Réforme des retraites : nous ne lâcherons rien !

La FSPF a négocié, aux côtés de l’UNAPL et de l’U2P, avec le Haut-Commissariat aux retraites pour faire en sorte que l’entrée dans le régime universel (RU) des retraites ne se traduise pas par une hausse de nos cotisations. 

Nous avons ainsi obtenu certaines avancées :

  • la modification de l’assiette de nos cotisations. Ainsi, un tiers de la CSG versée par les pharmaciens sera considérée comme des cotisations donnant droit à la retraite.
  • le maintien pendant vingt ans, le temps de la transition vers le RU, de la Caisse d’assurance vieillesse des pharmaciens (CAVP).
  • la présence des professions libérales dans l’organe de gouvernance du système. 

En ce qui concerne les femmes, le principe des majorations actuellement en vigueur pour la maternité et l’éducation des enfants doit être maintenu dans le nouveau système. 

Stabilité des cotisations, hausse de la base ouvrant droit à pension, garantie sur la gouvernance et les réserves, sont dans le projet de loi. La mobilisation de la FSPF sera totale pendant l’examen de ce texte par le Parlement. Nous ne lâcherons rien !

Cordialement,

Philippe BESSET
Président de la FSPF

Cotisations sociales 2020 Nouveautés au 1er janvier 2020

De nombreuses modifications relatives aux cotisations sociales sont intervenues au 1er janvier 2020. 

Parmi elles, citons notamment : 

  • le relèvement du plafond de la sécurité sociale à 3 428 euros par mois
  • la diminution du taux de la contribution patronale d’accidents du travail et de maladies professionnelle 
  • la modification des taux des cotisations prévoyance et santé
  • la modification des conditions d’effectifs et neutralisation des effets de seuils (FNAL, participation à l’effort de construction, forfait social dû sur les contributions patronales de prévoyance, formation professionnelle, versement transport)
  • la dématérialisation généralisée du paiement des cotisations sociales
  • l’obligation pour toutes les entreprises de déclarer chaque mois via la DSN le statut de travailleur handicapé de leurs salariés
  • la réduction générale des cotisations patronales sur les salaires inférieurs à 1,6 SMIC  
  • la collecte des contributions de formation professionnelle et de la taxe d’apprentissage (CUFPA)

Pour en savoir plus sur ces modifications, cliquez ici.

Pour télécharger les tableaux des principales cotisations sociales actuellement en vigueur en Pharmacie d’officine, par catégories de salariés, cliquez ici.

Tout savoir sur la taxe d’apprentissage

Depuis 2020, sous l’effet du réaménagement prévu par la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel, le décalage d’un an entre le paiement de la taxe d’apprentissage et l’année au titre de laquelle elle est due (paiement de la taxe sur les rémunérations versées en N-1) est supprimé.

Aucune taxe d’apprentissage ne sera due sur les rémunérations 2019 pour éviter que les entreprises n’aient à financer à la fois l’apprentissage sur les rémunérations 2018 (en application de l’ancien régime avec le décalage d’un an) et sur les rémunérations 2019 (en vertu du nouveau régime prévoyant un paiement de la taxe contemporain en année N).

Qui doit payer la taxe d’apprentissage (TA) ?

Depuis le 1er janvier 2019, la taxe d’apprentissage et la contribution à la formation professionnelle sont rassemblées dans la contribution unique à la formation et à l’alternance. Voici les caractéristiques de cette contribution unique en son versant taxe d’apprentissage.

Sont redevables de la taxe d’apprentissage, les entreprises exerçant une activité industrielle, commerciale ou artisanale et remplissant les 3 conditions cumulatives suivantes :

Certains employeurs sont toutefois exonérés de la taxe d’apprentissage :

  • les entreprises employant un ou plusieurs apprentis et dont la base annuelle d’imposition ne dépasse pas six fois le Smic annuel
  • les personnes morales ayant pour objectif exclusif l’enseignement
  • les sociétés civiles de moyens (SCM) dont l’activité est non commerciale (sous certaines conditions)
  • les groupements d’employeurs composés d’agriculteurs ou de sociétés civiles agricoles qui bénéficieraient eux-même de l’exonération.

Comment est calculée la taxe d’apprentissage (TA) ?

La base de calcul de la taxe d’apprentissage et de la CSA est la masse salariale de l’année précédente, c’est-à-dire le montant total des salaires soumis aux cotisations sociales et des avantages en nature versés par l’entreprise (primes, gratifications, indemnités…etc.).

Taux de la taxe d’apprentissage

En métropole et dans les départements et régions d’outre-mer (DROM), le taux de la taxe d’apprentissage représente 0,68 % de la masse salariale soit masse salariale x 0,68 %.

Il existe un régime particulier en Alsace-Moselle ou le taux de la taxe d’apprentissage est fixé à 0,44 % soit masse salariale x 0,44 %.

Répartition de la taxe d’apprentissage

Suite à la réforme, la fraction régionale de la taxe d’apprentissage est supprimée. La taxe d’apprentissage comprend 2 parts :

  • 1 part égale à 87 % de la taxe destinée au financement de l’apprentissage (ancien quota d’apprentissage)
  • 1 part égale à 13 % de la taxe destinée à des dépenses libératoires effectuées par l’employeur dédiées au financement des formations initiales professionnelles et technologiques hors apprentissage (ancien hors quota).

Les subventions versées au CFA (Centre de formation d’apprentis) sous forme d’équipements et de matériels conformes aux besoins des formations dispensées sont des dépenses déductibles de la taxe d’apprentissage.

Comment déclarer et payer la taxe d’apprentissage (TA) ?

Déclaration de la taxe d’apprentissage

La taxe d’apprentissage ne fait pas l’objet d’une déclaration spécifique. Elle doit se faire par le biais de la déclaration sociale nominative (DSN). Celle-ci doit être souscrite au cours du mois suivant la période d’emploi rémunérée. 2 cas de figures possibles :

  • au plus tard le 5 du mois pour les entités d’au moins 50 salariés
  • au plus tard le 15 du mois pour les autres cas (entités de plus de 50 salariés en décalage de paie, entités de moins de 50 salariés).

La CSA doit être déclarée de la même manière que la taxe d’apprentissage.

Paiement de la taxe d’apprentissage

À partir de 2020, sous l’effet du réaménagement prévu par la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel, le décalage d’un an entre le paiement de la taxe d’apprentissage et l’année au titre de laquelle elle est due (paiement de la taxe sur les rémunérations versées en N-1) est supprimé.

La collecte de la taxe d’apprentissage interviendra avant le 31 mai de l’année N sur les rémunérations versées l’année N. Elle sera assurée par les OPCA renommés OPCO. À partir de 2021, le recouvrement de la taxe d’apprentissage et de la contribution à la formation professionnelle sera transféré à l’Urssaf.

Dispensation adaptée: Les pharmaciens deviennent les pantins de la Sécu !

La FSPF a toujours soutenu les évolutions du métier. Mais la dispensation adaptée voulue par l’Uspo, n’en est pas une. Elle consiste ni plus ni moins, sur présentation d’une ordonnance à posologie variable, à ne pas délivrer toutes les boîtes prescrites.

La FSPF se bat depuis des années pour prouver que les pharmaciens d’officine sont de véritables professionnels de santé, avec de nombreuses missions de santé publique. L’avenant n°20 nous recale dans un rôle comptable, sous couvert d’observance et de prévention de la iatrogénie. Le pharmacien d’officine vaut bien plus que cela !

Alors que nous voulons valoriser nos véritables interventions pharmaceutiques (pluri)quotidiennes, nous voilà rabaissés à des compteurs de boîtes. Et pendant ce temps, on veut faire du pharmacien un correspondant, un dépisteur d’angine bactérienne, un vaccinateur, un accompagnant des patients sous chimiothérapie, etc… Il faut être cohérent !

Sur le plan économique… une véritable arnaque ! Tracer cet acte du quotidien aurait pu être une bonne idée si on ne nous avait pas inventé une nouvelle ROSP, fondée sur des critères invérifiables et payés… à la Saint Glinglin.

Le montant de la ROSP qui lui sera rattachée dépendra en effet de la baisse des volumes de certaines classes de médicaments. Pour déclencher la ROSP, les pharmaciens devront dispenser une quantité inférieure au maximum de boîtes prescrites. Comme les pharmaciens délivrent déjà la juste quantité de médicaments, aucune baisse de volume ne sera observée. La ROSP ne sera donc jamais déclenchée !

Alors que la profession vient d’obtenir le paiement à l’acte des nouvelles missions, ce nouvel avenant sonne comme une véritable régression. Et l’expression « compte d’apothicaire » reprend alors tout son sens. 

Dans ces conditions, la FSPF ne peut que refuser de signer l’avenant n°20 sur la dispensation adaptée.

La FSPF défend une véritable intervention pharmaceutique, acte de coordination avec le médecin qui est la formalisation écrite de l’analyse pharmaceutique et qui doit être rémunérée à l’acte.

Confraternellement,

Philippe BESSET

Président de la FSPF

Vente en ligne des médicaments

De nombreux confrères syndiqués nous interpellent sur le thème « mais que font nos instances pharmaceutiques? ».

Régulièrement, notre profession est attaquée sur son mode d’exercice.

Depuis quelques jours, c’est une demande insistante sur la libéralisation de la vente en ligne.

Les instances pharmaceutiques réagissent: Le CNOP a émis un communiqué de presse, l’USPO a sorti son énième sondage qui reste leur marque de fabrique syndicale et la FSPF fait un fort lobbying auprès du Ministère de la Santé.

Espérons que cela suffise et qu’il ne soit pas nécessaire de faire des actions plus visibles.

Les fonctionnaires de Bercy qui ne connaissent rien à la santé cherchent à imposer l’ouverture de la vente des médicaments .

Si vous connaissez vos élus locaux et nationaux (sénateurs, députés, maires, conseillers municipaux), il faut expliquer et mettre la pression comme la FSPF le fait sur le Ministère de la Santé.

Les Pharmaciens du Sud

GRATUIT
VOIR