pour vous accompagner dans cette nouvelle démarche et la prise en main de l’outil, un tutoriel détaillé est mis à votre disposition.

Un support utilisateur se tient également à votre disposition pour répondre à toutes vos interrogations ou pour vous aider en cas de difficultés :

assistance-utilisateur@ordre.veterinaire.fr.

  • A quelles sanctions s’exposent les pharmaciens d’officine qui ne déclarent pas les dispensations sur l’outil Calypso ?

Aux termes de l’article L. 5145-5 du code de la santé publique, le directeur général de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) peut prononcer, à l’encontre des pharmaciens d’officine manquant à l’obligation de déclaration des sanctions financières assorties, le cas échéant, d’astreintes journalières.

Le montant de la sanction financière est fixé en fonction de la gravité des faits et de la situation financière de l’entreprise dans la limite de 50 000 euros et celui de l’astreinte journalière dans la limite de 2 500 euros. Le montant de la sanction financière est doublé en cas de réitération des pratiques sanctionnées.

Il convient de noter que des contrôles pourraient avoir lieu dès janvier 2025.

Des textes complémentaires sont attendus sur les modalités de délivrance des antimicrobiens (délai d’exécution des ordonnances, nouvelles mentions à faire figurer sur les ordonnances, durée de conservation des ordonnances, etc.). Nous ne manquerons pas de vous tenir informés des évolutions du dispositif.

Les Pharmaciens du Sud

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