Contrôle des compléments alimentaires en officine par la DGAL


Des inspections et prélèvements des complémentaires alimentaires en officine sont actuellement conduits par la Direction générale de l’alimentation (DGAL) du ministère de l’Agriculture. Ces contrôles sont en partie délégués à des organismes privés se substituant dans leurs missions aux agents de services de l’Etat. Bien que ces opérations de contrôle s’avèrent contraignantes et constituent une charge de travail supplémentaire, les pharmaciens d’officine ne peuvent s’y soustraire, ni interdire l’accès de leur établissement aux agents délégataires.

Autorisés à réaliser, en officine comme en tous autres points de vente, des prélèvements des produits concernés, ces agents délégataires doivent vous présenter une carte professionnelle permettant d’attester de leur qualité et du cadre de leur mission.

Cette carte doit comporter les éléments suivants :

  • signature de la Direction régionale de l’alimentation, de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAF) de la région concernée par la délégation ;
  • logo de la préfecture ;
  • nom de l’organisme délégataire ;
  • photo de l’agent.

A toutes fins utiles, un modèle de carte professionnelle est joint en annexe du courrier de la DGAL du 16 juillet dernier.

Pilotés par la DGAL, ces contrôles s’inscrivent dans le cadre des plans de surveillance et des plans de contrôles (PSPC) de la contamination des productions primaires animales et végétales, des denrées alimentaires d’origine animale et végétale et de l’alimentation animale. Les compléments alimentaires font partie des produits concernés par le plan de contrôle des denrées alimentaires contenant des ingrédients soumis à des restrictions d’utilisation.

En leur qualité de distributeurs, les pharmacies d’officine entrent donc dans le champ d’application du plan de contrôle dont l’objectif n’est pas de remettre en question la qualité des prestations des pharmaciens d’officine mais de vérifier la conformité des compléments alimentaires commercialisés par les fabricants.

Nous appelons votre attention sur le fait que le refus de vous soumettre à ces contrôles peut vous exposer à une peine de six mois d’emprisonnement ainsi qu’à 15 000 euros d’amende, conformément aux dispositions du I. de l’article L. 205-11 du code rural et de la pêche maritime, ainsi qu’au prononcé de sanctions disciplinaires.

Enfin, nous avons été alertés par un certain nombre de confrères nous indiquant que des agents de contrôle de l’Etat réclament la production du formulaire CERFA 13984 relatif à la déclaration de manipulation de denrées alimentaires d’origine animale, notamment au titre de la vente de laits infantiles ou de compléments alimentaires à l’officine.

Nous vous rappelons que les pharmacies d’officine ne font pas partie des catégories d’établissements concernées par l’obligation de remplissage de ce formulaire, de sorte que les autorités de contrôle ne sont pas fondées à vous réclamer la présentation de ce document.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :

– Site internet du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens – Compléments alimentaires en officine : contrôle de la DGAL effectués par des agents délégataires.

Philippe Besset passe la main

Le président de la FSPF n’ira pas au terme de son troisième mandat. Ses fonctions cessent le 31 août prochain.


À la tête de la FSPF depuis 2019 et membre de son bureau national depuis 2007, Philippe Besset a décidé de se retirer de la présidence du syndicat avant son échéance fixée en 2028. Dans son Live hebdomadaire, il a indiqué avoir fait part de cette décision à son conseil d’administration il y a 2 mois, « après avoir dressé le constat de la charge de travail et de l’engagement envers les citoyens qu’implique [sa] nouvelle fonction de membre du Conseil économique, social et environnemental (Cese) ». Il siège donc désormais jusqu’en 2031 au sein de cette institution, qui constitue, après l’Assemblée nationale et le Sénat, la troisième chambre constitutionnelle de la République. Elle représente les organisations de la société civile et conseille le gouvernement et le Parlement selon un mode consultatif. Philippe Besset, qui a été élu au sein de l’Union nationale des professions libérales (UNAPL) et désigné par l’Union des entreprises de proximité (U2P) pour les représenter au Cese, appartient au groupe Artisanat et professions libérales. Il est membre, au sein du palais d’Iéna, de la commission Affaires sociales et Santé et vice-président de la commission Économie et Finances.

Rappelant que la FSPF était dotée de « statuts solides », celui qui reste encore son président jusqu’au 31 août prochain à minuit, a expliqué que le bureau national, qui s’est tenu le 2 juillet dernier, « a accepté de confier à Fabrice Camaioni, l’actuel vice-président, le rôle de chef de délégation pour la Fédération dans les discussions avec l’État, soit la négociation conventionnelle, l’ensemble des dispositifs concernant la réforme de la rémunération et la préparation du prochain PLFSS ». Ce dernier deviendra ensuite le président par intérim au 1er septembre prochain, avant qu’une assemblée générale extraordinaire n’élise le successeur de Philippe Besset. Celle-ci aura lieu le 25 septembre, soit la veille du Congrès national des pharmaciens, qui se tiendra cette année à Nantes. D’ici là, Philippe Besset a indiqué conserver « la barre du navire jusqu’au 31 août concernant le fonctionnement de la maison et certains dossiers réglementaires, comme les suites de la loi sur l’aide à mourir ou encore l’évolution de la réglementation sur les vaccins, qui mériteront toute notre attention durant l’été ».

source Le Pharmacien de France – par Benoît Thelliez Le 03 July 2026

Tout pour la cybersécurité à l’officine

La FSPF vous accompagne dans la protection de votre officine contre les cyberattaques.

Face à une menace cyber qui ne faiblit pas, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) propose régulièrement du contenu et des solutions pour améliorer votre maturité cyber.

La FSPF s’est associée à l’ANSSI et a proposé à ses adhérents, courant juin, un webinaire pour appréhender les risques de cyberattaques, découvrir la plateforme MesServicesCyber et explorer les outils gratuits mis à leur disposition. Une heure qui a permis aux nombreux participants de repartir avec des réponses concrètes et adaptées à leurs besoins !

Afin que le plus grand nombre de ses adhérents bénéficient de cet accompagnement, la FSPF met aujourd’hui à votre disposition le REPLAY de ce webinaire ainsi qu’un récapitulatif de l’ensemble des outils et ressources utiles.

VISIONNER LE REPLAY

🚀 Outils et ressources utiles

🔹Site internet de l’ANSSI : https://messervices.cyber.gouv.fr/

🔹Demande de diagnostic gratuit : https://messervices.cyber.gouv.fr/cyberdepart

🔹Conseils dédiés aux TPE / PME : https://messervices.cyber.gouv.fr/guides/la-cybersecurite-pour-les-tpepme-en-treize-questions

🔹Guide complet de la  cybersécurité :

https://messervices.cyber.gouv.fr/guides/attaques-par-rancongiciels-tous-concernes

🔹Contacts d’experts : https://messervices.cyber.gouv.fr/contacts

🔹Financements disponibles : https://messervices.cyber.gouv.fr/financements

N’hésitez pas également à consulter l’ensemble du site internet de l’ANSSI pour plus d’informations.

Vacances : sensibilisez vos patients sur la trousse à pharmacie


La période estivale est idéale pour recommander à vos patients de constituer une trousse à pharmacie en prévision de leurs vacances. Son contenu dépend de leur état de santé du patient, de leurs antécédents médicaux ainsi que de la destination et de la durée du séjour.

Cette trousse à pharmacie doit comprendre médicaments et produits de santé permettant de réagir rapidement et efficacement en cas de blessures légères ou pour délivrer les premiers soins en cas d’accident plus grave.

Sans oublier les incontournables de type crème solaire et anti-moustiques.

Si le patient séjourne dans une destination lointaine, voire en zone tropicale, il conviendra d’y ajouter des médicaments et produits de santé adaptés.

Par ailleurs, nous vous recommandons d’inviter vos patients suivant des traitements chroniques à emporter une photocopie de leur ordonnance et de faire le point sur leurs vaccinations selon la destination de leur séjour.

Afin de vous aider à promouvoir la préparation de la trousse à pharmacie auprès de vos patients, nous avons conçu une affiche en partenariat notamment avec l’association Nouvelle ère Santé (NèreS).

Indépendamment de cette communication, des recommandations sur le contenu de la trousse à pharmacie sont également disponibles sur le site internet de l’Assurance maladie. Les assurés sociaux y sont notamment invités à transporter les médicaments dans leur emballage d’origine et non en vrac, afin de pouvoir se référer à leur notice si besoin et de limiter leurs risques d’exposition à la chaleur.

Enfin, dans ce même message de prévention, l’Assurance maladie propose d’autres produits de santé susceptibles d’être recommandés à vos patients pour compléter leur kit de secours pour les premiers soins

Ras le bol!!!

Valérian Ponsinet, le président de la commission Convention et Systèmes d’information au sein de la FSPF, ne décolère pas : « Les remontées de terrain qui me parviennent confirment que de nombreuses CPAM ne se conforment pas aux instructions que la Cnam nous a assuré leur avoir donné, lors du comité technique paritaire permanent national (CTPPN) du 30 juin dernier. »

Pièces jointes fantômes

Dans les faits, ces dernières réclament aux officinaux les pièces jointes (PJ) manquantes des ordonnances numériques touchées par le bug informatique qui embolise, depuis le début de l’année, le système SCOR de gestion de ces prescriptions dématérialisées. Or, comme le rappelle Valérian Ponsinet, « le traitement d’une ordonnance numérique par un officinal ne génère aucune pièce jointe puisque la procédure se résume à scanner le Datamatrix apposé sur la prescription et dispenser les produits. Les informations relatives à la dispensation sont alors renvoyées automatiquement sur le serveur où est stockée l’ordonnance numérique en question. »

Injonctions contradictoires

Prenant en compte les alertes récurrentes des syndicats de pharmaciens, la Cnam a fini par reconnaître le bug généré par le logiciel médecin de l’éditeur Weda, qui entraîne une cascade de dysfonctionnements dans la chaîne de transmission des PJ SCOR. Elle a dès lors entrepris la mise en place de correctifs ainsi que le retraitement massif des ordonnances défectueuses, et donné des instructions aux CPAM pour vérifier chaque prescription incomplète auprès de ses services avant de se tourner vers les pharmaciens. Plus encore, elle a assuré aux syndicats d’officinaux qu’aucun indu ne serait réclamé et a demandé aux pharmaciens sollicités par leur caisse pour défaut de PJ de ne pas répondre. « Mais c’est justement cette absence de réponse qui pousse de nombreuses CPAM à générer des indus. On marche sur la tête », résume l’élu de la Fédération.

Stop !

Non seulement l’incident informatique n’est donc pas entièrement résolu, mais ses conséquences financières pour de nombreux pharmaciens, qui ne sont en rien responsables de cette anomalie technique, s’avèrent loin d’être négligeables, « d’autant plus que nous entrons dans la période de recouvrement des indus », s’inquiète Valérian Ponsinet. Il avoue « ne pas savoir si tout cela découle du fait que les instructions de la Cnam n’ont finalement pas été transmises, contrairement à ce qu’elle nous avait assuré, ou si tous les agents des CPAM n’ont pas reçu le même niveau d’information ». Quoi qu’il en soit, il affirme qu’au vu des e-mails qu’il a pu consulter, « il est clair que de nombreuses personnes au sein des caisses primaires n’ont pas l’air au fait de la bonne marche à suivre ». Après des mois de communications et de réunions avec les équipes de la Cnam, l’agacement confine désormais à l’exaspération et l’élu exhorte l’Assurance maladie à « mettre fin le plus rapidement possible à ces demandes incohérentes des CPAM, et à bloquer ou annuler tous les indus déjà émis ».

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Les Pharmaciens du 13

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