Urgent et très important: ENQUETE ECONOMIQUE RESULTATS DE L’OFFICINE EN 2016

Afin d’appuyer nos revendications face aux nouveaux décideurs publics élus récemment et de soutenir la position de la Fédération dans le cadre des négociations conventionnelles avec l’assurance maladie, nous avons besoin de vous.

Cette enquête économique annuelle de la FSPF est essentielle pour nous, pour vous mais surtout pour toute la profession. En effet, il s’agit de la seule enquête bilancielle réalisée par un syndicat de titulaires, sur les titulaires.

Elle est anonyme et sans frais postaux.

Pour y participer, il suffit d’envoyer votre réponse à :

FSPF

AUTORISATION 20132

75443 PARIS CEDEX 09

Ou par mail à l’adresse : ecoenquete@fspf.fr

Vous devez nous communiquer ou plus simple nous faire parvenir par votre comptable, pour tout exercice comptable de 12 mois clos dans le courant de l’année 2016, les éléments suivants :

  • le questionnaire relatif à l’exploitation de votre officine en le téléchargeant ICI
  • les formulaires 2050-SD, 2051-SD, 2052-SD, 2053-SD, 2058-A-SD, 2058-C-SD et 2065-SD bis de 2015 ET de 2016;
  • ou les formulaires 2050, 2051, 2052, 2053, 2058-A, 2058-C et 2065 bis de 2016;
  • ou l’ensemble de votre liasse fiscale avec les données de 2015 ET de 2016.

 

Nous appelons votre attention sur la nécessité de disposer des éléments fiscaux de 2015 ET de 2016, afin de pouvoir réaliser des comparaisons entre ces deux années. En l’absence de ces données, nous ne pourrions pas exploiter votre réponse.

 

Pour ceux d’entre vous qui transmettent cet imprimé à leur expert-comptable, n’oubliez pas de remplir le questionnaire et de cocher la case l’autorisant à nous envoyer les documents comptables.

 

L’ensemble de ces éléments doit nous parvenir avant le 31 juillet 2017.

 

Nous comptons sur votre participation active et vous en remercions par avance.

Philippe LANCE

Le document:

Imprimé_enquête_économie v3   (cliquez sur le lien hypertexte)

 

La FSPF en appelle à la raison

A quelques jours d’une signature par l’Uspo d’un avenant conventionnel qui entérinera pour les 5 années à venir une baisse des ressources de l’officine, la FSPF en appelle à la raison.
L’unité de la profession a permis depuis plusieurs mois de construire un projet commun aux syndicats représentatifs autour d’un objectif partagé : la poursuite de la mise en place des honoraires afin de continuer à déconnecter la rémunération des baisses de prix des médicaments. Longtemps critiqués, les honoraires font aujourd’hui consensus et les syndicats de pharmaciens entendent poursuivre leur développement.

Les deux syndicats étaient également d’accord sur le financement minimal indispensable à cette évolution de la rémunération, 300 millions d’euros pour les honoraires hors missions. Cette demande est juste et légitime. L’Assurance maladie, elle-même, l’avait mise sur la table en avril dernier lors de la négociation.

Or, aujourd’hui seuls 215 millions d’euros hors missions sont proposés aux pharmaciens d’officine. Cette régression est inacceptable car cette enveloppe ne compensera ni les baisses de prix à venir, ni les augmentations de charges des entreprises officinales. L’avenant prévoit uniquement l’ouverture d’une négociation à partir de 2021 si la rémunération baisse de plus de 1 % par rapport à 2016.

Au final, cet avenant n’apporte aucune bouffée d’oxygène alors que la situation se dégrade.

Dans ces conditions, pourquoi signer cet avenant ?

Parce que cela pourrait être pire ? Parce que les PLFSS à venir seront sans concession ?

Signer cet accord ne garantira aucunement l’avenir. La FSPF refuse la baisse des ressources de l’officine pour les 5 années à venir. L’accepter aujourd’hui serait faire preuve de renoncement. Le message envoyé serait celui d’une profession qui courbe l’échine face à la peur du lendemain.

Nous appelons, une nouvelle fois, l’Uspo à revenir sur sa décision et à nous rejoindre afin de nous retirer de la convention. Cela obligera l’Assurance maladie à rouvrir une négociation et les pouvoirs publics à prendre enfin la mesure du désarroi de la profession.

 

NON à la signature de l’avenant conventionnel !

 

Philippe GAERTNER

Président de la FSPF

Spécialités remboursables – Déremboursement et arrêt de commercialisation

Les médicaments antihypertenseurs contenant de l’aliskiren, RASILEZ® et RASILEZ HCT®, ne seront plus remboursables aux assurés sociaux à compter du 7 octobre prochain. Compte tenu de cette décision des pouvoirs publics, les laboratoires commercialisant ce produit ont décidé d’arrêter sa commercialisation.

En cas de radiations, aucune période de compensation n’est prévue. De plus, compte tenu de la décision des laboratoires Novartis et du laboratoire Noden d’arrêter la commercialisation des spécialités RASILEZ® et RASILEZ HCT®, nous vous conseillons d’avertir vos patients traités par ces spécialités de consulter leur médecin afin d’envisager un changement de traitement.

 

La sollicitation de clientèle

Fabienne Rizos-Vignal

| 03.07.2017

La concurrence se joue sur le terrain du conseil mais aussi de la stratégie commerciale. Toute la difficulté consiste à mélanger les genres tout en restant dans les clous de la législation pharmaceutique. Les cartes de fidélité, les cadeaux, les remises sont des armes de séduction massive. Mais sont-elles déontologiquement correctes ?

  • carte
La sollicitation de clientèle est-elle déontologiquement admise ?

Prétendre que le Code de la santé publique interdit au pharmacien la sollicitation de clientèle est inexact. La sollicitation de clientèle est inhérente à tout exercice commercial. Le Code de la santé publique ne la condamne que si cette dernière utilise des « procédés et moyens contraires à la dignité de la profession ».

Qu’est-ce qu’un procédé « contraire à la dignité de la profession » ?

La notion de dignité de la profession marque la frontière entre ce que le pharmacien peut faire et ce qu’il ne peut pas faire. Le Code de la santé publique ne précise toutefois pas ce qui est digne ou indigne. Cette notion, floue et évolutive, est ainsi laissée à l’appréciation du juge ordinal généralement saisi par un confrère qui se plaint du procédé utilisé.

Quels messages peuvent être diffusés en vitrine ?

D’après le Code de la santé publique, « les vitrines des officines et les emplacements aménagés pour être visibles de l’extérieur ne peuvent servir à présenter que les activités dont l’exercice en pharmacie est licite ». Le pharmacien peut ainsi utiliser ses vitrines pour promouvoir une animation ou signaler une promotion. Toutefois, les accroches tapageuses et les messages publicitaires agressifs sont déontologiquement incorrects. Par exemple, les affiches publicitaires surdimensionnées par rapport à la taille de la vitrine, les bandeaux fluorescents pour annoncer des « prix cassés toute l’année ».

À l’intérieur du point de vente, la distribution gratuite de brochures d’éducation sanitaire est-elle autorisée ?

Oui, à condition que ces fiches ne comportent aucune mise en avant de la pharmacie, hormis son nom et son adresse. Aucune publicité sur les produits et leurs prix ne peut être indiquée.

Est-ce possible d’offrir des cadeaux ?

À l’occasion d’une naissance, à la veille des vacances, etc., différents événements peuvent servir de prétextes pour offrir un cadeau (par exemple, un coffret de puériculture, une eau de parfum, un sac de plage frappé du logo de l’officine, etc.). Mais là encore, le Code de la santé publique érige l’interdiction « de donner des objets ou produits quelconques à moins que ceux-ci ne soient de valeur négligeable ». Apparaît la notion de « valeur négligeable » fixée, d’après le Livre de procédure fiscale, à 30 euros par an et par bénéficiaire.

Les clients réguliers peuvent-ils bénéficier de remises ?

Non, car il est interdit d’octroyer à la clientèle « des primes ou des avantages matériels directs ou indirects ».

Pourquoi la vente par lots de médicaments conseils est-elle proscrite ?

Elle est contraire au principe selon lequel, « le pharmacien ne doit pas, par quelque procédé ou moyen que ce soit, inciter ses patients à une consommation abusive de médicaments ». Le pharmacien peut en revanche bâtir une politique de prix concurrentiels sur les médicaments non remboursables et les produits de parapharmacie, à condition de procéder « avec tact et mesure ». La déontologie pharmaceutique se garde d’être plus précise et de définir ce que sont « le tact » et « la mesure ».

En se positionnant sur les services, les pharmaciens peuvent-ils mettre en place des consultations payantes ?

Dans le sillage des entretiens pharmaceutiques, certains pharmaciens souhaitent se démarquer en valorisant leur expertise. Par exemple, en proposant des consultations en « micro-nutrition », « diététique », etc. L’idée est audacieuse mais elle est actuellement contraire aux textes. Le Code de la santé publique l’indique expressément, « aucune consultation médicale ne peut être donnée dans l’officine ».

Les Pharmaciens du Sud

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