Le Syndicat vous conseille de lire ce petit mot d’un patient envers sa pharmacie paru sur le site internet de « La Dépêche du Midi »: c’est émouvant et revigorant.
N’oublions pas que, si nous gardons le monopole, c’est aussi grâce à des pharmacies comme celle ou se sert Auguste Chambert.
Un confrère de La Ciotat nous signale la récupération probable d’un moustique tigre.
Si la déclaration du moustique tigre n’est pas obligatoire à la différence de la chikungunya et de la dengue, vous pouvez le signaler pour le bien public.
Toutefois, si votre patient vous fourni le cadavre de cette pauvre bête, ne l’envoyez pas à la Fondation Brigitte Bardot car vous passeriez pour un « fada » mais lisez notre page https://pharmaciens13.info/?page_id=4255
Tout est indiqué sur la procédure à suivre et vous pourrez faire votre métier de pharmacien en donnant les mesures préventives à votre patient.
Décret n° 2002-39 du 9 janvier 2002 relatif à la délivrance aux mineures
des médicaments ayant pour but la contraception d’urgence
Art. 1er. – La délivrance aux mineures des médicaments indiqués dans la contraception d’urgence et non soumis à prescription médicale obligatoire tels que définis au deuxième alinéa de l’article L. 5134-1 du code de la santé publique est effectuée dans les conditions définies à l’article R. 5015-48 et au quatrième alinéa de l’article R. 5089-9 du même code. La délivrance par le pharmacien est précédée d’un entretien visant à s’assurer que la situation de la personne mineure correspond aux critères d’urgence et aux conditions d’utilisation de cette contraception. L’entretien permet également au pharmacien de fournir à la mineure une information sur l’accès à une contraception régulière, sur la prévention des maladies sexuellement transmissibles et sur l’intérêt d’un suivi médical. Cette information est complétée par la remise de la documentation dont dispose le pharmacien sur ces sujets. Le pharmacien communique également à la mineure les coordonnées du centre de planification ou d’éducation familiale le plus proche.
Art. 2. – La minorité à laquelle est subordonnée la gratuité de la délivrance prévue à l’article L. 5134-1 est justifiée par la simple déclaration orale faite au pharmacien par l’intéressée.
Un lien pour commander des brochures destinées au public concerné:
Centres de Planification et d’Education Familiale du département 13:
Ils assurent des consultations de contraception, des actions individuelles et collectives de prévention portant sur la sexualité et l’éducation familiale, des entretiens préalables à l’interruption volontaire de grossesse et des entretiens relatifs à la régulation des naissances dans les suites d’une interruption volontaire de grossesse. Ils organisent en outre des séances de préparation à la vie de couple et à la fonction parentale, et des entretiens de conseil conjugal. Les centres de planification ou d’éducation familiale délivrent à titre gratuit des médicaments ou objets contraceptifs aux mineurs désirant garder le secret ainsi qu’aux personnes ne bénéficiant pas de prestations maladie, assurées par un régime légal ou réglementaire.
ATTENTION: Les centres de planification familiale sont ouverts au public, du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 17 h.
AIX-EN-PROVENCE
CENTRE DE PLANIFICATION
Centre médico-social
Rue Calmette et Guerin
Zup d’Encagagne
13100 AIX-EN-PROVENCE
04 42 95 91 13
04 42 64 42 42 (standard)
CENTRE DE PLANIFICATION
Centre Hospitalier du pays d’Aix
Service Gynécologie obstétrique
Avenue des Tamaris
13100 AIX-EN-PROVENCE
04 42 33 50 30
04 42 33 50 00 (standard)
ARLES
CENTRE DE PLANIFICATION
Centre médico-social
35, rue du Docteur Fanton
13200 ARLES
04 90 93 00 95
CENTRE DE PLANIFICATION
Cité Barriol
Place Maurice Thorez
13200 ARLES
04 90 93 90 06
04 90 93 46 28 (standard)
CENTRE DE PLANIFICATION
Hôpital général Joseph Imbert
Service gynécologie obstétrique
Quartier Haut de Fourchon
13200 ARLES
04 90 49 29 34
04 90 49 29 29 (standard)
AUBAGNE
CENTRE DE PLANIFICATION
Centre médico-social
10, allée Antide Boyer
13400 AUBAGNE
04 42 36 95 40
CENTRE DE PLANIFICATION
Centre Hospitalier
Service de maternité
179, avenue des Sœurs Gastine
13400 AUBAGNE
04 42 84 70 86
04 42 84 70 00 (standard)
CHATEAURENARD
CENTRE DE PLANIFICATION
Centre médico-social
Immeuble les Halles
3, Cours Carnot
13160 CHATEAURENARD
04 90 94 00 26
GARDANNE
CENTRE DE PLANIFICATION
Centre médico-social
173, Boulevard Pont de Péton
13120 GARDANNE
04 42 58 39 29
ISTRES
CENTRE DE PLANIFICATION
Centre médico-social
Centre éducatif et culturel “ Les heures claires ”
13800 ISTRES
04 42 56 07 59
LA CIOTAT
CENTRE DE PLANIFICATION
Centre Hospitalier
Maternité
Boulevard Lamartine
13600 LA CIOTAT
04 42 08 76 03
04 42 08 76 00
MARIGNANE
CENTRE DE PLANIFICATION
Centre médico-social PMI
Rue du Stade
13700 MARIGNANE
04 42 77 78 56
04 42 88 73 00 (standard)
MARSEILLE
CENTRE DE PLANIFICATION DU LITTORAL
Centre de planification la Joliette
63, Avenue Robert Schuman
13002 MARSEILLE
04 91 01 24 54
CENTRE DE PLANIFICATION
Centre médico-social – PMI
34 Bd BOUES
13003 MARSEILLE
04 95 12 65 40
CENTRE DE PLANIFICATION SAINT ADRIEN
12, rue Saint Adrien
13008 MARSEILLE
04 13 31 56 01
CENTRE DE PLANIFICATION
Centre médico-social Le NAUTILE
29 Av de Frais Vallon
13013 MARSEILLE
04 96 13 07 45
CENTRE DE PLANIFICATION LE MERLAN
Centre de planification les Flamants
18, avenue Ansaldi
13014 MARSEILLE
04 86 13 64 94
CENTRE DE PLANIFICATION
Hôpital de la Conception – Clinique Obstétricale
147, Boulevard Baille
13005 MARSEILLE
04 91 38 37 40
CENTRE DE PLANIFICATION
Hôpital Nord
Chemin des Bourrelys
13015 MARSEILLE
04 91 96 46 78
CENTRE DE PLANIFICATION
MOUVEMENT FRANÇAIS POUR LE PLANNING FAMILIAL (MFPF)
13, Boulevard d’Athènes
13002 MARSEILLE
04 91 91 09 39
MARTIGUES
CENTRE DE PLANIFICATION
Centre médico-social
Traverse Charles Marville
13500 MARTIGUES
04 42 40 42 32
CENTRE DE PLANIFICATION
Centre Hospitalier de Martigues
3, Boulevard des Rayettes
13500 MARTIGUES
04 42 43 25 60
04 42 43 24 62
MIRAMAS
CENTRE DE PLANIFICATION
Centre médico-social
1, Place des Baladins
Zac la Rousse
13140 MIRAMAS
04 90 58 23 60
PORT DE BOUC
CENTRE DE PLANIFICATION
Centre médico-social – PMI
Rue de la République
13110 PORT DE BOUC
04 42 06 57 83
PORT SAINT LOUIS DU RHONE
CENTRE DE PLANIFICATION
Centre médico-social
1, Esplanade de la Paix
13320 PORT SAINT LOUIS DU RHONE
04 42 48 40 74
SAINT MARTIN DE CRAU
CENTRE DE PLANIFICATION
Centre social les Oliviers
Rue de la Laure
13310 SAINT MARTIN DE CRAU
04 90 47 35 52
SAINT REMY DE PROVENCE
CENTRE DE PLANIFICATION
Centre médico-social
11, avenue Taillandier
13120 SAINT REMY DE PROVENCE
04 90 92 22 92
SALON DE PROVENCE
CENTRE DE PLANIFICATION
Immeuble Marc SANGNIER
92 avenue Frédéric MISTRAL
13300 SALON DE PROVENCE
04 90 44 76 40
Le 4 août 1744, Louis XV arrive à Metz , conduisant une armée contre les Autrichiens qui venaient d’envahir notre Alsace.
Fatigué par le voyage, la chaleur, les préoccupations de la campagne et plus encore par les réceptions et les fêtes incessantes auxquelles il participait, il tomba malade au bout de huit jours au point d’inquiéter son médecin et son chirurgien personnels, respectivement Chicoyneau et La Peyronie.
Ceux-ci se livrèrent sur le Roi à une débauche de saignées, de lavements, de purgatifs et de vomitifs qui auraient terrassé les plus valides. Pendant une semaine, il est entre la vie et la mort, alors le peuple Messin est desesperé car ils aiment leur roi et ne veulent pas le perdre.
Il s’agissait sans doute d’un gros embarras gastrique avec une fièvre importante ( la gastro en fait) qui disparut dès qu’on eut cessé les purges et les saignées qui faillirent le tuer. Le mérite de la guérison fut attribué au praticien qui venait de prendre en main l’auguste malade, M. de Moncharvaux.
Il fit tout arrêter et donna son élixir que je vous livre:
Quand enfin le roi guérit, c’est l’ enthousiasme général. Lors d’une messe en son honneur à la cathédrale, un chanoine, au nom de la population Messine, l’appelle Louis le Bien-Aimé . Un surnom qui lui restera toujours attaché.
Si M. de Moncharvaux devait revenir au XXIème siècle, je ne pense pas que nous pourrions lui préparer sa formule, peut être la pharmacie du Père Blaize si elle a encore le la « perle préparée »? 🙂
P.L
source documentaire: Le Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation « Bulletin des Sciences Pharmacologiques 1915 Dr P. Dorveaux »
Des côtes de veau poêlées aux cèpes, au déjeuner, accompagnées de fleurettes de chou-fleur sautées… et une belle après-midi devant nous, le soleil darde ses mille flèches… on renoue avec des activités oubliées dans les brumes de l’année précédente ; du fumier épandu un peu tardivement, quelques pots ou vasques remués et nettoyés pour des pensées à venir… comme J. me rejoint dans la pinède, elle découvre de son œil perçant trois nids de chenilles – fantômes blanchis emmaillotés aux branches – à la cime des pins de l’arrivée… alerte rouge ! Ni une ni deux, je suis à l’extrême bout de l’échelle, défiant la pesanteur et l’équilibre ; chutent bientôt les cônes gluants, contaminateurs infâmes. Une petite promenade s’ensuit pour dégourdir mes jambes tremblantes.
A l’occasion d’une recherche dans le dico, je tombe par hasard sur l’aigremoine et l’azerole, dont les noms m’interpellent…
Aigremoine. n.f ; du latin agrimonia, altération du grec argemoné « pavot », avec influence de aigre. Plante astringente, de la famille des Rosacées, tribu des Sanguisorbées.
AIgremoine
« Les fruits sont des akènes qui restent inclus dans la coupe dont les parois restent sèches. » La tribu comprend, entre autres les Pimprenelles.
« On corrobore les entrailles avec les trochisques d’aigremoine », (A.Paré)
Une espèce est appelée aigremoine eupatoire…
« Aigremoine est appelée eupatorium, d’Eupator roi, qui le premier, la mit en réputation », (O. de Serres)
Azerole. n.f ; de l’espagnol acerola, emprunt à l’arabe az-zou’-roûr ; c’est le fruit de l’azerolier, une variété d’aubépine dite épine d’Espagne ; sa cousine l’aubépine (alba « blanche », spina « épine ») et lui sont tous deux des Rosacées, du genre Cratægus et l’azerolier est plus connu sous le nom de Buisson ardent : c’est le pyracantha
« Une blanche aubépine, une fleur, comme lui
Dans le grand ravage oubliée », (Victor Hugo).
Le mot aigremoine sinue pendant la nuit dans mes réseaux limbiques et mon subconscient au travail me fait cadeau au réveil d’une pêche qui, sans être miraculeuse, me fait passer un agréable moment botanique encore… l’heureuse élue de mes synapses est la staphisaigre – dont l’aigre n’a rien de commun avec celui de l’aigremoine ( et ni l’un ni l’autre de rapport étymologique avec une quelconque âcreté ou acidité). La plante revient de mes circonvolutions comme si souvent avec son nom latin attaché : Delphinium staphisagria .L. Le genre Delphinium (ou Dauphinelle) appartient à la famille des Renonculacées et la staphisaigre est une cousine proche du glorieux aconit.
Staphisaigre. n.f (1556 ; stafizégre XIII°) du latin Staphis agria, mots grecs, proprement « raisin sauvage ». Le Y a sauté de manière apparemment anormale ; en réalité, le latin ayant « romanisé » les deux mots grecs – Staphus devenant Staphis -, l’ensemble a été récupéré tel quel en ancien français ; à la différence des mots savants créés au XVIII° – comme « staphylin », « qui appartient à la luette » (à cause de sa forme en grappe de raisin) – où l’on a transposé le « u » grec en Y. Cette variété de dauphinelle a des graines toxiques ; connue et utilisée dans l’Antiquité et le moyen-âge elle est reléguée en médecine populaire.
La poudre obtenue en pulvérisant les graines a des propriétés parasiticides, d’où son nom populaire d’herbe aux poux et d’herbe aux pouilleux ; elle entre dans la composition de la poudre de capucin avec la cévadille (une Liliacée voisine du colchique), le persil et le tabac. L’alcaloïde contenu dans les graines est la delphinine utilisée, avec beaucoup d’accidents – elle a quelques effets secondaires charmants, peut donner des convulsions, des paralysies, de la diarrhée, des vomissements, jusqu’à conduire à l’asphyxie et à l’arrêt du cœur en diastole – comme succédané de l’aconitine.
La plante a un cousin bien moins violent et ombrageux, le Delphinium ajacis ou pied d’alouette qu’on cultive dans les jardins ; avec ses fleurs violettes aux pétales pointus et leur éperon droit ou incurvé vers le haut, elle ressemble beaucoup à l’ancolie.
« Herbe aux pouilleux, en latin, staphisagria, veut estre en bonne terre cultivée et arrousée, non trop soleillée », (O. de Serres)
Cet extrait est tiré du livre Sentiers Botaniques de Michel Bernardot :