CONDITIONS D’ACCESSIBILITE DES OFFICINES AUX PERSONNES HANDICAPEES applicable au 1er janvier 2015 (article déjà paru le 26 février 2015)

Conditions d’accessibilité:

Si vos locaux sont conformes, il faut envoyer le courrier RAR à la Préfecture (et une copie à la Mairie) avant le 1er mars 2015!

Le lien pour le courrier tout prêt à remplir si vos locaux sont conformes

à l’attention de M Le Préfet des Bouches du Rhône

Place Félix-Baret
CS 80001
13282 Marseille Cedex 20

Ainsi, les gestionnaires d’établissements déjà accessibles aux personnes handicapées doivent adresser à la préfecture, au plus tard le 1er mars 2015, une attestation selon laquelle leur ERP est bien accessible à toute personne handicapée, et ce quel que soit son handicap (physique, sensoriel, cognitif, mental ou psychique).

Une copie de l’attestation doit être adressée à la mairie de la commune d’implantation, pour transmission à la commission communale pour l’accessibilité (CCA)

Ne laissez pas passer les échéances!

Les obligations en explications simples 

Toutes les informations sur l’accessibilité , les dérogations, les papiers à remplir sur notre site

AIDE POUR UNE COMPLEMENTAIRE SANTE (ACS) Application au 1er juillet 2015 du tiers payant intégral pour les bénéficiaires de l’ACS

La loi du 13 août 2004[1] portant réforme de l’assurance maladie a créé une aide financière pour les personnes en difficulté qui souhaiteraient souscrire ou continuer à bénéficier d’une complémentaire santé : l’aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS). La loi de financement de la sécurité sociale pour 2015 permet aux bénéficiaires de cette aide, depuis le 1er juillet[2], de bénéficier du tiers payant intégral dès lors qu’ils ont souscrit une assurance complémentaire spécifique auprès d’une assurance maladie complémentaire (AMC) accréditée au dispositif.

 

A cette fin, l’assuré bénéficiaire de l’ACS doit présenter au pharmacien les justificatifs suivants :

 

  • soit sa carte SESAM-Vitale à jour (la carte fait alors apparaître les droits du patient à l’ACS) ;
  • soit, en l’absence de carte SESAM-Vitale ou en cas de carte non à jour, l’attestation de TPI délivrée par la caisse gestionnaire de son régime obligatoire.

 

Le pharmacien a alors l’obligation de faire bénéficier ce patient du tiers payant intégral[3]. Le bénéfice de l’ACS constitue en effet un nouveau cas de « tiers payant légal » qui, pour mémoire, s’applique dans les cas suivants :

 

  • accident du travail et maladie professionnelle ;
  • CMU-C ;
  • vêtements compressifs pour grands brûlés (inscrits au Titre II chapitre 1 de la L.P.P.) ;
  • AME ;

 

En contrepartie de cette obligation de faire bénéficier son patient du tiers payant, le pharmacien bénéficie de la garantie de paiement[4] des prestations servies.

 

En revanche, si le patient ne présente pas les justificatifs cités plus haut, le pharmacien a le choix de faire bénéficier ou non son patient du TPI, étant alors rappelé qu’en cas de TPI, il ne bénéficiera pas de la garantie de paiement de sa facture.

 

Pour facturer, le pharmacien devra préalablement paramétrer son logiciel afin de choisir l’une des deux solutions suivantes :

 

  • solution n° 1 : le pharmacien souhaite conserver une relation directe avec les organismes complémentaires de prise en charge.

 

Comme jusqu’à présent, le pharmacien réalise une facturation éclatée en deux flux :

 

  • le premier flux concerne la part obligatoire et est adressé à l’organisme gestionnaire du RO de son patient. La réglementation fixe à 7 jours le délai dans lequel cet organisme règle alors le pharmacien[5]. La convention nationale pharmaceutique du 4 avril 2012 prévoit, quant à elle, un délai de paiement de 4 jours à compter du jour de l’accusé de réception logique (ARL)[6]. Nous avons donc interrogé la CNAMTS afin de connaître le délai finalement retenu par le régime obligatoire ;
  • le second flux concerne la part complémentaire et est adressé à l’organisme gestionnaire du RC de de dernier. Cet organisme règlera alors le pharmacien dans le délai prévu, le cas échéant, par la convention conclue avec les syndicats de pharmaciens.

 

  • solution n° 2 : le pharmacien souhaite disposer d’un interlocuteur unique pour le RO et le RC.

 

Le pharmacien adresse sa facture comprenant à la fois les parts RO et RC à l’organisme gestionnaire du régime obligatoire de son patient, tel qu’il apparaît sur la carte SESAM-Vitale à jour ou sur l’attestation TPI.

 

 

Nous attirons particulièrement votre attention sur le fait que cette solution n’est pas adaptée à l’ensemble des facturations. En effet, en cas de facturation de médicaments à SMR faible (anciennement « vignettes orange »), seule la solution n° 1 est applicable. Ainsi, le pharmacien qui aurait paramétré son logiciel afin de facturer selon la solution n° 2 serait contraint, à chaque facturation de médicaments pris en charge à 15 % par le RO, de modifier son paramétrage afin d’appliquer la solution n° 1. La FSPF a alerté l’assurance maladie sur ce point.

 

 

En cas d’impossibilité de réaliser une facture électronique, le pharmacien a la possibilité de facturer les produits délivrés sur une feuille de soins papier :

 

  • si le patient présente une attestation TPI (RO + RC), le pharmacien coche les cases « L’assuré n’a pas payé la part obligatoire » et « L’assuré n’a pas payé la part complémentaire » dans la zone « Paiement » de la feuille de soins.

 

L’organisme gestionnaire du RO règlera alors le pharmacien dans le délai de 21 jours à compter de l’envoi de la feuille de soins papier. Ce délai sera prorogé de 15 jours lorsque la feuille de soins papier a été adressée à un organisme gestionnaire du RO différent de celui auquel est affilié le patient[7] (lorsque le pharmacien a commis une erreur dans l’organisme destinataire, par exemple).

 

  • si le patient ne présente pas une attestation TPI, mais une simple attestation pour la part obligatoire, le pharmacien coche la case « L’assuré n’a pas payé la part obligatoire » dans la zone « Paiement » de la feuille de soins.

 

L’organisme gestionnaire du RO règlera alors le pharmacien dans le délai de 15 jours à compter de l’envoi de la feuille de soins papier[8].

 

L’assurance maladie a indiqué avoir diffusé à l’ensemble des professionnels de santé, le 1er juillet, des supports d’information afin de leur présenter les modalités de facturation dans le cadre de l’ACS. Ces supports sont joints à la présente circulaire, pour votre parfaite information.

PJ :       supports d’information diffusés par l’assurance maladie à l’ensemble des professionnels de santé.

Plaquette explicatice ACS TPI_ACS_memo_standard

 

 

[1] Loi n° 2004-810 du 13 août 2004 relative à l’assurance maladie, publiée au Journal Officiel du 17 août 2004.

[2] Article 42 de la loi n° 2014-1554 du 22 décembre 2014 de financement de la sécurité sociale pour 2015, publiée au Journal Officiel du 24 décembre 2015.

[3] Article L. 863-7-1 du code de la sécurité sociale.

[4] Article D. 863-2 du code de la sécurité sociale.

[5] Article D. 861-6, 1° du code de la sécurité sociale.

[6] Article 37.17 de la convention nationale pharmaceutique.

[7] Article D. 861-6 du code de la sécurité sociale.

[8] Article R. 362-1 du code de la sécurité sociale.

Autotests de dépistage du VIH

HAS logoInformation à l’intention des professionnels de santé et des associations  (à communiquer à l’équipe officinale)

Date de validation: février 2015

En raison de la commercialisation prochaine des autotests de dépistage de l’infection par le VIH (ADVIH) sur le marché français, la Direction générale de la santé (DGS) a demandé à la HAS de produire un « guide de bonne pratique » d’utilisation des autotests de dépistage du VIH à destination des professionnels en contact avec les usagers ».

Ce document s’adresse aux pharmaciens qui délivreront les ADVIH mais également aux autres professionnels de santé au sens large (médecins, sages-femmes, infirmiers) ainsi qu’aux travailleurs sociaux et aux associations susceptibles d’être impliqués dans des questions de prévention et de sexualité en rapport avec le VIH.

La liste de questions et réponses pratiques proposée a pour objectif de permettre aux professionnels de répondre aux questions des utilisateurs potentiels d’ADVIH et de les accompagner dans leur démarche de dépistage.

Il a été rédigé en collaboration avec les membres d’un groupe d’experts constitué de représentants d’institutions, d’associations et d’organismes impliqués dans la lutte contre le VIH, de pharmaciens, d’un sociologue, d’un médecin généraliste et d’un biologiste (voir Groupe d’experts en fin de document). Les réponses formulées sont fondées sur les éléments présentés dans un argumentaire.

Ce document tient compte de l’état des connaissances sur les ADVIH (avant leur commercialisation sur le marché français) début mars 2015.

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Messages clés

  • L’autotest de dépistage du VIH est un outil complémentaire au dispositif de dépistage actuel et il ne doit pas s’y substituer.

  • L’autotest doit résulter d’un choix libre, éclairé et autonome de l’intéressé. Personne ne doit être forcé à réaliser un autotest.

  • L’utilisateur d’un autotest de dépistage du VIH doit lire attentivement la notice avant de commencer le test.
  • L’autotest de dépistage du VIH fournit un résultat fiable sur le statut sérologique de l’utilisateur d’il y a 3 mois. Ce résultat ne peut être interprété pour le statut sérologique actuel de l’utilisateur qu’en l’absence de comportement à risque ou exposition accidentelle au VIH depuis au moins 3 mois.
  • Il ne dépiste pas les autres infections sexuellement transmissibles, ni les hépatites.
  • Il faut vérifier la présence de la bande (ou point) contrôle à la lecture du résultat qui permet de s’assurer que le test a été bien réalisé. Il est important de respecter la fenêtre de lecture (environ 20-30 minutes). Avant et au-delà de cette période, le résultat n’est pas fiable.
  • Tout résultat positif doit être confirmé par un test Elisa de 4e génération en laboratoire nécessitant une prise de sang en laboratoire ou dans un CDAG/CIDDIST (futurs CeGIDD).
  • L’importance d’un traitement précoce en cas d’infection à VIH confirmée doit être soulignée.
  • Sida Info Service (0 800 840 800 appel anonyme et gratuit) propose une information sur le VIH et les ADVIH 24 h/24 et 7 j/7. www.sida-info-service.org
  • Des évaluations devront être mises en place afin de suivre l’utilisation des autotests de dépistage de l’infection par le VIH.

 Les documents importants:

Autotests VIH – Questions / Réponses à l’intention des professionnels de santé

Autotests VIH – Argumentaire scientifique

source HAS

 

 

Guide de facturation (locations matériel)

Nous vous faisons parvenir le guide de facturation des locations (PJ ci-dessous) pour éviter de recevoir des indus plusieurs mois après comme cela est le cas en ce moment.

2 choses très importantes dans la facturation :

– il faut facturer à terme échu c’est à dire si votre période de location se termine le 28-01, vous facturez le 29-01.

– il faut bien préciser la période de location (du ….. au …..)

Si vous recevez des indus (pour double facturation) et que la CPAM 13 vous rend les dossiers pour les retransmettre avec les bonnes dates, pensez à changer le numéro de la facture.

V.O de L

COMMENT FACTURER DES LOCATIONS DE MATERIELS

Tromperies en série par Philippe Gaertner, Président de la FSPF.

Reims 2015Vous connais­sez cer­tai­ne­ment l’ex­pres­sion : la fin jus­ti­fie les moyens. La fin ? La mise à bas des ho­no­raires phar­ma­ceu­tiques, en place de­puis le 1er jan­vier der­nier, après des an­nées de né­go­cia­tion sur le fil du ra­soir avec l’État et l’As­su­rance ma­la­die. Les moyens ? Des slo­gans ac­cro­cheurs, des pé­ti­tions ou des cal­culs grif­fon­nés sur un coin de table pour ten­ter de prou­ver la no­ci­vité d’une ré­forme en réa­lité es­sen­tielle à la sur­vie du ré­seau of­fi­ci­nal tel que nous le connais­sons.

Je vous le dis en cinq mots : ne vous lais­sez pas ber­ner. On peut tout faire dire aux chiffres, sur­tout en ma­ni­pu­lant des cas par­ti­cu­liers au pro­fit d’in­té­rêts par­ti­cu­liers. Cela ne vous aura pas échappé : les élec­tions pro­fes­sion­nelles pour les Unions ré­gio­nales des pro­fes­sion­nels de santé (URPS) se rap­prochent à grands pas…
En réa­lité, les ho­no­raires phar­ma­ceu­tiques sont tout autre chose que la ca­ri­ca­ture qui peut en être faite. Sans notre vo­lonté ré­for­ma­trice, la phar­ma­cie au­rait été en­traî­née mal­gré elle dans le dé­bat sur les pro­fes­sions ré­gle­men­tées. Et Mi­chel-Édouard Le­clerc fê­te­rait au­jour­d’hui cer­tai­ne­ment la sor­tie de l’au­to­mé­di­ca­tion du mo­no­pole of­fi­ci­nal. Par ailleurs, les ho­no­raires ce sont aussi, dès l’an­née pro­chaine, 120 mil­lions d’eu­ros de ré­mu­né­ra­tion en plus pour le ré­seau of­fi­ci­nal.
Alors pour­quoi s’achar­ner à faire croire que nous au­rions si­gné un texte qui au­rait en­gen­dré un manque à ga­gner ? Le syn­di­ca­lisme n’est pas une forme de ma­so­chisme ; ce que nous avons si­gné seuls avec l’As­su­rance ma­la­die et l’État est donc in­té­gra­le­ment à por­ter au cré­dit de la pro­fes­sion, à court terme mais aussi à long terme. Si les ho­no­raires sont une ga­ran­tie sup­plé­men­taire d’en­rayer la spi­rale dé­fla­tion­niste du prix des mé­di­ca­ments, ils sont aussi une porte ou­verte vers l’ave­nir.
La vé­rité doit être dite : en re­con­nais­sant à la fois sym­bo­li­que­ment et of­fi­ciel­le­ment notre ap­port dans l’ana­lyse des or­don­nances, ils posent les bases de nos tra­vaux pour les dix an­nées à ve­nir. Car ce sont bien les or­don­nances qui de­vront, à terme, de­ve­nir le socle de notre ré­mu­né­ra­tion au tra­vers d’ho­no­raires ba­sés sur la com­plexité de la dé­li­vrance et non plus seule­ment in­dexés sur le nombre de boîtes ven­dues.
Notre pro­po­si­tion est connue : que le mon­tant de ces ho­no­raires à l’or­don­nance in­tègre tout ou par­tie de la ré­mu­né­ra­tion éma­nant des gé­né­riques, une manne que l’of­fi­cine doit ab­so­lu­ment sau­ve­gar­der pour te­nir le choc de la crise des comptes so­ciaux qui dure main­te­nant de­puis des an­nées et pro­met de du­rer en­core. La phar­ma­cie aura alors achevé sa mu­ta­tion, mal­gré tout, mal­gré les par­ti­sans de l’im­mo­bi­lisme et les op­po­sants de cir­cons­tance.
Les Pharmaciens du Sud

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