Enseignes lumineuses : il faut les éteindre !

Les enseignes et publicités lumineuses doivent être éteintes entre 1 heure et 6 heures du matin.

Depuis le 1er juillet 2018, toutes les enseignes doivent être conformes aux dispositions de la loi dite « Grenelle II » du 12 juillet 2010 et de son décret d’application du 30 janvier 2012, sous peine de sanctions administratives et pénales. 

Nous vous rappelons que : 

– la signalisation extérieure de votre officine doit être conforme aux règles déontologiques de la profession ;

– le format de vos dispositifs ne doit pas excéder les dimensions maximales fixées par la réglementation ;

– vous avez l’obligation d’éteindre vos enseignes lumineuses la nuit, sauf lorsque vous êtes en activité (officines ouvertes 24h/24 ou en service de garde ou d’urgence) ;

– le cas échéant, vos enseignes doivent être conformes aux dispositions plus restrictives issues du règlement local de publicité (RLP) régissant votre commune. 

Par ailleurs, vous avez l’obligation de déclarer chaque année tous les dispositifs publicitaires que vous utilisez (enseignes et préenseignes) dans le cadre de l’assujetissement à la taxe locale de publicité extérieure (TLPE). 

Enfin, vous êtes exonérés du paiement de la TLPE pour les supports suivants : 

– la dénomination de l’officine ;

– la croix verte ;

– le caducée ;

– les supports relatifs à la localisation de votre officine (tels que les préenseignes).

Décret n° 2012-118 du 30 janvier 2012, JO du 31

RGPD: Une liste d’actions concrètes à mener.

Voici une liste d’actions concrètes à réaliser pour garantir la sécurité des données personnelles traitées en officine :

  • vérifier les antivirus sur chaque poste ;
  • attribuer un code d’accès secret à chaque personne habilitée au traitement des données ;
  • vérifier les contrats des salariés et les conventions de stage ;
  • pratiquer une sauvegarde journalière sur un support différent ;
  • supprimer le wifi gratuit dans l’officine ;
  • vérifier la sécurisation de la connexion wifi ;
  • vérifier l’assurance cyber sécurité de l’officine ;
  • adresser aux prestataires et sous-traitants une demande de conformité au RGPD et reviser les contrats le cas échéant ;
  • installer et utiliser la messagerie sécurisée pour les traitements de données de santé ;
  • élaborer le registre des traitements.

 

Sophie SERGENT

FSPF

RGPD, à savoir:

Les renseignements, notamment contenus dans les fiches de paie ou les entretiens annuels, entrent également dans le champ de la RGPD.

Si vous envoyez vos fiches de paie par mail, vous êtes dans l’obligation de supprimer ce document par la suite surtout, si plusieurs personnes peuvent avoir accès à la boite mail (ne serait-ce que parce que la session ne se ferme pas régulièrement ou que le mot de passe n’est pas suffisamment sécurisé).

Il faut également penser à sécuriser l’archivage.

P.L

SUBSTANCES VENENEUSES   Classement sur la liste I de substances injectables

Un arrêté du 14 mai 2018 classe sur la liste I des substances vénéneuses divers produits et spécialités pharmaceutiques depuis le 19 mai 2018, notamment des antiviraux et des anticancéreux.

Est également inscrit :

  • le chlorure de sodium lorsqu’il est administré par voie injectable

Cette inscription semble suivre un avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’environnement et du travail (ANSES)[1], qui considère que le mode d’administration du produit est de nature à entraîner son listage comme cela est déjà le cas pour le glucose injectable[2].

Vous retrouverez enfin l’intégralité des produits et spécialités nouvellement inscrits en consultant l’arrêté du 14 mai 2018 publié au Journal Officiel du 18 mai 2018.

 


 

 

[1] avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) rendu le 26 janvier 2018 portant sur une demande d’avis relatif à un projet d’arrêté portant inscription sur les listes des substances vénéneuses.

[2] circulaire 2017-109 diffusée le 27 septembre 2017.

 

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