Pétition FSPF pour le soutien à des confrères attaqués au Pénal:

Il y a une sorte d’acharnement sur les pharmaciens de la part des services vétérinaires. C’est aussi une guerre économique!

Le CNOP (CONSEIL NATIONAL DE L ORDRE PHARMACIENS) s’est porté partie civile contre des pharmaciens poursuivis au pénal au TC de Clermont-Ferrand par les services vétérinaires pour délivrance d’ordonnances de complaisance.

Comme par hasard, deux de ses pharmaciens ont des responsabilités syndicales au syndicat de la pharmacie vétérinaire, un est FSPF et l’autre USPO.

Dans notre département aussi, il y a un acharnement contre des confrères qui avaient subi la pression d’éleveurs.

La FSPF a mis en place une pétition que nous vous demandons de remplir et de renvoyer par fax à la FSPF.

La FSPF et notre syndicat du 13 (affilié FSPF) demandent à ce que le CNOP retire son action civile.

Dans le même temps, la FSPF souhaiterait ouvrir un Grenelle de la pharmacie vétérinaire.

En effet, il est plus simple de délivrer une contraception à une femme qu’à un animal de compagnie!

P.L


Des pharmaciens d’officine sont actuellement mis en cause devant le Tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand pour de prétendus manquements à la réglementation relative à la délivrance de médicaments vétérinaires, une audience se tenant les 14 et 15 septembre prochain.

Alors même que les chambres de discipline de l’ordre national des pharmaciens n’ont infligé, à ce jour, aucune sanction à l’encontre des prévenus et que le Conseil national de l’ordre des pharmaciens (CNOP) a reconnu, dans un récent courrier de sa présidente, que les dispositions régissant la délivrance, par les pharmaciens, de médicaments vétérinaires posaient des difficultés d’application, le CNOP s’est délibérément constitué partie civile dans cette affaire.

Par excès de zèle, l’institution ordinale condamne, à terme, toute possibilité de délivrance des médicaments vétérinaires par les pharmaciens d’officine. Ne nous faisons pas d’illusions : au-delà de cette affaire, c’est le devenir de la pharmacie vétérinaire qui est en jeu !

Si, comme la FSPF, vous considérez que la pharmacie vétérinaire mérite d’être défendue, demandez :

  • au CNOP qu’il se désiste de son action civile devant le Tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand ;
  • aux ministres de la santé et de l’agriculture qu’ils ouvrent un Grenelle de la pharmacie vétérinaire afin de repositionner le pharmacien d’officine dans la dispensation des médicaments vétérinaires.

Pour ceux d’entre vous qui n’auraient pas reçu la pétition (téléchargeable ici) , vous pouvez nous l’adresser par fax au 01 44 53 21 75 ou par mail à fspf@fspf.fr.

 

Confraternellement,

Philippe GAERTNER

Président de la FSPF

Les contrôles de la DGCCRF continuent, s’amplifient et font l’objet de P.V.

ATTENTION Message d’une consoeur:

Bonjour, 

Notre chère contrôleuse est rentrée de vacances pour nous faire un coucou 

Elle se balade dans le 8ème arrdt.

A vos affiches réglementaires et affichage des HD sur le verso de vos ordos !! sans parler de vos bornes de prix à jour ! 

Bon courage je pense que nous on va se prendre une amende … 

 

Les agents de la DGCCRF contrôlent:

  • Le catalogue ou la borne de prix.
  • La cohérence entre prix produits affichés ou dans le logiciel expert et la borne
  • Contrôle du matériel médical avec étiquetage, y compris dans la réserve (même si c’est une cave)
  •  Contrôle de l’étiquetage apparent (parapharmacie sur les rayons)
  • les affichages obligatoires à la vue du public (de préférence près de la caisse).
  • Nouveau: VERIFICATION DE L’IMPRESSION DU TICKET VITAL SUR LA PRESCRIPTION avec présence des honoraires de dispensation.

Quelques liens utiles:

Les affichages obligatoires à la vue du public:

Affichage des prix: Produits non exposés à la vue du public.

INFORMATION DES CONSOMMATEURS Prix des médicaments et des dispositifs médicaux (complément MAJ 02.2019)

Accessibilité des officines: de + en + compliqué.

À compter du 30 septembre 2017, les officines devront mettre à la disposition du public un registre d’accessibilité. Ce registre sera consultable sur place par les patients et les usagers de l’officine et contiendra des informations relatives à l’accessibilité de l’établissement aux personnes handicapées.

Le registre public d’accessibilité est consultable par le public sur place au principal point d’accueil accessible de l’établissement, éventuellement sous forme dématérialisée. A titre alternatif, il est mis en ligne sur un site internet.

Nous vous conseillons de vous organiser dès à présent afin d’être en mesure de respecter cette nouvelle obligation dans les délais impartis.

En raison de la contradiction entre les dispositions de deux textes d’application de cette nouvelle obligation légale, la FSPF a saisi le ministère de la transition écologique et solidaire afin de se voir confirmer sa date d’application. Le ministère a reconnu une erreur de la part de ses services. Par conséquent, le registre public d’accessibilité devra être mis à la disposition du public à compter du 30 septembre 2017.

source FSPF

Logiciels de caisse sécurisés au 1er janvier 2018

À partir de 2018, les entreprises qui utilisent des logiciels de caisse devront recourir à des systèmes sécurisés.

À compter du 1er janvier 2018, les entreprises assujetties à la TVA qui utilisent un logiciel de comptabilité ou de gestion ou un système de caisse pour enregistrer les paiements de leurs clients devront recourir à un logiciel ou à un système sécurisé, satisfaisant à des conditions d’inaltérabilité, de sécurisation, de conservation et d’archivage des données. Une nouvelle obligation destinée à lutter contre la fraude à la TVA liée à l’utilisation de logiciels ou de systèmes permettant la dissimulation de recettes.

Face à l’inquiétude exprimée par les entreprises, le ministre de l’Action et des Comptes publics a annoncé la simplification de ce dispositif. Finalement, seuls les logiciels et systèmes de caisse, c’est-à-dire le plus souvent les caisses enregistreuses, seront concernés. Les logiciels de comptabilité et de gestion seront, eux, exclus de l’obligation.

En pratique : cette modification doit faire l’objet de mesures législatives d’ici à la fin de l’année.

En revanche, le ministre n’envisage pas un report de la date d’entrée en vigueur du dispositif. Les entreprises disposent donc de 6 mois pour se mettre en conformité.

Les entreprises concernées devront justifier de l’utilisation d’un logiciel ou d’un système sécurisé au moyen d’un certificat délivré par un organisme accrédité ou d’une attestation individuelle de l’éditeur. À défaut, l’entreprise sera sanctionnée par une amende de 7 500 € par logiciel ou système et devra régulariser sa situation sous 60 jours, sous peine d’encourir une nouvelle fois l’amende de 7 500 €.

Rappel : afin de s’assurer de la détention de ces documents, l’administration disposera, outre de la vérification de comptabilité classique, d’une nouvelle procédure de contrôle inopiné dans les locaux de l’entreprise.

Pour l’heure, deux organismes ont été accrédités : Afnor certification et le Laboratoire national de métrologie et d’essai.

La sollicitation de clientèle

Fabienne Rizos-Vignal

| 03.07.2017

La concurrence se joue sur le terrain du conseil mais aussi de la stratégie commerciale. Toute la difficulté consiste à mélanger les genres tout en restant dans les clous de la législation pharmaceutique. Les cartes de fidélité, les cadeaux, les remises sont des armes de séduction massive. Mais sont-elles déontologiquement correctes ?

  • carte
La sollicitation de clientèle est-elle déontologiquement admise ?

Prétendre que le Code de la santé publique interdit au pharmacien la sollicitation de clientèle est inexact. La sollicitation de clientèle est inhérente à tout exercice commercial. Le Code de la santé publique ne la condamne que si cette dernière utilise des « procédés et moyens contraires à la dignité de la profession ».

Qu’est-ce qu’un procédé « contraire à la dignité de la profession » ?

La notion de dignité de la profession marque la frontière entre ce que le pharmacien peut faire et ce qu’il ne peut pas faire. Le Code de la santé publique ne précise toutefois pas ce qui est digne ou indigne. Cette notion, floue et évolutive, est ainsi laissée à l’appréciation du juge ordinal généralement saisi par un confrère qui se plaint du procédé utilisé.

Quels messages peuvent être diffusés en vitrine ?

D’après le Code de la santé publique, « les vitrines des officines et les emplacements aménagés pour être visibles de l’extérieur ne peuvent servir à présenter que les activités dont l’exercice en pharmacie est licite ». Le pharmacien peut ainsi utiliser ses vitrines pour promouvoir une animation ou signaler une promotion. Toutefois, les accroches tapageuses et les messages publicitaires agressifs sont déontologiquement incorrects. Par exemple, les affiches publicitaires surdimensionnées par rapport à la taille de la vitrine, les bandeaux fluorescents pour annoncer des « prix cassés toute l’année ».

À l’intérieur du point de vente, la distribution gratuite de brochures d’éducation sanitaire est-elle autorisée ?

Oui, à condition que ces fiches ne comportent aucune mise en avant de la pharmacie, hormis son nom et son adresse. Aucune publicité sur les produits et leurs prix ne peut être indiquée.

Est-ce possible d’offrir des cadeaux ?

À l’occasion d’une naissance, à la veille des vacances, etc., différents événements peuvent servir de prétextes pour offrir un cadeau (par exemple, un coffret de puériculture, une eau de parfum, un sac de plage frappé du logo de l’officine, etc.). Mais là encore, le Code de la santé publique érige l’interdiction « de donner des objets ou produits quelconques à moins que ceux-ci ne soient de valeur négligeable ». Apparaît la notion de « valeur négligeable » fixée, d’après le Livre de procédure fiscale, à 30 euros par an et par bénéficiaire.

Les clients réguliers peuvent-ils bénéficier de remises ?

Non, car il est interdit d’octroyer à la clientèle « des primes ou des avantages matériels directs ou indirects ».

Pourquoi la vente par lots de médicaments conseils est-elle proscrite ?

Elle est contraire au principe selon lequel, « le pharmacien ne doit pas, par quelque procédé ou moyen que ce soit, inciter ses patients à une consommation abusive de médicaments ». Le pharmacien peut en revanche bâtir une politique de prix concurrentiels sur les médicaments non remboursables et les produits de parapharmacie, à condition de procéder « avec tact et mesure ». La déontologie pharmaceutique se garde d’être plus précise et de définir ce que sont « le tact » et « la mesure ».

En se positionnant sur les services, les pharmaciens peuvent-ils mettre en place des consultations payantes ?

Dans le sillage des entretiens pharmaceutiques, certains pharmaciens souhaitent se démarquer en valorisant leur expertise. Par exemple, en proposant des consultations en « micro-nutrition », « diététique », etc. L’idée est audacieuse mais elle est actuellement contraire aux textes. Le Code de la santé publique l’indique expressément, « aucune consultation médicale ne peut être donnée dans l’officine ».

Les Pharmaciens du Sud

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