Dacryosérum®

La spécialité DACRYOSERUM® bientôt déremboursée, ses génériques restent pris en charge

Les deux présentations de la spécialité DACRYOSERUM© ne seront plus remboursées par le régime obligatoire à compter du 27 octobre 2019.

Seule la présentation en boîte de 20 récipients unidoses de 5 ml (code CIP : 3400934732652) dispose de spécialités génériques, qui continuent à être prises en charge par le régime obligatoire à 30 % (TVA à 2,10 %).

Nous vous appelons dès maintenant à la plus grande vigilance concernant les commandes et la gestion de vos stocks, aucun délai d’écoulement n’étant prévu au-delà de cette date..

Non à de nouvelles ponctions sur les officines !

Le conseil d’administration de la FSPF vient de se prononcer contre l’ouverture de négociations visant à rectifier l’avenant n°11 qu’elle avait refusé de signer.

Fin août, l’Assurance maladie nous a informés que le montant total des nouveaux honoraires prévus dans l’avenant n°11 sera dépassé de 150 millions d’euros à la fin de l’année 2020 en raison de la mise à jour de la liste des médicaments dits « spécifiques ».

La liste communiquée aux syndicats par l’Assurance maladie en septembre 2018 laissait apparaître l’absence de près de 1 000 codes CIP (insulines, antibiotiques en voie locale, antiagrégants plaquettaires…). Après intervention de la FSPF, 700 spécialités ont été réintégrées à la liste en décembre dernier, entraînant un gain supplémentaire pour le réseau officinal de 150 millions d’euros selon l’Assurance maladie.

Aujourd’hui, les pouvoirs publics souhaitent prendre des mesures correctives afin de récupérer ce montant excédentaire. Deux options semblent se dessiner : la diminution des montants des honoraires via un avenant conventionnel, ou la modification des paramètres de la marge par arrêté.

La FSPF rejette d’emblée ces deux options, qui sont contraires à l’intérêt de la profession, rappelant que même avec l’apport de ces 150 millions d’euros dans l’économie officinale, le niveau de la rémunération restera très inférieur à celui de 2016, année de référence inscrite dans l’avenant n°11.

Les baisses de prix sur les médicaments se poursuivent. Le déremboursement de l’homéopathie va générer une perte de marge d’environ 120 millions d’euros. La ROSP sera réduite de près de 100 millions d’euros en deux ans à la suite des avenants signés par l’USPO. De plus, le PLFSS pour 2020 s’annonce menaçant.

Dans ce contexte économique difficile, de nombreux confrères ne pourront s’engager dans les nouvelles missions d’urgences, de prévention et de dépistage prévues par la loi de santé.

L’équilibre économique est un tout. Il faut renégocier… mais à la hausse.

Cordialement, 

Philippe BESSET

Président de la FSPF

TROD angine à l’officine : accord sur les tarifs

Lors d’une réunion de concertation le 10 septembre, assurance-maladie et syndicats de pharmaciens se sont accordés sur les tarifs et les modalités de mise en œuvre des TROD angine à l’officine. Il ne reste plus à ces différentes dispositions qu’à être validées par les conseils d’administration de l’USPO et de la FSPF.

Calendrier oblige, le dossier des tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) angine à l’officine, qui devraient être opérationnels dès le 1er janvier 2020, avance à grands pas. Une réunion entre le directeur de l’assurance-maladie et les présidents des deux syndicats représentatifs de la profession a permis, le 10 septembre, de fixer les conditions et les tarifs de ce nouvel acte pharmaceutique.

En préambule, la réalisation du TROD angine à l’officine n’est soumise à aucune formation obligatoire du pharmacien. Quant à la rémunération, elle variera en fonction des trois cas de figure retenus : 6 euros HT (matériel compris) quand le test sera « prescrit » à l’officine, c’est-à-dire quand il sera effectué à l’initiative du pharmacien sollicité au comptoir par le patient, 6 euros HT seront également versés au pharmacien lorsque, prescrit par le médecin, le TROD angine effectué à l’officine se révélera positif ; enfin, la rémunération du pharmacien atteindra 7 euros HT quand le test prescrit par le médecin sera négatif. Ce dernier point est à souligner puisqu‘il valorise le travail didactique du pharmacien auprès du patient et son implication dans la lutte contre l’antibiorésistance.

L’assurance-maladie a par ailleurs fixé la prise en charge par le régime obligatoire à 70 %. Autre éclaircissement apporté par l’assurance-maladie, Nicolas Revel, son directeur général a annoncé qu’un prix limite de vente du matériel de test fixé à un euro sera imposé aux fabricants. Cette disposition devrait figurer dans la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS 2020). Enfin, il a été prévu une clause de revoyure qui permettra de faire le bilan sur l’état de la consommation d’antibiotiques. À cette occasion, les tarifs pourront être revisités, une occasion d’accorder aux pharmaciens une « prime de résultat ».

L’ensemble de ces propositions sera soumis prochainement aux conseils d’administration de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) et de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF).

source Le Quotidien du Pharmacien

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