Facturation électronique : la liste des 101 premières plateformes agréées est disponible

La direction générale des Finances publiques a publié le 16 janvier la liste des 101 premières plateformes agréées dans le cadre de la réforme de la facturation électronique pour les entreprises.

À partir du 1er septembre 2026, près de 10 millions d’acteurs économiques assujettis à la TVA, dans tous les secteurs d’activité, devront recevoir leurs factures sous format électronique par l’intermédiaire d’une plateforme agréée par l’État, directement ou au travers d’une solution compatible.

Déjà 101 plateformes immatriculées par la DGFiP

Chaque entreprise devant désigner la plateforme de son choix, pour recevoir puis émettre ses factures électroniques ou déclarer ses données, la direction générale des Finances publiques (DGFiP) a publié une première liste des plateformes agréées, au nombre de 101.

Objectif : aider les entreprises, notamment les TPE, PME et les indépendants, à faire leur choix entre les différentes solutions proposées.

La DGFiP a ainsi créé un repère visuel spécifique permettant d’identifier clairement les plateformes agréées par l’État. Ce repère vise aussi à renforcer la lisibilité de l’offre disponible.

Les plateformes agréées ont satisfait aux exigences réglementaires ainsi qu’aux tests techniques et aux tests d’interopérabilité entre plateformes menés avec le concours de l’Agence pour l’informatique financière de l’État.

Consulter la liste des plateformes agréées

Une offre diversifiée de plateformes

Pour mettre en œuvre cette réforme, l’État a fait le choix d’un modèle ouvert. Celui-ci repose sur des services opérés par l’administration, comme l’annuaire des destinataires de factures ou les outils permettant la remontée des données utiles à l’administration, et sur un réseau de plateformes privées, mais agréées et contrôlées par l’État. 

Ce modèle permet de proposer une offre diversifiée, adaptée à la réalité et aux besoins de l’ensemble des entreprises, quelle que soit leur taille.

À noter que les plateformes qui n’ont pas encore obtenu leur agrément vont poursuivent leurs démarches. La première liste publiée le 16 janvier 2026 a donc vocation à s’enrichir, au fur et à mesure de l’instruction et de la validation des nouvelles demandes.

Pourquoi cette réforme ?

La généralisation de la facturation électronique constitue une réforme structurante pour les entreprises comme pour l’administration. Elle vise à moderniser les échanges, à sécuriser les données et à simplifier les obligations déclaratives, en particulier pour les petites et moyennes entreprises et les travailleurs indépendants.

La généralisation de la facturation électronique représente une réforme majeure pour l’économie française : elle s’inscrit dans un mouvement global de lutte contre la fraude à la TVA, mais aussi de simplification et de modernisation des échanges commerciaux entre entreprises.

Tout savoir sur la facturation électronique pour les entreprises

Par ailleurs, 500 000 entreprises ont déjà déclaré, via la plateforme de leur choix, une adresse de réception de leurs factures électroniques ! Un chiffre qui confirme la montée en charge de la réforme.

L’administration poursuit l’accompagnement des entreprises et des acteurs économiques dans une démarche de concertation continue. À partir du mois de mars, une phase d’expérimentation permettra de tester, en conditions réelles, le fonctionnement complet du dispositif associant l’administration, les plateformes agréées et les entreprises.

Source Bercy info

Avalanche de baisses de prix

Tout au long du mois de décembre 2025, les avis de baisse de prix sur les médicaments se sont succédé au Journal officiel. Les premières sont entrées en vigueur le 2 janvier.

Le 18 septembre 2025, le jour même de la mobilisation nationale des pharmaciens, le comité de suivi des génériques avait annoncé des baisses de prix d’une ampleur inégalée. La FSPF avait alors pointé, molécule par molécule, la non-pertinence du projet. Dès le lendemain, le Comité économique des produits de santé (CEPS) avait rendu son verdict : 52 groupes génériques impactés pour une économie de plus de 177 millions d’euros en année pleine pour l’Assurance maladie, soit, selon la FSPF, une perte de 70 à 75 millions d’euros pour le réseau. Deux avis avaient été publiés dans la foulée, entérinant notamment la baisse des TFR (de 4 à 23 %) de 33 groupes génériques (16 molécules, 67 présentations), pour une mise en œuvre le 1er octobre… mais annulés par le CEPS le 14 octobre pour des raisons réglementaires. Aucune information n’a filtré les semaines suivantes, jusqu’à la découverte, dans le Journal officiel (JO) du 11 décembre, d’un avis quasi similaire à celui du 25 septembre, ratifiant la baisse des TFR de 32 groupes génériques (15 molécules, 64 présentations) au 2 janvier 2026. Sont concernés : amlodipine, bisoprolol + hydrochloro­thiazide, bisoprolol, cétirizine, déférasirox, entécavir, ésoméprazole, évérolimus, fluoxétine, metformine, rabéprazole, rasagiline, rilménidine, ténofovir disoproxil et zolmitriptan.

Décisions unilatérales

Selon un relevé d’APMnews, ces baisses sont plus fortes, de 0,5 à 7 %, par rapport à la première décision du CEPS. Cinq jours plus tard, la chute de 32 % sur les tarifs du rivaroxaban paraissait au JO, effective dès le 20 décembre. D’autres avis de baisse de prix sont attendus en début d’année, une première salve ayant été publiée le 8 janvier pour une entrée en vigueur le 12. « Ces baisses de prix sur le générique vont impacter le réseau pharmaceutique de près de 100 millions d’euros en 2026 en marges et remises », évalue Philippe Besset, président de la FSPF.
Ces décisions unilatérales ne sont pas sans rappeler celle intervenue fin novembre sur les compresses non tissées stériles et de gaze hydrophile stériles, actant une baisse de prix en deux temps, au 15 décembre 2025, puis un an plus tard. Le Syndicat national de l’industrie des technologies médicales (Snitem) a dénoncé la « régulation menée en solitaire par l’administration » et entamé un recours gracieux. À cela s’ajoutent les très nombreuses baisses de prix de princeps (plus d’une centaine) publiées en décembre, pour une entrée en vigueur dès le 2 janvier dans la majorité des cas. Pour citer quelques exemples, le JO du 2 décembre a entériné les baisses de prix de 15 médicaments tels que Strensiq ou Pradaxa ; celui du 5 décembre s’est penché sur les antiasthmatiques Serevent, Becotide et Flixotide ; celui du 9 décembre sur 6 princeps tels que Monoprost ou Stagid ; celui du 16 décembre en vise une douzaine (Janumet, Lyrica, Neorecormon…) ; idem dans les JO des 19, 23, 24 et 26 décembre (Humira, Dupixent, Stilnox, Inipomp, Exforge…) ; quand celui du 6 janvier s’attaque à Lucentis et ses biosimilaires.

par Mélanie Mazière – Le 16 janvier 2026 – Le Pharmacien de France

Ameli communique: Autorisation de substitution – aflibercept

Madame, Monsieur,

Vous êtes désormais autorisé à substituer Eylea® 40 mg/ml par l’un de ses biosimilaires, en complément des 9 groupes de médicaments biologiques déjà éligibles à la substitution (adalimumab, enoxaparine, étanercept, époétine, filgrastim, follitropine, pegfilgrastim, ranibizumab, et tériparatide).

Le 1er médicament biologique similaire d’aflibercept 40 mg/ml est disponible depuis fin 2025, Afqlir® sous forme de seringue pré-remplie. La liste des biosimilaires commercialisés est amenée à évoluer en fonction des calendriers de mise sur le marché.

Lors d’une substitution, vous devez :

  • informer le patient de la substitution et des informations utiles associées, comme les règles de conservation,
  • l’accompagner, si besoin, dans l’utilisation du nouveau dispositif,
  • indiquer sur l’ordonnance le nom du médicament délivré, afin d’en faciliter l’identification par le patient,
  • enregistrer le nom du médicament délivré et le numéro de lot, conformément aux exigences de traçabilité applicables aux médicaments biologiques,
  • informer le prescripteur de cette substitution,
  • assurer la continuité de la dispensation du même médicament lors des dispensations suivantes.

Quel est l’intérêt des biosimilaires ?

Les biosimilaires présentent une qualité, une sécurité et une efficacité clinique équivalentes à celles du médicament biologique de référence.
Ils élargissent l’offre thérapeutique disponible tout en permettant la réalisation d’économies pour l’Assurance Maladie. Ainsi, la délivrance d’un biosimilaire d’aflibercept génère à ce jour environ 87 euros d’économie par injection par rapport au médicament biologique de référence, Eylea® 40 mg/ml.

Pour vous accompagner, un mémo élaboré conjointement avec l’Omédit IDF est mis à votre disposition.

Nous vous remercions de votre engagement en faveur du développement des médicaments biosimilaires, enjeu majeur de maîtrise des dépenses de santé et d’accès équitable des patients à l’innovation thérapeutique.

Cordialement,
Votre correspondant de l’Assurance Maladie

Économie de l’officine : 2025 est conforme aux prévisions

L’analyse des données issues de Pharmastat pour l’année 2025 met en évidence une progression de 2,17 % de la rémunération de l’officine, évolution conforme à la trajectoire prévisionnelle de l’avenant n°1 à la convention nationale pharmaceutique signé par la FSPF.

Malgré une forte baisse des honoraires au conditionnement (HD), la revalorisation conventionnelle des honoraires à l’ordonnance (HDR), progression de 21 %, contribue significativement à la hausse de 1,4 % des honoraires de dispensation, à laquelle s’ajoute une augmentation de près de 6 % de la marge règlementée.

Le déremboursement des tests covid, qui ampute de plus de 70 millions d’euros la rémunération du réseau officinal par rapport à 2024, est en partie compensé par la forte évolution des honoraires de vaccination (+ 46 millions d’euros) et des dépistages et accompagnements de patients chroniques (+ 5 millions d’euros).

Au total, le réseau officinal a bénéficié de 135 millions d’euros de rémunérations supplémentaires en 2025, essentiellement en raison de l’effet structure du marché du médicament. Cet apport sera à mettre en regard des charges supplémentaires au moment de la clôture des comptes annuels. La lenteur de la mise en œuvre du dispositif de soutien aux pharmacies en territoires fragiles et les mécanismes économiques de négociations tarifaires sur les génériques vont probablement, cette année encore, accentuer les différences de résultat selon la taille des officines.

Malgré les effets positifs du maintien des plafonds de remises et un effet structure qui devrait perdurer, la LFSS 2026 apporte son lot de baisses de prix qui ne permet pas d’espérer mieux que les 2 % d’augmentation prévus en 2026.

C’est la raison pour laquelle la FSPF demande l’ouverture de négociations conventionnelles avec l’Assurance maladie afin d’inscrire l’exercice officinal dans une dynamique économique jusqu’en 2030. Fidèle à sa ligne de conduite, elle sera force de proposition dans le cadre de ces négociations qui pourront s’appuyer sur les recommandations attendues de l’IGAS-IGF relatives à l’évolution de la rémunération officinale.

Dans l’intérêt des populations, l’Etat doit investir massivement dans le réseau officinal pour la pérennité des entreprises officinales et la FSPF sera vigilante à ce qu’aucune pharmacie d’officine ne reste sur le bord de la route.

par Benoît Thelliez -Le 09 janvier 2026 – Le Pharmacien de France

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