Vente en ligne de médicaments : fin de l’interdiction du référencement payant

Le 17 mars 2021, le Conseil d’Etat (CE) a jugé illégale l’interdiction faite aux officines situées en France de recourir au référencement payant pour leurs sites de vente en ligne de médicaments. Cette mesure n’étant pas applicable aux officines installées dans d’autres Etats membres de l’Union européenne, le CE a en effet considéré qu’elle portait une atteinte injustifiée au principe d’égalité entre les officines.

Assouplir la publicité sur la mise à disposition des médicaments au motif que nos voisins européens sont soumis à des règles moins strictes va entraîner un nivellement par le bas de la réglementation française. Avec le risque de faire tomber, par effet de domino, l’ensemble du régime actuel d’encadrement de la publicité en faveur des pharmacies d’officine, qu’il s’agisse de vente en ligne ou non.

Or, les médicaments ne sont pas des marchandises comme les autres. Cette décision du Conseil d’Etat conduit indiscutablement à banaliser les médicaments, voire à favoriser une consommation inappropriée contraire à leur bon usage.

Encourager le développement de la « vente à distance » va à contre-courant de l’évolution du métier de pharmacien recherchée par les pouvoirs publics comme par la profession elle-même qui, jour après jour, démontre toute son importance pour lutter contre la pandémie actuelle.

La décision du CE est par conséquent profondément regrettable pour la FSPF qui souhaite le maintien d’un encadrement strict de la publicité en faveur de la vente de médicaments sur Internet, dans l’intérêt des patients.

En application de la décision du CE, le ministère de la Santé n’a eu d’autre choix que de publier l’arrêté du 14 mai 2021 qui abroge la disposition de l’arrêté du 28 novembre 2016 interdisant les comparateurs de prix et le référencement payant.

Les officines sont désormais autorisées à recourir au référencement payant pour leurs sites de vente en ligne de médicaments.

Le ministère de la Santé rappelle toutefois que l’absence d’identification claire du référencement prioritaire constitue une pratique commerciale déloyale et trompeuse, conformément aux articles L. 121-1 et L. 121-2 du code de la consommation. Les pharmaciens qui ont un site de vente de médicaments en ligne doivent donc veiller à indiquer clairement aux consommateurs que leur site fait, le cas échéant, l’objet d’un référencement payant.

Confraternellement,

Philippe BESSET

Président de la FSPF

AVENANT 19 : régularisation du manque à gagner en cours

En 2019, la FSPF a engagé une procédure devant le Conseil d’Etat pour contester l’avenant n°19 à la convention nationale pharmaceutique qui a imposé aux pharmaciens une baisse de l’honoraire pour ordonnance complexe dès le 1er janvier 2020, alors même que l’avenant n’avait été publié au Journal officiel que le 4 février 2020. 

Le Conseil d’Etat avait donné raison à la FSPF, obligeant la CNAM à verser à chaque officine la différence de 0,71 euro par HC facturé entre le 1er janvier et le 4 février 2020 inclus (en savoir plus ICI).

C’est désormais chose faite ! La CNAM procède actuellement à la régularisation de ce manque à gagner (code acte CTR) qui représente un montant de 5,7 millions d’euros pour le réseau, soit 265 € en moyenne par officine.

Ce paiement est une victoire pour la FSPF qui continuera à se battre pour faire respecter le droit des confrères.

Confraternellement,

Philippe BESSET

Président de la FSPF

POINT SUR LES VACCINATIONS ANTI COVID: Lundi 31 mai 2021 à 20h00 en visio conférence

Lundi 31 mai à 20H00


Point sur les vaccinations

Intervenants :
Dr Florian CORREARD
Dr Félicia FERRERA

Si vous avez des questions précises, merci de les poser avant le 31 mai via le mail : urpspharmacienspaca@gmail.com

22h00: Echanges virtuels avec la « salle »

IMPORTANT : il est impératif de vous signaler dès votre arrivée en indiquant vos nom, prénom, nom de pharmacie et ville à l’aide du pavé « discussion ». Merci d’éteindre votre micro quand les intervenants commenceront…

NE PAS SE CONNECTER AVANT LE SOIR du rdv !
ID de réunion : 826 7988 0688Code secret : 413647
Une seule touche sur l’appareil mobile+33170950103,,82679880688#,,,,*413647# France+33170950350,,82679880688#,,,,*413647# France

Composez un numéro en fonction de votre emplacement+33 1 7095 0103 France
+33 1 7095 0350 France
+33 1 8699 5831 France
+33 1 7037 2246 France
+33 1 7037 9729 France
Trouvez votre numéro local : https://us02web.zoom.us/u/kdLYRpahdq

Collecte de données PharmaStat

Pensez à informer vos patients !

Jeudi soir, France 2 a diffusé l’émission « Cash Investigation », intitulée « Nos données personnelles valent de l’or ». Une partie de l’émission sera consacrée aux données de santé collectées dans les officines dans le cadre du projet PharmaStat, en vue notamment de mener des études non interventionnelles visant à l’évaluation de la bonne utilisation du médicament en vie réelle.

Le reportage faisant état d’un défaut d’information des patients, nous vous rappelons que l’information à laquelle vous devez procéder, conformément à la loi « Informatique et Liberté » comme au RGPD (téléchargez ICI le guide RGPD élaboré par la FSPF), consiste à :

  • informer vos patients de la mise en œuvre du traitement de données PharmaStat,
  • leur rappeler qu’ils disposent d’un droit d’opposition au traitement de leurs données personnelles.

Pour ce faire, nous vous invitons à apposer dans votre officine et/ou sur votre site internet l’affiche d’information élaborée par IQVIA, à télécharger ICI.

Si vous êtes panélistes PharmaStat, ce document vous a été transmis par IQVIA en début d’année. En cas de questions de vos patients, vous pouvez leur transmettre la notice d’information mise à disposition par IQVIA, à télécharger ICI.

Cette information spécifique vient s’ajouter à l’information générale à laquelle vous devez de toute façon procéder lors de la collecte et du traitement de données personnelles de santé dans votre officine.

Pour s’opposer au traitement de ses données personnelles, le patient doit s’adresser au pharmacien qui, au moment de l’introduction de sa carte Vitale, scannera un code-barres fourni par IQVIA. Pour en savoir plus sur la procédure de mise en œuvre du droit d’opposition des patients, téléchargez ICI le courrier transmis par IQVIA aux pharmacies panélistes.

Pour votre parfaite information, la CNIL a d’ores et déjà annoncé ce lundi qu’elle « diligentera des contrôles ».

A quoi sert PharmaStat ?

Mis en oeuvre en partenariat avec les syndicats représentatifs de la profession, PharmaStat regroupe plus de 14 000 pharmacies sur l’ensemble du territoire, soit plus de 60 % des pharmacies françaises (métropole et DOM). Ces panélistes transmettent des données de ventes après un traitement de pseudonymisation qui permet de tracer les médicaments pris par une personne, sans avoir connaissance de son identité.

Les données issues des ventes permettent également aux représentants de la profession de se doter de données opposables à l’Assurance maladie et à chaque panéliste de disposer d’un tableau de bord utile à la gestion de son officine.

Confraternellement,

Philippe BESSET

Président de la FSPF

Modification des règles de prescription pour la prégabaline

A compter du 24 mai 2021, les médicaments à base de prégabaline (1.) (Lyrica® et ses génériques) seront en partie soumis à la réglementation des stupéfiants.

Cette décision, publiée au J.O du 24 février 2021, résulte de l’augmentation depuis plusieurs années des cas de mésusage observés avec cette molécule.

La prescription devra s’effectuer sur une ordonnance sécurisée. Sa durée est limitée à 6 mois de traitement et la poursuite du traitement nécessitera une nouvelle prescription.

P.L

  1. La prégabaline (Lyrica et génériques) est indiquée dans le traitement de l’épilepsie partielle et des troubles anxieux généralisés. La spécialité Lyrica est également autorisée dans la prise en charge des douleurs neuropathiques. Ces médicaments font l’objet d’une utilisation abusive à des fins récréatives. Les premiers signalements d’abus ont été notifiés en Europe en 2010, et au réseau d’addictovigilance en France en 2011.
Les Pharmaciens du Sud

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