Rendez-vous sur le « Village des professionnels de santé trahis », à partir de 11h00, sur l’esplanade des Invalides à Paris le mardi 1er juillet 2025.
Nous essayons d’affréter un wagon privatisé TGV pour Paris mais nous devons recenser les troupes qui monteront à Paris.
Il est impératif que vous vous signaler auprès de Sophie PIN, notre secrétaire, au 04 91 15 72 61 si vous faites partie du voyage (Gratuit pour les adhérents et tarif réduit pour les non-adhérents).
Dans le cadre d’une grève illimitée des gardes sur le département des Bouches du Rhône à partir du 1er juillet et en signe de protestation sur la possible baisse des remises génériques pour le 7 juillet 2025, les pharmaciens prêts à effectuer une grève illimitée des gardes doivent envoyer un courrier au responsable pharmacie de l’ARS PACA.
Nous vous remercions de nous faire parvenir une copie si possible.
Le Conseil d’Administration du Syndicat Général des Pharmaciens des Bouches du Rhône absolument scandalisé par la décision du ministère de la Santé de baisser la « remise génériques » à 20 ou 25% au lieu des 40% actuels et sans contrepartie crédible et stable pour le réseau officinal a mis en place un courrier d’alerte que nos confrères d’autres organisations professionnelles reconnues (USPO, ORDRE et URPS) ont signé sans hésiter. Ce courrier va être adressé aux femmes et hommes politiques du département afin de les sensibiliser au risque de destruction du réseau officinal déjà bien fragilisé.
Pour information, nous vous donnons lecture de ce courrier ci-dessous et comptons sur vous, adhérents ou pas, pour soutenir les futures actions nationales et régionales en préparation.
Passer le plafond des remises génériques de 40 % à 20-25 %, aligner ce taux aux hybrides et caper celui des biosimilaires à 15 %… Face à ces annonces « inacceptables et même insultantes », la FSPF appelle à la mobilisation le 1er juillet.
Si les représentants du réseau s’attendaient à ce que les propositions du gouvernement lors de la première réunion de concertation sur les plafonds des remises des génériques, hybrides et biosimilaires ne soient pas à leur avantage, les annonces du ministère de la Santé, ce vendredi 20 juin, ont dépassé toutes leurs craintes. Au menu : abaisser le plafond des remises génériques à 20-25 %, l’appliquer aux hybrides et instaurer celui des remises biosimilaires à 15 %. « Ces propositions sont inacceptables et même insultantes », s’étrangle Philippe Besset, président de la FSPF. Inattendues aussi, même si le syndicat était conscient des possibles conséquences de l’avis rendu, deux jours plus tôt, par le Comité d’alerte sur le risque de dépassement de l’Ondam.
Car ses effets se font déjà sentir, la Cnam ayant décidé la suspension unilatérale des revalorisations d’honoraires prévues au 1er juillet 2025 par les accords conventionnels des médecins, kinésithérapeutes et chirurgiens-dentistes. Sans oublier les biologistes, « qui viennent de subir un rabot budgétaire brutal de 300 millions d’euros, entraînant des plans sociaux et des licenciements », ajoute Philippe Besset. Également à la tête de l’intersyndicale Les Libéraux de santé (LDS), il ne mâche pas ses mots. « C’est une trahison des partenaires conventionnels, un acte de rupture, un dynamitage en règle du cadre conventionnel et du dialogue social. Comment prétendre construire un système coordonné, fondé sur la responsabilité et l’engagement des professionnels, quand ceux qui s’engagent sont systématiquement trahis, taxés, méprisés ? »
Un conflit inévitable
Autant dire que les infirmiers libéraux, dont les négociations conventionnelles avec l’Assurance maladie vont commencer, et les orthophonistes, qui s’apprêtent à signer un nouvel accord, sont particulièrement inquiets. « Les dépenses dérapent à cause de l’imprévision du gouvernement et d’un Ondam trop bas, le Comité d’alerte enjoint donc le gouvernement à des mesures d’urgence… et ce sont les libéraux de santé qui en font les frais, s’indigne le président de la FSPF et des LDS. Non, ce n’est pas aux professionnels de ville de régler la note des dérapages des indemnités journalières versées en cas d’arrêt de travail, ni l’envolée des dépenses hospitalières ! » Pour lui, si le gouvernement ne fait pas marche arrière, « le conflit sera inévitable ». Déjà, plusieurs syndicats entendent riposter en suspendant les négociations interprofessionnelles en cours dont l’ACI MSP.
Rappelant que le déploiement du marché des biosimilaires est « gagnant-gagnant puisqu’il fait faire des économies à l’Assurance maladie et permet de financer le réseau pour qu’il puisse accomplir ses missions », Philippe Besset écarte toute possibilité que les remises soient plafonnées à 15 %. Tout comme celles des génériques et hybrides limitées à 20 ou 25 % : « La transparence qui naît de ce plafond permet à l’État, dans un second temps, de baisser les prix », rappelle-t-il. Le syndicat a désormais 10 jours pour donner son avis et présenter une contre-proposition, avant une nouvelle concertation, voire des réunions bilatérales. Il n’y a donc aucune chance que les discussions aboutissent avant le 1er juillet, date à laquelle le texte arrêtant le taux maximal des remises génériques à 40 % devient caduc. « Si, à notre demande, le taux actuel de 40 % sera provisoirement maintenu au-delà du 1er juillet, nous exigeons une réelle concertation », indique Philippe Besset.
Mobilisation générale
Plus remonté que jamais après cette « réunion de concertation qui n’en avait que le nom », le président de la FSPF appelle à une « MSP, une manifestation de santé pluriprofessionnelle » le 1er juillet. Une journée emblématique : outre qu’il s’agissait initialement de la date d’entrée en vigueur du nouveau plafonnement des remises génériques qui sera donc repoussée, c’était aussi celle des revalorisations d’honoraires de plusieurs professions de santé qui ont donc été unilatéralement suspendues. Le message a été entendu. Dans un communiqué diffusé ce 20 juin, l’Union nationale des professionnels de santé (UNPS) « appelle à rejoindre la mobilisation générale de l’ensemble des professionnels de santé libéraux ». De son côté, la FSPF invite « les 90 syndicats départementaux adhérents et, plus largement, les pharmaciens d’officine, à se mobiliser aux côtés de l’ensemble des professions libérales de santé et à se préparer à la contestation ».
Vendredi après-midi, le ministère de la Santé convoquait les représentants des industriels du médicament, des grossistes-répartiteurs et des pharmaciens d’officine pour recueillir leur avis sur le plafond des remises applicables aux médicaments biosimilaires et hybrides ainsi que sur une révision du plafond des remises sur les génériques.
Au cours d’une concertation qui n’en avait que le nom, le ministère a fait des annonces aussi incompréhensibles qu’inacceptables. Les sempiternelles baisses de prix ne lui suffisent plus : motif pris de l’avis rendu, mercredi, par le Comité d’alerte sur le dépassement probable de l’ONDAM, il souhaite désormais abaisser entre 20 et 25 % le plafond des remises sur les génériques, plafond qui serait étendu aux médicaments hybrides.
Cette annonce rejoint la suspension unilatérale par l’Assurance maladie des revalorisations d’honoraires contenues dans les accords conventionnels des médecins, kinésithérapeutes et chirurgiens-dentistes qui devaient s’appliquer début juillet. Alors que les fermetures de pharmacies se multiplient et que les pénuries de médicaments s’installent dans la durée, dans un contexte économique et international qui préfigure un retour de l’inflation et de l’augmentation des charges, c’est le moment de soutenir le réseau officinal. A rebours des enjeux actuels, le Gouvernement fait tout l’inverse. Au risque d’accroître les difficultés, il veut priver l’officine d’une ressource essentielle à son fonctionnement, tout en lui demandant d’assumer un nombre croissant de missions !
Quant à l’argument d’une compensation par les nouvelles remises sur les médicaments biosimilaires, il ne tient pas : non seulement ce marché naissant n’exprimera son potentiel qu’à long terme mais le plafond de remises annoncé ne serait que de 15 % !
Cette méthode est intolérable. Ce n’est pas aux professionnels de ville de régler la note des dérapages des indemnités journalières versées en cas d’arrêt de travail, ni l’envolée des dépenses hospitalières ! Si, à notre demande, le ministère de la Santé a assuré que le taux actuel de 40 % serait provisoirement maintenu au-delà du 1er juillet, nous exigeons une réelle concertation. La FSPF exhorte le Gouvernement à prendre la mesure des besoins de santé exprimés par les Français.
D’ores et déjà, elle appelle les 90 syndicats départementaux adhérents et, plus largement, les pharmaciens d’officine à se mobiliser le 1er juillet, au côté de l’ensemble des professions libérales de santé, et à se préparer à la contestation.