PHARMATROD : Le dépistage passe par les pharmaciens d’officine

Bonjour,

Les confrères qui désirent s’associer à cette opération seront formés par des spécialistes (médecins, pharmaciens et associatifs) durant une soirée pendant laquelle seront également détaillés la mise en place et le suivi de cette action de dépistage.

Nous avons prévu deux dates afin que chaque participant puisse choisir celle qui lui convient le mieux : Mardi 20 ou Jeudi 22 novembre 2018 à partir de 20:30 à l’hôpital de la conception dans l’amphithéâtre Rimbaud.

Bien cordialement,
Dr A DARQUE, Dr P MONGES
Praticiens Hospitaliers, Rétrocession APHM


Chère Consœur, Cher Confrère,

C’est une histoire de vie… D’une femme, ou d’un homme… Chacun mène une existence bien loin des comportements que l’on dit « risqués ». Pourtant, tous les deux ont pu être en contact avec le virus de l’hépatite C au cours de leur vie et être infectés sans le savoir, car les contaminations sans prise de risque sont possibles.

Des soins dentaires, une transfusion, une chirurgie ou un accouchement difficile il y a quelques années ? Une petite coupure de rasoir chez le coiffeur ? Tatouage ? Acupuncture, mésothérapie ? La liste ne s’arrête pas là… Près de 70 000 personnes en France seraient porteuses du virus de l’hépatite C sans le savoir ! Elles ne présentent aucun risque actuel et, de surcroît, ne se perçoivent pas comme potentiellement infectées…

Cette maladie évolue silencieusement et peut déboucher sur un cancer du foie. Pourtant, il est possible d’enrayer cette évolution dramatique car, aujourd’hui, on guérit de l’hépatite C en 2 à 3 mois dans 100% des cas et avec un traitement très bien toléré. Encore faut-il être diagnostiqué !

Ainsi, il est actuellement recommandé d’effectuer le dépistage du VHC chez tous les adultes au moins une fois au cours de leur vie, en association à celui des autres infections virales pour avoir l’opportunité de détecter des malades non conscients de leur infection et de les soigner à un stade précoce de l’infection asymptomatique, tout en évitant les transmissions et la progression de la maladie.

Pourquoi les pharmaciens officinaux dans le dépistage ?
Un dépistage universel efficace est irréalisable sans la participation active des professionnels de santé les plus proches de la population générale. Se plaçant à l’opposé des pratiques revendiquées de vente de matériel de dépistage par les circuits de grande distribution… Les pharmaciens peuvent eux-mêmes dépister et orienter les porteurs chroniques vers une prise en soin et une guérison systématique dans le cas de l’hépatite C. Ils sont en mesure departiciper de manière décisive à l’élimination de cette épidémie cachée.

Une nouvelle ouverture professionnelle pour les officines
Le pharmacien ne doit pas se restreindre dans le parcours de soins à l’aval de la prescription mais se projeter en amont du traitement, dans le dépistage. En professionnel de santé reconnu par la population, les pharmaciens d’officine peuvent faire valoir leur spécificité en tant qu’acteur de soins majeur. Les textes réglementaires ont d’ailleurs récemment confirmé toute l’importance du pharmacien dans le dépistage. En y effectuant dans des actions de dépistage, les officines exercent pleinement leur rôle de postes avancés de santé publique, au bénéfice de la santé de tous.

Comment s’associer à ces actions ?
Le 26 novembre 2018 nous débutons une campagne de dépistage de 6 mois, organisée par les services Rétrocession, Hépato-gastroentérologie et Infectiologie VIH de l’APHM en partenariat avec le Syndicat Général des Pharmaciens des Bouches du Rhône (FSPF 13), l’Union des syndicats des pharmaciens d’officine (USPO), l’URPS Pharmaciens Paca, le Réseau Santé Vieux-Port et l’association SOS hépatites Paca.
Cette campagne repose sur la participation des pharmaciens d’officine volontaires de Marseille et sa région dont l’objectif sera :
– Effectuer un dépistage combiné des maladies virales chroniques par des TROD confidentiels, anonymes et gratuits réalisés par vous pour vos patients. Tout le matériel sera fourni, de même qu’une formation préalable à son utilisation.
– Informer, diffuser, orienter, encourager leurs patients à bénéficier d’une action de dépistage. Les supports d’accompagnement seront également fournis.

 

Préalablement à cette opération les pharmaciens voulant effectuer des TROD seront formés au cours d’une soirée de formation de 2h où seront détaillés la mise en place et le suivi de cette action de dépistage. Deux dates sont disponibles et soumises à votre choix : 20 et 22 novembre 2018 à partir de 20:30 à l’hôpital de la Conception (programme ci joint).

 

Venez, nombreux, vous associer à cette lutte et nous y retrouver !

 Les organisateurs:
Albert Darque, Philippe Monges, Isabelle Portal, Isabelle Ravaux.

 

Confirmez votre participation !
Envoyez-nous simplement un mail :
1) Adresses : albert.darque@ap-hm.frphilippe.monges@ap-hm.fr
2) Copiez le texte ci-dessous dans votre message, puis complétez ou cochez d’un X à la fin des lignes choisies et envoyez !
Pharmacie :…
Adresse : …
Nom du Titulaire : …..
Je souhaite participer à Pharmatrod sans effectuer de TROD :
Je souhaite participer à Pharmatrod EN EFFECTUANT des TROD dans mon officine :
Je participerai à la soirée du 20/11/18 :
Je participerai à la soirée du 22/11/18 :
Je souhaite récupérer mes kits de TROD et/ou supports d’information à l’issue de la soirée de formation :

 

 

En direct de Strasbourg – retour sur l’atelier prévoyance

Congrès National Des Pharmaciens
COMPLÉMENTAIRE SANTÉ
ET PREVOYANCE COLLECTIVE
Pourquoi choisir l’APGIS assureur
recommandé par la convention collective
depuis le 1er janvier 2018 ?
Congrès National Des Pharmaciens
Comment adhérer à l’APGIS
pour le 1er janvier 2019 ?
• Adressez dès maintenant à votre assureur actuel, et au plus tard le 31 octobre, un courrier de résiliation à télécharger sur fspf.fr en recommandé avec demande d’avis de réception.
• Contactez l’APGIS pour adhérer et affilier vos salariés (formulaires en téléchargement sur :
http://apgis.com/EntreprisePharmacieOfficine).
Et si j’ai d’autres questions ?
Que vous soyez adhérent ou non, les équipes de la FSPF se tiennent à votre disposition ainsi qu’à celle de votre cabinet comptable pour répondre à vos questions sur votre adhésion à l’APGIS, à l’adresse fspf@fspf.fr ou au 01 44 53 19 25 pour un entretien personnalisé.

Gaz de combat et pharmaciens militaires 1915-1918

 La guerre chimique est un nouveau domaine où les pharmaciens militaires d’actives ou mobilisés ont pris une part déterminante durant cette guerre.

Pour la première fois les gaz sont utilisés de manière systématique alors que les deux armées n’étaient pas préparées à ce type d’agression. Immédiatement après l’attaque sur Ypres, le 22 avril 1915, l’Etat major s’adressait au service de santé pour réunir toutes les informations sur les gaz. Les pharmaciens du fait de leur connaissance en chimie et en toxicologie sont rapidement mis à contribution. Ils participent également à l’enseignement des cadres militaires dans ce nouveau domaine. masque

Les pharmaciens sont notamment responsables du prélèvement des échantillons des gaz utilisés par l’ennemi pour ensuite les analyser dans les laboratoires de toxicologie divisionnaires. Le premier masque à gaz français (juillet 1915) formé d’une gaze imbibée d’huile de ricin est ainsi d’origine pharmaceutique.

Viendra ensuite la cartouche mis au point notamment par Paul Lebeau (1868-1959) professeur en pharmacie chimique et toxicologie à la faculté de pharmacie de Paris. Il est à l’origine des avancées dans les masques de protection français. Il propose des cartouches comprenant de la gaze, de l’oxyde de zinc, du carbonate de sodium et du charbon de bois composé encore retrouvé dans la cartouche actuelle. Durant la guerre 1939-1940 il faisait partie de l’Etat-major de la défense contre les gaz. Dans le domaine de la guerre chimique, les pharmaciens militaires notamment les professeurs de la faculté de pharmacie de Paris mobilisés jouent un rôle à la fois dans la protection mais aussi dans la fabrication (75 000 tonnes).

C’est le cas de Gabriel Bertrand (1867-1962) plus connu par les pharmaciens militaire pour sa technique de dosage des sucres. Chef de service de biologie à l’Institut Pasteur en 1900 il propose l’utilisation de la chloracétone, un lacrymogène, dans une grenade mise au point par ses soins en 1915 puis devient durant la guerre un chercheur des plus actifs grâce à ses connaissances en chimie sur les différentes substances agressives utilisables. Il fut nominé sans succès plusieurs fois pour le prix Nobel de chimie. Les pharmaciens attachés au Service chimique durant cette guerre ont joué un rôle essentiel dans la protection des soldats.

source:  Lejaille A. La contribution des pharmaciens dans la protection individuelle contre les gaz de combat durant la Première Guerre mondiale-Extension à la période 1920-1940. Université Henry Poincaré, Nancy, 1999

Moi(s) Sans Tabac, je le tente avec mon PAPO !

PAPO : Plan d’Accompagnement Personnalisé à l’Officine 

Vous souhaitez participer à l’expérience et être rémunéré pour cela ?

Inscrivez-vous !

Avec le soutien financier de l’ARS PACA 

Durée de l’expérimentation : 1 mois du 1er novembre au 30 Novembre

Rémunération : 50 euros pour un suivi comportant 1 entretien/ 2 actions de suivi pouvant se faire « au comptoir », comme un conseil habituel mais plus pertinentes et ciblées puisque construites avec le patient !!!  / 1 action d’évaluation.

La rémunération sera versée sur remise du dossier COMPLET à l’URPS Pharmaciens dans les quinze jours suivant le renvoi du dossier.

Un guide de d’entretien et un guide comportant les différents outils sont mis à la disposition du pharmacien sur le site URPS Pharmaciens PACA onglet Pharm’Observance.

Inscription obligatoire auprès de l’URPS Pharmaciens

Chantal Migone (coordonnées)

Nombre de places limitées à 30 officines.

 

Détails de l’action

Objectifs :

Accompagner le patient pendant son sevrage

Proposer un Plan de Sevrage Personnalisé tout au long du sevrage

Evaluer l’impact de l’action des pharmaciens sur le sevrage tabagique

 

Les entretiens

  • Le pharmacien devra procéder à différentes évaluations :
    1. De l’état de santé général du patient (poids, activité physique…)
    2. De la situation tabagique
    3. De la motivation
    4. De la dépendance physique, psycho-comportementale
    5. Du niveau d’anxiété et de dépression
  • Création d’une alliance avec le patient
  • La posture est motivationnelle. Et nécessite l’exploration avec le patient des avantages et les inconvénients de la poursuite ou de l’arrêt du tabac (outils fournis)
  • Les entretiens sont basés sur une enchaînement de questions (3/4 ouvertes, ¼ fermées), de reformulation, de renforcement, permettant au patient de cheminer et de trouver ses propres solutions. Au cours de ces entretiens le pharmacien pourra faire appel à des outils empruntés aux TCC (colonnes de Beck) ou à la PNL.
  • Reconnaissance des efforts et encouragement pour atteindre le but fixé
  • Organisation du suivi du sevrage en utilisant si possible des marqueurs biologiques (CO)
  • Prévention des effets liés au recours au TSN (constipation, insomnies …) et aux effets du sevrage (anxiété…)
  • Rédaction en fonction de l’objectif co-décidé d’un PSP (Plan de Sevrage Personnalisé ou mieux Plan Accompagnement Personnalisé à l’Officine PAPO)

 

Il est recommandé de réaliser le premier entretien dans un espace confidentiel.

La réévaluation du PSP doit se faire dans les 10 jours pour évaluer le comportement du patient (7 jours est idéal) et pour permettre de mettre œuvre des actions correctrices et/ou encourager le patient dans sa démarche. Il est préférable de réaliser cet entretien dans l’espace confidentiel. Cependant les problèmes peuvent également se régler rapidement « au comptoir ».

Chaque entrevue doit permettre de suivre les indicateurs (poids…) indiqués dans le guide mis à disposition.

 

Je me tiens à votre disposition pour toute information complémentaire

Félicia FERRERA

Les Pharmaciens du 13

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