Tests antigéniques: des fraudes ont été découvertes!

De nombreux contrôles sont en cours dans les officines françaises sur les tests antigéniques. Ces contrôles sont opérés par l’ARS PACA et la DIRECCTE.

Ces contrôles sont de deux ordres: qualité de réalisation des tests et fiabilité des tests et aussi fraude.

N’hésitez pas à consulter l’excellente base de données de l’Ordre National des Pharmaciens.

P.L

Coronavirus – Elimination des EPI

L’éco-organisme Cyclamed nous a informés de l’élimination, par certains pharmaciens d’officine, des équipements de protection individuels (EPI) utilisés dans le cadre des opérations de dépistages du Covid-19 au moyen des cartons Cyclamed. 

Sur demande de la FSPF, le ministère de la Santé a précisé les modalités d’élimination des EPI, que vous pouvez retrouver dans notre affiche ==> A TELECHARGER ICI.

Ces EPI doivent être éliminés par la filière des ordures ménagères, ils ne doivent donc ni être éliminés via la filière Cyclamed, réservée à la gestion du retour des médicaments non utilisés rapportés en officine par les patients, ni entreposés dans les contenants en carton Cyclamed dans l’attente de leur élimination par la filière des ordures ménagères. 

A cet effet, Cyclamed met à votre disposition une affiche, téléchargeable en cliquant ici, qui rappelle les différents déchets pouvant être éliminés par la filière Cyclamed. 

Pour savoir comment éliminer les autres déchets produits dans le cadre des activités de l’officine (vaccins, TROD, EPI), téléchargez notre affiche en cliquant ici.

En cette période de crise sanitaire, la FSPF a obtenu la mise en place d’une filière dédiée pour chaque type de déchets produits à l’officine. Le ministère de la Santé nous a en effet confirmé ce matin prendre en charge la collecte par DASTRI des DASRI produits en officine issus de la vaccination antigrippale et des dépistages Covid-19.

Il est particulièrement important que les pharmaciens d’officine respectent les modalités d’élimination des déchets par ces différentes filières (Cyclamed, DASTRI, déchets ménagers), et ce pour la sécurité de tous et notamment des personnels intervenant dans ces filières.

IMPACT ECONOMIQUE ET SOCIAL DU CORONAVIRUS Arrêts de travail des salariés « cas contact » ou covid + : comment y voir plus clair

Vous êtes nombreux à nous interroger sur les arrêts de travail délivrés à des salariés identifiés par l’Assurance Maladie comme « cas contact »[1]. Un rappel s’impose des éléments que nous vous avons communiqués dans le FSPF-Info du 31 août et dans notre circulaire n° 2020-65 du 23 septembre 2020.

Si les pharmacies d’officine bénéficient d’une dérogation qui consiste à ce que les membres de l’équipe officinale ne soient pas systématiquement identifiés comme « cas contact » par l’Assurance Maladie, rappelons que cette dérogation s’applique :

uniquement aux membres de l’équipe officinale (salariés et titulaires) asymptomatiques,

et lorsque la personne contaminée par la covid-19 à l’origine du contact est elle-même un membre de l’équipe officinale.

Il s’agit avant tout de maintenir les salariés à leur poste alors même qu’un membre de l’équipe officinale est positif à la covid-19, les mesures de protection appliquées à l’officine (port du masque, gestes barrières…) prévenant la contamination des salariés entre eux.

Il est donc admis, en application de cette dérogation, qu’un salarié (ou le titulaire) ne puisse être identifié comme cas contact d’un autre salarié de la même officine et les CPAM ont reçu, à cet effet, les consignes adéquates.

Précisons que cet aménagement ne remet pas en cause le nécessaire isolement du salarié contaminé par la covid-19, qui bénéficiera dans tous les cas d’un arrêt de travail, qu’il soit symptomatique ou non.

Bien entendu, les mesures de protection appliquées à l’officine ne sauraient garantir l’absence de contamination des salariés (et du titulaire) en dehors de leur activité professionnelle, dans le cercle familial ou amical. C’est la raison pour laquelle cette dérogation ne s’applique pas lorsqu’un salarié ou le titulaire est déclaré « cas contact » d’une personne positive à la covid-19 ne travaillant pas à l’officine.

Pour vous aider à y voir plus clair, le tableau suivant reprend les différents cas de figure possibles :

HypothèseArrêt de travail
Salarié symptomatique non testéOUI 
Salarié testé positif covid-19 (symptomatique ou non)OUI 
Collègues asymptomatiques d’un salarié positif covid-19 NON (= dérogation officine)
Collègues symptomatiques d’un salarié positif covid-19OUI 
Salarié « cas contact » (symptomatique ou non) d’une personne ne travaillant pas à l’officine (famille, amis…) positive covid-19OUI 

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[1] Sur son site internet, l’Assurance Maladie précise qu’il s’agit d’un « contact sans mesure de protection efficace en face-à-face (masque chirurgical, masque FFP2 ou masque grand public porté par vous ou les autres personnes, hygiaphone) à moins d’un mètre, quelle que soit la durée (conversation, repas, flirt, accolades, embrassades par exemple) et dans un lieu clos » (source : https://www.ameli.fr/assure/covid-19/contact-tracing).

Distribution de masques en officine à compter du 5 octobre: Publication de l’arrêté !

Nousvous avons communiqué hier lundi les éléments en notre possession sur la distribution des masques en officine à compter du 5 octobre, dans l’attente de la publication des modifications réglementaires. 

Celles-ci ont été publiées hier et s’appliquent dès aujourd’hui.

Attention : l’arrêté du 3 octobre est susceptible d’évolution, compte tenu des différences constatées par rapport aux informations communiquées à la profession par l’assurance maladie.

Quelles sont les nouveautés ?

Masques du stock Etat : s’il vous en reste, vous ne pouvez continuer à les distribuer qu’aux patients fragiles, à ceux atteints du Covid, aux cas contacts jusqu’à épuisement du stock et au plus tard jusqu’au 30 octobre 2020. Vous devez les facturer à l’assurance maladie comme aujourd’hui, soit 0,01€ par masque. 

Attention : en l’état actuel de l’arrêté du 3 octobre et à compter d’aujourd’hui, il n’est plus possible de distribuer des masques issus du stock Etat aux professionnels.

Nous vous tiendrons informés de toute évolution des modalités de distribution des masques qui pourraient intervenir dans les prochains jours.Le montant de la prise en charge par l’assurance maladie pour la distribution des masques aux patients fragiles, à ceux atteints du Covid et aux cas contacts, après épuisement du stock Etat, est précisé :du 4 octobre au 30 novembre 2020, 0,30 € HT/masque,du 1er décembre au 31 décembre 2020, 0,15 € HT/masque,à compter du 1er janvier 2021, 0,10 € HT/masque,une indemnité de 2 € HT est versée pour chaque délivrance. Une TVA à 5,5% s’applique aux masques comme à l’indemnité de délivrance.

Une seule ligne comportant les masques et l’indemnité sera à facturer.Dans les DOM, un coefficient de majoration s’applique à l’indemnité de délivrance et au tarif unitaire du masque.Vous pouvez télécharger le tableau récapitulatif en cliquant ici.

La FSPF sait pouvoir compter sur les grossistes et les groupements pour proposer des masques à des tarifs permettant de s’inscrire dans les niveaux de prise en charge définis.

La norme des masques pris en charge par l’assurance maladie est précisée : EN 14683. Les masques conformes à une norme étrangère reconnue comme équivalente ou conformes à la norme AC : 2019 pourront être délivrés et pris en charge jusqu’au 1er mars 2021 au plus tard.

Les Pharmaciens du Sud

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