Rupture de propranolol 40mg : les préparations magistrales enfin autorisées !

Depuis plusieurs semaines, les spécialités à base de propranolol 40 mg en comprimé font l’objet de ruptures d’approvisionnement en raison de problèmes temporaires de production rencontrés par les laboratoires Accord Healthcare, Arrow Génériques, Biogaran, EG Labo et Teva Santé.

Pour pallier ces ruptures d’approvisionnement, les autorités sanitaires ont décidé, à la suite de nos alertes, d’autoriser la dispensation de préparations magistrales de gélules de propranolol dosées à 20 mg ou 40 mg.

Ce dispositif résulte d’une recommandation de remplacement publiée hier par l’Agence nationale du médicament et des produits de santé (ANSM).

1) Modalités de mise en œuvre :

L’ANSM vous autorise, en cas d’indisponibilité de la spécialité initialement prescrite, à dispenser, à titre exceptionnel et temporaire, une préparation magistrale en remplacement, sans que le patient présente une nouvelle ordonnance, sous réserve que le médicament délivré permette l’administration de la posologie prescrite.

La dispensation de ces préparations magistrales doit respecter les conditions de remplacement suivantes :

2) Modalités de dispensation :

Lors de la délivrance de ces préparations magistrales, il vous est demandé :

·       d’inscrire sur l’ordonnance : la mention « préparation magistrale n° (numéro d’ordonnancier) à base de propranolol en remplacement de la spécialité à base propranolol prescrite, selon la recommandation de l’ANSM » ; et la posologie correspondante ;

·       d’informer le prescripteur de ce remplacement par tout moyen sécurisé à votre disposition ;

·       d’informer le patient de ce remplacement et lui remettre la fiche d’utilisation disponible sur le site internet de l’ANSM ;

·       de conseiller au patient de contacter son médecin en cas d’effet indésirable ou de symptôme clinique qu’il jugerait inhabituel lié au remplacement.

Par ailleurs, vous pouvez consulter le médecin prescripteur pour obtenir des recommandations spécifiques ou des ajustements de la prescription.

3) Modalités de facturation :

A compter de ce jour, les préparations magistrales de gélules de propranolol dosées à 20 mg ou 40 mg peuvent être facturées à l’Assurance maladie au moyen d’un code acte « PMR » et remboursables à 65 %.

Le prix de vente au public de ces préparations magistrales est fixé par arrêté publié au Journal officiel du 19 janvier 2026, dans les conditions suivantes :

La FSPF regrette l’autorisation tardive de ces préparations magistrales par les autorités sanitaires, due à un défaut d’anticipation dans la prise en compte des indicateurs de tensions d’approvisionnement des médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM).

Cette situation est d’autant plus regrettable que les pharmacies préparatoires étaient en mesure de réaliser des préparations magistrales à base de propranolol dès le début des tensions d’approvisionnement.

Enfin, la FSPF dénonce le faible montant des tarifs de dispensation : fixés unilatéralement par la Direction de la sécurité sociale (DSS), ils ne tiennent pas compte de la complexité des préparations magistrales en termes de commande, de dispensation et de traçabilité.

Soucieuse de défendre la valorisation de nos activités, la FSPF réitère sa demande de mise en place d’un tarif fixe et décent pour la dispensation des préparations magistrales en lieu et place des tarifs modulables selon les prix des produits actuellement appliqués par les pouvoirs publics.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :

– Arrêté du 19 janvier 2026 fixant le prix de vente au public des préparations magistrales à base de propranolol prises en charge par l’assurance maladie jusqu’à la remise à disposition du médicament concerné ;
– Site internet de l’ANSM – Tensions d’approvisionnement en propranolol 40 mg : l’ANSM demande de limiter les initiations de traitement ;
– Site internet de l’ANSM – Recommandation de remplacement destinée aux pharmaciens d’officine ;
– Site internet de l’ANSM – Fiche d’utilisation de préparation magistrale destinée aux patients.

source FSPF

Le 13h45 de Philippe Besset du 23/01/2026

Négociations de branche : salaires et DES de pharmacie officinale – Proposition de loi sur la fin de vie : la FSPF saisit le ministère de la Santé

00:00 – Introduction

00:30 – Sommaire

01:05 – Négociations de branche

04:58 – Loi sur la fin de vie

09:09 – Délégations de tâches entre professionnels de santé

13:11 – Question vidéo de Stéphane Fenoglio

16:30 – Les questions des internautes

19:44 – Conclusion

Ameli communique sur le tramadol:

Madame, Monsieur,

Depuis 2017, le tramadol est l’antalgique opioïde le plus consommé en France. Ses propriétés psychotropes peuvent toutefois être à l’origine d’un mésusage ou d’une addiction sévère et rapide, puisqu’il présente les mêmes risques de dépendance physique que la morphine. Ce risque doit être pris en compte dès la première dispensation.

L’analyse des bases de remboursements de l’Assurance Maladiea mis en évidence des consommations atypiques de tramadol, reflétant des mésusages, des addictions voire des trafics (molécule en 5ème position sur les fausses ordonnances relayées par les pharmaciens via l’outil de gestion ASAFO).

De plus, le baromètre de la douleur2 met en évidence un recours massif à l’automédication pour 87% des patients souffrant de douleurs, parfois même avec des opioïdes (pour 16% d’entre eux).
Une précédente étude de 2022 montrait que près de la moitié des patients déclarent avoir des difficultés à arrêter ou à diminuer leur traitement, et que 9 usagers sur 10 ignorent le risque de dépression respiratoire en cas de surdosage. Le tramadol est ainsi l’opioïde le plus fréquemment retrouvé dans les décès toxiques liés aux antalgiques recensés par les centres d’addictovigilance.

Cette étude a également mis en évidence que le tramadol, efficace pour soulager certaines douleurs d’intensité modérée à sévère, est souvent utilisé en dehors des indications recommandées telles que les :

  • Céphalées, dont la migraine : faible efficacité et risque de chronicisation ;
  • Douleurs nociplastiques (ex : fibromyalgie : à envisager uniquement après avis spécialisé) ;
  • Douleurs chroniques pelviennes ;
  • Douleurs musculosquelettiques autres qu’une lombalgie/lomboradiculalgie chronique, arthrose ou douleur neuropathique.

C’est pour cela que depuis le 01/03/2025,la dispensation de médicaments contenant du tramadol, de la codéine ou de la dihydrocodéine, ne peut se faire que sur présentation d’une ordonnance sécurisée avec une durée de validité réduite à 3 mois. La poursuite du traitement nécessite une réévaluation de la douleur et une nouvelle prescription.

L’Assurance Maladie vous invite donc à :

  • Vérifier les posologies maximales journalières recommandées (400mg/jour pour un adulte et 200mg/jour pour les +75 ans) ;
  • Délivrer les plus petits conditionnements possibles adaptés à la prescription, tels que des conditionnements de 10 ou 15 comprimés/gélules pour des traitements de courte durée ;
  • Proposer un entretien d’accompagnement aux patients lors de la 2ème délivrance d’un traitement antalgique de pallier II (tramadol, poudre d’opium, codéine et dihydrocodéine). Rapide et rémunéré à hauteur de 5€, cet entretien permet d’accompagner les patients dans la prise de leur traitement et d’évaluer le risque de mésusage via le questionnaire POMI;
  • Proposer des kits de naloxone (Nyxoid®, Prenoxad® et Ventizolve®), traitement d’urgence des surdosages aux opioïdes, à tous les patients jugés à risque ainsi qu’à leur entourage. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site de l’ANSM et le Ministère de la Santé.

Nous vous remercions par avance pour votre implication.

Cordialement,
Votre correspondant de l’Assurance Maladie.

1/ Analyse menée sur la période du 01/08/2024 au 31/07/2025 dans les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et de Corse

2/ Baromètre publié en Octobre 2025 par l’Observatoire français des médicaments antalgiques (OFMA) et la Fondation Analgesia

3/ Programme appelé 
« Prévention et réduction des risques des surdoses liées aux Opioïdes en région PACA »

Aide à la détection d’atypies de consommation en officine : un nouveau téléservice sur amelipro

Le nouveau téléservice « Aide à la détection d’atypies de consommation » (Adac) est accessible sur amelipro depuis le 9 octobre 2025.

Il permet aux pharmaciens d’officine de repérer avant la délivrance des pratiques de consommation atypiques pour certains médicaments et dispositifs médicaux.

Grâce à ce téléservice, le pharmacien peut désormais connaître, pour un patient déterminé :

L’objectif de cet outil est de pouvoir vérifier les quantités remboursées en cas de doute sur la consommation d’un patient, notamment dans les cas suivants : trafic ou fraude (médicaments anticancéreux onéreux), surconsommation ou trafic (Subutex), dépassement des seuils annuels (bandelettes et capteurs de glucose).

L’outil permet ainsi de contribuer à une meilleure dispensation, à la maîtrise des dépenses de l’Assurance Maladie et à la lutte contre les fraudes.

Le téléservice comprend aussi :

  • un rappel des règles de prise en charge de certains produits ;
  • un lien direct vers le téléservice « Fausses ordonnances » (ASAFO).

Ce téléservice est disponible pour tous les assurés, à l’exclusion des bénéficiaires de la MGEN, des régimes de l’Assemblée nationale et du Sénat et de la Caisse des Français de l’étranger (CFE).

Comment accéder au téléservice d’aide à la détection d’atypies de consommation en officine (ADAC) ?

L’accès se fait via amelipro, en carte CPS ou e-CPS

Les pharmaciens titulaires peuvent déléguer l’accès à leurs collaborateurs munis d’une carte CPE via la fonction de délégation sur amelipro.

Dans le bloc « Services patients », cliquer sur « Aide à la détection d’atypies de consommation ».

Source ameli.fr


NDLR: Nous avons reçu le courrier (ci-dessous) d’un confrère du département ce qui nous incite à vous informer sur l’ADAC.

Bonjour

Depuis que nous utilisons l’aide à la détection d’atypie à la consommation de Subutex®, nous refusons quasiment 50% des ordonnances, ce qui est problématique parfois (menaces de mort etc…).

Nous nous sommes rendus compte que certaines pharmacies acceptent les délivrances suite à notre refus.

Ne faudrait il pas rappeler l’existence de ce service de recherche d’atypie qui fonctionne même pour les AME?

Cordialement,

X.Z

Facturation électronique : la liste des 101 premières plateformes agréées est disponible

La direction générale des Finances publiques a publié le 16 janvier la liste des 101 premières plateformes agréées dans le cadre de la réforme de la facturation électronique pour les entreprises.

À partir du 1er septembre 2026, près de 10 millions d’acteurs économiques assujettis à la TVA, dans tous les secteurs d’activité, devront recevoir leurs factures sous format électronique par l’intermédiaire d’une plateforme agréée par l’État, directement ou au travers d’une solution compatible.

Déjà 101 plateformes immatriculées par la DGFiP

Chaque entreprise devant désigner la plateforme de son choix, pour recevoir puis émettre ses factures électroniques ou déclarer ses données, la direction générale des Finances publiques (DGFiP) a publié une première liste des plateformes agréées, au nombre de 101.

Objectif : aider les entreprises, notamment les TPE, PME et les indépendants, à faire leur choix entre les différentes solutions proposées.

La DGFiP a ainsi créé un repère visuel spécifique permettant d’identifier clairement les plateformes agréées par l’État. Ce repère vise aussi à renforcer la lisibilité de l’offre disponible.

Les plateformes agréées ont satisfait aux exigences réglementaires ainsi qu’aux tests techniques et aux tests d’interopérabilité entre plateformes menés avec le concours de l’Agence pour l’informatique financière de l’État.

Consulter la liste des plateformes agréées

Une offre diversifiée de plateformes

Pour mettre en œuvre cette réforme, l’État a fait le choix d’un modèle ouvert. Celui-ci repose sur des services opérés par l’administration, comme l’annuaire des destinataires de factures ou les outils permettant la remontée des données utiles à l’administration, et sur un réseau de plateformes privées, mais agréées et contrôlées par l’État. 

Ce modèle permet de proposer une offre diversifiée, adaptée à la réalité et aux besoins de l’ensemble des entreprises, quelle que soit leur taille.

À noter que les plateformes qui n’ont pas encore obtenu leur agrément vont poursuivent leurs démarches. La première liste publiée le 16 janvier 2026 a donc vocation à s’enrichir, au fur et à mesure de l’instruction et de la validation des nouvelles demandes.

Pourquoi cette réforme ?

La généralisation de la facturation électronique constitue une réforme structurante pour les entreprises comme pour l’administration. Elle vise à moderniser les échanges, à sécuriser les données et à simplifier les obligations déclaratives, en particulier pour les petites et moyennes entreprises et les travailleurs indépendants.

La généralisation de la facturation électronique représente une réforme majeure pour l’économie française : elle s’inscrit dans un mouvement global de lutte contre la fraude à la TVA, mais aussi de simplification et de modernisation des échanges commerciaux entre entreprises.

Tout savoir sur la facturation électronique pour les entreprises

Par ailleurs, 500 000 entreprises ont déjà déclaré, via la plateforme de leur choix, une adresse de réception de leurs factures électroniques ! Un chiffre qui confirme la montée en charge de la réforme.

L’administration poursuit l’accompagnement des entreprises et des acteurs économiques dans une démarche de concertation continue. À partir du mois de mars, une phase d’expérimentation permettra de tester, en conditions réelles, le fonctionnement complet du dispositif associant l’administration, les plateformes agréées et les entreprises.

Source Bercy info

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