2021-DGS-Urgent n°2021-123: Variant B.1.1.529 : Renforcement du dépistage et des mesures aux frontières

Mesdames, Messieurs,

Un nouveau variant du SARS-CoV-2 a été détecté en Afrique du Sud où la situation sanitaire est dégradée. Ce nouveau variant B.1.1.529 est classé comme VOC (« variant of concern ») et nommé variant « Omicron ».

Ce variant dispose d’un nombre très élevé de mutations, de délétions et d’insertions dans la protéine Spike (S), ce qui invite à la plus grande vigilance dans l’attente d’une caractérisation de la pathogénicité, d’un potentiel échappement immunitaire et d’une transmissibilité accrue de ce variant. Il présente également des mutations dans la protéine N.

Il apparaît dès lors nécessaire, en complément de la suspension à compter du 26 novembre et jusqu’au 29 novembre (00h) de tous les vols en provenance de sept pays d’Afrique Australe (Afrique du Sud, Botswana, Eswatini, Lesotho, Mozambique, Namibie, Zimbabwe), de prendre toutes les dispositions nécessaires visant à détecter des cas éventuels sur le territoire national et à limiter sa circulation. Une attention particulière doit être portée sur les territoires ultramarins de La Réunion et Mayotte qui sont en lien direct ou indirect avec ces pays.

Il convient de noter que ce nouveau variant a également été détecté dans plusieurs autres pays en Israël, à Hong-Kong et en Belgique (cas importés). Aucun cas n’a été détecté en France à ce jour.

A ce stade, le variant B.1.1.529 peut être confirmé uniquement par séquençage. En revanche, ce dernier :

–          ne possédant aucune mutation d’intérêt recherchée actuellement par criblage (L452R, E484K/Q), un résultat de criblage A0B0C0 peut suggérer sa présence mais n’est pas spécifique ;

–          possédant la délétion 69/70, un signal dit discordant (défaut de détection d’une cible dans le gène S) avec le dispositif RT-PCR de Thermo Fisher peut suggérer sa présence.

NB : cette délétion est à identifier par la lettre D dans SIDEP dans le champ Joker 2.

1/ Consignes relatives à l’adaptation du dépistage en vue de documenter la circulation de ce variant sur le territoire national

Les consignes mentionnées ci-dessous conviennent quel que soit le statut vaccinal observé

a) Interrogatoire des personnes dépistées

Il est rappelé aux laboratoires et aux professionnels de santé réalisant un dépistage du SARS-CoV-2 de questionner systématiquement toute personne venant se faire tester sur un potentiel séjour à l’étranger dans les 14 jours précédant la date des symptômes ou du prélèvement ou sur un potentiel contact à risque avec une personne y ayant séjourné.

En cas de réponse positive, cette mention fait l’objet d’un renseignement obligatoire de SIDEP (dans le champ « pays de provenance »).

Une attention particulière devra être portée aux pays à risque vis-à-vis du variant B1.1.529. A ce jour on compte 7 pays à risque vis-à-vis du variant B1.1.529 : Afrique du Sud, Botswana, Eswatini, Lesotho, Mozambique, Namibie, Zimbabwe. Cette liste est susceptible d’évoluer dans les jours à venir.

b) Orientation vers un test RT-PCR

Il est demandé aux laboratoires et aux professionnels de santé d’orienter toute personne ayant séjourné dans les pays à risque vis-à-vis du variant B1.1.529 dans les 14 derniers jours ou ayant eu un contact à risque avec une personne y ayant séjourné et se présentant pour la réalisation d’un dépistage du SARS-CoV-2 vers la réalisation d’un test RT-PCR (y compris si elle se présente pour la réalisation d’un test antigénique, il convient de lui indiquer de réaliser un 2nd test RT-PCR si elle est positive).

c) Définition de cas possible de variant B.1.1.529

Est considéré comme cas possible dans le cadre de la gestion de l’alerte sur le variant, tout cas positif :

–          ayant séjourné dans un pays à risque vis-à-vis du variant B1.1.529 dans les 14 jours précédant la date des symptômes ou du prélèvement ;

–          ou criblé A0B0C0 pour le SARS-CoV-2 ;

–          ou dont le résultat de RT-PCR (kit ThermoFisher avec 3 cibles : N, ORF1ab, S) est positif (Ct pour le gène N <28) mais atteste d’un défaut de détection pour le gène S ;

–          ou secondaire à un cas décrit ci-dessus, quel que soit son test de dépistage.

d) Réalisation du séquençage

Il est demandé de réaliser de façon prioritaire et accélérée le séquençage de tout prélèvement positif :

–          d’une personne ayant séjourné dans un pays à risque dans les 14 jours précédant la date des symptômes ou du prélèvement ;

–          ou d’une personne ayant eu un contact à risque avec une personne y ayant séjourné dans les 14 jours suivant son retour ;

–          ou criblé A0B0C0 pour le SARS-CoV-2 ;

–          ou dont le résultat de RT-PCR (kit ThermoFisher avec 3 cibles : N, ORF1ab, S) est positif (Ct pour le gène N <28) mais atteste d’un défaut de détection pour le gène S.

Les prélèvements à séquencer seront à adresser à tout laboratoire en capacité de le faire (laboratoire qui dispose d’une convention avec une ARS, laboratoire du réseau ANRS-MIE ou en dernier recours CNR). Les séquençages devront faire l’objet d’une remontée obligatoire de la séquence et des métadonnées dans la base de données nationale EMERGEN. Au besoin, des ressources biologiques pourront être transmises au CNR.

Un contact-tracing renforcé sera réalisé par les CPAM pour tous les cas possibles et les ARS pour les cas confirmés.

2/ Mesures aux frontières

A partir du 28 novembre, toute personne souhaitant se déplacer en provenance de Mayotte ou de La Réunion et à destination du reste du territoire national devra être munie d’un résultat de test ou d’examen de dépistage négatif réalisé moins de 48 heures avant le déplacement.

Des informations complémentaires sur les mesures aux frontières seront transmises ultérieurement.

Face à la menace que constituent les variants d’intérêt classés VOC par l’OMS, la pleine mobilisation de l’ensemble des acteurs est attendue sur l’ensemble des sujets.  Nous vous remercions de votre mobilisation.

Pr. Jérôme Salomon

Directeur Général de la Santé


Les messages « dgs-urgent » sont émis depuis une boîte à lettres DGS-URGENT@diffusion.dgs-urgent.sante.gouv.fr ou dgs-urgent@dgs.mssante.fr​.
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DGS-Urgent n°2021-122 : Vaccination anti-Covid-19 : nouvelles modalités de la campagne de rappel

Mesdames, Messieurs,

La campagne de vaccination a démontré son efficacité dans la lutte contre le SARS-CoV-2. Toutefois, dans un contexte de circulation active du variant Delta et de dégradation de la situation épidémique, il apparaît essentiel d’accroître la couverture vaccinale de tous les publics déjà éligibles en primo-vaccination, ainsi qu’en rappel.

Au 26/11, 6,3 millions de personnes de plus de 12 ans n’ont reçu à ce jour aucune dose de vaccin contre la Covid-19 dans notre pays, dont 2,3 millions de personnes âgées de plus de 50 ans. Pour les personnes fragiles face au virus en particulier, les professionnels de santé de ville sont invités à intensifier les opérations d’aller-vers et à poursuivre le travail d’information, de sensibilisation et de vaccination de ces personnes.

Par ailleurs, à la suite des avis de la Haute Autorité de santé et du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, les modalités d’éligibilité au rappel évoluent.

I. Elargissement du rappel aux 18+ à 5 mois après la dernière injection ou infection

II. Intégration du rappel dans le passe sanitaire « activités »

III. Rappel vaccinal en cas d’infection au SARS-CoV-2 avant ou après la primo-vaccination

– Annexe : Infographie récapitulative des schémas vaccinaux de primo-vaccination et de rappel. Vous trouverez cette annexe en ligne sur le site du Ministère des Solidarités et de la Santé. 

I. Elargissement du rappel aux 18+ à 5 mois après la dernière injection ou infection


a. Présentation générale


Le périmètre du public concerné par le rappel de vaccination contre la Covid-19 est étendu à toutes les personnes âgées de 18 ans et plus, déjà vaccinées, dès lors que cinq mois se sont écoulés depuis la complétude du schéma vaccinal initial ou la dernière infection. La Haute autorité de santé a rendu un avis favorable à cette extension le 24 novembre1.

La prise de rendez-vous est possible depuis le 25 novembre pour les 18 ans et plus, qui pourront recevoir leur dose de rappel dès le samedi 27 novembre.

Cette extension du public au rappel vaccinal se justifie par les données épidémiologiques en France (accélération de la circulation du SARS-CoV-2, hausse du nombre de contaminations quotidiennes, du taux d’incidence, ainsi que du R effectif). Par ailleurs, des données en vie réelle israéliennes issues d’une étude nord-américaine2 démontrent que la dose de rappel confère d’excellents niveaux de protection contre l’infection au SARS-CoV-2, y compris chez les sujets âgés de moins de 60 ans.

Comme le recommandent le Conseil national des gynécologues et obstétriciens français dans son avis du 17 novembre3 et le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale dans son avis du 19 novembre4une dose de rappel doit également être proposée aux femmes enceintes de 18 ans et plus.

b. Cas particulier du vaccin Janssen


Les personnes ayant reçu une dose de vaccin Janssen doivent recevoir une dose supplémentaire de vaccin à ARN messager, 4 semaines après leur injection. Les personnes vaccinées avec ce vaccin depuis plus de 4 semaines sont invitées à recevoir cette dose supplémentaire dans les meilleurs délais. C’est cette dose de rappel qui va conditionner le maintien du passe sanitaire. Le cas spécifique des personnes vaccinées avec le vaccin Janssen et infectées est détaillé plus bas.

c. Type de vaccin utilisé


S’agissant des rappels, les personnes âgées de moins de 30 ans doivent recevoir préférentiellement une dose de vaccin Pfizer ; les personnes âgées de plus de 30 ans peuvent recevoir indifféremment les vaccins Pfizer-BioNTech ou Moderna (en demi-dose).

  • Par exemple, une personne de 25 ans qui aurait reçu le vaccin Moderna pour son schéma de primo-vaccination recevra préférentiellement une dose de vaccin Pfizer pour son rappel.
  •  Une personne âgée de 60 ans qui aurait reçu le vaccin Pfizer pour son schéma de primo-vaccination peut tout à fait recevoir une demi-dose de vaccin Moderna pour son rappel.

II. Intégration du rappel dans le passe sanitaire « activités »


a. Présentation du dispositif


L’intégration du rappel dans le passe sanitaire a pour objectif de dynamiser la campagne de rappel et de protéger le plus grand nombre de personnes lors des rassemblements.

Comme prévu par le décret n°2021-1521 du 25 novembre 2021, cette mesure s’appliquera dès le 15 décembre 2021 aux personnes âgées de 65 ans et plus, ainsi que pour les personnes primo-vaccinées avec le vaccin Janssen quel que soit leur âge.

Par exemple, si je suis âgé de plus de 65 ans, que je n’ai pas effectué mon rappel au 15 décembre et que j’ai été vacciné il y a plus de 5 mois et 8 semaines, mon certificat de vaccination sera considéré comme expiré pour le passe sanitaire « activités ».

Cette mesure a vocation à s’appliquer, à compter du 15 janvier 2022, à l’ensemble des personnes âgées de 18 à 64 ans.

Pour les personnes éligibles au rappel, le certificat de vaccination ne sera plus valide pour accéder aux lieux soumis au passe sanitaire « activités » au bout de 7 mois (5 mois, et 8 semaines de délai pour effectuer le rappel) après la dernière injection ou l’infection. Le certificat de rétablissement reste à ce stade valable 6 mois après une infection au SARS-CoV-2. Pour les personnes vaccinées avec le vaccin Janssen, le certificat de vaccination ne sera plus valide au terme de 2 mois (1 mois et 4 semaines de délai) après l’injection.

Il est rappelé que l’intégration du rappel concerne, en l’état actuel des dispositions arrêtées au niveau de l’Union européenne, le passe sanitaire « activités » et non le passe « frontières ».

b. Conséquences sur le dispositif de tests de dépistage


En cas d’absence de passe sanitaire ou dans le cas d’un passe sanitaire expiré, la validité d’un certificat de test de dépistage négatif (RT-PCR, antigéniques ou autotests sous supervision) passe de 72h à 24h, à compter de la date et heure du prélèvement, dès le lundi 29 novembre.

III. Rappel vaccinal en cas d’infection au SARS-CoV-2 avant ou après la primo-vaccination


Cas des personnes primo-vaccinées avec un vaccin à ARNm (Pfizer-BioNTech, Moderna) ou avec le vaccin AstraZeneca


Quel que soit le schéma d’infection au SARS-CoV-2 de la personne (infection survenue avant ou après la vaccination), celle-ci est éligible à la dose de rappel 5 mois après la dernière dose reçue ou 5 mois après l’infection au SARS-CoV-2.

Cas des personnes vaccinées avec le vaccin AstraZeneca ou un des vaccins à ARN messager

Notes :

1. 1ère dose ou monodose après infection à la COVID-19

2. Le certificat de vaccination initial reste valide durant ces 7 jours dans la limite des 7 mois

Cas des personnes primo-vaccinées avec le vaccin Janssen

Les personnes ayant contracté le SARS-CoV-2 avant leur injection de vaccin Janssen sont éligibles à la dose de rappel 1 mois après la dose reçue.

Les personnes vaccinées avec le vaccin Janssen ayant contracté le SARS-CoV-2 moins de 15 jours après leur première dose doivent recevoir une deuxième dose de vaccin à ARN messager à 4 semaines. Elles sont éligibles au rappel vaccinal 5 mois après cette deuxième dose de vaccin.

Les personnes vaccinées avec le vaccin Janssen ayant contracté le SARS-CoV-2 plus de 15 jours après leur première dose, n’ont pas besoin de compléter leur schéma de primo-vaccination avec une deuxième dose de vaccin à ARNm à 4 semaines. En revanche, elles sont éligibles au rappel de vaccination 5 mois après leur infection.

Cas des personnes vaccinées avec le vaccin Janssen

Notes :

1. 1ère dose ou monodose après infection à la COVID-19

2. Le certificat de vaccination initial reste valide durant ces 7 jours dans la limite des 7 mois

Le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, dans son avis du 19 novembre5 précise les recommandations applicables aux personnes immunodéprimées s’agissant des rappels de vaccination.

Un immense merci pour votre travail remarquable accompli depuis des mois sur la campagne de vaccination et pour la mobilisation supplémentaire à venir durant les prochaines semaines.

Ce DGS-Urgent est par ailleurs en ligne sur le site du Ministère des Solidarités et de la Santé.

Bernard CELLI                                       Pr. Jérôme SALOMON

Responsable de la Task Force Vaccination         Directeur général de la santé

[1]https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2021-11/avis_n_2021.0083.ac.sespev_du_24_novembre_2021_du_college_de_la_has_relatif_a_lintegration_des_personnes_de_18_ans_et_plus_d.pdf
[2] Saciuk Y, Kertes J, Shamir Stein N, Ekka Zohar A. Effectiveness of a third dose of BNT162b2 mRNA vaccine. J Infect Dis 2021. http://dx.doi.org/10.1093/infdis/jiab556
[3] http://www.cngof.fr/actualites/765-vaccin-anti-sars-cov-2-grossesse-3eme-injection
[4]https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/avis_du_cosv_du_19_novembre_2021_relatif_au_rappel_en_population_generale.pdf

[5] https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/cosv_-_recommandations_pour_la_protection_des_personnes_severement_immunodeprimees_-_19_novembre_2021.pdf


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Source : DGS / Mission de l’information et de la communication / Sous-direction Veille et sécurité sanitaire (VSS)

Covid-19

Vaccination et passe sanitaire : nouvelles mesures

Lors d’une conférence de presse du jeudi 25 novembre, le ministre de la Santé a annoncé de nouvelles mesures en vue de lutter contre la Covid-19, pour la plupart intégrées dans un décret publié ce jour et qui seront précisées dans un DGS-Urgent à paraître très prochainement.

  • Vaccination

A compter du samedi 27 novembre, le rappel de vaccination est ouvert aux plus de 18 ans.

Ce rappel peut désormais être réalisé 5 mois après la deuxième dose (contre 6 mois auparavant), à l’exception des personnes vaccinées avec Janssen pour lesquelles la dose complémentaire de vaccin ARNm peut être réalisée un mois après la dose initiale.

Pour conserver le bénéfice du passe sanitaire, les personnes devront effectuer leur rappel vaccinal dans un délai de 7 mois après la deuxième dose. Pour les personnes vaccinées avec Janssen, la dose complémentaire de vaccin ARN devra être réalisée dans un délai de 2 mois après la dose initiale.

Cette mesure s’applique à compter du 15 décembre pour les personnes âgées de 65 ans et plus et pour les personnes vaccinées avec Janssen. Le ministre de la Santé a annoncé le 25 novembre qu’elle entrerait en vigueur le 15 janvier 2022 pour les personnes âgées de 18 ans et plus.

A noter : de manière simplifiée, le ministre de la Santé a indiqué qu’une infection à la Covid-19 correspond à une injection de vaccin. Si une personne a été infectée après avoir été vaccinée, il convient de calculer le délai de 5 à 7 mois à compter de la date d’infection. Un DGS-Urgent précisera les modalités selon les différents cas de figure (deux doses et une infection, une infection entre les deux doses, etc.).

Compte tenu des évolutions annoncées par le ministère de la Santé, les demandes de vaccination vont se multiplier.

Afin de pouvoir répondre aux besoins de la population et de recevoir rapidement les vaccins, la FSPF a demandé que les commandes de flacons par les officines puissent être effectuées directement auprès des grossistes-répartiteurs.

La FSPF a par ailleurs souligné la nécessité de laisser les centres de vaccination ouverts pour les prochaines semaines. La mobilisation de l’ensemble des professionnels de santé sur tout le territoire est indispensable pour lutter efficacement contre la Covid-19.

L’impact de ces évolutions sur l’obligation vaccinale des professionnels de santé fera l’objet d’une information ultérieure.

  • Tests

A compter du 29 novembre 2021, le passe sanitaire généré à l’issue d’un test RT-PCR ou antigénique ou d’un autotest supervisé est valable 24h (contre 72h auparavant).

Confraternellement,

Philippe BESSET

Président

DGS-Urgent n°2021-121 :OUVERTURE DU PORTAIL POUR LA COMMANDE DE VACCINS ENTRE LES 29 ET 30 NOVEMBRE 2021

Mesdames, Messieurs,

Nous vous prions de bien vouloir trouver ci-dessous des précisions sur les modalités de la prochaine session de commandes en flacons de vaccins Moderna et Pfizer-BioNTech entre les 29 et 30 novembre.

Ce document s’articule en trois parties :

I) MODALITES D’OUVERTURE DU PORTAIL DE COMMANDE

II) PRECISIONS SUR LES COMMANDES ANTERIEURES

III) POINT D’ATTENTION SUR LA PEREMPTION DES DOSES DE VACCIN

I. MODALITES D’OUVERTURE DU PORTAIL DE COMMANDES ENTRE 29 ET 30 NOVEMBRE

Le portail de télé-déclaration sera ouvert du lundi 29 novembre 8h au mardi 30 novembre à 23h  pour la commande en vaccins Moderna et Pfizer-BioNTech des pharmaciens, médecins, IDE, sages-femmes, chirurgiens-dentistes, services de santé du travail (SST), laboratoires de biologie médicale (LBM), services de santé universitaire (SSU), les maisons de santé pluri-professionnelles (MSP), les centres de santé (CDS) ainsi que les foyers d’accueil médicalisés (FAM) et les maisons d’accueil spécialisées (MAS). Ils pourront commander autant de flacons de vaccins Moderna et Pfizer-BioNTech qu’ils le souhaiteront, en responsabilité et en veillant bien à ne pas constituer de stocks non utilisés.

Dans le contexte actuel d’accélération de la campagne de vaccination, nous devons collectivement nous mobiliser afin de minimiser les pertes de doses et la constitution de stocks dormants. Nous vous demandons donc d’extraire un maximum de doses dans chaque flacon (7 doses pour Pfizer-BioNTech, 12 doses pour Moderna en doses pleines et jusqu’à 24 pour les ½ doses Moderna) et de ne pas commander au-delà de ce que vous estimez possible d’injecter.

Un ajustement des commandes demeure envisageable si celles-ci s’avéreraient dépasser les doses effectivement injectées en ville et les rendez-vous ouverts, conduisant in fine à une hausse nette des stocks à terme. 

Il est rappelé aux professionnels de santé que depuis l’avis de la HAS du 5 novembre, il est à nouveau possible d’effectuer les rappels Moderna, en demi-dose. Cet avis est motivé par la décision de l’EMA en date du 25 octobre dernier d’autoriser les rappels Moderna selon cette modalité. Il est également rappelé que suite à l’avis de la HAS du 5 novembre, il est désormais recommandé de privilégier la vaccination à l’aide du vaccin Pfizer-BioNTech, lorsque celui-ci est disponible, pour les personnes âgées de moins de 30 ans, qu’il s’agisse des primo-vaccinations ou des rappels.

Pour les rappels en vaccin Moderna, une boite de kit d’administration contenant 100 seringues ayant un pas de 0,01 ml a été livrée aux officines ayant commandé entre le 19 et le 23 novembre. Des seringues supplémentaires peuvent être commandées via le portail de commande auprès des grossistes-répartiteurs.

Les EHPAD, USLD et résidences autonomies seront également autorisés à commander, dans le cadre de leur campagne de rappels, autant de flacons de vaccins Pfizer-BioNTech qu’ils le souhaiteront, dans la limite du nombre de leurs résidents et en veillant à ne pas constituer de stocks non utilisés.

Les médecins, les sages-femmes et les chirurgiens-dentistes peuvent commander des flacons via leur officine de rattachement, comme précisé par le DGS-Urgent N°2021_19. Les infirmiers, les LBM, les SSU, les CDS, les MSP, les FAM et les MAS sont invités à se rapprocher de l’officine de leur choix, afin qu’elle commande pour eux.

Nous vous invitons à commander le nombre nécessaire de flacons et à les injecter rapidement, afin d’éviter au maximum de constituer un stock inutilisé.

Dates de livraison en officine : l’ensemble des flacons de vaccins Pfizer-BioNTech et Moderna commandés la semaine du 29 novembre arriveront dans les officines entre le 10 et le 14 décembre. Les rendez-vous de vaccination peuvent être prépositionnés à partir du lendemain de la date prévisionnelle de livraison.

II. PRECISIONS SUR LES COMMANDES ANTERIEURES

Les flacons de vaccins Pfizer-BioNTech et Moderna commandés les 22 et 23 novembre seront livrés en totalité en officine entre le vendredi 3 et le mardi 7 décembre.  

Confirmation de livraison : un mail de confirmation de la commande précisant la date et les volumes de livraison de vaccin Moderna et Pfizer-BioNTech sera envoyé le vendredi 26 novembre aux officines (volumes commandés par l’officine pour elle-même et pour les effecteurs pour lesquels elle a commandé), aux médecins, chirurgiens-dentistes et sages-femmes (volumes qui leur sont destinés).

III. POINT D’ATTENTION SUR LA PEREMPTION DES DOSES DE VACCIN

Quel que soit le vaccin, nous vous recommandons de bien consulter les étiquettes de péremption et les dates limites d’administration sur le flacon avant toute injection.

Nous vous rappelons que les vaccins Pfizer-BioNTech livrés en pharmacie se conservent au maximum un mois à 2-8°C. Nous vous invitons à la plus grande vigilance sur les dates de péremption des flacons qui vous sont livrés, car ces dernières peuvent être très courtes. Nous vous conseillons donc d’en commander le nombre nécessaire et de les injecter rapidement, afin d’éviter de constituer un stock inutilisé.

Si un flacon de vaccin (Pfizer-BioNTech ou Moderna) n’a pas été récupéré après un délai d’une semaine, l’officine peut le proposer à d’autres professionnels de santé en respectant scrupuleusement toutes les modalités de conservation et de transport de ce vaccin, ou l’utiliser pour ses propres rendez-vous de vaccination. Les pharmaciens concernés sont invités à contacter les professionnels ou établissements de santé concernés avant de redistribuer les doses qui leur étaient initialement attribuées.

Nous vous rappelons que les flacons périmés doivent être évacués suivant la filière d’élimination CYCLAMED, quel que soit le vaccin. Vous trouverez les modalités du circuit d’élimination des déchets issus de la vaccination covid-19 en ville dans l’annexe 1 du DGS-Urgent n°2021_98.

***

En cas de question sur la distribution des vaccins aux professionnels de santé en ville, les pharmaciens peuvent contacter le service client via le formulaire « Contacter le support » du portail de télé-déclaration : des conseillers pourront répondre à leurs questions et les renseigner sur les livraisons prévues pour leur officine (dates et volumes exacts de livraison).

Bernard CELLI                                     Pr. Jérôme SALOMON

 Responsable de la Task Force Vaccination       Directeur général de la Santé


Baromètre Pharmaciens IFOP-DASTRI 2021 : points forts et axes d’amélioration

Comme chaque année depuis 2014, les pharmaciens ont été questionnés par l’Ifop au téléphone, ce qui permet d’évaluer leur perception et leur connaissance de la filière DASTRI ainsi que leur relation avec les patients en auto-traitement. En 2021, 609 pharmaciens ont participé à l’enquête, dont 118 basés en outre-mer.

Premier acquis positif : 85 % des pharmaciens déclarent proposer à leur patientèle une boîte à aiguilles lors de l’achat du traitement : 67 % le font systématiquement ; 18 % de temps en temps. La systématisation de la proposition devrait toutefois être renforcée en outre-mer où elle n’est pratiquée que par 53 % des pharmaciens.

Autre point fort : 90 % des quelque 20 900 officines du territoire sont aujourd’hui points de collecte au service des patients, qui peuvent y rapporter leurs boîtes. Ils sont donc en conformité avec la loi AGEC. Quant aux autres, une majorité (56 %) déclarent ne pas connaître cette obligation, effective depuis février 2020. Un tiers des 44 % qui la connaissent, mais n’ont pas encore intégré le réseau DASTRI, déclarent néanmoins ne pas avoir l’intention de s’inscrire. L’autre disposition de la loi AGEC -l’extension à venir de la filière aux DASRIe (dispositifs médicaux avec électronique) n’est en revanche connue que par 68 % des pharmaciens interrogés.

Les usages respectifs des différents contenants mis à disposition des patients -boîte grand format, boîte petit format et carton Omnipod- sont assez bien connus. Avec un bémol : 36 % seulement des pharmaciens savent que le grand format doit être recommandé pour les applicateurs avec aiguille des capteurs de glycémie en continu.

Enfin, concernant leurs déchets professionnels, les consignes de DASTRI ne sont pas toujours bien respectées. Si 94 % des pharmaciens stockent dans les boîtes jaunes les déchets de vaccins et de tests sérologiques, 44 % en revanche y mettent également les flacons vides de vaccin Covid, qui doivent être stockés dans les cartons Cyclamed. Et 58 % des pharmaciens pensent que les écouvillons, tests et cassettes des tests antigéniques doivent également être stockés dans les boîtes jaunes, alors que la consigne est de les jeter en vrac dans les caisses carton de 50 L.

Les Pharmaciens du Sud

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