IMPORTANT: Téléconsultation (source ameli 31/01/2019)

Le déploiement de la télémédecine est un enjeu clé pour l’amélioration de l’organisation du système de santé et l’accès aux soins pour tous les assurés sur tout le territoire. Les conditions de réalisation et de prise en charge, ainsi que les tarifs encadrant les téléconsultations et les téléexpertises (nous parlerons plus tard de la téléexpertise), ont été définis en juin 2018, par un avenant à la convention médicale.

La téléconsultation constitue une voie nouvelle pour faciliter l’accès des citoyens aux soins sur l’ensemble du territoire, y compris dans les zones où les professionnels de santé sont peu nombreux. Elle permet une prise en charge et un suivi plus rapides des patients, en prévenant notamment des renoncements aux avis spécialisés ou des délais de consultation trop longs.  Elle est aussi un moyen d’éviter, pour les patients, des déplacements inutiles ou un recours aux urgences. Elle favorise également la prise en charge coordonnée entre professionnels de santé.

QU’EST-CE QUE LA TÉLÉCONSULTATION ?

La téléconsultation est une consultation réalisée à distance d’un patient par un médecin (généraliste ou de toute autre spécialité médicale), le patient pouvant être assisté ou non, à cette occasion, par un autre professionnel de santé (ex : médecin, infirmier, pharmacien…).

Qui peut pratiquer une téléconsultation ?

Tout médecin peut recourir à la téléconsultation, quels que soient : sa spécialité, son secteur d’exercice (secteur 1, secteur 2) et son lieu d’exercice, en ville ou en établissement de santé (cabinet de ville, maison de santé pluriprofessionnelle, centre de santé, Ehpad, hôpital, clinique…). Elle est réalisable partout en France métropolitaine et dans les départements et régions d’outre-mer.

Qui peut se voir proposer une téléconsultation ?

Quel que soit votre lieu de résidence, que vous souhaitiez consulter pour un problème de santé occasionnel ou une maladie chronique, le médecin peut, en principe, vous proposer une téléconsultation. Autrement dit, a priori, toutes les situations médicales peuvent donner lieu à la téléconsultation. Cependant, cette proposition relève de la seule décision du médecin (médecin traitant, médecin en accès direct ou médecin correspondant, selon les cas) qui doit juger de la pertinence d’une prise en charge médicale à distance plutôt qu’en face à face.

En tout état de cause, une téléconsultation doit toujours être réalisée en alternance avec des consultations en face-à-face.

Quelles sont les conditions préalables à une téléconsultation ?

Le médecin « téléconsultant » doit connaître le patient

Afin de garantir une prise en charge de qualité, il est nécessaire que le médecin dit « médecin téléconsultant » vous connaisse, ce qui implique que vous ayez eu au moins une consultation physique avec lui (cabinet, domicile patient ou établissement de santé) au cours des 12 derniers mois précédant la téléconsultation.

Le parcours de soins doit être respecté

Dans ce même objectif, la téléconsultation s’inscrit dans le respect du parcours de soins coordonné, ce qui suppose vous ayez été orienté initialement par votre médecin traitant vers le médecin téléconsultant (si celui-ci n’est pas le médecin téléconsultant).

Des exceptions à cette règle existent cependant. En effet, le respect du parcours de soins pour tout recours à une téléconsultation n’est pas exigé pour :

  • l’accès aux spécialistes en accès direct (gynécologie, ophtalmologie, stomatologie, chirurgie orale ou en chirurgie maxillo-faciale, psychiatrie ou neuropsychiatrie et pédiatrie) ;
  • les patients âgés de moins de 16 ans ;
  • une situation d’urgence.
  •  les patients ne disposant pas de médecin traitant ou dont le médecin traitant est indisponible dans un délai compatible avec leur état de santé. Dans ce cas, il pourra être fait exception au parcours de soins et à l’obligation de connaissance préalable du patient par le médecin pratiquant la téléconsultation. Les patients devront pour cela se rapprocher d’une organisation coordonnée territoriale, qui leur permettra :
    • d’être pris en charge rapidement compte tenu de leurs besoins en soins,
    • d’accéder à un médecin compte tenu de leur éloignement des professionnels de santé,
    • d’être en mesure, dans un second temps de désigner un médecin traitant pour leur suivi au long cours et de réintégrer ainsi le parcours de soins.

Ces organisations territoriales sont facilement identifiables pour les patients d’un territoire. L’information est disponible auprès de l’Assurance Maladie, de la Mutualité sociale agricole, du ministère des Solidarités et de la santé, des agences régionales de santé (ARS), des professionnels de santé du territoire et des conseils départementaux et régionaux de l’Ordre des médecins.

EN PRATIQUE, COMMENT SE PASSE UNE TÉLÉCONSULTATION ?

C’est le médecin téléconsultant, c’est-à-dire le médecin traitant ou le médecin spécialiste vers lequel le patient a été orienté par le médecin traitant, qui propose d’utiliser la téléconsultation et informe des modalités de réalisation de la téléconsultation.

Comment s’organise une téléconsultation ?

Une téléconsultation s’effectue pour un patient seul ou accompagné, si son état le nécessite, par un professionnel de santé (médecin, infirmier ou autre…), depuis son domicile (site ou application sécurisé(e) via un ordinateur, une tablette ou un smartphone, équipé(e) d’une webcam et relié(e) à Internet) ou depuis un lieu dédié équipé (ex : maison de santé pluriprofessionnelle, pharmacie équipée d’une cabine ou un chariot de téléconsultation…).

Une téléconsultation mettant en relation un médecin avec un confrère, depuis son cabinet où vous vous trouvez, est également possible.

Comment se déroule une téléconsultation ?

Une téléconsultation se déroule comme une consultation classique, en partant d’une demande de rendez-vous, spontanée ou conseillée par le médecin traitant.

Avant la consultation, le médecin envoie un lien Internet au patient, invitant à se connecter à l’heure prévue du rendez-vous à un site Internet ou une application sécurisé(e), depuis un ordinateur ou une tablette équipé(e) d’une webcam et relié(e) à Internet.

Quelle que soit la situation ou la pathologie du patient, le médecin doit demander et recueillir son consentement avant de réaliser une téléconsultation.

À l’issue d’une téléconsultation, le médecin peut établir, si nécessaire, une prescription (ordonnance de médicaments ou d’examens complémentaires), qui sera transmise sous format papier, par voie postale, ou sous format électronique, via notamment une messagerie sécurisée, dans des conditions garantissant la confidentialité et la sécurité des échanges.

À la fin de la téléconsultation, le médecin rédige un compte rendu, l’archive dans son « dossier patient », dans le Dossier Médical Partagé (DMP) si le patient l’a ouvert, et le transmet au médecin traitant s’il ne l’est pas. Cette étape permet d’assurer un meilleur suivi et de faciliter la prise en charge coordonnée entre professionnels de santé.

COMMENT LE PATIENT EST REMBOURSÉ POUR UNE TÉLÉCONSULTATION ?

Les soins prescrits à la suite de la téléconsultation sont pris en charge dans les conditions habituelles.

Quels sont les tarifs et règles de prise en charge applicables à la téléconsultation ?

La téléconsultation est facturée par le médecin téléconsultant au même tarif qu’une consultation en face-à-face, soit entre 23 € et 58,50 € selon la spécialité et le secteur d’exercice du médecin (secteur 1, secteur 2).

Les modalités de remboursement sont les mêmes que pour une consultation classique : les taux de prise en charge sont les mêmes : prise en charge à 70 % par l’Assurance Maladie ou davantage si, par exemple, la téléconsultation porte sur un affection de longue durée dans le cadre d’un protocole de soins, dans le cadre d’une maternité… Consultez la liste des exonérations les plus courantes du ticket modérateur.

Comme pour toute consultation, le tiers payant  est appliqué, dans son intégralité pour :

  • les patients en affection de longue durée,
  • les femmes enceintes,
  • les patients bénéficiaires de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) ou de l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé (ACS).

Pour les autres patients, le tiers payant pourra être proposé par les médecins sur la part obligatoire et/ou sur la part complémentaire.

Source ameli.fr avec adaptation aux pharmaciens par Philippe LANCE

Cet article a été fait afin que les pharmaciens et collaborateurs officinaux puissent orienter ou proposer cette solution en cas d’urgence ou pour les patients de moins de 16 ans si le médecin traitant est indisponible. P.L

IMPORTANT: CPL du 07/02/2019 avec Aérosols, Honoraires, Avenant 11, Téléconsultation, Contrôles génériques, ROSP, TSN, MGP.

La première commission paritaire locale 2019 des pharmaciens a eu lieu à Valmante le jeudi 7 février. Notre nouvelle équipe était bien représentée : Gwenael Brière, Christophe Guidoni, Sébastien Gallice, Sandra Malka et moi-même.


1- Remboursement des aérosols.

Nous avions demandé et obtenu l’envoi d’un DECLIC vers les médecins pour rappeler la réglementation en fin d’année 2018. Nous avions souligné l’inégalité de traitement entre les pharmaciens et les prestataires concernant la prise en charge des appareils dans le cadre de l’administration de produits non remboursables. Nous avons ré insisté sur la problématique des aérosols de sérum physiologique (mucoviscidose…) non pris en charge à ce jour. 


2- Nouveaux honoraires HDR HDA HDE.

Je vous rappelle qu’ils ont cumulables sur une même ordonnance et pris en charge à 70% par le RO et 30% par le RC. Nous avons eu une problématique début janvier si le médicament prescrit est à 100% alors que le patient ne l’est pas. Dans ce cas les honoraires sont pris en charge à 100% par le RO… recyclez vos factures si vous en avez en attente.Le tarif des honoraires doit être porté à la connaissance des patients par une nouvelle affiche dont vous allez recevoir une version par la FSPF.


3- Rappel sur procédure de sauvegarde de l’avenant 11.

La CNAM estime que 90% des officines voient leur situation s’améliorer avec ces honoraires (dixit !!!!). Nous leur avons fait remarquer que cette situation, pour autant qu’elle soit vraie, n’aura duré que le mois de janvier car les énormes baisses de prix de février ne vont pas tirer notre marge vers le haut !Sachez que l’avenant 11 a prévu une « clause de sauvegarde » pour toute officine qui aurait perdu plus de 350 euros de rémunération (marge commerciale + honoraires) sur l’année N (on commence avec 2018) en comparant avec la rémunération de l’année N avec celle qu’on aurait obtenu (la même année N) avec les paramètres de la marge 2017.Si baisse , une compensation financière est prévue….. information qui devrait être disponible sur Ameli pro en début de 2eme semestre N + 1 ( donc été 2019)….. à surveiller .


4- Téléconsultation.

L’avenant 15 est très précis mais pas encore passé aux JO. »les pharmaciens ont un rôle essentiel à jouer pour contribuer à la généralisation de la téléconsultation » dixit CNAM » le déploiement des TLC en officine fera l’objet d’un suivi, particulièrement dans les zones sous denses……… »Aujourd’hui une chose est sure , ni ZAVA, ni LIVI , ni xxxxx ne sont concernés par la TLC remboursée par la sécu , ne vous laissez pas avoir par leur courrier trompeur …


5- Contrôles génériques.  

Les pharmacies ayant un taux de génériques bas et un taux de TP à 100% vont faire l’objet de contrôles car elles ne respectent pas la convention TP contre générique. Le profil générique mensuel, que nous recevons par mail, reprend en février car il permet aux équipes de se rendre compte des molécules à améliorer. Je rappelle que c’est uniquement à but indicatif (pas répressif).


6- Déclaration indicateurs ROSP. (indemnisation bornes mise à jour carte vitale ou autre matériel) 

 Tout va se faire par AMELI PRO  « ma convention » « ma déclaration » . Cette déclaration devra se faire entre le 18 février 2019 et le 18 mars 2019 pas avant et pas après. Soyez vigilant !!!Aucune pièce justificative n’est à adresser à la CPAM. Un DECLIC est prévu pour le 18/02.


7- Traitement nicotinique de substitution.

Depuis le 1er janvier , plus de forfait, les TNS sont des médicaments avec un remboursement en TP sur prescription comme un médicament. Les prescripteurs sont : les médecins, les sages femme, les chirurgiens dentistes, les infirmiers , les kiné ….. sauf nous !! Pour les infirmiers scolaires  finess  13699950 Pour les infirmiers d’entreprise ou de santé du travail finess  13699953 Pour les infirmiers assis ASALEE  finess  13699953


8- MGP.

Les 150 000 bénéficiaires et 300 agents non titulaires les 300 agents passent à la CPAM au 1er janvier : pensez à mettre la CV à jour!

 
Valérie de Lécluse Présidente 

Sérialisation et date butoir du 09/02/2019: communiqué de l’ARS PACA

Mesdames, Messieurs les pharmaciens,

Nous vous prions de bien vouloir trouver ci-jointe la note d’information n° DGOS/PF2/DGS/PP2/2019/20 du 31 janvier 2019 visant à rappeler les obligations prévues par le règlement délégué (UE) 2016/161 de la Commission du 2 octobre 2015 relatif à la sérialisation, les mesures transitoires et la conduite à tenir pour finaliser sa mise en œuvre.

Nous vous remercions d’assurer avant le 9 février 2019 sa diffusion aux pharmacies d’officine. 

Bien cordialement.

Laurent Peillard | Responsable du Département pharmacie et biologie – Pharmacien inspecteur de santé publique

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RAPPEL du communiqué de la FSPF du 13/12/2018:

Le 9 février prochain, le règlement européen relatif à la lutte contre la falsification des médicaments à usage humain devra être appliqué. Il prévoit la mise en place d’un dispositif anti-effraction et d’authentification apposé sur les boîtes de médicaments soumis à prescription. Ce règlement s’impose à tous les acteurs de la chaîne du médicament, notamment les pharmaciens d’officine. 

A de multiples reprises, la FSPF a dénoncé l’inefficacité du dispositif de sérialisation prévu dans le règlement européen ainsi que la vision purement logistique du rôle du pharmacien d’officine.

En effet, au moment de la dispensation, le pharmacien devrait désactiver l’identifiant unique inscrit sur le conditionnement. Si cet identifiant a déjà été scanné par une autre pharmacie à l’occasion d’une dispensation antérieure, le pharmacien en sera informé et ne pourra délivrer le médicament. Pour autant, rien ne précise lequel des deux conditionnements est contrefait. Ne garantissant donc pas l’authenticité de la boîte délivrée, ce dispositif ne permet pas de limiter efficacement la contrefaçon, ni d’assurer la sécurité des patients. Il crée simplement un sentiment de fausse sécurité. En toute hypothèse, cette procédure ne s’appliquera pas aux médicaments falsifiés achetés sur internet. 

Compte tenu des difficultés constatées et afin de ne pas cautionner la mise en œuvre de ce dispositif, la FSPF a décidé de se retirer de France MVO, en charge de l’organisation de la sérialisation en France. 

Préoccupée par la sécurité et la qualité auxquelles les pharmaciens sont tenus, la FSPF a transmis au ministère de la Santé des propositions en faveur d’une véritable traçabilité de la dispensation :

  • mise en place d’un dispositif de vérification des médicaments lors de leur réception à l’officine dans le respect des recommandations édictées par l’Ordre des pharmaciens après avis des organisations représentatives des pharmaciens d’officine ;
  • évolution des règles de traçabilité, inscription automatique des éléments dans l’historique patient sans double saisie pour le pharmacien ;
  • procédures de désactivation adaptables aux situations rencontrées lors de la dispensation (gestion des manquants, PDA, dispensation en urgence, etc.) ;
  • retour du médicament au distributeur en échange d’un avoir en cas de message d’alerte à la réception du médicament à l’officine. 

Soucieuse de favoriser la traçabilité des médicaments par des solutions adaptées aux spécificités de la pharmacie française, la FSPF demande au ministère de la Santé de reprendre en main le dossier, dans l’intérêt des patients.

L’info du Syndicat: Rien n’est encore prêt chez nos fournisseurs informatiques pour mettre la sérialisation en place dans nos officines.

Les Pharmaciens du Sud

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