FIN DE LA CAMPAGNE D’IMMUNISATION DES NOUVEAU-NES ET NOURRISSONS CONTRE LE VRS – DGS-URGENT N°2025_03

Mesdames, Messieurs,

Le présent DGS-Urgent vise à vous informer de la date de fin de campagne de l’immunisation contre le virus respiratoire syncytial (VRS) pour l’ensemble des publics concernés (femmes enceintes, nouveau-nés et nourrissons).

La campagne d’immunisation contre le virus respiratoire syncitial (VRS) pour la saison 2024-2025 a été mise en place à compter de septembre 2024 pour proposer aux nouveau-nés, aux nourrissons et aux femmes enceintes de se prémunir contre le VRS en perspective de la saison hivernale, grâce à l’utilisation d’un traitement de prévention (Synagis[1], Beyfortus[2], Abrysvo[3]).

Face à la baisse de la circulation du VRS sur le territoire, la Direction générale de santé a saisi Santé publique France (SpF) afin de recueillir son avis pour acter la fin de la campagne.

Ainsi, tenant compte de l’avis de SpF au regard de l’épidémiologie observée en hexagone et dans l’ensemble des DROM, la date de la fin de campagne d’immunisation contre le VRS pour la saison 2024-2025 est fixée au 31 janvier 2025 pour l’ensemble des territoires (à l’exception de Mayotte).

Au-delà de cette date, la circulation du VRS ne justifie plus l’utilisation des traitements de prévention susmentionnés pour l’ensemble des publics ciblés dans les avis de la Haute autorité de santé.

Le calendrier et les modalités de la campagne pour la saison 2025-2026 vous seront communiqués dans les prochains mois.

Nous vous remercions pour votre implication tout au long de cette campagne d’immunisation contre le VRS.

 
Dr Grégory EMERY

Directeur Général de la Santé
 Orignal signé

[1] Haute Autorité de Santé – SYNAGIS (palivizumab)
[2] Haute Autorité de Santé – BEYFORTUS (nirsévimab) – Virus respiratoire syncytial
[3] Haute Autorité de Santé – ABRYSVO (Vaccin du Virus Respiratoire Syncytial (VRS) (bivalent, recombinant)) – Virus Respiratoire Syncytial (VRS)


Dans le cadre d’une alerte ou d’une crise sanitaire, la Direction Générale de Santé (DGS), par l’intermédiaire du Centre Opérationnel de Régulation et de Réponse aux Urgences Sanitaires et Sociales (CORRUSS), diffuse pour information des messages de sécurité sanitaire (avis, recommandations et conduites à tenir), via l’envoi de DGS-Urgent, à l’ensemble des professionnels de santé inscrits au conseil de l’ordre compétent, en conformité avec l’article L. 4001-2 de la LOI n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé.

Élargissement des domaines de compétences des infirmières en pratique avancée

C’était un décret très attendu par la profession. Né de la loi de modernisation de notre système de santé et lancé en 2018, le métier d’infirmier en pratique avancée nécessite deux années d’études supplémentaires par rapport aux autres infirmiers.

Une IPA vise à soutenir les médecins dans la prise en charge de patients atteints de pathologies ciblées comme « un accident vasculaire cérébral, une artériopathie chronique, une cardiopathie… », liste Ameli. Ces infirmiers et infirmières en pratique avancée exercent dans cinq domaines : pathologies chroniques stabiliséesurgences, psychiatrie, oncologie, néphrologie.

Ce décret applique la loi Rist de 2023 sur l’amélioration de l’accès aux soins, adoptée par le Parlement. Il ouvre l’accès direct et le droit à la primo-prescription aux IPA exerçant dans les hôpitaux, les établissements médico-sociaux (Ehpad), les centres de santé ou les maisons de santé. Toutefois, le décret précise que les IPA exerçant en libéral sont exclues du dispositif.

Le décret donne également un peu plus de liberté à toutes les IPA qui n’auront plus à faire signer le protocole d’organisation des soins à un médecin ou une structure médicale. Pour ce qui est de la liste des médicamentsexamens et autres soins qu’elles pourront prescrire, ces précisions seront fixées ultérieurement par un arrêté du ministre de la Santé.

Un lien à consulter: https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/les-infirmiers-en-pratique-avancee-et-leur-droit-de-prescription

Un entretien de plus dans notre besace: l’entretien opioïdes

L’entretien « opioïdes » est proposé au premier renouvellement d’une prescription, c’est-à-dire à la seconde délivrance qui doit intervenir au cours de 12 mois suivant la première délivrance.

Les antalgiques opioïdes sont consommés par environ 12 millions de Français chaque année. Bien que l’exposition à cette classe de médicaments soit relativement stable depuis plus de dix ans, l’évolution des hospitalisations pour intoxication aux antalgiques opioïdes et celle des décès est significativement en hausse en France. 

La dépendance aux opioïdes est un problème de santé publique majeur. 

Les traitements antalgiques opioïdes au long cours aboutissent fréquemment à une dépendance physique. Ils entraînent un risque de symptômes de sevrage en cas d’arrêt brutal ou trop rapide des prises. 

L’avenant 1 à la convention nationale des pharmaciens signée le 10 juin 2024 permet la réalisation et la valorisation d’entretiens dédiés au suivi des patients sous traitement opioïdes de palier II. 

L’objectif de cet entretien consiste à lutter contre la dépendance aux opioïdes en accompagnant les patients dans la prise de leur traitement.

Tout savoir sur l’entretien opioïdes:

Consulter PHARMAPRAT

LA FICHE ASSURANCE MALADIE:

Communiqué de Presse FSPF13 et USPO 13 : Les pharmaciens des Bouches-du-Rhône demandent le maintien des dispositifs Covid et leur extension à la gestion de la grippe

En tant que représentants des pharmaciens des Bouches-du-Rhône, nous
réagissons au projet d’arrêté ministériel modifiant les mesures d’organisation et de fonctionnement du système de santé, notamment celles relatives à la lutte contre la Covid-19. Ce texte prévoit l’abrogation de plusieurs articles essentiels, nous alertons sur les risques d’une désorganisation en cas de réapparition du virus. Nous appelons également à l’application immédiate de ces dispositifs à la grippe, dont l’impact sur les hôpitaux est aujourd’hui critique.


Covid-19 : maintenir les articles pour prévenir une nouvelle crise.

La Covid-19 demeure une menace active, avec un risque élevé de réapparition dans un futur proche. Supprimer les articles qui encadrent le dépistage, la prise en charge et l’isolement des cas affaiblirait notre capacité de réponse collective.

Nous demandons :

  1. Le maintien des articles relatifs à la lutte contre la Covid-19 dans l’arrêté du 1er juin 2021, pour garantir une réponse rapide et coordonnée en cas de résurgence.
  2. L’extension des mesures à la grippe et au virus respiratoire syncytial (“VRS” responsable de la bronchiolite du nourrisson) : tester, tracer, isoler

Cette décision d’abrogation intervient en pleine épidémie de grippe et de bronchiolite, alors que les hôpitaux sont saturés et que les cabinets médicaux peinent à absorber la demande de soins.

Nous appelons les pouvoirs publics à ne pas priver la population d’un accès au diagnostic simple et efficace.

  • Tester : Rembourser intégralement les tests antigéniques de grippe et de VRS disponibles en officine, pour permettre un diagnostic rapide et accessible à tous.
  • Tracer : Mettre en place un suivi épidémiologique des cas afin de limiter les contaminations au sein des foyers, des entreprises et des collectivités.
  • Isoler : Encourager les personnes contaminées à s’isoler pour freiner la
    propagation.
  • Prendre en charge financièrement les masques pour les patients et leur entourage, un outil indispensable pour limiter les risques de transmission.

Ce dépistage en officine est aussi une opportunité de sensibiliser les patients à l’importance de la vaccination, des gestes barrières et des pratiques préventives.
De plus pour contenir efficacement l’épidémie de grippe et limiter sa propagation, nous demandons la délivrance de l’antiviral Oseltamivir (Tamiflu®) par un protocole validé afin de traiter rapidement les patients atteint et réduire la durée et la gravité des symptômes.

Madame la Ministre Catherine Vautrin et Monsieur le Ministre Yannick NEUDER, souhaitent prioriser la prévention. Nous leurs demandons instamment de passer des annonces médiatiques à des actes concrets face à l’urgence sanitaire.


Contacts presse :

  • Valérie OLLIER : valerie.ollier@orange.fr – portable : 06.09.06.70.23
  • Laurine LECAILLET : laurinelecaillet@gmail.com – portable : 06.30.57.26.03
  • Patrick RAIMOND : uspo13@orange.fr – portable : 06.32.63.68.98

Un message du Président du CROP à transmettre aux équipes officinales

Docteurs, chères consoeurs, chers confrères,

Je souhaite par la présente vous rappeler les règles de dispensation lors de la présentation de prescriptions de certaines spécialités unidoses pour nébulisation. 

En effet, certains médecins prescrivent ces médicaments et les patients se présentent ensuite à l’officine munis de cette prescription pour en obtenir la délivrance. 

Or, selon les textes réglementaires, la prescription au patient est réservée aux pédiatres et aux pneumologues. Ces médicaments peuvent certes être administrés par tout médecin intervenant en situation d’urgence ou dans le cadre d’une structure d’assistance médicale mobile ou de rapatriement sanitaire mais, dans ce cas, l’ordonnance doit porter la mention « usage professionnel ». 

J’ai conscience que refuser à juste titre la délivrance peut vous amener à devoir faire face à l’incompréhension voire au ressentiment des patients et que cette réglementation peut entraîner des difficultés, notamment en cette période hivernale.

Mais vous ne pouvez délivrer au patient ces traitements sur une ordonnance établie par un médecin non autorisé sans prendre le risque d’un contrôle ultérieur de l’ARS et de la CPAM.

Je vous rappelle que la CPAM peut engager une procédure de récupération d’indus. L’action en recouvrement de l’indu se prescrit par trois ans à compter de la date du paiement de la somme indue par la CPAM concernée.

Je tenais à nouveau à vous alerter sur cette réglementation, surtout en cette période hivernale propice à ce type de prescription. 

Bien confraternellement,

Dr Stéphane PICHON

Président du CROP Paca-Corse
Vice-Président du CCA
Le Grand Prado – 

20 Allées Turcat Méry – 13008 MARSEILLE

Tel : 04 96 10 13 60 – Fax : 04 96 10 13 61 – Courriel : crop-paca-corse@ordre.pharmacien.fr

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